O LUC, I
péchés (i). Après la naissance de l'Emmanuel, l'ange apprend ainsi aux bergers la bonne nouvelle : Il vous est né aujourd'hui un Sauveur, le Christ Seigneur, dans la cité de David (2).
Plus tard, Jean-Baptiste saluera Jésus comme l'Agneau victime qui efface le péché du monde (3).
Jésus lui-même, dans toute sa vie publique et dans ses prédications, se donne comme le médecin surnaturel qui vient guérir l'humanité malade (4), rendre la vie à ceux qui croient en lui (5).
Le Disciple bien-aimé redira que Jésus est apparu, pour porter nos péchés, lui qui était innocent (6), et saint Paul proclamera comme un dogme fondamental de notre foi que le Christ est venu en ce monde pour sauver les pécheurs : Fidelis sermo et omni acceptione dignus, quod Christus venit in hune mundum peccatores salvos facere (7).
Voilà partout le même et unique motif de la venue du Fils de Dieu parmi nous, la délivrance, le salut, la rédemption.
Peut-on répliquer que c'est là un argument purement négatif et que l'Ecriture, en signalant ces raisons, n'entend pas exclure les autres?
Dans les questions de l'ordre surnaturel qui dépendent uniquement de la volonté divine, ne pas assigner d'autres motifs, c'est positivement les ex-