‹ Le mystère de la rédemptionChapitre 28 sur 78 · I8AI., LU, LUI · texte numérisé non relu

I8AI., LU, LUI

crificale est indiquée à maintes reprises. D'abord, dans les passages où Notre-Seigneur s'applique la prophétie du Serviteur souffrant : « Il est écrit du Fils de l'Homme qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé (1).» Puis, dans ceux où il est dit que ses souffrances doivent aller jusqu'à la mort (2), qu'il doit livrer son âme pour la rançon des hommes (3), sa chair pour la vie du monde (^4), semblable au pasteur qui donne sa vie pour ses brebis (o), dans ceux également où il considère sa mort comme un baptême de sang, comme un calice que son Père lui a commandé de boire (6). Enfin, c'est en propres termes que Notre-Seigneur parle de son immolation : Sanctifico meipsum (7), c'est-à-dire je me consacre en vue de mon sacrifice, je me voue à la mort en qualité de victime.

Les trois idées d'immolation, de substitution et d'alliance sont réunies ensemble dans les récits de l'institution de l'Eucharistie. On sait qu'il est convenu de grouper ces récits deux à deux : d'un côté, saint Marc et saint Matthieu (8), de l'autre, ■

(1) MARC. IX, 11. — Cf. VIII, 31.

(2) MATTH., XVI. 21, XXI, 38; MAEC, VIII, 31, XII, 7-8; LUC, IX, 22, XX, 14-15. •

(3) MATTH., XX, 28, XXII, 31; MaeC, X, 45.

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