‹ Le mystère de la rédemptionChapitre 64 sur 78 · MATTH., XXVI · texte numérisé non relu

MATTH., XXVI

(2) Act., X. 42.

(3) DENZINGER-BANNWAET, 1-12.

(4) Ibidem, 13.

(5) liidem, 40.

(6) Ibidem. 86.

judicium facere quia Filius hominis est, Dieu lui a donné le pouvoir de juger parce qu'il est le Fils de l'homme (1).

D'abord, à cause de l'union hypostatique, qui fait participer la nature humaine aux privilèges de la personne divine, ainsi que nous l'avons maintes fois expliqué. »

En second lieu, en sa qualité de chef de l'humanité : parce qu'il est le représentant-né du genre humain, parce qu'il est l'Homme universel chargé de tous les hommes, il Jaut que tous soient soumis à son tribunal.

Enfin, à titre d.e mérite et comme récompense de l'œuvre de la Rédemption. Lui qui a si glorieusement combattu le bon combat, qui a conquis son royaume au prix de son sang, il a, certes, mérité la dignité suprême avec le pouvoir d'évoquer à sa barre toutes les causes de ses vastes Etats ; lui qui a travaillé et souffert et est mort pour cha- ■ cun de nous, il a le droit de nous juger tous en dernier ressort.

C'est à la mort de chaque homme qu'il exerce cet office souverain, c'est à chaque instant et sur tous les points de l'univers qu'il déploie sa puissance, car toute créature est déjà soumise à son contrôle et subit ses arrêts ; en attendant les grandioses assises de toute l'humanité, le jugement

(1) JOAN., V. 27. — Cf. MATTH. XXV, 31.

universel, où son pouvoir sera reconnu dans la forme la plus solennelle et de la manière la plus définitive.

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