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mer à l'Allemagne les satisfactions dues par elle aussi bien à l'État français qu'aux concessionnaires français. En ce qui concerne l'occupation de la frontière, le capitaine Cottes avait, en effet, précisé clairement le devoir du Gouvernement. Il écrivait le 25 mai 1906 au lieutenant gouverneur du Gabon.
Je compte en juillet ou août prochain qu'il me sera possible de descendre à Brazzaville et à Libreville (pour revenir ensuite sur le T'Nem par Kribi au N. de Campo) afin de m'entretenir avec le commissaire général et avec vous de l'ensemble des mesures qui s'imposent pour l'occupation effective qui ne saurait être retardée sans atteinte grave à notre prestige vis-à-vis d'une population habituée au commerce immédiat et continuel des Allemands r.
Le 19 novembre, nouvelle instance du président de la commission qui établit tout un plan d'occupation.
J'ai Vhonneur d'appeler votre attention sur la responsabilité grave que V administration locale s'expose actuellement à encourir. Le fait de ne pas faire procéder à une occupation immédiate de la frontière, déterminée contradictoircment laisse la porte ouverte à des réclamations des sociétés concessiomiaires, car les comptoirs étrangers en bordure de notre territoire (qui ont en suspens des intérêts considérables dans tout le Gabon nord) sont sur le point de reprendre leurs errements d'antan.
Les propositions concernant la création de deux cercles frontières occupés chacun par une compagnie de tirailleurs, que je soumis à M. le Commissaire général (et dont il voulut bien vous faire part quelles avaient son approbation) me paraissent strictement indispensables 2.
A la commission sénatoriale, M. Milliès-Lacroix a soutenu que, dès 1907, le plan d'occupation du président de la mission de délimitation avait été réalisé. Il se peut