IV-« VOLUME. ~ Amrsi i8iff
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LE
RÉFUGIÉ
Le petit bonhomme TÎt encof el ••••«h»
SOMMAIRE
Contemplez le triomphe des droits 4fU€ ih)us auez mi^ connus j et frémissez. — Est-ce bien son excellence^ monseigneur le comte de Cazes ? F'Oiià quatre béteê
Ïui mettront bien des esprits à la torture. Dignumi lude virum musa vetat mori. — La fête du roi. -^ Le mot de Pénigme est sur la couverture. — Beau^ coup de bruit. — Chanson.
Qaoiqoe nousnous soyons imposé la loi de n^insérer daoa )e Nain Jaune aucune pièce dé]k publiée ^ nous croyonsr devoir faire une exception en fhveur du projet sTa^ dresse présenté aux états oivéïLÂVx par M. iTOtrenge^ Bans un teras ^h les droits du peuple sont eomptés pour, st peu de chose , par quelques princes ; on ne sau,^ Tait trop multiplier les moyens de répandre nn discours^ modèle du respect que Ton doit à son souvemin, commô sujet, et de la fermeté avec laquelle on doit, comme représentant , défendre les garanties constitutionneUes«^
De La Haye, lé 126 août.
Projet d^une adresse au roi^ présenté par M. d'Otrenge^ membre de la seconde chambre des états-généraux p dans la séance du 20 ttoiît.
<c Sire , une plainte en itransgression de Pun des plus
,'importans articles de la loi iopdamentale nous a él^
adressée. Les états-généraux, Sire, dont chaque mem-
hte ambitionoe d'être compté parmi les plus fidèiffj^
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IS pins défoni& et les plus sinc^s sujets ^ V«M«; n'ont pas de moyen plus direct de faire cesser cett^ transgression , si elle existé , qu'en lui transmettant 1« plainte dont. elle est l'objet.
« La liberté, iQdiyi^eâe. de qnicon^nese trouve sur • le territoire dh royaume de V. M. lui est garantie par l'article 4 de la loi fondamentale :
« Tout indwidu i/ui se iroupt sur le territoire da' Tà^uume, sait nfgnicole^ soit étranger^ jouit de lapro^ tectiùit aciordée aux personnes et aux biens, n
* «r Les membres des ëtats^ënëraux furent , à leur en- Irtfe en fonctions , entre les mains même de Y. M. , d'observer et de maintenir la lot fondamentale dâ royaume, et qu'en aucune occasion et sous aucun pi^€e\le quelconque , ils ne consentiront à ce qu'on ren ëcarte. Cette seule partie de leur serment suffirait poui* leur imposer le devoir de réclamer contre les atteintes portas ii l'un des articles de cette loi. Mais la lib^të individuelle est un bien si précieu.^ qiie ht loi fondamentale a voulu charger les états-généraux de veiller à son maintien , par une cTai^se plus spéciale encore de leur serment. Ils jurent de conserver et de |u*oté^er de tout leur pouvoir la liberté publique et xndmdvf^e. C'est Cette attribution conservatrice et protectrice des états-généraux, qui se trouve en ce moment invoquée par un étranger habitant ou réfugié dans l'une des province» des états de V. M.
« Il expose qu'il est né Français ,*que depuis le mois de mars dernier, il habite le châteaif de Bervard , commune d'Ësdiisur l'Alsette, au grand-duché de Luxembourg , régi parla loi fondamentale , commune ii toute* les parties au . royaume ^ qu'il y est même inscrit au tableau des hahitans depuis le mois d'avril ; qu'il conste d'un passe-port à l'éti^anger , qui Inî a été délivré le mars par Je. ministre d'ctat de V. M. , chargé du éparteqient dies affaires étrangères , que sa résidence i Bervard remonte à cette époque; que le 22 juillet dernier la maréchausée est venue l'enlever chez: lui , et l'a conduit à la maison d'arrêt de la ville de Luxcml^ourg , que le 27 seulement du même mois le procnt^edr criminel de V. M. dans le grand-duché de Luxembourg lui a fait signifier, par ministère d'huis— SierV l*ord^'t d'anestation donné par lui le 20, en-:
mite d*une lettre du la do procurenr-g^éràl prlilli cour dfi justice supérieure de Liège.
« Il iovoque l*art. de la loi foodamentale , et soa art. i63, portant que hors le cas de (tairont délit ^ nul ne peut être arrêté ^u*en i^ertu de foraonnance du Juge qui doit être motivée et signifiée à la personne ar^ rétée j au moment de l'arrestation ou immédiatement apr^s^
«c II ne paraît pas que Tarrestation du plaigtiant ait été pr^édée ou accompagnée des circonstaàces pré<* Vues et des formalités établies par la loi fondamentale*
u Le cas du flagrant délit est ou paraît exclu par le rertiâcat du maire de la commune d'£sch« Il déclare
Sue Louis-Nicolas Shnon (c'est le nom du plaignant^ emeure dans sa commune depuis le mois de mars dernier: qu'il s'y est comporté en homme probe , so* cîal , paisible y et soumis aux lois du pays, et qu'il ^'a rien à lui reprocher concernant sa Yie privée^ mp* rate et politique*
« D'un autre cdté un ordre du procureur criminel^ nne lettre du procureur -général ne sont pas une ordouuance du juge : et cet ordre même du procureur criminel n'a été signifié au plaignant , ni au moment inéme de son arrestation , ni immédiatement après , mais le sixième jour seulement. Au moment de cette arrestation , le plaignant se trouvait au château de Bervard , commune d'Esch , et par conséquent dans le grand-duch(^ de Luxembourg, régi par la loi fondamentale du royaume. Il était inscrit au tableau des habttans de eette commune , mais cette circonstance n'est pas d'une pertinence absolue à l*objet de la plainte. Le plaignant est nécessairement ou régnico1e« ou étranger. Il est dono , d'après l'article 4 de la loi fondamentale , de tout point qualifié à réclamer l'observation f en ce qui le concerne , de» formalités qui^ seules , d'après cette loi , peuvent rendre égale l'arrestation d'un habitant. Il est des circonstances extraordinaires » oh l'autorité publique peut faire arrêter un habitant , sans faire, précéder cette arrestation des formalités voulues par l'article i6. Cette exception est l'objet de l'article i6g.
Si , dans des circonstances extraordinaires , tautoritê publique fait arrêter un habitant du royaume ^ celui par,
frdre dis çuî, t arrestation aura étéfaUe , serq tenu éPen donner connaissance dans les vin^t- qu<itre heures au juge du lieu, et de lui lii^rer au plus tard dans les trois Jours la personne arrêtée.
Les tribunaux criminels sont tenus de veiller, cha* €un dans leur ressort^ h P exécution de cette disposa* tion.
« Il est possible que Fune des circonstances extraordinaires dont ,cet article entend parler , se soit rencon* trée dans le cas du sieur Simon* Mais alofs même, la loi fondamentale ne paraîtrait pas avoir été obser^ v^e à son ëgard \ car il a été arrêté le at»* Il ne pa- |*aîi pas que, dans 24 heures, il en ait été donné connaissance au juge du lieu , puisque la signification qui lui a été faite Te 27 , à la requête du procureur ^ criminel, lui a été notifiée à la maison a*arrêt de |LiUxémbourg , et ne fait point mention de cette infor* nation.
« Il ne parait pas davantage que, dans les troif
impurs au plus tard, sa personne ait été livrée au même uge, car la même signification du 27 n'en dit rien, et ^e borne à lui faire connaître Tordre de son arresta* fion. La surveillance du tribunal criminel paraît aussi avoir manqué au plaignant. Il paraît difficile même qu'elle pût avoir été, ou réellement etcrcée par le tribunal , ou utilement réclamée par celui dont seule elle pouvait, ou rendre l'arrestation Tégaie » ou la faire cesser, si elle ne Tétait pas.
« Les tribunaux criminels dont là loi fondamentale a garanti Térection, n'existent pas encore. iLes tribunaux, criminels actuels ne sont pas permanens* Us ne sont en activité que pendant la tenue des assises. Il serait dérisoire qu'on fût réduit, pour toute ressource jh invoquer une autorité inexistante au moment où oa a besoin de son appui. Quiconque a droit aux garant ties données par la loi fondamentale doit pouvoir les réclamer, indépendamment de l'existence des autorités qui peuvent et doivent l'aider dans sa réclamation* Leur inexi^nce ou leur mise hors d'activité ne prou* verait autre chose que la nécessité du recours immé* diataux autoritéssupérieures, et l'impossibilité de recotirir, raênse provisoirement ou intermédiairement, ailleurs. Les faits positifs que le plaignant articule paraissent
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prouvas par les pièces joiotes à. 6a^laiQi.te; les an* fres, le défaut de connaissance donnée ^u juge du lieu dans les 24 heures ; la non délivrance au même iuge , dans les trois jours , de la personne arrêtée rinactîvité ou l'inaction du tribunal criminel du ressort; , sont des faits négatifs , que le plaignant n*a pu faire nutre chose qu'alléguer.
« Les états^généraux de votre royaume , Sire ne peuvent demeurer indifférens à une plainte en violation de la loi fondamentale , dans le point qui intéresse et doit le plus vivement et le plus constamment intéresser tout ceux dont elle garantit les droits.
« Tant de constitutions ont été violées , au moment même ob on venait de les établir , par le silence , la connivence ou la participation de ceux qui devaient as surer leur maintien ! Dès ce. moment , il ne leur a pluf été possible 'd'exercer une influence utile, ni desere* lever dans l'opinion publique du mépris qu'ils avaient encouru. Il importe à V. M. , à la nation, à toutes les parties du service public , que les états -généraux du royaume ne tombent pas dans une pareille faute. En tout temps , elle serait presque irréparable. Elle le serait tout«à-fait, au moment, pour ainsi dire, de la fondation d'une monarchie constitutionnelle , dont elle détrui-« rait la base. Une représentation nationale , tombée dans la déconsidération , ne peut plus être utile , ni au peuple , qui s'en défie , ni au roi , doiit sa coopération suffirait pour rendre les intentions suspectes.
« Nous avons l'honneur , sire , de transmettre It V. M» la plainte du sieur Simon , avec les pièces qui y sont jointes, en la suppliant respectueusement de faire prendre, sur les faits qui forment l'objet de cette plainte , des informations pertinentes et exactes , et , s'il y a lieu , faire réparer l'infraction qui se trouverait avoir été commise à la loi fondamentale , en ordonnant à l'un , et , le car échéant , à l'autre égard , la diligence et l'accélération que la nature de la réclamation requiert, saufentouti les droits , tant de la partie publique que de la partie lésée , contre qui il sera trouvé appartenir. , ^
« Si quelque infraction à, la loi fondamentale a été commise , si la liberté individuelle a été violée , V. M* s'emtressera^e faire tout rentrer dans l'ordre constitutionnel, a loi fondamentale ne sera point chez nous un vain for^
innT^ifft S6U6 la r%gne de T. M., noua n'avons besplW d^autres garans de son observation que son ccvur , ses principes et ses vertus- •
HenvQox pays otr H monarque sait entendre la v^-' rite , où les reprësentans savent la dire ! Si , tors de In première infraction à la charte constitutionnelU , la chambre des député^ eût compté d'aussi nobles dë&nseurs dies droits du peuple , la tyrannie arrêtée dans «on premier essai , ne marcherait pas maintenant la Iront levé i notre patrie nç serait pas noyée dans le^ larmes et dans le çang ; nous remplirions une t^che plus facile et plus douce , et ceux que nous poursuivons sans relâche avee les armes du ridicule et de la raison obtiendraient de nous le tribut d'éloges et de recon^ naissance que nous' payons, aujourd'hui ^ un ([ouvert nement hospitalier^
, VISTUTEIC VinEAHT \ ntfAVUCÂVT QHS SBIICTA.^
CORRESPONP-^NCE,
Monsieur le Nain ,
Je vous entends sauvent parler d^uo M. de Cases qui parait jouer pour le quart-d'heure nn assez joli rôle à P^is : à la manière dont vous von& eipnmez sur son compte il est aisé de voir que vous le connaisses parfaitement. Vous pourries donc m'apprendre , mieux que personne , si le favori actuel du roi de FVance est le même qu*un jeune homme avec lequel j*ai ^é trèslié autrefois et que j'ai entièrement perdu de vue de-, puis quelques annéeSi^ Véclairçissicment que je prends la liberté de vous demander m'intéresse beaucoup» attendu que je suis un gueux et que si non ancien ami est eflectiVemept ininistre je ne puis manquer d'ê« tre pourvu d^un très-bel emploi du moment o\x je me serai rappelle h son souvenir.^ Tous, me demanderez, pourquoi je ne m'adresse pas directemeat à W. de Cazes luf-même : ce moyen paraît en effets le plu* simple ;( et l^on intention était bien d'en fsire xsisa^*
iKafecm m'en a drfgoûU en me citant un ancira piho^ wrbe lequel prouve à merveille qu'il peut très-bien ie trouver en France plus d'un Individu qui se nomme dcCqzes^ et en rae faisant observer que si par .iia« aard ce ministre allait ne pas être l*ami <iue je Aerche, je cornais le risque d'être mis en prison comme su«pect , vu que IkU^de Cazes est l'auteur d*une loi admirable en vertu de laquelle 11 fait incarcérer tous ceux qui ne ^ont pas Jses amis. . ,'
Vous saurez donc que j'ai servi en qualité de valet de chambre chez madame Laetitia Bonaparte, mère de l*usurjpateur de ce nom. Ne vous hâtez pas, je vou$ prie, d'en concevoir contre moi uiie prévention défavorable. J'étais jeune et sans expérience; on m'avait fait accroire que les Bonaparte étaient gens de bonne famille, fout ce ^m s*est pasrfé m'a bien désabusé, je vous jure, et Je nai pas attendu jusqu'à ce jour pour faire éclater mon indignation et mou repentir : depui* le mois de mars i8i4 que fai quitté madame Bonaparte je n^ai pas manqué une' occasion d*en médire assez hennétement, et quoique je tie sois pas ministre je puis vous assurer que je n'ai rien h me reprocher à x;et égard. Or , il j avait dans le nombreux domestiqué de majpbe Laetitia un jeune homme qui portait absolument le même nom que le minii^tre chargé au» fourd'hui de la police générale des royaumes de France et de Navarre. Je ne pourrais pas vous dire précisément l'emploi qu'il remplissait dans la maison , car il se mêlait un peu de tout; mats comme il avait une ^elle main et une grande taille tl était plus spéciale-ment chargé d'écrire les biHets d'invitation et d'étein*. dre les lustres, fonction dont il s'acquittait à merveille. La nature l'avait doué de plufieurs tatens agp^blés dont il tirait un parti fort utile, comme par exemple de chanter au clavecin , de figurer dans 1« contredanse , et de jouer la comédie , ce qui lui procu-*. rait souvent l'araDtage 4'Aiau$cr ia soaiété de soa aN
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lesse. Sa complaisance et la gentillesse de ses maniirei avaient séduit la mère du despote , à ce poin^que dé simple servitear qu'il était d'abord, il était devenu Tamû de la princesse, à-peil-près comme le père Elisée est devenu aujourd'hui Pami du prince dont il n'é<^ tait autrefois que le médecin. On ne Tappeilait jamais autrement que le petit de Cazes , aom d'amitié qui contrastait un peu avec sa taille, mais qui allait mer-^ veilleusement à la tournure de son esprit. '
Qu'en pensez-vous , monsieur le Nain P Reconnaissez- TOUS h ces traits le ministre de Louis le désiré ? fautil encore que je vous fasse la peinture de son caractère ?•••• Je n'en connais pas de plus souple, déplus liant, et de plus facile^ un service excellent, pas la plus légère impatience^ pas le moind^ mouvement d'humeur, comprenant un geste, un coup-d'œil; jamais récalcitrant, quoiqu'on pût lui commander*, résigné aux plus vils offices pour plaire à ces maîtres; détestant au fond du cœur celle qu'il servait, mais la servant avec zèle et gagnant loyalement ses gdges^ ne mentant que lorsque cela pouvait lui être utile, qualité précieuse et rare dans un valet ^ humain, doux, affable , poussant même , à ce qu'on disait^a phUantro-^ pie un peu trop loin *, fidèle, en un mo^^nt qu'il fut au service de la princesse, qui cependant a eu l'indignité de lui refuser un certificat.
Si ces renseignemens ne vous suffisaient pas, monsieur le Nain, pour constater l'identité d'un officier de l'antichambre de madame Bonaparte aveelun ministre du cabinet de Louis xviii , je pourrais encore TOUS donner son signalement avec autant d'exactitude pour le moins qu'^n en a mis dans aucun des passeports délivrés aux trente - huit proscrits qui troublent aujourd'hui l'Europe entière , comm^ vou6 savez , après ^v'oir défait Tannée dernière en bataille rangée vingt, miUions de Français qui défendaient le trône du meiV^ leur des rois.
M. de Câsès «st comm6 je vons l'aî déjà dit, d'une lailie élevée^ mais cet avantage est totatement perdu par suite de l'habitude 'qu'il a prise de se courber d'une manière extraordinaire, au point que tnadame Bonaparte qui ^tait très-petite était toujours obligée de se baisser pour l'entendre. Il a la vue tellement basse qu'il lui arrive très- souvent de ne pas reconnaître le lendemain des gens chez lesquels il a dîné la \eille« Tous ses traits respirent un air de béatitude et de satisfaction que l'on serait quelquefois tenté de pren* dre pour la fatuité d'un sot , mais qUi n^est au fait que le résultat d'une conscience pure, et le produit d'une noble confiance fondée sur les talens les plus in^ contestables, ou si vous voulez, les moins suspectai, ^
J'espère, M. le Nain, que toutes ces notions voua âiettront à même de me satisfaire : je ne vous parle pas de ma reconnaissance; vous deVez bien penser que mon camarade le ministre n'aura rien à me refuser» L'amitié qui nous liait était si étroite que nous étions dans l'usage de nous tutoyer-, ce qui vous prouve en passant que je ne suis pas fier»
J'ai Thonneur d'èlrej etc*
Antoine Verdet, ex-premîer valet de chambre chez madame iLstitia Bonaparte ou Buonaparte*
Àngouleme le 8 août de Tan de gréce 1816»
Réponse* *— M* Verdet se tl'onïpe ', tous les Decazes du monde n'ont et n'auront jamais rien de commun avec nous ) et quand nous avons parlé du ministre nous notions que l'écho du public. Si M% le valet de chambre persiste à prendre en Belgique des renseignemens qu'il lur est si facile de se procurer en France , nous luî enverrons la liste de plus de trente personnes qui , à Bruxelles ^ comme à Paris , sont en relation continueUt avec son excellenccé
( 386} Vile FRAGMENT DU LIVRE DE LAMUEL,
MANL^SCRIT HEBREU.
CHAPITRE XXIV. * Lé prophète , rax^i en esprit , uoit quatre animoHX mys^
terieux dont il donne t interprétation. Il prédit la ruine
de trois de ces bêtes.
I. JVIoi , Lamuël , qui suis votre frëro, et qui ai part k vos tribulations , ayant été relègue dans une île qui se nomme Maderrot pour avoir annoncé la parole diK seigneur^ je fus ravi en esprit un jour de dimanche, et ^'entendis une voix forte et éclatante comme le son d'une trompette. Apoc. /• g, lo.
1. Je vis au même instant un trône dressé dans le ciel» et réternel des armées était assis sur ce trône. Apoc. VI. 3.
3. Vis-à-vis * était une mer transparente comme du Yerre , et semblable au cristal. Au milieu étaient quatre animaux , pleins d'yeux devant et derrière. 6.
4* La première était comme une lione avec dès ailes d'aigle. Ses ailes lui avaient d'abord été arrachées ; mais elle s'était relevée sur ses pieds avec un grand courage , et le cœur d'un homme lui fut donné au lieu du cœur grossier qu'elle avait naguères. 4*