‹ Le mystère de Robert le DiableChapitre 17 sur 63 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Sur la place.

HUCHON.

Or, puisque j'ay tant marchié Que suis de la ville ou marchié, Je vueil ci faire mon devoir.

Or ! escoute\ ! je fas savoir De par le duc de Normandie, A tou\ qui veult que je le die, Que de sa duehié pour ses vices Robert le Dyable et ses complices Banist, et que chascun se paine De li prendre et les gens qu'il maine.

Et deulx en forte prison mettre, Se chose avient qu'il* puissent estre Pris, soit en champ ou soit en bois.

Puis qu'ay ci fait, ailleurs m'en vois Mon fait noncier.

HUCHON.

Puisque j'ai pu, — tant j'ai marché — Gagner la ville et son marché, N'oublions pas ce que monmaitre, Pour le servir m'a fait promettre.

Acquittons-nous de ce devoir.

Or écoutez : je fais savoir, De par le duc de Normandie, A ceux qu'il veut que je le die, Qu'il a banni de son duché, Non pour simple faute ou péché, Mais pour ses crimes et ses vices Robert ie dyable, et ses complices, Qui tous sont des pires bandits, Dignes qu'on les traite en maudits.

Il veut que l'on se mette en peine Dele prendre, etlesgensqu'il mène, Pour le réduire à la raison En quelque solide prison, Si tant est qu'on l'y puisse mettre :

Car n'est pas facile à soumettre Dans son fort, et dans ses forêts.

Adieu. Je vais redire auprès Ce que j'annonce.

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