‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 27 sur 88 · X. Pas d'avanlage et c'est bien assez · texte numérisé non relu

X. Pas d'avanlage et c'est bien assez

Z. C'est trop «, je n'imaginais pas que cela durerait si long-tems.

X. Et moi , je ne vois pas par quel motiFcela serait déjà fini.

Z. Ne sommes-nous pas victime^ de l'injustice la plus révoltante ?

X. D'accord; mais plus notre exil est injuste, plus Tautonté qui l'a voulu doit s'opiniâtrer à le maintenir.

2» Plus elle devrai^ s'empresser de le révoquer*

X, Pourquoi \t gourertieAiéiit lioûs à-t-11 ésH^sl^ Z. Parce qu'il nous soupçouQdt de peu raimer* X* Après un traitenvent pareil à celui qu'il nous S fait éprouver, ses soupçons n*ont>iïs pas dû se changer en certitude ? Peut-il douter que ceux qu*il a traités et& ennemis ne le soient devenus , peux-tu penserenfin qu'on ïious rappelle jamais quand nous avons évidemment les sentiments sur l'appareDce desquels On nom a si cruellement persécutés ?

Z. Ta logique m'épouvante : je ne vois pas de motif pour que nous sortions jamais d'ici.

X. Ni moi non plus , si l'olrdre dé ebôseâ actuel kia change pas en JPrance^ car il n'y a pas de pays que l'habitasse de préférence à celui-ci ùh. nous vivons protégés par de bonnes loii et par un bon roiv Mais cet ordre de choses peut>il ne pas changer? Z. Je te le demande^

X* Pour résoudre la question ^ il faut se Jreponer \ des circonstances analogues à celles oïl nous nous trou?* vous ) il faut remonter aux premiers tems de la révolu-* tioD; en rechercher les causes; s'en rappcller les effets; et tâcher de lire l'avenir dans le passé.

Z. J'ai tout cela présent à l'esprit. Renférme^ Pautô-« rite royale dans de justes limites; donner à la liberté du peuple toute l'extension qu'elle doit avoir pourdéttoiire les privilèges ; établir l'égalité des droits; faire supporter également par tous les charges publiques : voilà le but oin tendait la révolution ; voilà les résultats qui sem^blaient déjà assurés à la France par sa première eon^^ •titution.

X. Quel est le but oh tend aujourd'hui le parti qui dù*-^ mine ? Rendre au rei le pouvoir arbitraire dans toute soii intensité ; ramener le peuple dans un esclavage ^ plus étroit encore que celui dont il était sorti ; rétablir les privilège^ et les immunités des deuxordres; réserver é;iclusivement à la noblesse les places dans l'armée , dans lès tribunaux , dans la finance, dans l'administration , qui plus est, et qui pis est dans sa police : voilà ee que veut faire ) voilà ce que V* 4« 3a

'deffùîs un an surtout, feit le ^ouverhetoent; qui loin de respecter 803 firinici|>es établis et maintenus dans les

diverses oonstitutiobs ifue la France a successivement

• ac4M^tëe8 , se rit mânie de ceux qu'il «vait juge utile de

consigner dans ce contrat gothique , dans cette charte que sa libéralité parcimonieuse nous avait , dit-elle ^

.ccirojree.

' Z. Tel est en effet l'état actuel de la France, Elle est réelletnent revenue à son ancienne condition ^ bien plus i ^ une condition pire que rancienne. Triste effet de certains inconvénients attachés aux nouvelles insti* tutîous V triste effet des abus d'autorité que Ton est en droit de reprocher à Napoléon ! Il faut être franc: le pouvel ordre de chose avait été pris en haine par bien d^s gens. Les Bourbons seuls n'ont pas tort dans cette affaire-ci.

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