‹ Le mysticisme musical espagnol au 16e siècleChapitre 10 sur 66 · I. EUROPE RENAISSANTE · texte numérisé non relu

I. EUROPE RENAISSANTE

recueil des « anticjues » en honneur dans les écoles d'IUdie.

De ces divers pays (|ui se ressenlirenl de l'inlluence italienne, nous nous porterons maintenant vers l'Italie elle-niènie; et nous y arrivons à répo({ue brillante et Vihnt de la Renaissance, qui représente aussi ÏCv^o d'or de la musique émancipée. Il n'est personne alors (jui ne veuille être averti des choses de cet art. Non seulement les gens modestes, mais les plus puissants seigneurs étudient le chant et la composition (1); et nous savons ce qu'un Leonardo da Vinci pensa sur la Musique (2), comme nous n'ignorons plus le talent musical d'un Savonarole (3).

Dans presque toutes les villes d'Italie se sont ouvertes des Académies qui favorisent les « jeunes » et célèbrent les « anciens ». De leur côté, les Princes-amateurs organisent des concerts périodiques où l'on tient à honneur de fréquenter. Mais, on le conçoit aisément, seule la musique profane est admise en ces lieux. Nous savons déjà que les Flamands furent les maîtres des Italiens comme ils Tétaient des Français ou des Germains. Aussi voyonsnous à Venise : Willaërt qui enseigne l'art du Madrigal à Gyprien de Rore, A. Gabrieli, Gl. Merulo, Ruger Juvaneli, Lelio Bertani, A. Dragoni, etc. ; à Naples : Tinctor et Hykaert, qui apprennent au prince de Venouse Gesiialdo, ainsi qu'à Gonversi, Vecchi, Fcreti, Gosta et Gastoldi, le secret des langoureuses Chanzonetas à la Napolitana ; à Florence : Aaron qui transmet la doctrine de Tinctor à Fr. Gortecchia, Al. Striggio, Vincent Galilée et Gostanzo Festa... En outre, Pedro Vincio et M. A. Ingegneri

ne en SIeswig, attaché à la reine de Suède, puis à Frédéric II de Danemark, écrit aussi le De proport, dialogus.

(4) Cf. Cerone. El Melopeo, ch. lui.

(2) Cf. Péladan. L. de Vinci musicien, dans ie S, I. M. du i'ô février lUll, p. 1 sq.

(3) Cf. Oscar Chilesotti. SavonaroLe musicista, dans Riv. Music. Ital., vol. "VI, 1899, p. 192. Cf. son ms. de l"Ambrosiana de Milan (prières, laudi envers). Tonalité l" mode avec si ? et do #.

tentent d'acclimater en Italie la science raflinée et puérile du contrepoint flamand, et Gerone note la résistance du public et des musiciens eux-mêmes à cet envahissement de la technique pour la technique.

Ce n'était donc pas à Fart religieux qu'allaient les premières aspirations nationales des compositeurs italiens. Et cette musique profane qui leur était si chère, cette licence molle de la mélodie, due à la corruption du diatonisme, avaient pénétré jusque dans l'Église. Cornélius Agrippa (1) maudit les chants obcènes et les mugissements d'animaux qui ont profané les temples ; Erasme est cinglant pour les artistes immodestes qui prennent auprès de l'autel des attitudes de théâtre ; Sirleto signale au cardinal Marcello Gervini le caractère sacrilège d'une musique exécutée dans un sanctuaire de Rome; Girilo Franco publie en 1549 une diatribe virulente contre tous ces abus (2) . Enfin, la Ghapelle de Toscane, fondée par Gosimo P'" en 1539 pour l'austère Francisco di Bernardo Gortecchia — auteur d'un Innario, de Responsori, d'un Benedictus et d'un Miserere — ne se maintint pas à la hauteur où ce vieux maître l'avait placée (3); et la Cappella Regia du Piémont, consacrée par un édit de Gharles III, du P' mai lolo, à Turin, puis dispersée par l'invasion franco-espagnole, et restaurée par Emmanuel Philibert, évolua dans le sens de la inusica di caméra.

Les tendances de l'Italie entière étaient bien celles d'un peuple épris d'action, de mouvement, de liberté, de théâtre.,. La Renaissance lui apportait tout cela. Rompant avec les habitudes contemplatives de l'art médiéval, avec la tyrannie des dogmes scholastiques, avec les préjugés qui faisaient de la scène un lieu de dépravation, la Renaissance allait permettre aux musiciens italiens de créer le mélodrame et d'affranchir la musique de la tutelle de l'Eglise.

(1) Cf. Invectives,"!^ édit., 1533.

{±) Cf. M. Brenet, Palestrina, p. 69.

(3) Cf. R. Gandolfi. La Cappella musicale délia cor te di Toscana, Riv. Music. Ital , vol. XVI, Anno 1909, p. 506 sq.

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Alors surgira, parmi tant de beaux talents, un Lui^i Rossi, par cxcniplo, que Saint-Evremond appclîiit : « Le premier homme de l'univers dans son art » (1). Alors brillera Claudio Monteverde, le disriple de génie de Cipriano di Rore (2). Tous deux écriront un Orfco^ et tous deux ramèneront des Enfers la musicale Eurydice dont le sage exil préservait le vieux monde des cliants de volupté.

Mais auparavant s'annonça dans Tltalie même, la réaction religieuse que marquent l'ouverture du Concile de Trente, sous Paul III, le J3 décembre 1545, et la nomination de Palestrina (3) au poste de maître des enfants de la chapelle Julia, sorte d'école préparatoire à la chapelle Sixtine dont nous aurons bientôt à nous occuper.

Palestrina (152G-lo94) qui couronne loute l'École italienne (4) fut d'abord entouré des œuvres flamandes, et s'instruisit en les déchiffrant. Aussi ne saurions-nous éprouver de surprise en constatant que sa première œuvre imprimée était un madrigal dans le goût de Willaërt, et que longtemps le futur « sauveur » de la musique religieuse eut pour règles la complication et l'artifice contrapontiques, appliqués à des sujets mondains ou souvent même licencieux (5). Mais il s'en repentit, et comme sous l'influence bienfaisante du Concile de Trente, la composition musicale passa peu à peu de l'idéal franco-flamand à

(1) Cf. "Wotquenne. Etude bibliogr. sur le comp. napolitain, L. R. 1598

— 1653, Bruxelles, 1910. — H. Prunières. Notes sur la vie de L. R. dans Becueil de la S. I. M. oct.-dez. 1910.

(2) Cf. Hugo Leichtentritt. C. M. als Madrigalkomponist. dans Recueil de la S. I. M., janv.-mars, 1910.

(3) En septembre 1551.

(4) Sur Palestrina. — Cf. Baini. Memorie storico-critiche... Roma, 1828, 2 vol. in-8». — Haberl. Caecilien-Kalender fiir das jahr 1879 (et 1882).

— Brenet. Palestrina. F. Alcan, 1906, avec bibliographie complète. — Tebaldini. Palestrina, Riv. Musicale Italiana, vol. I, 1894, p. 214.

(5) Cf. la Dédicace à Grégoire XIII du IV* liv. de Motets citée par M. Brenet, op. cit., p. 101 : « ... Il y a trop de poèmes qui ne chantent que des amours étrangères à la profession et au nom même de chrétien. A ces poèmes, œuvres d'hommes visiblement égarés, un grand nombre de musiciens ont consacré tout leur talent et tous leurs artilices... D'avoir été moi-même au nombre de ces musiciens je rougis et je m'afflige aujourd'hui... »

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ridéal italien de dévotion claire, élégante et paisible, Palestrina devint le « centre d'un groupe de compositeurs religieux italiens : Festa, Animuccia, Rulfo, Nanini... Dans ce groupe, il brilla par une science acquise à la forte école du Nord, et qu'il mit en œuvre avec une infinie délicatesse (1) ».

Palestrina n'est pas un Primitif: il est dans l'ordre artistique assimilable à Raphaël. Nous ne nous attacherons pas ici à l'affirmation de Félix Clément : « Raphaël, Palestrina ont été les grands destructeurs de la piété chez les fidèles », mais il est certain que Palestrina n'est pas non plus le « sommet de l'art médiéval » ou le « continuateur de Grégoire le Grand (2) ». Palestrina, comme Orlande de Lassus qui lui fut souvent comparé (3), n'a pas voulu, certes, travailler pour Tavenir ; mais en cristallisant des formes (4) destituées de leur âme, il étouffa la pensée chrétienne comme sous des coupoles arrondies et ouvragées. Ne conserva-t-il pas jusqu'à la fin des tournures de style auxquelles se reconnaît l'artiste « ingénieux » plutôt qu'inspiré? C'est ainsi que Cerone jugeait Palestrina (Jj); et le P. Eximeno (6) au xviii^ siècle ne laissait pas de souscrire à cette appréciation lorsqu'il écrivait : « Palestrina

(1) Cf. Brenet, ibid., p. 189.

(2) Cf. Tebaldini, loc. cit. — Cf. au contraire la critique Irançaise (A. Super-A. Dessus, Paris, 189:2 : Palestrina) tendant à démontrer que Palestrina fut un profane.

(3) Ibid., p. 21 «.

(4) En voici les principes d'après M. Brenet :

A. Liberté de l'allure mélodique.

B. Limitation du diapason.

C. Y réunir le nombre de voix nécessaire à la plénitude karmonique.

D. Observer les modes ecclésiastiques.

E. Emploi de thèmes étrangers tirés du chant grégorien profane ou figuré antérieur, traités en contrepoint avec usage constant des imitations et artifices canoniques.

F. Absence de tout accompagnement instrumental.

(5) Loc. cit. : « Bien considerado ay en sus obras passos curiosos y lucidos que el entendimienlo huelga de alcanzarlos, y se deleyta en ellos despues de alcanzados... Bien puede ser me engaùe la afficion que le tengo, mas a mi me parece que tuvo alto, ingenio y singular habilidad. »

(6) Cf. D. Lazarillo Vizcardi. Rééd. de la Soc. de Bibl. Esp., Madrid, 1872.

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ne put oublier la manie des mouvements (contraires, des contrastes vocaux ; et ses fui^ues, bien que (conservant en cba(jue partie les belles propri(^t(;s d(î son style ne vont pas sans produire — lors(|u'elles sont à (juatre voix ou plus — riiabituelle confusion du texte et du chant... Il ne s(i lib(''ra pas non plus de certaines pu(u*ilit(3S qui, en son temps, étaient fort applaudies, comme d'imiter musicalement le sens matériel des mots (1)... » Enfin, ce moule scholastique est rompu m(";me parfois sous l'elfort du style déjà « monodi(jue »; et, dans les madrigaux surtout, la virtuosité des voix accompagnant le chant principal provoque Je mélange des genres les plus opposés : Tauteur ne sait plus s'il destine son œuvre à l'église gothique ou bien au théâtre renaissant des « mélodrames ».(2).

L'œuvre de Palestrina est innombrable : messes, motets, hymnes, litanies, madrigaux, il aborda tous les genres, et avec une égale maîtrise. Mais il est difficile de trouver, au sein de tant de parfaites beautés, V « expression mystique », ce je ne sais quoi d'ineffable qui vient du cœur, le mouvement passionnel. Cette musique est impersonnelle (3) : elle plane au-dessus de nos nécessités, elle ne veut pas émouvoir... L'ampleur, la pureté, la suavité en sont les qualités premières, mais non Tamour ardent, l'élan d'une foi qui espère. On est ébloui par une telle magnificence, mais on n'ose se confier à cette musique, comme disait R. Wagner des Symphonies d'un Berlioz. Car il ne suffit pas d'être un artiste averti de tous les secrets de la technique pour écrire selon l'Église : il faut être encore ce « convaincu » et ce « saint » dont nous parlait naguère le vieil esthéticien Bonnet. L'Espagne donnera à ce sujet la

(i) Ainsi, dans un petit inoteL des Rois : « en las palabras al compaliamini, toina por objeto de expresiôn el ut del soHeo, y durante el canto de todo el période se oye siempre una voz solfeando el ul ».

(2) Cf. Tebaldini, loc. cit., p. i>28.

(3) Cf. E. Samues. Guide Musical, n° 48, 29 novembre 1896 : « Palestrina, par endroits si séraphiquement beau, je le trouve, l'avouerai-je*?... un peu impersonnel, exprimant le sentiment plutôt du prêtre à l'autel que celui de Tassistance. »

plus belle des leçons aux nations qui viennent de défiler SOUS nos yeux. A ses musiciens sans pareils (1) seul Palestrina semblait pouvoir être opposé. Mais comment ne pas sourire en voyant ce maître si vénéré flatter assez vilainement les puissants quels qu'ils fussent; dédier — pour s'attirer les bonnes grâces de Grégoire XIII — un livre de madrigaux spirituels au duc de Sora « jeune bomme élégant, doux, agréable, fort léger, d'ailleurs criblé de dettes et menant grand train au palais Colonna )> jadis aux mains du pape ; enfm, offrir au duc de Mantoue « de composer pour lui des messes longues ou courtes, en quelque sorte sur inesure, à la volonté du prince, en lui demandant s'il devait, dans ces messes, s'attaclier à la claire compréhension des paroles (!), ce dont il apparaît qu'il se souciait fort peu lui-même, et cela trois ans juste après que les cardinaux Vitelli et Borromée avaient fait subir l'examen (2) aux chanteurs de la chapelle pontificale (3) » ?

S'il en est ainsi, quelle est donc la vérité quant à cette réaction religieuse dont Palestrina passa toujours pour être Tunique artisan? Quel fut son rôle et quel fut celui des Espagnols, à la Chapelle Sixtine, au Concile de Trente et dans la Révision du Graduel Romain?

Nous n'avons pas à faire ici l'histoire de la Chapelle Pontificale (4), mais à relever les noms des Espagnols qui y furent admis. La liste des chanteurs dressée en 1384 (5) porte les noms suivants : Egidio Flannel (dit l'Enfant), Giovanni Redois, Guglielmo Du Fay, Bartolomeo Poi-

(1) Nous nous plaçons uniquement au point de vue religieux.

(2) Pour juger si l'on comprenait le texte des messes chantées.

(3) Cf. Ad. JuUien. Revue Musicale . {Débats é.\xi'à']\in\. 1907). Cette étude du maître italien sera complétée au chapitre ix par un parallèle entre Palestrina et Victoria.

(4) Cf. Hugh Alexander Douglas. Notes on the Hisiory of tlie Pontifical Singers. Recueil de la S. I. M., janv.-mars 1910 et avril-juin 1910.

(5) Ibid., avril-juin 1910, p. 453.

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f^nare, Giovanni de Curie (dit l'Enfant), (îiaconio Ha^ot, Ep^idio Lauri, Giiglielmo de Mall)ec(|, Ariioldo dc^ Latinis, pai'ini lesquels on ne. reconnari pas, sous les inodifiealions de la forme italianisée, 1' « a[)elli<lo » espagnol. De. [ji'on X à Jules III, le manuscrit de Corsini (l) nous montre comme faisant partie de la Scliola Cantorum : Pérez Pietro (1322) ; Nunez Biagio (septembre l.')22) qui le 4 janvier io40 fut élu abbé (2) et qui mourut le 17 novembre 1556 ; Ribera Antonio, entré le 2 août lyl4 ; Bernardo Salinas entré en avril 1302 et cité en septembre 1307 ; Calasanz [sic) Antonio, de Leida, admis le 11 novembre 1329 (3) et mort en 1377 à Tâge de quatrevingt-dix ans. Galasans fut consulté parles cardinaux Borromée et Vitellozzi sur les matières musicales discutées au Concile de Trente. Le 2 janvier 1344 « renuntiavit ofiicium punctatoris » ; le 7 janvier 1349 « processum est ad electionem punctatoris anni praesentis, et viva voce omnium cantorum electus est D. Antonius Galasans » ; enfin, le 10 novembre « propter obitum Pauli III, » il fut délégué « ad solicitandum R. Gamerarium super panno in funeralibus cantoribus elargiendo ».

Sous le pontificat de Paul III, apparaissent : Morales Gristoforo de Séville, élève de Gaudio Mell [sic) « ammissus in Gantorem » le 1^' septembre 1333, qui le 4 avril 1340 « obtinuit licentiam eundi ad patriam » et le F' mai 1343 « abiit ad partes delicentia per menses decem » ; — Escobedo Bartolomeo, admis le 23 août 1336 (4), « reversus

(1) Cf. E. Cclani. / canlori délia Capella Pontificia nei secoli xvi-xvm Riv. Mus. Ital. vol. XIX. Anno 1907. — p. 83 à 752. — Cette étude annule l'œuvre du Dr. Fr. X. Haberl : Die rômische Schola Cantorum ûnd die pàptslichen Kapellsanger bis zûr Mitte des 16. Jahrhiinderts. Breitkopf et Hàrtel. Leipzig. — Le ms. Corsinien (F. 6) contient une Narrazione istorica I deirorigine, progresse e privilegi | délia Pontifleia Cappella | ... col Catalogo dei Cantori... formate da Matteo Fornari | cantore dell' istessa cappella | l'anno 174*J, etc.

(2) « Finita missa congregatis cantoribus eligeront Blasium in Abbatem novum ad cxigendum et faciend. negotia capelke ut moris est. »

(3) Cf. Pedrell. Musichs vells de la terra. Antoni de Calasans. (Rev. Mus. Gatalana, Agost. de 1905.)

(4) « Fuit admissus in cantorem a S. Paulo. 3. Pont. Max. D. Bartholo-

1 iiiaii 1545 » à sa pairie sur durnande de sa part adressée à ses supérieurs dès le 5 juin 1541, et qui figure sur les listes jusqu'au 25 octobre 1554 (1) ; — Ordonnez Pietro qui entre le 20 avril 1539 (2), est « creatus novus abhas » le 11 janvier 1545, et obtient en mai 1549 a licentiam eundi a civitate Bononiensi ad balnea paduana usque ad mensem septembris inclusive, quis laborabat infirmitate ciatica. Rediit 17 nov. », puis meurt en décembre 1550; — Sanchez Giovanni, admis en 1529, révoqué le 19 janvier 1540 (( propter scandalum commissum in Capella », et réintégré le 4 août 1542 ; — Montalvo Francisco, ténor, « receptus cum cotta » le 30 janvier 1547. Le 2 septembre de la même année, « facta fuit congregatio Cantorum nostrorum in Monasterio S. Salvatoris in lauro in qua congregatione fuit ut D. Franc, de Monte alto [sic) qui erat de commissione Magistriet Cantorum iturus ad Concilium mitteret vice ipsius D. Virgilius de Amanditis debitorem suum pro salario unius mensis, quod quidem salarium remisit ei si toto tempore concilii serviret pro eo, et si quacumque causa recederet a concilio nisi de commissione Papœ vel Cantorum, tum teneretur reslituere eidem Franscisco salarium sibi datum et remissum, si tum contingeret Francisco ad concilium ire ». Enfin, le 2 janvier 1555, nous trouvons « punctator Franciscus de Montalbo [sic) bispanus ».

Nous n'avons à nommer sous Paul IV que l'Espagnol

maeus Escobedo, Glericus Zamorensis et a ven. viro D. Bartholoinœo Groto Gapelhe summi Pontilîcis Magistro in parva Gapella pr;esentibus cantoribus (Gallis exceptis qui se absentarunt per indignationem) superpeliiceo in dutis. 24 dicti. Propter ea quod D. Bartholomeus venit ad officium Capellœ ipsi Galli per inobedientiam Magistri Gapellœ et totius Gollegii durantibus matutinis cxuerunt superpelliceis suis et abierunt. Garolus abiens dixit multa verba injuriosa et scaudalosa ad Decanum Capellœ, nihilominus pracdictus de Barthol. Escobedo clericus Zamoren. sol vit 42 duc. »

(1) Cf. Salinas. Tract, di miisic. cit., lib. iv. Cap. 23 fol. 228.

(2) « D. Bartholomeus Grotus Magister Capellae retulit in Gapella congregatis cantoribus qualiterSS. D. N. recepit in santoreni D. T'etrum Ordonez l*alentin. Dioeces. et propter hoc Magister Capellae induit eum cotta ut moris est et juravit et die 4 maji solvil duc. 12. »

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Francisco Tahivoi'ii, admis lo \) sepl«îrnl)r»î l'i.jij. Mais avec Pic IV nous rencontrons : Antonio Vi^liadic^o (sic) qui entre le 28 sc|)t(Mnl)re 1561 à la Sixtine ; — Crislolbro D'Oycda, re(;u le 18 décembre 1561 ; — Fran(îesco Torres, soprano, admis le 28 mai 1562; — et surtout Francesco Soto, de Lan^, dans le diocèse d'Osma, soprano regu le G juin ir)()2. Cet illustre chanteur et compositeur se fit (( philippin » le 17 décembre 1575. Il fonda le premier monastère italien de la règle de Sainte-Thérèse, et mourut le 25 septembre 1619. Dans le registre de Téglise d(î Santa Maria délia Vallicella (1) où il fut enterré, on lit : « R. P. Franciscus Soto Congregationis Oratorii de Vrbe presbyter, Hispanus Gapellœ SS. mi Decanus cantorum anno 86, munitus omnibus Ecclesice sacramentis die 25 settembris et in D. no quievit et sepultus est in nostra Ecclesia apud Patres Gongregationis ». Pietro délia Valla en son Discorso à Lelio Guidiccioni (2) loue Fart admirable et sans égal de Soto. Par sa situation spéciale, on devine rinlluence qu'il eut sur la musique de l'Oratoire. Il fit imprimer une sélection de Laude spirituali de Palestrina, d'Animuccia et de lui-même. Les quatre livres de cette collection, imprimés à Rome, chez Gardano, en 1588, 1589 et 1591, furent mis pendant longtemps au répertoire de la Chapelle Sixtine.

Avec Soto nous pourrions citer Giovanni Figueroa, soprano, admis le 7 avril 1563. Sur ces entrefaites, Pie V est élevé à la dignité pontificale, et ne reçoit aucun Espagnol. Mais Grégoire XIII, qui lui succède, admet Gomez Tommaso (le 17 juillet 1572) et Gabriel Garlaval (Carvajal) de Cuenca (le 26 juin 1575). Sixte-Quint accueille, le 8 mai 1588, le soprano Vasquez da Conca Diego. Puis on note un arrêt dans les admissions d'Espagnols, sous Grégoire XIII, revenu au Vatican, et sous Innocent IX. Au contraire, sous Clément VIII, on relève les noms de : Spi-

(1) P. 138. Année 1619.

(2) Cf. Doni, Opère, vol. II, p. 256.

nosa Franscêsco, soprano, né à Toiède, et admis le 4 février 1592 ; — MontojaPietro, qui entre le 4 février 1592 et obtient de retourner en Espagne pour régler d'importantes affaires, le 14 septembre 1600 ; — Tommaso Ludovico da Yittoria, maître de chapelle à Saint-Apollinaire, dans la fondation du Collegium Germanicimi de Rome, dès Tan 1573 jusqu'à 1577 où il partit en Espagne et dédia, en 1583, une messe à Philippe II; — Lorenzi Diego, enfin, qui fut admis comme soprano le 14 juillet 1603.

Sous Paul V apparaît, en date du 28 octobre 1605, le contralto aragonais Délia Corte Bartolomeo. Et c'est le silence sur les artistes espagnols pendant les pontificats de Grégoire XV, d'Urbain YIII, d'Innocent X et de leurs successeurs.

On concevra aisément que les archives de la Sixtine puissent contenir nombre de compositions dues à la plupart des cantori qui furent aussi des musiciens inventifs. Le D"" Haberl en a dressé le minutieux catalogue que l'on sait, et nous aurons l'occasion, au cours de notre étude des Ecoles Musicales, de signaler les manuscrits importants.

Ces divers Pontifes qui eurent à honneur de maintenir la Sixtine à la tête des grandes chapelles européennes, se préoccupèrent dans les sessions 22 et 24 de ce Concile de Trente, dont l'histoire est encore à écrire (1), d'organiser la musique religieuse dans toutes les églises de la chrétienté, et de réagir par les moyens les plus énergiques contre l'affaiblissement des pures et sévères traditions de la liturgie.

Le Cardinal Alexandre Farnèse, sous le nom de Paul III, avait succédé au pape Clément le 13 octobre 1534. Avec lui, la situation religieuse s'aggrava, et l'ouverture du Concile de Trente ne fit qu'accentuer les haines entre

(1) Cf. Collect. du Concile de Trente. Arch. Secret, do la Vaticane. 104 vol. arm. LXII.

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callioli(|ues et protestants (l). En outre, des dissentiments surfirent entre le Pape et Charles-Quint <jui aurait voulu renouveler « les exigences des anciens Enjpereurs et exercer une inlluence prépondérante sur le Concihî (2) ». Lorscjue lonj^tenips après, sous Pie IV, le roi Pliilip[)e II refusa d'admettre la Bulle de Convocation du Concile, le pontil'e envoya au printemps de 1561 un nonce chargé d'apaiser le monarque espagnol (3) et de lui expliquer les véritables intentions delà Cour de Rome (4).

L'émotion produite au Vatican par le refus du roi Philippe indique clairement la part considérable que Ton octroyait aux Espagnols dans les grands actes de la vie catholique. L'anarchie alors régnante détermina Tenvoi, en cette môme année 1363, d'un nouvel ambassadeur pontifical auprès du roi d'Espagne. Ce fut Féveque de Vintiniille, M*'" Carlo Visconti, dont la correspondance avec le Pape et avec Borromée nous révèle bien des aspects insoupçonnés de la diplomatie pontificale (5).

Le nouveau nonce dut arriver à Madrid au début de décembre 1563 (6) alors qu'on avait déjà annoncé la fermeture des sessions du Concile. Il présenta au Monarque un Mémoire important (7) qui ne put décider Philippe II (8) comme il s'en rendit compte lui-même (9). Après une

(1) Cf. p. Gayaugos. Catalogue of the Mss. (British Muséum) = vol. IV. classe m. Sect. XX. Add. 21.535. Paper in fol. ff. 550. Papeles sobre punios eccl. y conlrov. cou la Corte Rornana, 1508-1736.

(2) Cf. R. de iiinojosa. Los despachos de la diplomacia pontificia en Espana, t. I., p. 69.

(3) Ibid.^ p. 136. Ce fut le chanoine Oitunuo.

(4) Cf. Arcfi. Vatic. Varia politicoruni vol. 116, fol. 383-4.

(5) Cf. Lettres, anecdotes et mémoires histor. du nonce V... — mises au jour en Italien et en Français par M. Aymon. Amsterdam, 1710. Réédition par Baluzzi Mausi en 1762. Miscell. Lucae. t. III-IV.

(6) Cf. El Rey al Duque de Alba, de Monzôn à 14 de Die. de 1563, dans les Papiers d'Elat du Cardinal de Granvelle. VII. p. 210.

(7) Cf. Arch. Vatic. Varia polilic. t. XIV, fol. 188-9.

(8) Cf. Desde Monzôn â 23 de feb. 1564. dans Weiss = Papiers d'Etat du Cardinal de Granvelle. VII, p. 332.

(9) Cf. Arch. Vatic. Arm. IV. ordo I. num» 7. — Et : Ms. de la Bibl. Barberiniana. XYI, 21.

réponse de pure forme (1) (jue lui fit le roi, Yisconti s'embarqua à Barcelone et revint en Italie vers le 15 mars 1564, où il adressa au pape un rapport sur sa mission (2).

Cependant, ainsi que nous le verrons, toutes les décisions du Concile furent ponctuellement exécutées en Espagne de par Tordre exprès du Roi Très Catholique. (( Pendant quelque temps, dit Ranke (3), le roi avait été dans le doute s'il devait ou s'il ne devait pas reconnaître sans condition les décrets du Concile de Trente ; il eût du moins voulu limiter la puissance papale dans le droit de s'écarter elle-même de ces décrets, mais le caractère tout ecclésiastique de sa monarchie s'opposa à chaque tentative de ce ^enre : il vit aussi qu'il devait éviter même l'apparence d'un débat sérieux avec le siège romain, s'il voulait conserver l'obéissance qu'on lui prêtait à lui-même. Les décrets du Concile furent donc publiés partout, et les réformes qu'ils imposaient furent exécutées. Ici encore l'impulsion catholique pure et rigide devint dominante. »

Ces réformes du Concile de Trente touchaient aussi la Musique Religieuse. Voici, en effet, le texte des Sessions XXII et XXIV concernant les chants ecclésiastiques (4) : Et d'abord un « decretum de obseruandis et euitandis in celebratione Missœ » qui proclame que « ab ecclesiis vero musicas eas, ubi siue organo, siue cantu lasciuum, aut impurum aliquid miscetur, item fœculares {sic) omnes actiones, vana atque adeo profana colloquia, deambulationes, strepitus, clamores arceant, ut domus Dei, verè

(1) Cf. Arch. Vatic. Arch. Borghesiano. God. I. 623. fol. 82.

(2) Cf. Arch. Vatic. Arch. Borghesiano. God. I. 38. fol. 88. Bibl. Barberiniana. God. LVIII. 21 fol. 147-162 — Gachard. Une visite aux Archives et à la Bibl. Boyale de Munich, p. 130-136.

(3) Cf. Ranke. Hist. de la papauté. T. I, p. 377.

(4) Cf. Ms. B. N. M. Gc. 162. Index | Libroruin pro ( hibitorum | cum Reguli per Patres a Tridentina [ Synodo delectos | anctoritate sanctiis.

I D. N. Pij llll, Pont. Max. | comprobat. Lugduni. Apud Guliel. Rovillivm I sub scuto veneto. | M. D. LXIIII. 46 pag. | Canones et | Décréta sacrosan | cti œcumenici, et ge | neralis Goncilii Tridentini. | Sub Paulo III. lulio m. Pio IlII. Pontificibus Max. | Cuni prototyp. et origin. a secret, et | Notariis dicti concilii coilati. qui in ope | ris fine subscripserunt, summa lîde | et diligentia nunc postre | mo cxcusi. | Lugduni, etc.

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loinus onitionis ess(^ vidcalur, ;ic dici possit (1) ». I^uis un ( (locreLuni do rerornialioiu; » îiu sujol de la (jucslion ( caïUus in clioro (|ualis », où l'on peut lire : o onines ( vrro diuina per se, el non per suhslitutos, cornpellan- ( lui' ohire oflicia, el Episcopo celehranli, aul alia pon- ( I ilicalia exercenli, adsislere, et inseruire, alcjue in choro, ( ad psallenduni insliLuto, liymnis (^t canticis J)ei nomen ( reuerenler, distincte, deuoteque laudare. Vestitu insu- ( por decentitani in ecclesia, quam extra, assiduo utantur, ( ah illicitisque vonationihus, aucupiis, choreis, tahernis, ( lusil)us(|ue abstineat, atque ea niorum integritate polleant, ul merito EcclesitC Senatus dici possit. Caetera, qua^ ad debitum in diuinis officiis regimen spectat : deque congrua in bis canendi, seu modulandi ratione, de ( certa lege in cboro conueniendi, et permanendi, simul- ( (}ue de omnibus ecclesiae ministris, quœ necessaria erunt, et si qua liuiusmodi synodus prouincialis, pro cuiusque prouincia3 utilitate, et moribus, certam cuique formulam pnescribet. Interca verô Episcopus non minus, quam cum duobus Ganonicis, quorum unus ab Episcopo, alter a Capitulo eligatur, in iis, qua^expedire videbuntur, poterit prouidere (2). » Le fait que treize théologiens du roi d'Espagne prirent une part active dans les décisions du Concile, est déjà significatif (3). Il y eut au total cent-quatre-vingt seize Espagnols répartis dans les diverses assemblées du Concile, et leur liste a été soigneusement établie par D. Pedro Sainz de Baranda (4). On y peut relever spécialement les noms de : Francisco Bustamante, chanteur pontifical (3^ ouverture) ; Gombau, chantre de Valence et éveque de

(1) Sessio XXII. I Quae est se.vla | sub Pio IIH. Pont-Max. | Gelebrata die XVilsept. I M. D. LXII. | p. 14i.

(2) Sessio XXmi. | Quac est octava | sub Pio lïll. Pont. Max. | Gelebrata die XI. Nov. M. D. LXIII... Cantus in ciioro qualis | Sessio XXIV.

I Decretum de reformatione. | Caput XII, p. 185.

(3) Cf. Ms. B. N. M. ï — 157. fol. 22-24-28. Concilio de Trento. Lista de los Espaùoles que concurrieron en él.

(4) Cf. Colecc. de Doc. ined. para la Ilist. de Espana. T. IX, p. 5.

Calvi en 1544 (1''' ouverture) ; Pedro Martinez cantor (3" ouverture) ; Pedro Ordofiez, cantor dont Adami de Bolsena affirme qu'il fut trésorier de la chapelle de Paul III (l""*^ ouverture).

Nous ne saurions avoir pour objet de dépeindre l'aspect de chacune des sessions de ce Concile dont on a pu dire qu'il fut « aussi espagnol qu'œcuménique (1) ». M. Astrain a su évoquer avec beaucoup de pittoresque la curieuse physionomie de ces différentes assemblées, en insistant sur le rôle des Espagnols et leurs constantes victoires de théologiens (2). Sur la Session XXII qui nous intéresse, M. Astrain cite Drascovitz d'après Sickel (3) : « Hispani « fuerunt prœcipui qui nobis omnibus viribus obstiterunl. « Deus illi ignoscat, quia nesciebant quid faciebant. » Quant à la XXIV^ session, qui eut lieu le 1 1 novembre 1563, M. Astrain note une certaine hâte de terminer le Concile qu'allait clore en effet la XXV session du 3 et du 4 décembre.

Quoi qu'il en soit, les arrêts du Concile de Trente eurent un immense retentissement en Espagne. A la Bulle du Pape aux Espagnols (4) qui expose les idées dominantes de l'Assemblée, et qui est une exhortation pressante, correspondent de nombreuses lettres des monarques Charles-Quint et Philippe II qui indiquent de l'autre côté des Pyrénées un égal souci d'assurer dans le royaume tout entier l'observance des traditions dont le Concile imposera le maintien ou la restauration. Aussi bien l'attitude du roi Philippe, par exemple, ne laissait pas que de nous étonner. Les nuages dont nous avons vu naguère s'obscurcir la claire amitié des Cours de Rome et de Madrid, ne pouvaient se dissiper que par le triomphe final de la diploma-

(1) Cf. MenénJez y Pelayo. Hist. de los Heterod. Esp. t. Il, p. 685.

(2) Cf. A. Astrain. Los Espanoles en el Concilio de Trenlo. Razôn y Fé. Juuio — Julio — Noviembre de 190:2, et Febrero de lOOo.

(3) Cf. Sickel. Zur Gesc/i. des Concils von Trient, p. 384.

(4) Cf. iiis. de la B. N. Paris = Ms. 325. Copie de la Bulle du Pape à l'Espagne sur le Concile de Trente, fol. 110.

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lit' llu''oloi;it;niU' (lt\s Espagnols [Jiirlicipanl au (Concile. Lf*s constMjuonces de ce Iriomplu' — cjui fut coinplcl — n'allei- «^nirent au demeurant que la seule Espa^^ne ; et la bienfaisante Renaissance se vengea de la proscription espagnole, en épargnant au pays de l'Inquisition la grâce féconde de ses enseignements. D'autres nations européennes surent en profiter, qui depuis ont grandi et prospéré...

Mais que penser de la lettre circulaire de Charles-Quint, écrite en l'an 1550, et qui semble d'un soldat du Pape ? (1) Comment juger surtout les diverses « cédulas » du roi Philippe II (2) qui paraissent dictées par quelque haut dignitaire ecclésiastique ? Qu'on lise par exemple sa lettre au Chapitre de Tolède du mois de janvier 15G2, dans laquelle il ordonne des prières « pour l'union de la Reli- « gion chrétienne, et l'heureuse issue du Saint Concile de (( Trente (3) )>. Quelle impression enfin ne ressent-on pas devant la rigidité inquisitoriale de l'épître du monarque au même chapitre (4) oi^i la volonté royale apparaît sou-

(1) Cf. Doc. relativos al Concilio de Tvento, dans Coleccion de Doc. inéd. para la Hist. de Esp. T. IX, p. 88. Augusta 1550. (Del Arch. de Simancas.

(2) Cf. Ibid. Cédula de Felipe II à 12 de julio de 1564 mandandola publi car y obedecer en todos sus reinos. Cf. ms. de Sitnancas, éd. en latin y castellano, imp. Real, ano de 1785. — Cf. Varias cédulas en Colecc. de Doc. para Hist. de Esp. t. IX. s. 368 sq.

a) 4 Sept^re 1564, cédula al arzbpo de Santiago.

b) 26 — 1564, — — obpo de Léon.

c) 4 OcttJre 1564. — de Palencia.

d) 24 Novijre 1564^ cabildo de Leôn.

e) 4 Décore 1564, — — azbpo de Santiago. /") 4 — 1564, — — cabildo de —

g) 4 enero 1565, — — obpo de Sigiienza.

ï) — — â la chancilleria de Valladolid.

j) — — al obpo de Pamplona.

k) 21 enero 1565, — — Corregidor de Toledo.

l) — — â los prelados, audiencias y justicias.

m) — — al obispo de Sigiienza.

Plus : lettre du pape à Vévéque de Cuenca (l»"" février 1566) ; lettre anonyme à Philippe II (4 juillet 1556) ; et lettre de Christ, de Rojas y Sandoval à Philippe II (2 septembre 1568).

(3) Cf. Cartas Reaies à la Iglesia de Toledo. Ms. de la B. N. Madrid. 13.040. Dd. 59. Cf. p. 195. Indice, fol. I.

(4) Cf. B. N. Madrid, rus. 13.019. Dd. 38. fol. 162. Cédula de Felipe II, su

mise aveuglément à la discipline romaine, et réprime sans ménagement les velléités protestataires de quelques Chapitres espagnols, ou leurs légitimes observations sur certaines clauses particulières du Concile de Trente.

En cette dernière « cédula », Philippe II ordonne le scrupuleux maintien non seulement des dispositions ti'identines, mais encore des décrets du Concile Provincial, célébré à Tolède en I060 '1^. En ce synode qui précède un Concile plus svnthétique. également célébré à Tolède, en l'an lo82 2. traite encore de la Musique. Au chapitre II de la « Somme » du synode, il est recommandé que le « chant d'orgue », c'est-à-dire ce chant figuré ou polyphonique qui nous occupe ici, « n'obscurcisse pas le texte « chanté 'el canto de organo no obscure la letra que se ce canta\ » Quant au Concile de 1382, ses conclusions ^3) atteignent les sessions XXll 4 et XXIV o^ du Concile de Trente où furent débattues les graves questions musicales que Ton sait (6).

fecha 4 de Diciembre de 1564, dirigida al cabiido de Toledo, para que sin embargo de las pretensiones y apelaciones interpuestas por algunos cabildos de Espaùa contra algunos decretos de Reforma hechos en el sacro Concilie de Trento. se guardase y cumpliese todo lo en él mandado y publicado eu Espana : fol. 16i. — La fecha de la cédula esta errada, porque en ella se manda gnardar no solo lo ordenado en el concilio tridentino, sino lo eslablecido en el Toledano Provincial de 1565 : y en el fol. 163. se citan otras cédulas del mismo Rey cerca desta propia materia.

(1) Cf. B. N. Madrid. Ms. 13.01'J. Dd. 38. fol. 13 s (. SVMMA | del Synodo provincial de Toledo. Ano 1565. — fol. 30. SVMMARIO | del Concilio Provincial de Toledo de ios aùos j de M. DLXV y MDLXVl.

i2( Ci. B. .N. Madrid. Ms. 13.011». Dd. 38. — fol. 32. Para | el concilio Provincial de Toledo ano de 1582. | Apuntamientos de Concilios | antiguos.

i3) Cf. Ibid. fol. 49. V» Lo que puede tocar a esta sancta Iglesia, en eomon | o à Ios particulares de lo Decretado en el Con | cllio gênerai de Trento.

(4) Cf. Ibid. fol. 50. V^ =... Véase el Decreto de observandis et evitandis in celebratione missae sess. 22. para lo que toca al ruido, passeos. contralaciones de la Santa Iglesia, y poner en esto la mano severamente, se haria notable servicio â Dios maiorm^-? en el tiempo que se dicen Ios oftîcios Divinos.

(5) Cf. Ibid. fol. 51. Veasse todo el dicho capitulo (12. sess. 24.) por que ay en él cosas concernientes al estado desta Iglesia. »

(6) Ces décisions prises dans les divers conciles du xvi« siècle, continuent

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