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tandis que la palpation donnait une sensation d’hypertrophie molle, non fibreuse comme le goitre, non pulsatile comme l’hypertrophie thyroïdienne du Basedow. Les corps tyroïdes, dit l’auteur, « devaient être le siège d’une infiltration diffuse du stroma conjonctif avec dégénérescence probable des cellules épithéliales ». L'auteur fit le diagnostic de myxæœdème fruste par dégénérescence du corps thyroïde. Le malade présentait en outre de la leucoplasie buccale et des syphilides psoriasiformes plantaires.
Le malade mis au traitement : 0.10 centigr. de poudre de corps thyroïde tous les matins et iode à l’état de combinaison organique.
20 janvier 1906 : Amaigrissement, faciès moins bouffi, encolure égale, 45 cent.
16 février 1906 : poids 81 kg., reprise d’une certaine activité physique et psychique, suppression du thyroïde, continuation de l’iode.
19 mars 1906 : poids 83 kg. 609.
20 avril 1906 : poids 85 kg. 500, encolure 46 cent., faciès plus bouffi, reprise du traitement thyroïdien.
2 juin 1906 : poids 83 kg. 200, encolure 44 cent. Amélioration très réelle. À ce moment une poussée plus aiguë de syphilides psoriasiformes aux mains et aux pieds fit faire un traitement mercuriel consistant en quatre injections de 0.05 centigr. de calomel en un mois.
23 juin 1906 : poids 82 kg. 400, encolure 43 cent.
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10 août 1906 : poids 82 kg. 300, bon état.
28 septembre 1906 : poids 85 kg. 300, encolure 42 cent. Le travail redevient aussi facile qu'avant la maladie. Les syphilides psoriasiformes nécessitent un nouveau traitement : cinq injections de calomel à 0,07 centigr. en 5 semaines.
29 décembre 1906 : poids 86 kg. 300. On cesse la thyroïde 10 jours par mois, en raison de la tachycardie.
8 avril 1907 : poids 85 kg. 100, encolure 42 cent. très bon état ; on fait cinq injections à 0,07 centigr. de calomel.
20 Main 1907 : poids 87/1ke 100, encolure 42 cent. 5. Reprise de l’activité antérieure.
Juillet 1907 : On fait 23 injections de bi-bromure Hg.
1° octobre 1907 : poids 82 kg. 200.
31 mars 1908 : poids 89 kg.
Juin 1908 : on fait 25 injections équivalent à 0.60 centigrammes de bi-bromure Hg.
18 novembre 1908 : poids 87 kg.
Juillet 1909 : on injecte 0.66 centigr. bi-bromure Hg.
Août 1910 : 0.75 centigr. bi-bromure de Hg.
Juillet 1911 : 0.64 centigr. bi-bromure de Hg.
Juillet 1912 : 0.71 centigr. bi-bromure de Hg. | 3
de
Juillet 1913 : 25 injections à 0.015 milligr. de benzoate Hg.
Pendant ces neuf années, le malade a pris tous les jours un cachet de 0.10 centigr. de thyroïde.
Actuellement l’état général est très bon.
L'auteur fait remarquer que si le traitement thyroïdien ralluma l’activité cérébrale du malade, ce n’est qu'à la suite du traitement mercuriel que le corps thyroïde diminuera de volume. « Cette observation, dit-il, démontre ainsi qu’il ne faut pas oublier l'existence de manifestations thyroïdiennes de la syphilis, manifestations connues, certes, mais considérées peut-être comme trop rares.
OBSERVATION N° 2 Myxædème acquis de l'adulte d’origine syphilitique (Observation inédite communiquée par le Docteur
E. Schulmann, résumée.)
Belt Adèle, 37 ans, entre le 11 avril 1924 salle Barin, à l’hôpital Saint-Louis, avec le diagnostic de phtiriase. Femme en état de misère physiologique qui est nettoyée et alimentée. Au bout d’un mois, à l’examen, on constate des signes typiques de myxœdème. Faciès en pleine lune, yeux bouffis, bajoues, peau adhérente et plissée, œdème des membres inférieurs, eic. Corps tyroïde non perceptible. Pas de bacillose pulmonaire, rien au cœur, système nerveux indemne. Rien au tube digestif, foie, rate, normaux.
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Une parente de la malade raconte que depuis deux ans elle ne peut plus se livrer à aucun travail régulier, elle a perdu la mémoire, elle ne s'intéresse plus à rien, elle a déjà été de nombreuses fois hospitalisée et on a déjà fait de diagnostic de myxædème.
L’examen attentif révèle la présence de cicatrices gaufrées, blanchâtres sur le dos et sur le cou des lésions très nettes de syphilis pigmentaire, en raison de la pstyriase l’affirmation de syphilis est difficile, surtout que la malade n’a aucun stigmate nerveux. La réaction de Wassermann faite à trois reprises a toujours été positive (Ho) et on a ultérieurement su que, dix ans auparavant, le sujet avait été soigné à Broca pour une ulcération de la grande lèvre.
La malade a été mise au traitement antispécifique conjointement avec une opothérapie active, durant trois mois elle a eu une série de 5 gr. de Novasenobenzol et 15 injections de curalues, elle a pris près de 18 grammes d’extrait thyroïdien.
À sa sortie du service, elle est très améliorée, elle lit le journal, elle aide au service et elle déclare qu’elle va se placer. La réaction de Wassermann est devenue négative (H8).
Myxædème acquis de l'adulte d’origine syphilitique (Observation inédite communiquée par le docteur Schulmann, résumée)
Rest... Berthe, 38 ans, fleuriste, entrée le 13 août
DÉRTE
1924 salle Lesparre, à l'hôpital Tenon, pour pneumonie franche aiguë du commet droit.
L'examen clinique révèle en plus des signes classiques de pneumonie avec température à 40°, un faciès et un habitus extérieur particulier.
Faciès lunaire, blafard, peau épaissie, téguments infiltrés, yeux bridés et front plissé, œdème des malleoles, cheveux cassants et secs. Nous apprenons que la malade, dont l’état actuel est grave et qui répond mal aux questions, a été soignée à l’hôpital Beaujon pour du myxædème, qu’elle prend du corps thyroïde depuis deux ans et aussi qu’elle a contracté la syphilis 5 ans auparavant, à l’âge de 33 ans, et qu’elle a été soignée à l’hôpital Saint-Louis dans le service du docteur Thibierge.
La réaction de Wassermann est actuellement H°.
La malade meurt au bout de 11 jours, l’autopsie montre une pneumonie double, les pièces sont très altérées par suite de la longue attente de l’autopsie, plus de 36 heures, et de la température.
L’examen du corps thyroïde montre une glande très atrophiée, représentée par une masse fibreuse du poids de 3 à 4 grammes. A l’examen histologique, on trouve une atrophie scléreuse des plus marquées, le tissu fibreux prodéminant nettement sur les éléments nobles du parenchyme. Les cellules sont elles-mêmes très modifiées, irrégulières, il y a très peu de substance colloïde. La recherche du tréponème a été faite par la méthode lente de Levaditi, Manouelian sur les coupes : elle n’a pas donné de résultat.
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