‹ Le mystère de la rédemptionChapitre 15 sur 78 · CONCLUSION PRATIQUE · texte numérisé non relu

CONCLUSION PRATIQUE

De ces considérations mét-aphysiques découlent de nombreuses applications morales, qui seraient capables de réformer toute une vie et de .ranimer la ferveur. Le péché est le vrai malheur, le grand malheur, que tout le bien de l'univers ne peut compenser, que toutes les saintetés réunies ne peuvent laver, que toutes les satisfactions des créatures ne peuvent réparer 1

On voit aussi combien est magnifique le plan rédempteur; il ne s'agit pas pour Dieu de satisfaire une sorte de vengeance étroite ou je ne sais quelle susceptibilité mesquine de grand seigneur piqué (2), mais de réfkblir l'ordre brisé par le péché mortel; l'offense étant infinie, l'ordre, pour être entièrement restauré, demande que la réparation soit infinie aussi. On constate en même temps combien est admirable la sagesse infinie de Dieu, qui a trouvé le moyen de concilier toutes les

(1) •< Si vero. integram exigcns satisfactionem, justitiam non minus Quam misericordiam manifestando, reparare volebat, nemo poterat satisfacere nisi Qui Deus simul esset et homo. » CONC. COLONTENS., 1860, I, P., c. XVIII. — C'est ce qu'avait déjà enseigné le Catéchisme du Concile de Trente, I. P., art. n, n. 2.

(2) Cf. J. EIYTÈEE, Le Dogme de la Bédemption, p. 4.

exigences de sa justice avec toutes les inclinations de sa tendresse; car la Rédemption est à la fois un mystère de justice et d'amour. On est porté surtout à aimer et remercier Celui qui est noire Satisfaction infinie, en même temps que la Miséricorde incarnée.

Et ceci nous amène à parler des satisfactions de Jésus-Christ.

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