IDE.M
(4) Cf. S. ICNAT., Smyrn.. i, nr.
(5) Voir plus haut, pp. 59-CO
et la volonté créées, le Christ ne porterait plus en lui les sources du mérite, de la satisfaction, de la vertu, il ne serait plus notre aîné dans la voie du bon exemple et de la sainteté.
Elle est donc l'expression d'un dogme fondamental dans le christianisme la vénérable et antique formule : Tout ce qui appartient à la vérité de la nature humaine, tout ce qui est de l'intégrité de l'âme ou de l'intégrité du corps, a été assumé par le Verbe.
Il suit de là que le sang, élément véritable de la nature humaine, a été uni hypostatiquement au Verbe. Comment en douter quand on entend les apôtres prêcher que nous avons été lavés dans le sang du Christ, dans le sang de l'Agneau immaculé (i)? Aussi bien le pape Clément VI aura-t-il soin de déclarer qu'une seule goutte du sang de Jésus aurait suffi pour la rédemption du genre humain à cause de son union avec le Verbe : Non guttam, sanguinis modicam, quœ tamen propter unio- NEM AD Verbum pro redempUonc totius humant gèneris suffecisset (3).