Pétri Y
monde va être jeté dehors » ^, signifiant par là que l'effet de ses souffrances allait être de mettre fin au règne sans conteste de Satan sur les âmes, et d'inaugurer l'empire de la grâce, de nous ouvrir le royaume de Dieu. Et la passion de Jésus a eu ce résultat : et si notre condition terrestre, notre état de liberté, permet encore au démon de nous tenter, nous expose à ses attaques, il n'est plus le maître du monde. Nous avons la ressource de le combattre avec des armes toujours triomphantes : car l'acier de ces armes est trempé dans le sang de Jésus, symbole de victoire. Eh ! bien, l'Eucharistie renouvelant sur nos autels le sacrifice du calvaire, il s'en suit que ce mystère a toute la vertu de la passion du Christ. Et l'âme qui la reçoit revêt la force même du Christ ; elle est armée de sa croix victorieuse. Le sang divin qui l'inonde constitue le plus puissant bouclier contre lequel s'émoussent les traits