‹ Le Mystère de l'IncarnationChapitre 6 sur 97 · MICH.. V · texte numérisé non relu

MICH.. V

(3) Cf. Le Mystère de la Très Sainte Trinité, pp 32, ss

même qui est dans le sein du Père de toute éternité est venu dans le temps habiter parmi nous; le même qui est Dieu, Créateur et Vivificateur, s'est fait chair et homme comme nous. La divinité lui convient au même titre qu'au Père (i); l'humanité est devenue sa demeure permanente et c'est par elle que nous le voyons; la personne est unique : en devenant l'un des nôtres, il reste toujours le Fils Monogène; fait homme, il est resté Dieu; fait chair, il est resté Verbe.

Ce n'est pas un autre, c'est le Verbe qui est devenu chair, et c'est du même qu'il faut dire : il est Verbe et il est chair, Eternel et enfant d'un jour!

L'apôtre bien-aimé résume cet enseignement dans sa première épître : Le Verbe, qui était dès le commencement, a été vu de nos yeux, touché de nos mains; la Vie éternelle, qui était auprès du Père, nous est apparue (2). — Voilà toujours la même et unique personne qui, selon la nature divine, est éternelle, jouit de la vie subsistante auprès du Père, et, selon la nature humaine, apparaît au monde, devient visible et palpable. Elle ne cesse pas d'être le Verbe de Dieu en venant parmi nous, et le même qui est Verbe de vie et Vie éternelle est l'homme avec lequel ont conversé les apôtres (3).

Saint Paul représente fréquemment le Christ comme un seul tout. Dieu et homme à la fois. L 'épître aux Romains lui reconnaît la nature divine, car il est le propre Fils de Dieu; la nature humaine,

(1) Cf. iMd.. pp. 41, SS.

(2) Epist. I JOAN., I, 1, 2.

(.3) Rom., I, 3, vni, 3, 32

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