‹ Le mysticisme catholique et l'âme de DanteChapitre 13 sur 29 · Malt., XVI, 6, 11,12. Marc, XII, 38-40. Luc, XX · texte numérisé non relu

Malt., XVI, 6, 11,12. Marc, XII, 38-40. Luc, XX

7. n est à noter que Jésus semble le plus souvent, sans d'ailleurs le faire remarquer expressément, s'adresser à tous les hommes ; c'est à Israël qu'il est d'abord envoyé, mais il ne parait point parler que pour Israël ; rien, dans son langage, du paiticulaiisme de la plupart des anciens prophètes.

8. Matth., IV, 19. Marc 1, 17. — Le conseil de « tendre la joue gauche », qui semble la négation même de Tidée du droit de revendiquer toute

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Marie sœur de Marthe, spontanément disposés à la contemplation. * Certes, il regarde ces deux vocations comme supérieures, mais il ne damne point qui ne s'élèvera pas si haut. Et qui donc oserait lui reprocher déjuger moins noble la simple culture des talents naturels, le souci des choses de la terre en général? Si Jésus témoigne sa désapprobation, son dédain même pour toute frivolité et toute vanité, il ne proscrit pas plus la nature, la société, Tart et la science qu'il ne les met au-dessus de la pure moralité ; il omet, ou à peu près, de parler de ce qui ne concerne pas strictement cette dernière ; il flétrit la subtilité captieuse et non l'usage même de l'intelligence: s'il l'avait jugée incompatible avec « la simplicité du cœur » ', il eût évidemment fait connaître un point aussi important de sa doctrine, il eût été précis à ce sujet comme le Bouddha l'avait été à sa manière. Fut-il le seul qui exalta par-dessus tout l'élan immédiat de l'âme vers le bien et qui eut à l'égard de tout le reste quelque ironie sans cependant effacer, du programme de l'humanité, tout cereste?Quiconque croit à l'immortalité personnelle préfère, au savoir lui-même, la parfaite droiture des sentiments et des actes, et tient pour vains, par certains côtés, des efforts qui jamais ne produiront sur la terre, ni pour les individus ni pour la collectivité, des joies et des clartés comparables à celles où atteindront, dans l'autre vie, les âmes des justes. Qu'est donc le problématique paradis terrestre futur de cet être de raison , l'espèce, en regard du « royaume des deux » qui attend cet être réel, l'individu ?

Jésus, d'autre part, fait entendre lion la voix de la raison humaine qui cherche en hésitant et dont le rôle est de discuter à fond, sans cesse,Ies principes de toutes les certitu-

réparation d'un tort, n'tst pas inconciliable pourtant avec l'idée moderne da droit, qui est logiquement incluse d^ns l'idée de la justice selon Jésus. Il est conforme au sens général de la prédication de Jésus de penser que ce conseil est donné pour les cas où le suivre pourrait être un moyen de changer les dispositions du méchant. £t le précepte de secourir son frère contient implicitement celui d'organiser une justice sociale.

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