DES REPRESENTANS
DIf KBPRÉSENTBS ^ OU DB lA RBPUSSlTTATIOlf*
«i Quelle agréable minel Quel air de majesté !
Que le ror de la Cfaîii»
Est bien REPaésESTÉ !
Chantons tous en refraîa ^ Ki Ki Ri Turlupiu ! »
Dans ce oouptet qui se ck ante sur Tair : c^est monsieur DumoUt ou Ça tC dur 'ra pas toujours ( ad libitum ) | ce n'est pas d'un porti*ait du roi de la Chine qult s'agit; c'est de l'ambassadeur qui représente ce nio^ Marque ; et , à ce qu'il paraît , le représente à faire Hlusion , ce qui est aussi flatteur pour la copie que pour l'origtnal» Cela Vous prouve , ami lecteur , qu'ua individu peut en représenter un autre, opinion d'ailleur» aussi vieille que le monde , ou presque aussf vieille ^ ear elle date du jour de la création de l'homme , que le ftiuème jour dieu £t y comme il est écrit , à son image et à sa ressemblance. L'homme au £att représente si bien dieu par rapport aux autres bêtes qn'aprëa le déluge, lors du pacte universel, il leur futdéfenda de pâi*ter la main sur l'homme , même pour le manger y, sous peine d'en rendre compte à dieu» F^Cf/sz la Genèse..
Ct n'est pas tout. Dieu représenté par l'homme en général l'est plus particulièrement par le pape qui, s'il n'a pas la toute puissance , du moins affecte ici bas les droits du përe tout - piiissant. De plus, indépendamment de c6 qu'il est vice-dieu , le pape qui est souverain , a des légats à latere qui le représentent ^ «6 qui fait ({«'il est à-WI6is représeutani ci s^fti^ sente.
Tons les rois se font aussi représenter par des ambasst* cleurs *, toas les pariicaliers par des procureurs , et dans quelques pajw, «fe ie roi n'est pas iancuion , le peuple , tire coUet!tif , est représenté par des députés , dont la rénnion fornie> «e qu'en appelle «ne représentation na* tionale. Voilà les faits.
Mais ces images ressemblent - elles toujours à leurs originaux , mais les délégués représentent-As leurs commettant en toutes circonstances i C'est ce dont nous Tondrions nous assurer ; c*est ce que nous allons examiner , ne fût-ce que pour nous divertir.
J'aîme a voir dans Tbomme de bien , dans Thomme de génie .) dans le bienfaiteur de l'humanité, une image de la divinité , lors mSme qu'il ne serait pas plus beau que Socrates , t)u qu'il serait aussi laid que feu Latande. ^ On dit au sujet de ce dernier :
Un jour quHl avait du courage ,
Jérôme , eo voyant son portrait,
Disait , dieu doH être bien Jaid
Si l'iionmie ^St fait -à son image.
"CetiC-eat feqd'une plaisanterie, bonne dans la ln)ticli« de Lèâande , qui , s'Pi se rend ici justice , ne se piquaft pas totfjours , ^mnme on sait , de la rendre îi dieu.Cîe «''e^t 'pa« par des rapports matériels que Ton ressemblé à Wtrc essentiellement intellectuel. €ela explique comme ^oi Ltéfande qni ressemblait îl Sucrâtes , pouvait ne pas ressembler à dieu. Cela explique aussi comme quoi te président Ohabami LtUom*^ qui depuis cinquante an» ««t»beaFH comme un anfje , ne lui resseraMe pas dav»n^ tage. Quand dt«ti se^fit bomme , il se fit galant bomme. S'il (IN né •pnylestant , il n'eût pas protégé ie foumai de FEmipire on l'on awalbématise les protestans de tems immtémorîal. S^ll «fut fait ibrtune 'ioi%asense^nonrtr9nt l'appni <les idées Wiérales ou de la liberté , il n'eût pas iîni par ee réunir aux amis des idées serviles ou de la servitude , ainsi que le fait cet cx-4mbun , qui s'eC« force d'acct'ottrc sa fortune en afSicbant , comme AT. Wé Va^^ des imneipesdiamétraloment opposée à cet» qui
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la lui ont faît commencer. MM. Lalamk et Chabaud JfOlour ne «ont donc pas des images de dieu , non plus que M. de Caze , bien qu'il parodie quelquefois le dieu des vengeances. La réunion d'un beau corps et d'une l>eUe âme, d'un visage noble et d'un esprit sublime , reprësenterait sans doute la diyinitë autant que l'être infini peut être représenté par l'être borné. Je n'eusse pas hésité à reconnattie son knage dans le beau Le'lO" nerre , par exemple , s'il eût été doué du génie et âes Tertus de Fénélon. Mais dût-on m'accuser d'hérésie , je ne puis la retrouver dans un Marat^ dans un Michaud^ dans un Hyde Neuuiiie , bien que de fait ils soient depuis long-tems respectés par les bêtes , non par suite d'un pacte entre elles et dieu, mais d'un pacte entre elles seules^ en vertu duquel les loups ne se mangent pas tou'» jours* ,
Je ne puis me résoudre non plus à retrouver cette image dans tous les papes. Le'on quatre ^ Sixte quint , Grégoire le grand , j'en conviens , n'ont pas mal reprér sente sur la terre le maitre du monde. J'admire souvent en eux le grand pontif, et toujours le grand hommei Mais parmi leurs prédécesseurs et leurs successeurs , que d'hommes indignes déporter l'encensoir et le sceptre ! Les Hildehrand , les Borgia , les Roverre étaient moins les vicaires de dieu que du diable. Soyons francs. Les passions humaines n'ont pas été toujours étrangères aux princes des prêtres ^ ils se sont montrés souvent vindicatifs comme des rois. Les états de l'église coyime Péglise elle-même n'ont pas toujours été ouverts à tous les malheureux qui ont voulu s'y réfugier ; c'est quand il en sera autrement que je verrai dans un pape miséricordieux l'image du dieu de miséricorde* J'irai alors volontiers à Home , ne fût-ce que pour admirer cette ressemblance ; mais je ne passerai pas par la Suisse*
Lorsqu'un ambassadeur signe un traité , au nom de
ton souverain , lorsqu'il contracte pour lui une alliance , orsqu'il met une jambe dans le lit d'une princesse accordée à son maiti^e , il n'y a pas de doute qu'il ne
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Se représente , ptii8'pi*il l'engage ; mais ffen suit-ii que dans tous les cas , ces rapports subsistent entre le repré* sentant et le représenté ? Si ^ par supposition , le mi<« nistre mettait plus d'une jambe dans le lit de la fiancée , comme cela aurait pu arriver à celle du roi de Garbe^ est-il sûr que le prince se tiendrait pour représenté par cet excès de représentation P
Louis quatorze regarda comme nne injure personnelle l'outrage fait h JElome par la garde corse , au duc de Crequi (dès ce temslà il y avait guerre entre lesGoraei et les Bourbons] : une pyramide attesta la réparation que le pape , image de dieu , avait été obligé de faire à l'am* bassadeur image du roi. Mais si Louis eût été moins fier ou moins puissant , n*eût-il pas pu regarder Comme personnel k cet ambassadeur , l'injure que par orgueil il prit pour son compte ? Il n y a guère que les bommes très-forts qui soient si susceptibles. Tous les descendants de Éenri quatre ne le sont pas k ce point , et ils ont leurs raisons pour cela , ne fût-ce que pour ne pas s'exposer 'k la réplique que Sassompihre fit à Louis le juste , par lequel il avait été envoyé en ambassade il Lisbonne. G*était au. sujet de l'entrée qu'il y avait faite , monté sur une mule. Cette mute , dit le roi , portait donc un âne ?• Sire , je voUs représentais , répondit l'ambassadeur*
Cela n'était pas vrai. Mais il est très^vrai que lei ambassadeurs de Henri le grand le représentaient réeU lement quand prosternés dans l'église de St.-Pierre , ill reçurent entre les épaules et les jarrets, je ne sais corn* bien de coups de verges qii'Aldobrandini , administra au roi de France, sur l'échiné, les omoplates ou le aternum des diplomates qui avaient négocié sa r^conci* liation avec l'église catholique, apostolique et- romaine. C'est ainsi que les instituteurs des dauphins les fustigeaient sur* le derrière d*un ménin \ acte de sévérité non moins profitable pour le jeune prince , qu'honora<« ble pour le jeune favori qui dans cette circonstance .aeulc représenlait Théritier de la couronne*
' liés pr^eùrëiirt i^épr&eirtent sans doute ïcor pïirtîe, 6Ôit c^u'eRé perde soit qu'elle gagne un procès. Mais quai\a dâiis lé eoars du procès , Je procureur est apl^n^ fl^lppbà', ôu ^uand à la fin du procès le patrîlAoîné de la'paftfe, à Thonneur près, est devenu la propriété du procureur; la partie est-elle encore rcprëscntëe par le procui^eur ? Se le demande au sipur Chéràii ^ a'ufourd^hui homme de lettres et ci-devant ko)nmé' d*àffâîres.
ï)es députés élus légalement', c'est-à-dire en toute liberté, et dans les formes voulues par la loi représentent incontestablement le peuple qui les a nommés. Ils le représentent lorsque pour subvenir aux besoins de la société, ils compîèttènl les lacunes qui se trouvent dans la législation , réforment les lois insuffisantes ou vicieuses, et prennent les lois fondamentales Jour bases de leurs opérations ; comme Tout fait penant leur trop courte session , les législateurs qui furent nommés Fors de la seconde fuite de Louis le dcsire\ ]\!fais SI au contraire ces députés ont été nommés illégalement ; si la ruse et la violence ont écarté de rassemblée ou leur élection a été faite , tous les électeurs ^t les éligibles qui ne pensaient pas comme eux, si les lois qu'ils oiitportéeâ, loin de fortifier la constitution n'ont eu pour but que de la violer et de l'anéantir ; si loin de défendre , eu conséquence de cette constitution , le roi centime lé peuple, le peuple conti-e le roi, ils ontsacrifié Pun it^Tautré , ou même sacrifié Pun et Pautre, h des intérêts de factions , ils ne sont pas ks représenta ns da l^euplc , mars ceux d'une faction ; ils ne sont que de9 usurpateurs du pouvoir législatif, et tous les actes de ce pouvoir, vicié dès son principe, ne sont que des attentats contre la liberté publique. On a déterminé dés peines contre Phomme qui usurperait le pouvoir exécutif. Pourquoi n'en établirait- on pas contre ceux qui usurpent 1 autorité législative? Qu'en penses-vous fhaîîtrè Beilart? Qu'en dites vous marquis de Sesmaisons ? Que vous en semble monsieur Roux de la Borie?
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jtfesâteurs de la ch^mlj^re b^sse oa ^e % 1^5^ c^aœb^* Voilà une belle question à discuter à votre prochf^^p^ je8340Q. M^ditez-U et hè^z^yous de 4a me;ttre h. l'^ordre du four » ^i tous voulez avoir la gWire 4a «W ^ér toudre. il y a urgence.
Conclusion. Persqn^e ne petit i^c continuellement jrepréaenté par un auti:e. Exceptez^n .pourtant /ie rç£ de la Chine , et }e l'en félicite si son «uobçis^adieur o^ pn vhomme de ^^Q^* Mais ^i rie roi de (a Gdbj^ne .est tout autre abose qu'un homme de gé»ie, d^is^ >tér liciter l'ambassadeur qui k représente «i bien? n'en répétons pas moins :
Quelle a^^le mine , Quel air 4e Mf^sU Qae le roi de la Glûiia E?t bien représenté.
Chantons^ .etc.
B0UCH3E DE FEfl.
— Après la mort de son époux une femme de la côte de Malabar -qui, suivant rusogc , devait être brûlée , trouva moyen d'échapper à ses bouI^'eau;( , e;t se réfugia d^ns une colonie anglaise. Les prêtres du payf réciamèrent leur victime et , à l'appui de leur demande^ représentèrent que récemment ils avaient livré au gouverneur de la colonie un Anglais en faillite. La veuve fît valoir , auprès des membres du conseil , les drb'ts de la justice et de l'humanité. L'assemblée fut publique t un cri d'indignation s'éleva de toutes' parts , et l'on i>e voulut pas même mettre en délibération , si le vain prétexte de réciprocité allégué par les prêtres , pouvait engager le gouvernement de la colonie à se flétrir par une extradition "qui outrageait h7la-ibis la nature €t le droit des gens. Cet élan généreux fut inspiié par un sentiment d'équité naturelle \ la veuve eut-e&ie moins obtenu du conseil s'il eût existé , dans le pays , une
loi fondamentable oîi le droit d*asyle fût expressément consacré ?
— Le comte Barrnel de BeauTert vient d'être con* damné à a5 fr« d'amende pour avoir calomnié le sieur Biennait , marchand de volailles rôties , et h 3oo fr. pour avoir également calomnié S. M. Louis xviii. On admire dans ce jugement la justice distributive du tribunal qui a su mesurer la distance qui existe entre le rôtisseur et le restaurateur.
— MM. Comte et Dunoyer » rédacteurs du Censeur , ont été mandés dernièrement par le duc de Ricbelieué Eh bien ! messieurs , leur a dit son excellence , le tenu approche oil vous pourrez reprendre la publication de votre journal. La loi qui enchaînait la presse tourbe à son terme. — Mais la loi qui enchaîne tout citoyen sans jugement préalable , la loi des prei^enus , enfin , est-elle révoquée ? Le ministre garda le silence. — Vous voyez donc bien , monseigneur, qu'une pai^iile liberté de parler équivaut à un ordre ae se taire*
. -^ Le général Lallemant nresqu'au terme de sa longue navigation , apprend que le port où il se réfugie est désolé par une maladie contagieuse. Voulez- vous , ajouta le capitaine qui lui donnait cet avis , monter à mon bord ) je fais voile pour la France. — Dieu m'en préserve , répliqua le pôrscrit, je crains moins la peste que la clémence!
ATTAQUE ZS CALOMNIE.
Notre lecteur de journaux a tenu parole. Voici la lettre oh sont administrées les preuves que nous attendions*
Messieurs ,
Au moment même où je dénonçais aux tribunaux la Gazette des Pays-bas comme passible d'une accusation en calomnie, cette feuille semi- officielle, à dessein sans doute de me narguer, s'est rendue coupable de ce délit au premier chef. Les articles contre lesquels le ministère public a si éloquemment fulminé palissent auprès de l'article que je vais vous mettre sous les yeux , article consigne dans le n^. du 1 1 de ce mois. Avant d'en transcrire les plus horribles passages, je proteste que je n'ajoute à leur publicité que dans la vue du bien public f que je n'augmente le scandale qu'ils ont déi^
produit qbc pour mieux prouver combien ils sont suï* ceptibles en effet de produii'e de scandale , scandale , dis-jc , attentatoire h la réputation d'un souverain . digne à tous égards de servir de modèle à tous ceoi qui ont la noble ambition d'être surnommés prùices trèS'-cUments* Je commence, et horresco refetens.
*tt Les agens du gouvernement saisissent avidement les moindres prétextes pour persécuter les paisibles habitans du département de l'Aube , par des conspirations iHAGiif AIRES ! I Par des conspirations imaginaires J I ! I J ! Ai-je besoin , messieurs 5 de vous faire appercevoir tout l'odieux d'une pareille imputation. Quoi sous un jpru-^ texte imaginaire on juge, on condamne, on punit réel^ lement , et comment punit-on? Vous le savez, mes^ieirrs. Je ne m'étendrai donc pas davantage sur ce* p<iii¥é; Continuons : Ici , { notez bien cette phrase ) ici , chiùtaû dans le reste de la France *v on n'attend que Tocfcasion de secouer un joug dei^enu insupportable. Oie pins d^nt et le plus p'aternel des monarques ,- ton gouvernement adoré par tous les Français est traité de joug in^uy^ portable ! Je ne supporte pas cette expression , et je passe à une citation nouvelle. Je passe sous silence lin-
Surieuse kyrielle de conspirations qu*on se p|aît toujours L traiter d'imaginaires , et vous savez , messieurs , què| est le sens de ce mot iihaginaire , quelles sont ses con^ séquences , ses suites , ses effets ^ ses résultats l Je passé sous silence l'assertion oîi M. Troui^é se trouve nomi-^ nativement , publiquement , épouvantablement seraiofficiellement calomnié; poiir arriver à l'imputation d'un fait atroce , fait qui n'exposerait pas seulement le roi de France h la haine et au mépris ,- mais à toute Ta* nimadversion de ses sujets , à tous les poignards d'unô vengeance légitime. La Gazette avance qu'il existe en France des oubliettes. Des oubliettes grand dieu ! des oii^/2>/^e.f 7 oublie -t- elle donc ce que c'est que des ou**
hliettes ! Je pourrais vous prouver à cet égard Mais
il est au- 'dessous de moi de répondre à une calomnie de cette espèce. L'effroyable diatribe dont vous avez lu , avec un effroi raélé d'indignation , les plus auda*^ cieux fragments, est dignement terminée par cette c«* lomnie nouvelle et contre laquelle la France toute entière s'est déjà empressée de réclamer : De toutes Isê conspirations dont on parle en France 9 il tien est qiCuM
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jfe rielfe , c^est cette de V opinion pubtigue , doJU &« 'quelle sont impliqués vingt millions et indis^idus *
Messieurs si ce nVst pas W de la calomnié tout^ ^trute 9 toute crae , je ne sais plus ce qu'il faut enteivr ^re par calomnie • Il est donc évident que nous ver^ sons jians le cercle de la double condamnation qui pè^ç |ur la tête du Mercure-Surveillant, il est donc évïdent que la gazette doit lui aller tenir compagnie ei^ jprison, si un fait ne change point de nature en chan-
I^eant ae journal , si le crime est toujours crime , si la oî est égale pour tous, si ce qui était vrai, juste, éq aitalpile, hier, l'est encore aujourd'hui, le sera demain^ après demain et in secula seculorum.
.r — On trouve mauvais que TOraclc fasse l'apoktfût ck la traite des noirs ; et à qui donc s'il vous plai.t , •eca-^-il permis de prouver aue Août homme à vendra doit trouver des cens qui 1 achètent, ^i ce n'e^t i^ l'Oracle f
1 -X. Les dénominations les plus ridicules ont été dott* niés successivement ^ là croix du lys. Maintenant oa r^p^eUe dans les environs de Liège l'ordre de Voison^
' — . Le roi d'Espagne commence un de ses décrets par
f':es mots : mon cœur paternel^ et s'explique ainsi par 'organe d'un de ses agens principaux. « Je vous en- « joins formellement de mettre i part toute considéra-'ic tîon d'humanité. Tous les insurgens et ceux qui les « suivent doivent être fusillés sur-le-champ , sans au- « cune forme de procès. Vous ne forez quartier U « personne j vous incendierez la place de St. -Jean et « vous reviendrez après a^foir r^tahli la tranquilli^e\ \y On voit que la clémence est chez les Bourbons une Hialadie de famille.
r -T- La sempiternelle galette, que l'on pen traiter d9 laide sans lui dire pis que son nom, aûfHrme que ,la( maréchaussée fait sentineUe à la porte de plusieurs ré^ £iigiés français; ce serait la traiter tiop cai^alièrement que. de lui répondre qu'elle en a menti • mais nous pouvons lui faire observer avec tous les égards, dus «i s^a sene et^à son ôge que si elle a cxpiimé un vceu en racontant un &it , elle mérite que tous les amis de lu liberté se gendarment contre elle.
* ~ Cela est impossible. —- Cela est vrai ; prenez t
Bséi! la Çuéiidienné dn i^. Vàmfytnttme VûhsetJ ▼ation seule de ta charte peut saliver la France. L^
Sluotidienne parle de constitation I II n'y a donc plu# e ressource. *^ >
— Une adresse toncbante doit être pr^sent^e à la^ chanibre des députes. Elle contient les offres les plu» iÇéne'renses pour subvenir aux besoins de l'état et prévenir une crise inévitable. Les émigré» s'y engagent par serment h faire la remise et l'abandon de la moitié de la valeur des biens nationaux oui doivent leur «tre rendus.
— Les journaut «k Paris rapportent que le roi et tonte sa cour <pù étaient allés par diverses routes au-devant de madame duchesse d'Angouléme , n'ont pu la rencontrer qu'à Charenton, E«t-oe an eifet du l>uar4 OH de l'instinct.
.i *~ ?*'î^ '* deriiier combat qui d^cida de la reddî* tlon de Dantzick , le maréchal Oudinot fut blessé «iè-' rement. La nouvelle de la prisp de la ville , et celle de ta blessure du maréehal parvinrent en même tenu
^and Oudinot commande , il n'y a jamais à craindre «7^ 1 1^""'*"* P'P** «n or trouvée dans la ville, et
a Napoléon. Il e.t impossible de peindre la joie é'bn^ Anot k la vue d'ttn présent si délicat. C'était de l'i,
VécZLt\ t!"^' 'o"g-te"»» il Je fit voir comme h J^cwnpeuse fa plus flatteuse de ses services. Mais les tems sont changés ; ce gage de l'usurpateur était devenu un ob,et de honte et de reproche pour le maré^ cha assermenté d'un roi légitima. Il feftait le rendw
Hlj'^'f^'--^^'^^'' ^«"•*'' P-^rti qu'à choisi le ma. r^chal, et maintenant on lit sur sa pipe, quand Oit^ dtnol commande U n'y a jamais à c^ikdL pour^k
A^IFa ^'*^'"'^' «Ion' 'a décence ne nous permet pas" de rendre compté , vient de faire tomber entre nos
Z:::TnZ: '^^'""'•'' *!"• r»^* «volrTa t^te^à S or.l ZT. *" '"«eons par fe stvle «t les idées du a 'nLlt r/^^'^P"" ''*,"*'"''• l'os sarcasmes, dit-. »1, portent à des excès condamnables fc jt,arti quid»-
miae en France* Ainsi c'est uniquement pour se ven^ ger du Nain Jaune ^ que le meilleur des rois expédia chaque jour quelque nouvelle victime , c'était , sans doute , par esprit de prévoyance <|u'avant Tapparition du Nain réfugié ^ il poi*tait les lois de sang en vertu desquelles on assassine aujourd'hui le plus juridiquement du monde , et c'était seulement pour se mettre en haleine qu'il faisait tomber les têtes de Ney, de Labédoyère , des frères Faucher , etc. , etc. , etc. C'est à nous , c'est b nous seuls qu'il faut attribuer les meslires de terreur , et par conséquent toutes les conspirations qu'elles ont provoquées : en un mot, à l'en croire , ce n'est pas Louis xviii c'est le Nain qui est le Néron de la France , ou du moins Louis xviii ne Kest que par ricochet. Quand on lit de pareilles choses on se demande pt>ur qui sont faites les petites maisons.
»— . Entre les Actes des apôtres et le Naih Jaune il y a cette différence que dans celui ci , on plaide la cause d'une nation toute entière contre les intérêts d'une faction ) et que dans les seconds c'étaient les privilèges d'une faction qu'on cherchait h soutenir malgré la volonté nationale ; mais il y a cette ressemblance entre les deux ouvrages que dans l'un comme dans l'autre on a choisi de préférence pour attaquer et pour combattre les armes du ridicule et de la plaisanterie. Or, ce point 4e comparaison établi , il est assez singulier de voir les collaborateurs des actes des apôtres se disputer en plein tribunal et dans les journaux Fhonneur d'avoir travaillée à cet ouvrage et s'en faire un titre aujourd'hui aux fa<- Teurs de la cour, tandis que Ton fulmine en France contre le Nain Jaune , qu'on crie à l'outrage , à la calomnie , au scandale contre ses bons mots , et qu'on voudrait à tout prix et n'importe comment se défaire des rédacteurs. Cette double manière d'envisager les choses ne rappellc-t-elle point la colère d'arlequin qui après avoir frappé un homme de sa batte trouve fcat mauvais que celui-ci riposte à coup de houssine ï
QUESTION
Quel est celui cjui joue le mieux la cornée die en France ?
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IV«n« VOLUip. — JLBfwéE i8i6y
LE
RÉFUGIÉ
Le petit bonlioniine vît encore!
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SOMMAIRE
Tacite en traits de feu sut peindre les tyrans* — Èonald Ùhazet, te Roi et Richelieu. — Garoautua. — Les paroles démenties par les faits. — Les considérants^
— Roueries de police. — Aumônes bien placées. — Les donneurs de leçons. — A bon entendeur cartel.
— Spa. — Ce n^est que devant dieu qifon doit être à genoux. — Les polichinelles, r— Les yœux indis^ crets. — Les trois manières. — Que dieu nous assiste !
— Réponse négative. — Question positive*