‹ Le Mystère de l'IncarnationChapitre 31 sur 97 · MATTH., XXVI · texte numérisé non relu

MATTH., XXVI

(6) Luc, xxni, 48.

(7) DINZINGER, 218.

Christ parfait, répète le troisième concile de Constantinople (680), c'est-à-dire parfait dans la divinité et parfait dans l'humanité, vraiment Dieu, vraiment homme constitué d'une âme raisonnable et d'un corps, doué de deux volontés et de deux opérations (i). — Le Fils de Dieu, ajoute le concile de Vienne, a pris un vrai corps passible et une âme intellectuelle ou raisonnable (a). — Le concile de Florence anathématise de nouveau Apollinaire, qui n'accordait au Christ qu'une âme sensitive (3).

Les preuves théologiques s'imposent par leur évidence. Si le Verbe n'avait revêtu qu'un corps apparent, il aurait abusé le genre humain : dès lors, vaine la passion, trompeuse la satisfaction qu'il devait offrir pour nous, illusoire et sans efficacité la Rédemption (/»).

Sans âme, le corps n'est pas humain, incapable de souffrir et d'exercer un rôle utile à la grande affaire du salut.

D'autre part, le Verbe ne peut pas remplacer l'âme et animer le corps. Si Dieu, en effet, peut être l'acte qui perfectionne (5), il ne pourra jamais devenir la forme limitée qui doit s'ajouter à la matière pour lui donner l'être ou la vie.

Enfin, le Christ ne serait pas véritablement homme sans l'âme raisonnable: car c'est à elle de constituer l'espèce humaine, comme c'est elle qui nous établit rois de la création sensible. Sans l'intelligence

(1) DENZINGER. 290-291.

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