LE MESSAGER
// est vous est mestier d'estre prest, Treschier sire, san^ point attendre, De vostre terre et vous deffendre ; Car paians si sont embatu^, Et ont ja esté combatu\, Mais plus que nous ont esté fors; Et sachie^, sire, qu'à effors Viennent ci, et est leur entente De vous conquerre sans attente.
Perdu\ sommes et essillic\, Sire, se ne nous conseilliez Sur cest affaire.
Soyez prêt, sire, à vous défendre.
Les payens se sont abattus, Sur vos terres; nous ont battus, Et contre vous viennent en force.
Vous conquérir est leur amorce; Ils arrivent pour nous piller.
Sire, à vous de nous conseiller, Que faut-il faire?
L EMPERIERE.
Seigneurs, le miex que puissions
[faire C'est de nous armer, ce me semble, Et d'aler sur eulx tou% ensemble.
Va\ tantost et san% detrier L'arriére ban faire crier, Et que chascun s'arme et aqueure A la bataille san% demeure, Et fay briefment.
L EMPEREUR
Nous armer tous, la chose estclaire, Puis ensemble marcher contre eux, Et combattre de notre mieux.
Ça que l'arrière ban l'on crie, Et, sans qu'autrement on l'en prie, Que chacun s'apprête à fourbir Ses armes, pour vite accourir, A la bataille.
l'escuier.
l'écuyer.
Voulentiers, sire, vraiement, Cher sire, vous plait-il que j'aille
Ja, mesmes, pour l'amour de vous, Moi-même, pour l'amour de vous, L'iray faire savoir a tou\ L'apprendre à tous?
Communément.