JOAN., VI. 39-40, XI
(8) JOAN., VI. 40, 47, 55; X, 10: « Ego veni ut vitam habeant et abundantius habeant. »
(9) Colos., I, 4; Ep/ies.,.If 7.
Le Christ s'est livré pour nous afin de nous racheter de tout péché et de se faire un peuple pur, agréable à ses yeux (1),
Désormais, nous avons reconquis la liberté et les droits de fils (2) ; nous sommes arrachés aux princes des ténèbres, aux principautés, aux puissances, qui restent dépouillés de leur trophée '3). Nous sommes affranchis de l'esclavage de la mon et du démon, qui avait l'empire de la mort (4).
La Rédemption nous renouvelle entièrement, nous restaure, nous refait, nous crée à nouveau (o), infuse en nous de telles richesses sur naturelles que nous devenons participants de la nature divine (6).
Les échos de cette consolante doctrine se retrouvent dans les Pères apostoliques. Jésus-Christ est mort pour nous, dit saint Ignace, afin que par la foi en sa mort nous soyons délivrés de la mort. Son sang divin nous a rendu la vie (7'.
Le Christ a tout souffert pour nous, ajoute saint Polycarpe, afin que nous ayons la vie en lui (8).
La Rédemption, d'après l'épître de Barnabe, produit, avec la rémission des péchés, une vie nou-
(i) Tit., II. 14.
(2) Gai., III. 29. IV, 1-17. 22-31.
(3) Colos., I, 13, II. 15.
(4) Hebr., IL 14-15.
(5) Rom., VI, 4; GaJ., VI. 15; Ephes., II, 10, IV, 25v