‹ Le mystère de la rédemptionChapitre 35 sur 78 · LE TÉMOIGNAGE DE L'ÉCRITURE · texte numérisé non relu

LE TÉMOIGNAGE DE L'ÉCRITURE

Le Psalmiste prophète a chanté ce mystère en un poème rapide, de quelques mots, mais d'une

(1) CONC. Trident, sess. xxii, cap. i.

énergie divine et d'une magnificence incomparable. L'orateur de Notre-Dame, le P. Monsabré, s'est plu à dramatiser cette grandiose doctrine. Pour créer le monde, pour établir la puissance de son Christ, Dieu se contente d'une parole. « Mais, quand il s'agit de lui conférer le sacer. doce, d'en faire le grand prêtre de l'humanité, ce n'est plus assez d'une seule affirmation, il faut davantage. Que faut-il donc?... Les bruits et les commotions du monde n'ajouteraient rien à la majestueuse solennité de sa parole. Il faut qu'il tire de lui-même quelque chose de plus grand. Quoi donc ? Je ne vois rien que le serment. Mais, e^-ce que Dieu va faire un serment? Oui, Messieurs, le Seigneur a juré : Juravit Dominus ; il a juré, et il ne se repentira jamais de son serment : Juravit et non pœniïebit eum ; il a juré à toi, mon Jésus, à toi, son Pils, à toi, frère de l'humanité, il a juré que tu serais prêtre, pour toujours, toujours, toujours : Tu es sacerdos in seternum. Jésus est prêtre en vertu du serment de Dieu. Vous comprenez. Messieurs, qu'un acte aussi solennel ne peut avoir pour but de conférer un titre purement honorifique (1). »

La prophétie du Serviteur de lahvé dans Isaïe (2), sans donner au Messie le titre de prê-

(1) p. MONSABEÉ, carême de 1879, quarante-deuxième conférence.

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