‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 84 sur 216 · Le capitaine Cottes au Commissaire général du Congo · texte numérisé non relu

Le capitaine Cottes au Commissaire général du Congo

indemnités pour commerce des produits domaniaux faits dans un territoire concédé à la Société de la N'Goko-Sangha (indemnités à la société) et ensuite pour le commerce dans des régions appartenant à la colonie du Congo français, propriétaire des terres et biens vacants dans la période antérieure à celle de la cession de cette zone à la Compagnie concessionnaire.

D'autre part, il y a lieu de réclamer aussi de légitimes réparations pour introduction et trafic de marchandises n'ayant pas acquitté de droits de douane, ces mêmes marchandises ayant payé à leur entrée dans le territoire allemand pour enrichir le budget de la colonie voisine à nos dépens.

Il faut encore tenir compte dans ces évaluations de levées d'impôt dans le pays, réquisitions de toute nature pour le portage, le pagayage, le ravitaillement en vivres, etc.. *

Il y avait donc à sauvegarder, à côté des droits privés, des droits publics. Pour la défense des uns et des autres, deux moyens : des mesures locales, des mesures générales, les unes incombant au ministère des Colonies, les autres au ministère des Affaires étrangères, les premières comportant des actes immédiats et complets d'occupation, les autres des revendications diplomatiques pressantes et soutenues. De ces deux séries de mesures, ni les unes, ni les autres n'ont été piises. La situation intolérable, qui vient d'être décrite, intolérable pour nos colons, intolérable plus encore pour la colonie, a été supportée pendant des mois, après qu'elle avait été dévoilée, détaillée, contrôlée par des rapports officiels tous concordants. La crainte des difficultés, la phobie de l'action, l'épouvante de mériter les attaques de M. Jaurès en défendant, avec la frontière française, l'argent français, ont maintenu nos ministres dans l'abstention. Et sans doute, pensait-on qu'ainsi la question s'éteindrait d'elle-

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