D|P ÉMIGRÉS ET DES RÉFUGIÉS
On est assez généralement porté ^ Comparer les ré* lugiés de 1816 aux émigrés de 1790. U n'existe pour* ]tant aucune parité entre eux\ Les uns et les autres au*T ront à 4a vérité vécu un tems quelconque kors de la patrie 9 mais les causes, de leur absence sont si dilférentes qu'il y a pis que de h' n justice à les assimiler ^ /cl nous ne pensons pas que ce soit les éteigrés que cette injustice doive oQèoser» Cette opinion e8t,dira-t-onj ide nature /à fôcher tant soit peu la vieille noblesse} n'entreprenons pas , moins d^en démontrer la justesse > ^quitte à fâcher tout-à-fait la Vieille noblesse ^ ce dont nous nous soucions - aussi pea que s'en sondera la pos-^ térité.
Reportons-nous pnur bien juger la cbèse aux pré-* «niers tems de la l'évolution. Etablissons la difféi*encO qui existe enti*e les circonstances où Àe tlrouve au|our<* ^'hoi la France et celles où elle se trouvait k cette épo^ que^ et le reste ira.de suites
En 1790 un grand, motivement avait ^té imprima aux «fl!pnttf% le peuple éclairé sur ses droits les avait ressaisis^ et la saine partie de la noblesse { c'était à la vérité la plus petite ) avait reconnu qu'il y aurait Ih- |ustice et stupidité à ne pas renoncer ;à des , privifège$ qu'il n'était plus en son pouvoir de conserver*.
La fnajeure pai-tie de la noblesse en jugea autreoient* Ces homnées infatués de préjugés gothiques , ces hom-* BAes qui ne savent voir l'avenir que dans le passé ^ .et
datas le .pafs^ que ce q^^ p^ut setrvir leut*» misi^fablet f)tréteQtîoii6 I ces hommes^là , <ti$-jt , trop prësomp^ ineux pa^ir pe pasteoter d*arréter le mouvement gé^ B^ral , tr4>p (aU)les pour y réussir quittèrent la France dans la peifsuasion de s'en venger par leur départ et fiàM l^ur retour , et allèrent prom^ei* en Europe pen-dant vingt-cinq ans « leurs ridicules , au premier ran^ desquels il faut mettre la rage et Timpuissance. S^cri^ fiant rîntérét public à l'inteVèt prive' ', il ïalîaît à les entendre que l'Europe fît sa. cause de la 'leur , et sa liguât pour les réintégrer dans leurs antiques usurpa-tions sur les cendres de la patrie soumise , sur les corpa sanglants de leurs concitoyens châtiés. L'Europe tiéciara la guêtre h la France et lui créa des héro9. Parmi cenx dtf ses ennemis qui dans cette lutte du despotisme et de la liberté se sont montrés nos rivaux de gloire > «-t-on cité beaucoup de noms d'émigrés? Plus connus dans les cours que dans les camps , le% «lis ne songeaient qu'à iniiner par des intrigues notre prospérité qu'ils n^osaient pas attaquer par la force ; les autres prétendant soutenir leur rang , dissipaient dans un hue insensé le» richesses qu'ils avaient exportées , et la plupart connurent bientôt tous les maux où la misère plonge les hommes sans instruction et sans industrie. Déjà méprisés et devenus sous un autre aspect l'objet du mépris des peuples , ils virent que ce n'est pas h de grands noms mais à de grands ca^ractères que l'eatime publique s'attache et qu'il est plus difficile qu'on ne croie de ne pas perdre tout jusqu'à Fhonneur , en perdant sa fortune.
Telle est , à' quelques exceptions pk*ës , l'histoire dea ëmigrés» Celle des réfugiés leur ressemble^t-elle ?
tJne grande djfiérence se fait remarquer d'abord dan» les causes de leur etpatriation» Il ne a*agit plus ici d'hommes qui pour des intérêts particuliers se sont armés coatre Pintérèt général , et , par attachemeht
{>our des préjugés se sont rois en guerre ouverte avee •s id^ libérales) Ua'agit au oootraive d'hoiM»es qui
Ptstês fidiîtes ^ ^s^ Hhfés\ l>éses i^ la* ]^oIrë et de lift prospérité de la France , ont exposé pour les défendre lenr fortune, le«r sécurité, leur vie. Il s'agit d'bommes qui , jaloux de conserver le mouvement 'donné paï* le génie de la liberté an génie franç&is que ie despo^'^ tisme plus odieux encore que ridicule Vefioitce de faire rétrograder , ont noblement conquis la haine des op-^ prcsseurs •, U s'agit d'hommes qui , contraints à quitter la France , soit par des actes publics , soit par des ordres sccr«ts de Tautorité , n'en sortent pas par leur volonté, mais contre leur volonté , n'en sortent (>as comme enm^mis du peuple , maid comme ateîs du peuple qui les rei«rette. Que le sort de ces réfugiés diffère chez l'étran^^r de celui des émigrés qu'ils remplacent ! L'estime qu'ils y avaient obtenue par ienr patritMisme s'est accrue par ledfcs mialheui^ ; quoique désignés par ces malheurs vkême h la persécution des peuples , ils ne rencontrent chez totis fes peuples, un seul excepté (t) , que les ég«irds et Pintérét qu'on doit à des hommes persécntés : sans oi^eil comme sans abattement , attendant de la seule force des choses la réparation dei torts qu'ils éprotrveot , ils savent eon^ervel* la gloire mu nom qu'ils se sont £ait , et la considération qi/iti obtieitoeot en se nommant, prouve ques'if est faeikÉ il la tyrannie de miner des gens de bien , il est hoi% de son ponvoir de les désboBorer.
Quelques mots sulfinmt pour compfefter ce paraHMr^ Les étmp'éê étaient repoittséé par l^optnfîèn publique ; roprnion publique redemttAde les réfegi^.'
La fuite des émigré» a été la conséquence de Tàf franchissement de la nation ^ le départ des réfugiés celle de «on asservissements
Les peuples aspiraient à se voir débarrasser des émigrés, inutiles au m^ins chez/ eux quand ils li'y étaient pas nuisjbles \ les peuples désirent au contraire (îxer chez eux les réfugiés qui presque tous ont importé diEiosL
ie la gloircj. \,, *. .., , .- , ,"• .
lie coDCPiirs.de l'Europe etifin a ëté^ nécessaire' pottti «établir Its^énûgréSidiànk leiua.ipxxf^ntions ; po^ur que l«ft refuge: spient rétablis; dans fekirs' droits , il safRtt qvtt r£jur€ipe ccmstfntt k ne ^x^se mêler d£ 1^5 «£•"< laires;.. - • ■ ' . « ' . -
1 REVUE ^TTÉRAiREl
SisToiEB de Sa M^ Louis. XVJIIy s^némmé\^à^.%\té\ — • ' PçL)r A^\ AiUoiue^y auteur ^ la' vie politique et privée de ' 'Itouis XKly de içt yie- de Louis Xf^U y etc.^ m^ee eetie. épigraphe ^ i ... >/
]&*eibrrxd?uiie Yortu oommoDO ^ !.. .....: S«iK^ p^iir ^ire^uu eoi¥{Uénmi»l< ^
^ , 1; CqIu.î ^lù Uompte la for^unç
', M/H-itc. seul ifi nom de gcaqil.
. rba^ke- une eampagne du Bhibant, où je n'entende ^fnai» parler de politique; la litt«?rature occupe seule tous pies loisirs ^ et' je ix'appreuds des. nouvelles que par kl lecture du Nain Jaune. «^uf on m^envote rëgulière«« 9ient en échange de quelques, articles trop pojés pap ç^t^ obligeante attention*. Qu*oa> juge de ma su^piùse lorsque je reçus ces .jours derniers la- brochure dont on yient de lite le* titre » et que le rédacteur en dief de cette feuille ip*adre$sait 9yec.pirièf&,d*en rendre compte; Mes yeux mç.troipp^nt-ils > iDe^ disais- je ? Un événement tel qye cet^ïi de la, mprt du roi de Frajice a-i-ij pti arriver sognç que le brnit en- §pit, parvenu dans celt<> contrée ? la douleur publique ne n>.*en aiu:fiit-ellc pa^ «.verti ?..•. J'hésite Ipng-tçipps sur ce que je doi3 crqif e ;. enfin pour me tirçr d'incerUtude ^ j'envoie cbereher le^ jom*naux chez le maire d^ ma. commune; je les par-? eours avec ujie avidité quç l'on oonçojt faciiexpent ^ Tan nonce des exécutions de Grenoble et de la condpm.-natioii dt« maréchal Bertrand, mç détHQiQpeajl; a.u^^l«Ot >,
je me fi^ktîte é^'eû être quitte .^our )^ ptftr, et je rit biea âraolckcm^nt de la ' f^aucherie d'uh ifcrivain ^ui «'avise de4oati^r.|e nom d'histoire au rdcit des actioua d'un -moiiai^tte qui i^'est pss - eoeose daoj» la toœbis \ grâce r^ d^i/^u, qvC'd faut ceiAerciçr de. tout» jcammt cliaouu wt* . . .
Cette' bévue me donna d*alborf , je P^rône, une asse^i médiocre id^ du tal^t cle 'M. Antoine , et feus besoin de faire quelque effort sur nioî -même pour ne pas lire sdn ouvrage avec uner pr<iVéUtîon défavorable. Toutefois rint^êt du sujet, le i^om du* héros me rendirent bientat mon sérieux , et la' modeitîe de ^historien lui concilia' tonte mon indulgence. M* Antoine confesse avec candenfn et la tcfmérit^ de son entreprise , et Tinsulfisance de ses moyens r il a éprouvé vingt fois la tentatiotl de s'arrêter. •».« mais un fhotif puissant a vaincu tous fies scmpules ; il a entendu plus éPun homme du peuple dire mâv^pùertii v pourquoi a4merioni^nou$ Louis XVIII ? pourquoi aimerions-nous iës Bourbons ? » ••••• C'est pour répondre à ceux qui font de semblables questions que M* Antoine ^ pris la plume. On voit déjà que sou ouvrage est d'un intérêt presque général.
Pour parvenir plus sûrement h «ori but, M.Antoine a enti^pris de décrii'é touté^ les cii*constanccs de la vie de Louis xviii depuis le jour oh ce prince reçut la naisaance jusqu'h l'époque du dernier traité de paix 'signé à Paris. Qu'on réfléchisse un peu que cette période comprend douze lustres complets , parmi lesquels il faut compter vîn^ années de règne y qu'on Songe II toutes les recherches aux<juelles l'auteur a du se livrer , à la multiplicité des renseignements qu'il a 'été obligé de puiser chez les nations étrangères', et l'on aura une ^dée de tout ce qu'il lui aifallu de constance, de dé* voûmâQt et d'imagination polir (exécuter 'un pareil tra^ Vail. ...
Avant d*entrer en matière , Pautetir trace le porti'aît de son béroi^f[û'il dessine de h tête aux pieds avec 1|
iphii ^(nutieuse attention. Coi^me je n^aî jainaii en Phon-^ licur de voir Torigmal , il m'est absolument impossible ée> juger du mérite de la ressemblance. S*il faut en croire M « Antoine , Louis xvmi est un dea hommes les mieux tourna de son royaume. Sa figure est bélié et pré%>e^ nantt , ses yeux ont beaucoup» de douceur' , $eé fouet 40tU pleintf f ^n teifU estanmé^i) , et lorsque ta bouehe sourit ^çf qui lui arrive hakituellement t ik bonté de son gme donne à sa pf^sionomie une expression aussi iou^ chante que noble. M« Antoine est désolé que Louis xy|i| souffre de la goutte v n^^i^ T^i ^té enchanté d'apprendre que la contrainte de sa offmarcke n^ôtfi nullement à tout r ensemble 4e sta persqnne cet aJr .de grçm^fur ,cf de majesté qiion aime à retroux^er dans çelui^ que diei$ (I placé pour commander aux hommes^ . Je M m'arrêterai pas k l'enfance de Lous twiiu O» s*ima||ipe bien qu'eUe est aboadamment semée de oea traits orî||ina\ix et piquants qui déoèleirt toujours lea hommes eiçtn^ordinaires. Je me hâte d'arriver à l'époque oh ôo fila d« Frai»ce unit sa destinée h celle d*ute princesse de Sardaij;ne. L'hymen n*est trop souvent pour les princes qu'un rapport de convenance politique auquel le cœur n'a aucune part. M. Antoine nous apprend que le jeune comte de Provence (a) fut dès la première entrevue éperdûment épris de son épouse qui , de son côté , le paya du {4us tendre retour : et c'est une chose digne de reinarque qu'il ne, s'éleva pas le moindre nuage eatre ces fidèles époux pendant vingt-^cinq années d'une tinion dont la. mort seule rompit |ea liens. Cette circonstance n'est pa3 moins honorable pour l'histoire de la pjcincesae que ponir celle de Louis xviir« Rien de plus touchant que le tableau de cette iniimité conjugale : le tableau suivant suffira ppur en dooner une idée. La princesse éprouvait une extrême rép^gio^^ce k.se
(i) U a Toreillc rouge et le teint bien fleurL ,. TaçtttflBli. »ctelL«i»àie3^ • ^
(a) 'Sam sous lequel on. d«ftigaait Louis xvtti arant q«e LooRji liTi montU su» lé ti^de^ il prît' «Muite U titra da Mtonâiêur.
peindre k risàge ; U eomte d« Frorence )a pr U ^e ii conlbniier à l'étiquetie de la cour , et lui fait aentis tout ce que Tusage du fard peut offrir d'avantageux ^ milans , dit-«lie tm m résignant ^ MeHez-moi du rougê puis^tm ptn plairai davantage k m0n mari%
Toot té tems que le comte de Piroyence ne passait ^as avec une ^potise adorée ^ if )e con»acraH à la cul-^ fure def lettres. M. Antoine rapporte plusieurs ma-* drrganx de Fauguste poëte , qui ne dépareraient ni S^aùnanach des Muses , ni le BotujUet dk Parnasse* Je ne puis résister à la tentation de faire connattre les vert «ât^ivants a<lressés à madame de Moutesson , en lui «n^ voyant un fitet tissu d'or et d'argent :
A vont , cfiarmaitte enchanteresse
O- Monteston ! l'enroi «^adreste j ^
Dociia à mon uvitJbUet^
Avec confiance osez ten<Iye
Sur - le- champ ce galant filet »
Et quelque grâce va s^y prendre.
Qu'on me dise si , dans toutes le5 pièces qu^il a coHk* posées pour la famille Bonaparte , le chevalier Chazet a jamais rien écrit de plus délicat , de plus aimable ^ et de plus ingénieux. Heureux le pays gouverné par nn monarq^e qui versifie avec autant de facilité! . Cependant les beaux jours de la galanterie , des plaisirs, et dea madrigaux s'écoulent rapidement. La révolution s'annonce , la raison parle , les mnse^/oUettes se taisent , la plus terrible des catastrophe* se prépare , le trône est ébranlé.^... que fait Louis xviii ?
Tandis que tant de privilégiés désertent la cause royale pour se jetter dans les rangs populaires , le frère der Ijoniaxvi sait demeurer fidèle au monarque, sans offenser les droits de la nation* En public ^ à l'assemblée des notables ^ ij professe ouvertement les maximes philoso^ pbiques ; aux Tuileries , il demande le maintien def prérogatives de la couronne , et s!élève contre les inno-t vations qu'entente d'introduire* a Dépositaire. wufruiiier plu trénfi qu€ ^fmê ave.% hérité de yos t^eu^ , dit~ii à
%on frfei*e, ^6U8 ttê .poUi^eini ^n aliéner les drhiii^ pfi* tàordiaux ^ ni détruire ia.hme constituiiue sur loifiieUe il est assis i» • On vetrouVe la mèote prudenee ^ le même esprit de conduite dans Taffaire du marquis de FavraSè Ce gentifhommé e&t ckarge de k conduite d*un plan dont Tobjet est de souleTer trente raille bomokes pour rétablir Tordre à. Paris 9 deux millions lui sont remis k cet effet par le trésorier de MoTisieur. L'affaire est éblruitëe ; le peuple prend mal la cbosts, Xe prince s^empresseï aussi-tôt. de st rendre à \a commune et d'y protester avec énergie de son respect pour les droits de t homme , et pour les principes constitutionnels. Le marquis de Favras est pendu ^ et Louis xviii fait à la volonté na« tionalc le sacrifice généreux de ses affections personnelles. C'est cette popularité , n'en doutons pas , qui a donné lieu à toutes les calomnies qu*on a répandues avec tant d^animosité sur les liaisons de Monsieur avec Robes-^ pierre- Je ne trouve ^ quant à moi , rien que de fort simple dans les relations qu'il eut avec ce député. Tout le monde sait qiie Robespierre était loin de s'anndncei^ il rassemblée constituante tel qu'il se montra dans la suite ; Louis xviii a pu , comme tant d'autres , se laisser abuser par ses dehors^ Il est certain au surplus que le prince ne taida pas à reconnaître son eri'eur , et qu'il condamna constamment avec la plus éclatante indigna^ tion toutes les horreurs révolutionnaires qui datent du mois de février 1793%
L'expression des Véritables senti mehs de Louis xvitt est consignée dans le manifeste qu'il publia lors de son àvènemei^t k la touronnc au mois de juin 1795. Le t*espect deà maximes antiques ^ le désaveit de toutes le^ institutions nouvelles , y sont proclamés solemneltementi Il faut Jire dans l'ouvrage cette pièce véritablement ruriruse , qu'on croirait de la façon de M. Roux-La-» borie , si l'on ne savait qu'à l'époque ob elle fut rédîgé«^, il s'occupait exclusivement d'agiotage au perron du Palais Egalité. L'appel que Louis xviii faisait aut f rançaii ne fut pas entendu. >Le monarque inparti^ua
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fîit rendait à fttir de ville en Tille , tandis qve Fomir^ pateor de son trÂae ^taît reeonnu sans diftcnlt^ par tontes les puissances de llSnrope. La Conriande , la Pologne » ritalie,rAngleterre , virent tour à tour le roi da^ France afronter les humiliations les phis cruelles aveft nne résignation philosophique.
Hâtons-nous de traverser cette funeste époque; arrivons à celle on Toppressenr des nations soceomke à son tour ^ FEorope entière fond sur la France et la couvre de sea armées. Qu*il est doux , après tant de scènes affirenses 4 de reposer ses jeux sur un spectacle si consolant !•.«* lies princes reparaissent heureux et triomphants sur I« terre de leurs ancêtres , et le tyran ( c'est de Napolëoaque je veux parler) emporte dans son exil au milieSL des mers , la haine et sur-tout le mëfTris des Français^ Louis xTin , précédé par le comte d'Artois 9 se dispose enfin à quitter l'Angleterre, il se déclare le vassal d a prince régent , et les préparatifs de son départ sont or*-^ donnés avec nne pompe extraordinaire*
Je demande à mes lecteurs la permission de laisset* le roi de France à Douvres ; j'espère qu'ils ne m'eà sauront pas mauvais gré. Je parlerai dans un prochain article , et des acclamations qui TaccueiUii^ent à son, retour ^ et de son règne de dix mois , et d%. stê nou*^ yeanx revers ; car Louis xviii n'est pas encore au term^ de ses malhenrs.
Vhermitt du Brabant.
viEGis ntsToaiQuc des différentes missions , ilans ies-^ quelies Fauche-Borel a été employé ^ kuivi de pièces just^€€Uà^s* Deuxième édition, A BruxeUes , ches. le Charlier^ libraire y Montagne de la Cour; fVahlen , imprimeur , rue de VEs^que, Prix , 3 yr.
La' royauté aussi bien que la religion compte ses frnatiqnes et ses martjts ; témoin Fanche*Borel qui aurait &it sans doute à Louis xviii le sacrifice deComhabns, si S. M. avait jamais attaché qaelque prix à ceii
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l^tigatelles , mftis qui da moins n'a pas balance ^ lui sacrifier sa fortune, son repos et son honneur.
Tout adonne, comme il le dit lui-même, aux soins d*un vaste établissement typographique h Neufchâtel * sa patrie , Fauche-Borei se voua dès ingS II la cause de S. M» Louis xviii. Pour premier fait d'armes , il se rend au quartier-gënëral de Pichegru afin d'y séduire ce militaire et d*embaucher Tarmée française. Cette tentative échoue , et il n'en résulte rien autre chose sinon .que Picbegru perd sa réputation et Fauche sa libei*të.
La seconde expédition de Fauche ne réussit pas mieux. En vain il arrive h Paris muni des pleins pouvoirs de S. M. pour trafiquer avec Barras de la liberté fran-
Ïraise , en vain après avoir marchandé million h million ie tréne pour S. M. il est sur le point d'en conclure he marché , toutes les mesures qu'il prend à cet efifet avec le directeur et quelques autres intrigants de sa .trempe sont déjouées, par la révolution du 18 brumaire , et Fauche est envoyé pour 21 mois dans une des tours du Temple. Rien de plus curieux que les révélationi de Fauehe-Borel à l'occasion de ces transactions hon~ teuses. Les pi^es authentiques qu'il rappolie , sont d«s inatériaux précieux pour l'histoire , et expliquent assez pourquoi le précis lùHÔriqiic oîi elles sont consignées , a été supprimé par la police avec tant de rigueur.
Si peu de succbs çt tant de tribulations auraient rebuté tout autre que Fauche , son grand cœur n'en est point abattu, il avait flétri la réputation de Picbegru , al paraît pro|H*e à salir celle de Moreau. C'est lui qu'on charge d'aboucher ce dernier avec les agents de Georges., mission qui lui vaut un nouvel emprisonnement. Certes Bonaparte montra peu de sagacité en faisant arrêter si promptement Fauclie , car d'après les semi^aveux de ce dernier, il acquerrait , quelques jours plus tard, ia jircuve qu'il aurait été si jaloux d'administrer aux juges de Moreau.
Il faut l'avouer , ces incarcérations successives ralentirent un peu le zèle de Fauche, et bien lui en prit, car on fusilla le neveu qu'il envoya îi sa place pour s'assurer de l'existence d'un comité royaliste st pour -gagner le prince de Neufchâtel dont la conduite , soit dit en passant , paraît plus qu*équivoque.
^n éloignement pour Us affaires se prolongea jusqu'ea
i8i3 ; encore Fauche figura-t-il à cette époque danste champ de Tintrigue , moios comme agent que comme eoiapère. Les royalistes commençaient h sUndigner de ce qu'un prince du sang n'avait encore payé de sa personne dai)s aucune des tentatives faites en faveur ae la contre-révolution.
Tout-à-coup le duc de Berry se décide ; il ordonne les préparatifs d'un débarquement sur la côte de France , lui-même fait mine de paitir , mai» le prudent Fauçho qui avait été envoyé h l'avance à Jersey, écrit lettre sur lettre à monseigneur pour le faire renoncer k une résolution si téméraire , et cette fois du moins il a le bonheur de réussir.
Le moment de la restauration arrive , Fauche se flatte qu'il va recevoir le prix de tous ses services* Vain espoir ! M. de Blacas est toujours là pour son malheur comme, pour celui de tant d'autres: il ne re-r çoit de tous côtés que des marques de mépris et d'ineratitude ;* mais loin de refroiuir son fauatisme pour Ïbl royauté elles T^^^ltent davantage.
Les événements qui précèdent le 20 mars font pressentir à S. M. Louis XVIII sa chute prochaine , et quelques jours avant que S* M. n'eût pris la fuite, Fnucne est expédié à Vienne , oîi il avoue ingénuement qu'on ppnrbait pour la régence, attendu, disait-on, que Louis xvijj n'était point aimé des Français. Mais Fauche- Borel fait tant et si bien , qn'il décide les puissances à faire égorger une partie de leurs soldats avec les soldats français pour le bonheur et la phis grande gloire du roi de France. Fauche quitte Vienne avec une lettre, dans laquelle, dit-il, le roi de Prusse don-' naît à Louis xviii les assurances les plus positives ^ et il , arrive en Belgique où S. M. était venue chercher un asile qu'elle regrette tant de voir accorder aujourd'hui h quelques - uns de sa^s sujets*
Porteur de nouvelles si impartantes, quel bon accueil Fauche n'a-t-il pas le droit d'espérer. Cependant pour récompense de tout son zèle, on le traîne honteuse-* ment en prison à Bruxelles. C'est ce dernier événement qui a donné lieu au précis hjslpnque çle Fauche-t Borel , précis d'autant plus curieux qu'il a été écrit par l'auteur avec beaucoup de bonne foi et nullement daoa l'intCAtioa dc^ blts«er S. M* C^peadant telle^ est*
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la pî>sîtion actuelle ^n roî de France , teHe est la na-*- \ i:o d^s intrigue! , qui lui oot tour-à tour fermé et oind les avenue» du trône qu'on ne pouvak publier coi.îre lui une satyre plu» amëre.
Loin donc de partager Topinion du sieur Perlet qui a cherche à représenter Fauche, comme traître à la cause royale , sans me laisser abuser par les insinuations perfides de M* Angles , lesquelles portent à croire que Fauche était à^la-fois agent de Louis xviii et es-* pion de Bonaparte , ne tenant enfin aucun compte f malgré toute son expérience en pareille matière , des reproches de M. de Blacas qui accuse Faudie d'avoir fait le trafic de croix de St. Louis , je le regarde comme un homme aussi loyal q«e désintére6sé , je ne vois en lui qu'une victime de son dévouement à la caus» iv>yale, et son exemple me prouve que les conquérants ne sont pas les seuls qui jettent l'orange sur un tas d'ordures après en avoir exprimé le jus.
BOUCHE DE FER
Au Rédacteur* ^- Monsieur le Nain , Tai lu avec plaisir votre dernier numéro ; il m'a fait rire , au titre près que je n'ai pas compris. Que veut dire , s'il vous plaît , votre formule algébrique livrai^' son 17 ". + I ou îg"\ — i ? Pourquoi ne pas se servir de cette locution si simple et si naturelle: Ihraison iS"*.? Si c'est une malice , j'avoue naïvement qu'elle échappe h mon intelligence, et je vous serai très-obligé de vouloir bien m'en donner l'explication.
Votre dévoué serviteur
Innocent Bonneail.
Réponse des Rédacteurs. "Les esprits les plus forts ont un peu de superstition : nous avouons que nous n'en sommes pas tout-h-fait exempts. M. Innocent Bonneau doit savoir que quand les soldats français jouent au piquet dans les casernes , ils évitent toujours , en comptant , de. nommer le nombre fatal que les arithmétiolens
Qoo^^
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ont plac^ entre le 17 et le ig ; ils cmplojrent habituellement un s^nonime dont nous reconnaissons toute Texac* titude , mais que par politesse nous n*avons pas dû faire figurer sur notre feuille jaune •
— Le tribunal de police correctionnelle de Libge a prononcé son jugement sur l'accusation de calomnie portée contre IVditeur du Mercure-Surveillant au nom de leurs majestés l'empereur de Russie , le roi de Prusse et le roi de France. Les deux premiers souverains ont gagné leur pi*ocës ; mais le troisième a perdu sa cause , il est renvoyé hors de cour. L'éditeur du Mercure-Surveillant se propose , dans un mémoire justificatif, d'en appeler au tribunal de Topinion publique. On doute que le roi de France en fasse autant.
— Le duc de Beilune vient d'arrêter de sa propre main, sur le boulevard, un homme qui tenait des propos séditieux. Vojez plutôt la gazette de France du 25 mai. La faveur dont il ^uit depuis cette action héro'ûiue a donné l'impulsion à toute la cour. On ne voit plus dé tous côtés que princes et ministres faisant le métier de gendarmes. — Ce' n'est point déroger^ depuis longtems ils font Toifice de bourreaux.
— On assure que le ministre de la police, séduit par l'exemple du duc de Beilune , s'est pris iin coDet avec \\a fort de la halle. Celui-ci était prévenu d'avoir, avec intention , répandu de la farine sur un pantalon bleo qu'attachait une ceinture rouge.
^^ On a dit de Bonaparte que c'était Robespierre à cheval j ne pourrait-on pas dire d'un autre souverain qui n'est pas empereur , que c'est Napoléon cul-de-^ jaUe?
— Le despotisme vient de frappei* dans le général Chartran , l'un des braves de l'armée française. Sou digne agent , le marquis de Jumillac , a mis dans cette exécution un rafinement de cruauté qui lui vaudra sans doute le grand cordon. D'abord il a fait recommander 'k \a clémence du roi le général Chartran afin de prolonger son supplice \ puis après avoir obtenu le refus paternel de S* M. il a envoyé sous les fenêtres même de la prison , la musique militaire avec oindre de jouer l'air : vwe Henri iv. Enfin depuis l'exécution , il a outrasse les mâues de sa victime en lui faisant prêter danji ^ les jouri^aux des discours qu'il ne pouvait tenir , et en
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fof çant un ecclâîastique à être de moklé daiM ses ini-* po&tures insultantes.
Le brave général Chartran a reçu fa mort avec autant d'intrépidité qu'il l'avait afirontee dans plusieurs batailles. Il a fait , avant son supplice , distribuer a\i\ soldats de la garnison tout l'argent qu'il avait sur lui. A la nouvelle de cette horrible exécution son père est mort subitement ; mais pour en conserver le souvenir , ji lui reste une famille et tous ses anciens compagnons d'armes.
— Un ^mîgr^ en revenant dans son cbâteau demandait à la fille du jardinier c« qu'e'taîent devenus les lauriers qui autrefois, embellissaient son parterre Hélas i re'pondit naïvement la jeune iiffe , depuis votre retour l^ous n'avons plus de lauriers , il n'y a plus q^ue de» «aules pleureurs.
— Un haut et puissant seigneur est parti tout exprès de Paris pour venir ici demander la suppression du Nain Jaune. Son apparition en Belgique a causé quelque inquiétude aux amis de la liberté et de la gaieté t lesquels sont en grajid nombre dans ce pavs à en jugée pir nos souscripteurs; mais qu'ils se rassurent , la princesse des Nains jouit à la cour de toute la faveur qu'elle mérite.
EJJe.ts de théâtre et de cuisine à %^ndre^ M» Cotillon prend définitivement le parti de se* retirer. Ce vieux comédien qui avait plus de prétention que de talent , reconnaît enfin que ni lui , ni sa troupe, ne sont du goût du public. Il avait bien figuré avec quelque succès 3ur de petits théâtres hors de France; mais il n'a pas pu se soutenir sur upc scène aussi scabreuse que celle de la capitale. Au fait , cet acteur est plu* que médiocre. Il a la manie de ^c croire bon dans les pères et dans les rois ; mais certes il n'est fait pour aucun de ces rôles. Il manque également d'entrailles «t de noblesse , et n'est même que plat dans les tj^^rans. H est certains rôles pourtant oh il a donné quelques preuves d'intelligence et de disposition; tels que ceux de pancrace dans le mariage foicé; de Mamurat dans 1« «rondeur , et de Bobitret dans la comtesse d'Escarbap^as. Il n'est même pas sans naturel dans le Tartufte , et il joue les Cassandres h faire illusion ; mais il y a loin de lit au rôle d'OEdîpe qu'il affectionne et qu'il parodie d'une manière tout-à-fait bouffonne.
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Xits Parisiens <jui Paivadatit d'abord accucilK «▼ec'fSi^ Teur , ont bientôt fini par s'en lasser^ Leur dëgoût est tel qu'on n'ose pas risquer de donner une reprësentatioa à son profit , favcBr qui n'est pas m^me refusée au plus mauvais farceur. On ne saurait ce que deviendra ce pauvre* diable , si M^ Papillon , protecteur des Çàrts , n'avait promis d'intéresser pour lui la bienveillance de M. le duc de Duras , gentilhomme dé la chambre de S. M. Il espère obtenir pour M.Cotilloià une pension sur la cassette du roi plus forte encore qne celle qu'il a obtenue pour M. Sapctte , premier et dernier directeur de feu 4e conservatoire de musique.
En attendant M. Cotillon fait vendre à l'amiable sa ^arde-robe dont voici la note exacte.
Un siège à toutes fins , c'est-à-dire , un grand fauteuil à bras où Ton peut dormir , manger et.^ ré->
^ner tout à l'aise. Il a éié lait sur le modèle de celui du roi de Cocagne
Itetn^ Un habit de Tartuffe complet.
Ifem, Ua tourne- broche avec sa broche qui peut |u l>esein* servir de lance, et un plateau de toile propre a faire un plastron , une léche-fritte et un bouclier*
lUm. Une collection comnlelte de masqtjes pour toutes les expressions douces, telles que la piWe , la bonne foi y la clémence^ Nous sommes obligés d'avouer quû ce dernier masqiie est si fatigué qu'il ne fait presque pins d'illusion.
rtem. Une pai*titi6n de la grtinde scène d'OEdîpe et d'Antigone arrangée pour deux voix fausses.
flem. Trois guêtres de velours. Un Crispin de taille ordinaire pourrait en faire une culotte et un gilet.
llem. Quintus - Horatius y Flaccns , cum notis /oannîs Bond ad usom régis ^ ou Jean Bond ISi 1 usage du roi.
Item, Une carte du royaume de Bourges décorée des armes de ladite %dlle id est du portrait du chancelier de France assis dans vn fauteuil.
Tlem^ Une toque de jésuite ornée de sa houppe et d'un panache à la Henri quatre. ;
Item. Une main de jusflce en plomb adaptée à une l>agaeite dorée tant soit peu vermoulue j elle peut seivir de fourchette.
Item. Un couteau decuisine dans un fourreau de sabre.
Iiem. Une décoration complette , coulisse , toile de fond y rapréseataut uue armée»
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Item. XJn yase de terre cuite de forme étrusque pouvant servir de saucière , de lampe antique et d^ wse de nuiu
Item. Une robe de chambre fourbe, faisant doHmam, robe de cfocteur et manteau royal , ad libitum.
Jtem. Un sceptre armé d*unè cjiillière à pot. *
Item. Une couronne de papier doré, collé sur ua bourlet d'eufant , et assez large pour se porter avec un Jbonnet de nuit.
Item. Dix têtes à perruques propres à figurer le conseil quand les circonstances le demandent, et un ma^ Aequin revêtu des habits rojaux , pour le présider.
Item. Une bourse de louis faux à Teffigie de Louis dix-huit.
Item. Une quantité d'habits de valets.
Le jeune pi*emier , le paillasse et la jeune princesse de la troupe profitent die cette occasion pour mettre en vente les objets suivants : deux uniformes anglo-^ français , percés et coupés en plusieurs endroits par dcr- ^itTc , mais seulement tachés sur le devant \ s'ils ne sont pas propres ce n'est pas faute d'avoir été battus.
Item* Un costume d'Ilarpi.
Item. Un costume de Jocrise , un costume d^ennuque et un habit pastoral à l'usage de l'enfant prodigue » quand il gardait les moutons qui n'étaient pas de Berru
La vente se fera chez Bahin ^ Fripier, Costumier. Le tout au comptant , on ne recevra pas de bons royaux.
— Nou$ proposerons de tems à autre des questioics que nos souscripteurs sont invités à résoudre. Les ré* ponseslcs plus justes ou les plus piquantes seiont insérées avec ou sans nom d'auteur selon qu'il plaira à B08 correspondans de se faire ou de ne pas se faire connaître. Un exemplaire des 18 premières livraisons du Nain Jaune rsfu^ié sera donné à l'auteur de la meilleure réponse que nous signalerons par un étéifQoir renversé.
QUESTION
Quelle ressemblance et quelle différence peut*on ëta* blir entre S. M. Louis xviu et un danseur de corde ?
tN. B. En répondant à cette question » il ne 6iat ni blefst^ Tcnté I ni: manquer à U aiajesté rojalc.
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IV» VôUnou -^ iMii liiit.
flÉFUGIÉ.
Le petit liènkolnftiè vft «nàore ^
^ SOMMAIRE
9tien àè moins légitime que ieur Ugàimtté^ — JTappellp *wu^ chat un chat et Oheron un.**. * — Ah / pour fa^ mour du grec soiiffrez qu-on vous embrasse* — £m "pioU — Ol*t««, c^est Ouurard. — L* archevêque^ labbé ^ 4es oies. — Fin de P histoire de Louis le désiré qui -m^esipas encore mort. — Xe branle. — Timeo Ddnao^ ^tdonaferentes. ^^ Le petit-^fils de Henri iv. •*- I^oursy
' ^--* Ré<félaûons\ — Le hlanc et le noir.
t)Ë LÀ LÉGITIMITÉ.
Avant d'examiner ce qui constitué ià JLégitimité ^ èntendons-nous sur la véritable accejption dé ce.moU En général légitimité est le sjnonime de légal '^ une icbose légale est une chose conforme à là loi : la loi ^ étant l'expression de la volonté générale , toute espèce àe légitimité est le résultat d*un voeu public et pubii^ quemcût exprimée La légitimité du monarque lui même ne saurait ctre que le^ produit de la volonté pùbliquev I^ourquoi le i*oi Guillaume est-il roi légitime ? parce Que le peuple des Pays-Bas à librement accepté la lof fondamentale*. Pourquoi George III est-il roi légitime î parce que é*est la volonté du ]ieûpie Anglais qui à porté son ayeul au trône de la Grande Bretagne. Pour-iquoi f enàpereùr dé Russie , feknpek^éur d^ Au triche , lé roi de Prusse , etc. sont-ib des monarques légitimes i paircc qûé daiis rorigina leurs ayeux ont été nomméi
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cKefs de ces n^ons , que les descendans de cet cli«ft ont régné de fait sans interruption jusqilk'à ce jour , et sur-tout parce qu'ils ont, en leur faveur, le voru fortement exprimé de leurs peuples. Interrogez les Russes, les Prussiens , les Autrichiens d'aujourd'hui , et tour vous diront que , parmi tous les princes de l'Europe , ils auraient choisi celui qui les gouverne , si le choiï n'eut été fait d'avance par leurs ancêtre^.
£n peut-on dire autant des Bourbons ? Quel est le tïhef de leur race ? Ce chef a-t-il été appelé à com-^ mander par le vœu du peuple ? Pour toute réponse Bsez rhistotre de France.
Mais , dira-t-on , quoique Hugues Capet n'ait été qu'un usurpateur , ses descendans ont pu devenir des princes 'légitimes par le vœu des peuples qu'ils ont gou* vernés sans interruption.
Admettons la vérité de cette hypothèse , et voyons si elle est applicable h la personne de celui qui règne en France et' qui prétend y régner depuis vingt-deux ans.
En supposant que les ancêtres de tous les rois de •l'Europe eussent été des usurpateurs , comme Hugues Capet , ce qui n'est pas ; tous ou presque tous les rois de l'Europe seraient des rois légitimes \ ils seraient légitimes , parce que leurs vertus font tiimer leur gou- Tcrnement , parce qu*ils sont environnés de l'amour de leurs sujets ; ils seraient légitimes , parce que leurs sujets ont assez manifesté leur consentement , en s'armànt tous pour défendre des princes que Napoléon voulait détrôner. L'insurrection armée de la Prusse , de l'Autriche, de la Eussie est un titre de légitimité sans réplique, pour François, Frédéric et Alexandre. Mais que peut-on invoquer de semblable pour le roi de France ?
Le peuple Français n'a jamais conféré de titre à Hugues Capet. Dans le moment d'une crise nationale , V>uis xvin a abandonné le peuple Français à lui^méne y
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fÊfodmnt Tm'gt-dn<{ aus il a tout «mpiof^ |KMV FEurope cotitrê ce peuple généreux ;^1. n*est rentra, panai les siens qu'à la suite de douze cent mille guerriers étrangers ; Loui» xviii..iie peut donc jamais étr* considéra eu France comuie un mooarqiie lëgittoie.
Quand bien même les Bourbons auraient eu des drwta ^ la couTonae de France , Louis XaTÛnr y aratt re-* nonce par sa retraite volontaire ; si , . par une bisarro lietion de famille , il a pu se croire roi un itistant » après i» moH de Louis xvii , la guerre qu*il a faite 11 la France équivaut à une abdication fonnelle : ce n*est donc que par la ibree ^ par une force étrangère , que Ijouîs y derenu étranger , est venu s'asseoir sur le trô|^ des Français.
S*il ^ait arriva en France à h tête d'titie ai'ni^ qui eut été ia^ sienne ; si, avec sa propre armée. ^ iX eut d^fhît Tarmcfe française et ^e fut ainsi frayé un obemia an trône s rbistoirr le peindrait nn jour comme un eon-^ qnérant , un guerrier , un usurpateur keureirx > il r^ gneroit y du moins par le droit de la guerre ,
Le premier qui /ut roi /lit un S0^ldat heureux* Ce n'est pas sous ec point de vue que nous pouvons Tenvisager. Stanislas Xavier n'est entré à Paris que comme un |>ro4égé de la coalition ; la coalition n*à ev«Tcé e\\ cela qu^une espace d'initiative, c'est un candidat, un aspirant au tronc qu'^elle a présenté au peuple français ; il nous reste a voir si le- peuple français ^ seul juge k^giiime en cette matière , a déféré à la^pro-^ position des hautes puissances*
De quoi se compose un peuple ? de cet^e portion active , jeune et foi*te qu^on nomme armée , de» propriétaires , des prolétaires , des savfius y des artisans , de^ ncgoclans et, si Ton veut^, de cette classe d*^ndividu9> qiH se disent nobles , suivant l'appellatiou gotbiqtie des tem» de la féodalité. *•
Consultez l'armée française, François Xavier Ta Ii^ ceocice^ et décimée i consultesi les propriétaires ^ ils
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^fetMttït'poût Venr fortuse • k» proMtaîrei ,. Pëd«i1ik à Tindi^nee ,'il^ sont impatiens cbi joug et de la hontef ks savans, on les exila > Içs artisans , il& réclament dv^ travail; les nëgocians^, ils gémissent sur la mine d« commerce ; ton» les Français , ik redemandent Thon^ nenr. InterrogeE aussi ks nobles y et o^ux-lii , ceux-liit seuls vous diront que tout est bien » que tout est légitime^ parce que tous ks bknfaits de. la légitimijte sontpoui> eux et ks leurs» Si k sang coule sur des écli^f^uds ,, si ka cachots regorgent de victimes , m k France es% convertie en une Tast« prison > si ks. impôts sont dou-. h\é» c*est pour i'inttfrét des émigrés , des nobks , 4e» vendéens y de tous iesi eanqmis d^ k çloii:^ nMi<H. nale. ,
, Cenx-Ià , sans doute^, si vous ks interrogez ^, voteront pour ks Bou;rbops; mais, si vous -consultez k ço^p% soeiflj ,, H votera , en entkr , poDr un lAOuv^an papta qui lui donnera un nouveau chef. Les, Bourbops.n^ont; de partisans ei^ France que ceux qui se sont rçndu^ étrangers à la France ; Loui^ xvin est M.en k rpi| légitime des éinigi;és ^ des préfçts , des sous-préfets ^ des ministres , des guichetiers , des gardes du corps ^ des bourreau^ , des pairs de France j mais ij n'est point ^ il ne sera jamatis , il n*est pa3 en lui de devenir k roi; légitime des Français ; gisons plus , toute la puissance, de TEurope ne saurait légitimer là sienne. Certainement Louis xviii , entouré d'un million de soldats étrangers ^ peut fî^^Te ex^éçuter ses sentences , ses décrets , ses. condamnations , ses proscriptions ; mais exécuter est un. fait et non un droit ; dans cette circon.stance , c^cst l'effet d'une force auxiliaire et iporaentanée , et non le. résultat du consentement libre de la nation , CQnsen^. tcmput qui seul légitime k puissance et fen garantit k stabilité. Celui qui, ne r^gne quepouijlui. pour la vengeance , pour gorger un troupeau insatiable du plus, pur sang du peuple, celuir-là ne peut régner bng-tcms*. 1f«es ricliesses s'épuisent , ht patience se lasse , la longanimité to^„aye ii» Wiw*\ k moment di*. «J.csesçwC.
Hrrire , et l'ordre renaît du d«^sordre. La l(fgîtîmît<? d'an nouveau cl»cf pour la France trouvera sa source dans la légitimité d'une résistance que Ton commence b opposer àe toutes parts.
Les Bourbons régnent en France , sans être appelés un trône , par les Français j ils rbguent en France, mal-' stré les Français ; la vofonté nationale les repousse j l'Europe restera-t^elie coalisée pour les maintenir i hi justice et l'intérct des rois s'y opposent,
La justice Comment en cfl'et des prin'ces , pbretf
^c leurs peuples , se rendront-ils les fauteurs et les pro^ tecteurs d'un horrible régime de proscription , de bannissement , de déportation , d'incarcéralion , de mort et d'assassinats juridiques?
L'intérêt....««. L'intérêt des rois est d'être grands et généreux. Il est des circonstances qui leur font peut-^ être un devoir de mettre un terme aux entreprises d'une nation voisine; mais ,. le but atteint, rintén*t bien entendu de chacun est de rentre*' dans les limites de son fmpire. De nouvelles convulsions en Franoe menaceraient encore l'Europe; et ces convulsions sont inévitables sous les Bourbons^ D'ailleurs , si la coalition pouvait s'obstiner à les protéger , quel est l'homme assea peu claîrvoyant » pour ne pas appercevoir que cette protection serait bien moins utile aux Bourbons en\^ inémes , qu'elle ne serait contraire ^ l'équilibre de l'Europe? Parlons i^vec clarté; quel rôle fou e Louis xini; qu*est-il en France ? Il n'y est que le préfet d'un autre gouvernement î I9 France telle qu'elle est , ne doit être* considérée que comme une addition de territoire huuterritoire moins étendu qu'elle , et ces deux terri toii es Jaunis , administrés , gouvernés par les mt^mes mains , ne peuvent que menacer la sûreté de l'Europe. En peu ^'années , la dépendance de" la France deviendrait la cause de la dépendance de la plus belle partie du inonde. L'observateur a droit d'en conclure que leg ^ois de l'Europe abandonneront les Bpurbons h eux- ^a^e^. S'ils «ont légitimes ^ le principe de la légiti-
Biîtë Tempwtera ; s*lh sont légitimes , fcnr pntssanc*- /evu. incontestt^o , cainrae celle des deux empci'cnrs et des roi^ delà coalilifjo; s'ils saiil Mgitimos , le peuple fi*an«^'ars f'fïrnicra pour les defeiulre, comme les Belges , les l*nTssieiis , les Autrichiens et les Rmsscs se sont arm<fs pour la cause de leurs iTIwstrcs chefs.
S'il est encore des iMiumcs, pour qui. la qtrestîon de fei iegilimùé frau<jaise ne soit pas itigee , par les d«>u3iL anntfe» qui Yieuneut de s'ecauler ,*qu*iJs soient aCten-^ tifs aux tfvèucmeiAS qm vont se passer. .. Quand l'Europe, après avoir varneriles ïroneaîs ^ anra renonce' au j>rojct de les. tenir captifs, ^ur leur terre nationale i ou les mouvcmens insurre«:tk>oiieîs et les siMitions cesseront, ou ifs ne ces«>eront pj^ju S^ils crsseat , si le peuple applatidit aux egorgcmeos ^ aux supi>tices , aux emprîsonneineits. , a)VN*s f»ÎMA. de^ doute le pouvoir du roi de France ^rn légitime , parce qu'il sera le prodtiit de h volonté dé la majorité.
Mai4 si celte roa^orife persiste dans ses jMopos sc'ttt*eirux , «;es aftro .peincus \ si elle regrette et la gloire et le> cwilcurs nationales; si elle* redemaode ceux qui doivent protrgrr sou i'uîei>eiMla»ee , s? ses cris lap-^ pellent fès bannis, les proscrits , les exiles ; si elle v«ut une armée , si elle se transfom\e elîe-mèine en arméenationale : alors il faudra bien convenir que Tiug^es Capet u'a pas transmis une legîlimM qu'il n'a jamaîà eue» (i) que I^uis Stanislas Xavirr a renonce' à la t'gf^ tlniile\ en fuyant, en faisant la g.uerre à son peuple; que les peuples ont bien le droit d'être consultes , quand il s'aj»it de leur donner des cliefs , et qu'enfin la Idgil imité des princes ne peut dériver que de la souveraineté des peuples.
(i) \ la mort de Louis t , dit le Faiiw-wit , yï ^ rexcIiiAÎoa du (iriiicc (ahuries , onde palcrnfl «If rc dtrniiT , HogHcs Caput, comte lie Parij; cl maire <lu |>al»i» , fut l'iu roi par «quelques soiicnBi»nrj. Peu «le tcmn opn*^ , riin «^Vn^ nonam^ cinns Tli ist oirc , Adaihrrt , rnnite «4v l« Marche vl «in IVripord l'nviw lU lui réffiyt.T. Le roi lui dciuanila : •^«i donc vous a fitU romtv? -■«-' Ceux-là même tfm vous ontjitu roi , \ià rcpcadil evIui-cL
(3,) BIOGRAPHIE GÉNÉRALE
S>£S CHJSVJkLlSHS DS IBTEIGKOIR*
CsABmoL, > { M. le comte <lc J maire ào. Riom. CmABRoL,|À( M, Je comte de 1 prclet de la ^eiiir. Chishol , ) ( M,, le comte de j pix'fi?! du Rhône. Trois (êtes de comte dans un Jteigrioir.
Cbebov .{ M. ) , ex-procureur, ex-scvrelaîrc de '^î^ dk^ fiJacers , ei-rédactvur du ionnial de rctnpire . et maîateuant censeur de ia gazcite de Frajice, De nic^nte ^oe le commissaire de police La fosse se vantait devant Piron <l'avoir nn frère homme dV'spvit à qui notre scène jcst nedevaWc tie la J>el4e traj;<^dic de Ma/ilius , il ne tient qu'à AL Cbcron de se vanter d'avoir eu un frère plein de probité ^ dt* franchise et de talent , autcin: da Tartuffe de mœurs , l'une des meill(*ures comédlei iou(5es sur le théâtre français depuis cinquante ans. Quoi qu'U en ^oit , ia providence , que nous serions teatJs d'appeler par son nom de lainilie le hazard^ nous a enlevé le bon , Thonncte , le spirituel M. Cheron , TadmÎMistratcur jioete , et nous a 'laissé M* Cheroa le censeur à qui nous consacrons ce petit article en forme d*éloge« Cet homme , un des plus zélés propagandistes de Tordre obscur quoiqu'il nV soit encore q;ie frèr« lai , a commencé par ^'tre procureur* Nous ne sommes pas chargés d'évaluer ia ré])utaiioti qu*il s'est faite dans cette profession. Kous sompies ici pour louer M. Cheron et non pour écouter les plaintes de certaines gens qui croycnt toujours qu'on fait mal leurs affaires parce qu'on fait biCQ les siennes : il nous suifitde savoir que mal^rré Icscriailleriesdequelques veuves et de quelques orphelins, c'est UA homme qui a y comme dit un pointe gascon de DOS amis , cent pieds cubes d'obscurité sur la tête ; qui a pour tonte idée libérale un sentiment d'horreur invincible ; qui écrit contre la liberté de 1^ presse de maniiïre à en dégoTUer ses plus chauds partisans; qui prccbe avc(^ ferveur dans les aaticbaLmbres oii il cit
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Ik (loste fixé , ^extermination de toute la eahaiUe iéè philosophes , des constitutionnels libéraux dont il e&t si urgent de purger la teife : il nous suffit y disonsnous , de reconnaître en JVI» Cheron Tapôti^ le plu» intéresse de cette sainte ignorance , de ces gothiques préjuges sur lesquels se fonde la prospérité des états» pour que nous le défendions unguibus et rosiro contre les attaques des lumineux qui le poursuivent de leur clarté iiineste dans Tombre épaisse oii il manœuvre à \\ plus prandc gloire du génie des ténèbres et de ^es dignes affidéàw
DuFou GERAIS, b Quaud on a fait sa foHune le verre ^ la main , il doit être permis dWoir des sentiment fragiles ; mais peu nous importe que Ton ait profité des laveurs de plusieurs maîtres*; ce que nous exigeons c'est tle les avoir méritées par cette force de caractère , cette fierté de manières et cette noble résolution de garde^ sa place à tout prix » qui sont les premières Vertus dé tout homme obscur qui veut parvenir.
FouBNtERj i^ lieutcnant-'général 4 grand*croix de la lé-^ fçion d*Uonncur , chevalier de Sti Louis , etCé etc. Voye* Jlodomont*
Gail. L*amour du Grec est une passion tout cotnmé «ne autrc4 M^ Gail s*y est livré toute sa vie aveé une ardeur inconcevable, .au point de négliger pour la satisfaire toutes les langues vivantes sans exception* la langue grecque , en sa qualité de mOite est re- <x)nnue dans Tordre de rcteignoir. La réception dé M. Gail a été faite avec la plus grande solemnité t c'est M. Villcmain, qui présidait '^ M« Gâii Ta embrassai pour Taiaour du Grer*
Laierte , ( M4 Papillon de ) intendant des raenu^ plaisirs de la cour \ emploi qui certes n'est pas mince ^ »ur-tuut dans un pays oîi tout se peint en beau.
Nous sommes désespérés que M. Papillon ait quitttf la carrière administrative où il s'est signalé jadis en qualité d'auditeur. Le rapport qu'il a fait lors de la pre- Biicrc invasion Ue& alliés | sur les ravages commit à
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Provins , «st nu morceau dVloquence de la preim^^re force. L'article du viol est touché principalemeot avec ane grâce et un bonheur d'expression qui annonce un homme de la meilleure compagnie.
MuTiv. A» ( M« l'abbé ] Cet ancien prêtre rédacteur du journal des débats et censeur des journaux^ professe ppur t«ute esp^e de lumière une antipathie devant laquelle les flambeaux de Thymenée ont «euls trouvé jrâce jusqu'à ce jour.
Ot^vkjibo , ^ ( Julien ) fournisseur de plusieurs armées , |M>ssesseur de plusieurs millions , père de plttsieurs familles ; H s*est constamment rendu digne , par sa sotr?- |ilesse , sa finesse et sa richesse , de la bienveillance de •es protecteurs, messieurs Barras, dtHervas etBiacas. Doué par la nature des plus séduisantes qualités , VL Ouvrard prouve l'inutilité d'une première ^ucatioa aussi ennuyeuse à donner ipi'k recevoir* Parvenu sans lumières au rang des favoris de la fortune , ii joint l'élégance des marquis à la générosité des Mondor; nous le voyons souvent prêter son argent Ji des amis de ceur qui n'ont pas même la politesse de parler de lui dans ia cfhambre du roi : «t cependant c'est dans sa maisan que se donnent les fêtes en l'honneur des Dorimène de nos )ours^ et ces dîneif que madame Onvrard , plus philosophe que madame Jourdain , ne vient jamais troubler par ses reproches*
PuTMoaiir ^ ( M. de ) Nous savons bien que «et ancien membre de la chambre des députés assure qu'ail ^^ntend lui-même quand il parle ; s'il en donne sa parole d*henneiir , il faudra bien Fen x;roire et l'en féliciter, san^ espérer jamais de partager le plaisir qu^il se donne. M. Paymorin bredouille avec une telle volubilité qu^il faut avoir Toreille bien exercée pour saisir un mot au passage. -Quand on parle comme <:ela on a la ressource d'écrire^ fort bien , mais quand on écrit comme on parle^ on peint au pastel , comme fait M. le député , et Toa ne force periionne à regarder ses ouvrages*
Rheims k ( l'ardieveque de ). Depuis 1800 le seul eccMsiastique de sa famille. Le ciel fit alors de grandes conquêtes , et riiymen alluma un beau cierge ; mais tout finit : et si les prières de monseigneur n'obtiennent rien d'en haut , le cierge est, dit-on , prêt à s'^teindi'e.
Salgues h ancien gi'and vicaire, M. Saignes né peut pas être considère comme un écrivain de parti , car il a ^crit dans tous les journaux indistinctement , ce . qui lui a donné une facilité mervcilletise pour défendre toutes les opinions et pour soutenir tous les principes. Il paraît être û\é aujourd'hui au Journal Général cil il signe à-pen-prës la moitié des articles qu'il y com^ pose suivant l'honorable habitude qu'il a prise- de n'attacher son nom qu'à . des écrits qui soient con« formes à ses sentiments.
TouBKOjf 4» ( Camille ) préfet de Rome. Surnommé Furius , Camillus , Capitolinus , il a pris l'histoire à rebours ; c'est un Gaulois qui s'est laissé forcer dans le Capitole , par des oies dont le plumage est noir.