V. L* Américanisme f par l'abbé Houttin» chez Nourry
2. V. surtout ses œuvres ascétiques. On peut se contenter de lire le petit volume édité en français par le P. Dujardin, chez Laroche.
3. Par le P. Scupoli, trad. franc., par le P. Brignon, chez Marne.
4. Elévalions à Dieu, trad. franc, par le P. Bon in, chez Ruffet. — Comparez le ton de ce mysUque du xvii* siècle au ton des Stes Gertrude et Mechlilde, qui vivait^iit au xiii* siècle et à celui des mystiques du xiv* siècle qui se rattachent à la même école. La quasi immutabilité de ce genre de littérature est un fait très curieux.
5. La différence du sentiment religieux et des autres sentiments explique sans doute, en bien des cas, et la vigoureuse santé mentale que présentèrent certains mystiques pourtant très caractérisés , et les aber*
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des dangers singuliers ; mais ce qu'il contient de vraie conscience morale le rend d'ordinaire moins fécond en périls ou même plus fécond en généreux élans que toutes ces « formes de mysticisme » aperçues par M. Max Nordau, dont la sévérité est souvent très justifiée, à la racine des admirations, des utopies, des engoùments de toute sorte de nos contemporains *.
§ 111. — Les affinités du mysticisme catholique et de l*idéâlisme platonicien.
L'alliance contractée par Tidéal judéo-chrétien avec le platonisme est connue. Pour en saisir la possibilité historique, il suffit de relire le discours dont Socrate fait honneur à t Etrangère de Mantinée^ dans le Banquet de Platon. Chose étrange : on rencontre, dans la seconde moitié de ce discours ^ une conception identique, sur un point, à l'idée maîtresse du plus sévère des mysticismes chrétiens. Le mortel chéri de la Divinité par dessus tous les autres est, suivant Platon, celui qui est arrivé à la contemplation amoureuse de la Souveraine Beauté, et à l'oubli dédaigneux de tout le reste. Ici s'arrête, il est vrai, l'identité sans mélange de différence entre les deux doctrines. Car, en premier lieu, Platon atténue presque aussitôt le radicalisme de sa pensée,
rations extrêmes de la mentalité ainsi que les anomalies physiologiques de certains autres de ces mystiques. Assez semblable aux autres sentiments pour que la théorie de Témotion religieuse soit reliée à la psychologie générale de Témotivilé, le sentiment religieux est assez spécial cependant pour que l'on n'ait point à s'étonner de le voir donner lieu à des phénomènes mentaux singuliers. — Bien entendu, nous n'entendons point défendre que Dieu soit jamais regardé comme pouvant se manifester particulièrement à telle ou telle âme ; car, après tout, cela n'est point contraire à l'idée que nous nous faisons de Lui ; et si Ton admet la Création, ce premier miracle, si surtout l'on admet la Providence,on ne peut nier à priori que certains mystiques aient pu être l'objet direct des faveurs de la Divinité. En réalité, qui reconnaît l'existence de Dieu est fort près, logiquement du moins, de pouvoir accepter une religion positive. Le grand pas est entre l'athéisme et le théisme.