LE TITRE DE JUGE
Il est de foi que Notre-Seigneur est juge universel 2^. C'est lui-même qui affirme son droit dans les termes les plus formels : « Le Père n'a pas gardé le jugement pour lui-même ; il l'a donné au Fils... Comme le Père a la vie en lui, il a donné au Fils d'avoir aussi la vie en lui-même, et il lui a donné la puissance de juger, parce qu'il est le fils de l'homme (3). — « Il viendra le Fils de l'homme dans toute sa majesté pour juger toutes les nations (4u » — Il renouvelle ces déclarations dans une circonst-ance très émouA'ante, devant le grand prêtre, qui l'a adjuré au nom de Di^u : « Je
(1) I. Cor., XV, 25.
(2) Voir sur ce sujet S. THOMAS, III. P.. q. 59.
(3) JOAX., V, 22, 26-30.
(4) MaTTH., XXV, 31, 88.
vous le dis, vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu et venant sur les nuées du ciel (1). »
Les Apôtres ont la mission d'enseigner ce dogme : « Il nous a été commandé de prêcher au peuple et de témoigner que le Christ a été établi par Dieu le juge des vivants et des morts (2). »
Tous Les symboles de foi contiennent expressément cet article : le symbole des Apôtres sous ses diverses rédactions (3), le symbole dit d'Epiphane (4), le symbole de saint Athanase (5), le symbole de Nicée-Gonstantinople (6).
L'Eglise le redit chaque jour dans l'hymne du Te DeuTu : Nous croyons, ô Christ, que vous êtes le Juge qui doit venir : Judex crederis esse venturiis.
Il est manifeste que, comme Dieu, comme seconde personne de la Trinité, Jésus-Christ a toutes les qualités et toutes les prérogatives du juge : il possède une puissance universelle et infinie, à laquelle rien ne peut résister ; il est le zèle même de toute justice et de toute vérité ; il est la Science, la Prudence, la Sagesse qui président à tout jugement équitable et irréformable.
Comme homme il a droit à ce titre : Dédit ei