LES ORIGINES ANGLAISES DU CONSORTIUM CONGOLAIS
I. — Les Débuts du Conflit Franco-Anglais. — Les concessions et les tiers. — Les exigences des maisons Holt, Hatton et Cookson. — Une série de procès. — Condamnation des Anglais.
— Les tribunaux de la colonie confirment au profit des concessionnaires le droit de recueillir seuls le caoutchouc et l'ivoire.
— Le gouvernement français s'approprie cette doctrine. — Une dépêche de M. Delcassé. — Réfutation des prétentions anglaises. — Echec juridique des maisons de Liverpool.
II. — La Campagne Anglo-Française contre le Congo. — Le programme de M. Edmund Morel. — Les principes et les affaires. — Sus aux concessions. — Commerce libre et indemnité. — L'aveu de l'apôtre. — La campagne française. ■ — Le Courrier Européen et les Ligues de protection. — La conversion de M. Mille. — Les attaques de M. Paix contre les commerçants, les fonctionnaires et les ministres. — Le Niger oublié. — Différences entre la campagne anglaise et la campagne française. — La campagne française se déclare exclusivement morale. • — Solidarité du but et des moyens. — La campagne française approuve les demandes anglaises d'indemnité. — Elle affaiblit la force de résistance du gouvernement français.
III. ■ — La Résistance Française. — Les prétentions du Foreign Office. ■ — Arbitrage ou conférence. — Le droit et le fait. — Les « conditions » de MM. H oit, Hatton et Cookson. — La fermeté de M. Delcassé. — Un refus de M. Rouvier. — La doctrine française invariable jusqu'en 1906.
IV. — La Capitulation Française. — Ses causes. — La campagne contre les concessionnaires. — Faiblesses locales. — Entraves apportées à l'action judiciaire des concessionnaires.
— Une cour d'appel supprimée. — Un magistrat qui voyage. — Les interventions de M. de Merona. — Un procès qui dure longtemps. — Le parquet de Rouen et le quai d'Orsay. — La première faiblesse. — M. Binger à Londres. — La volte-face du ministère des Affaires étrangères. — L'indemnité du 14 mai 1906.
— Un paiement vite effectué. — Conséquences juridiques de l'indemnité.
V. — La Récidive Anglaise. — Les maisons Holt, Hatton et Cookson en état de récidive. — Les constatations du capitaine Cottes. — La saisie-arrêt de 603.000 francs. — Protestations anglaises. — Capitulation immédiate du ministère des Affaires étrangères. — Résistance du ministère des Colonies. — Un tournoi de jurisconsultes.
VI. — La Seconde Capitulation Française. — Le désir d'en finir. — Un témoin gênant. — Les Affaires étrangères s'en prennent au capitaine Cottes. — Injustice des critiques formulées. — M. Milliès-Lacroix introduit une note secrète dans le dossier du capitaine. — Un témoignage annulé. — Première satisfaction donnée aux Anglais. — Le décret du 5 août 1908. — Les concessionnaires dénoncés. — Un brusque changement. — Une nouvelle campagne du Courrier Européen. — Archives voyageuses.
VII. — Conclusion. — De la fermeté à la faiblesse. — Une campagne bien menée. — Embarras persistants du Gouvernement.
— La transaction nécessaire. — Vers le consortium.
Les difficultés iranco-anglaises au Congo sont contemporaines des difficultés franco-allemandes e1 I»1
principe en est identique. Leur évolution, par contre, a été beaucoup plus mouvementée tant dans l'ordre diplomatique que dans l'ordre de l'opinion. Le consortium franco-allemand de 1909-1910 a fourni au gouvernement français un moyen de les résoudre. Comme les difficultés franco-allemandes, les difficultés franco-anglaises ont préparé cet accord.