‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 40 sur 88 · GRAND CONCOURS · texte numérisé non relu

GRAND CONCOURS

De poésie , cChistoù^e , de peinture , de sculpture et, de

musiijue.

Projet trouvé dans le porte-fruille perdu par M. de Feau-blant.

Cet excellent ministre persuade , à ce qu'on nous mande, que la gloire des arts peut seule dédommager la France de la perte de la gloire des armes , et la consoler des âéaux sans nombre qui l'accablent sous le règne du plus tendre des pères ^ du plus clément des rois , au-? rait fait préparer dans ses bureaux le rapport et k projet d'ordonnance dont la teneur suit.

EAPPORT.

Sire , la prospérité renaît dans toutes les parties du royaume, te peuple a retrouvé le bonbeur sous le règne d'un autre Henri quatre^ Votre majesté le sait , les journaux l'affirment •, mais la France l'ignore , mais l'univers le nie. Ne vous importe- 1- il pas, Sïre , d'apprendre cette vérité aux ignorans , et d'en convaincre les incrédules ?

J'en ai trouvé le moyen. C'est de s'emparer de toutes les bouches de la renommée. Elle a cent bouches ainsi que l'affirme ce Virgile que votre majesté préfère même à M. de Blacas \ ce Virgile que votre majesté nous cite si à-propos et à tout propos. Que ces cent bouches , Sire , ne soient pleines que de vous , ne parlent que de vous , ne s'ouvrent que pour vous!

La capitale est remplie d'hommes de génie , qui ont aussi des bouches. Ordonnez, et ces bouches qui ont à-ia^fois le besoin de parler et celui de manger , ne chanteront plus que vos louanges. Déjà même elles préludent en attendant salaire , comme ces Savoyards qui font ronfler l'orgue , dans l'espérance qu'on les payera fii ce n'est pour continuer, du moins pour se taire. Que ce salaire leur soit promis , Sire , et croyez que lorsque ce dernier stimulant se joindra aux deux premiers , il ne se fera pas une ligne en vers , ou un ver$ en prçst ^ui ne soit k la gloire de votre maje^té^

Qoo^^

'-Une mnltî tilde d^artîstejt, peintres, deasînateurs , 80utp«tenrs , attend aussi du pain et de la gloire. Ces gens pour la plupart non moins avides que la plupart des poètes , étaient entretenus dans une grande activité par le gouvernement illégitime. Il leur a tout prodigué , depuis les* Honneurs jusqu*à Targent. Politique bonne limiter, Sire, il faut en convenir entre nous ; par elle les arts, en multipliant les monuments de leur gloire , multiplient aussi ceux de la gloire de TusUrpateur • pai* elle seule, vit encore la mémoii»e de cet aventurier ^ que le hazard s'est obstiné à protéger pendant trois lustres; it qui sans courage et sans génie , comme tout le monde en convient , a fait plus en quatorze ans , que vos il* lustres ayeux en quatorze siècles ,. avec tout leur courage et tout leur génie. Tout Ta loué ; tout , jusqu'aux pierres , pour me servir àes expressions d'un illustre académicien (r). Que tout désprihais , Sire, se fasse pierre pour vous louer.

Votre majesté, plus clémente encore envers les j>ierrcé qu'envers les hommes , n'a pas donné une faible preuve de sagacité , quand elle a traité les monuments qu'elle a voulu s'approprier , h l'instar des héros qu'elle a su ^gner ; quand elle a attaché au Louvre cette fleur de lys que porte aussi le maréchal OudinoT. L'empreinte de notre marque , Sire , ne constate-t-elle pas en effet tiotre droit à la propriété de l'objet marqué ? Cela est applicable à un palais comme à un mouchoir. Conti* nuens , Sire , à en user ainsi envers ceux des ouvrageô de l'usurpateur , qui sont protégés par leur masse et leur utilité ; qu'une nouvelle consécration les purifie et les régénère en leur fesant perdre 4e nom qui les déshonore. Quant à ceux de ces monumens qui ne sont que de luxe et dont la destruction ne peut affliger que les arts , qu'ils disparaissent dans la flamme , ou sous la marteau. Brûlons ces tableiux peints par David , Gérard , Gros , Guérin , Vernet , etc. Brisons ces bas-reliefs sculptés pav Chaudet, Bosio , Callamard , Lemot, etc.

(i) M. Auger.

Qoo^^

VÎcB de et -qtae Jeu» ouvrages repràei^ent n'est trwé^ f &i$ pour nous* De même que les belles actions dett payens ne sont aux yeux du chrâien fidèle à IMglise ^ue des péchés illaslrés , de même les ' grandes aôti.ont de Tusorpateur ne sont aux yeux dû F^atiçaîs fidèle à* Ik légitimité , que d'illustres forfaité • et rien ne se ressemble moins que sa gloire à la votre. ^

Mais ce n'est pas assez , Aire , que d avoir Fait dis<^. paraître toutes les traces d'un règne destructeur , il faut j substituer partout celik d'un règne réparateur. On a déjà nommé le pont, itiena pont des invalides , autdâr aurait valu le nommer pont de WyieiUe noblesse* PouT'**'' ^uoi le pont et Aûstetiitt ne s'âpp'e\fcrait-il pas pont de Waterloo ? celui des arts , dit par qiielques-uns pont 4mx ânes ^ pont de Tncadcmie^ et le pont ci-devant rouge qui pour avoir été refait dix fois n'en est pas ^lus solide , et auquel person^ ne se fie , pont de Ut charte ou de la constitmtion P Que x:e projet s'étendef aut quais , aux places , aux marchés. Nous ne donnée' rons pas au marché des innocens le nom de marché des deux chambres ; mais le quai de X'^féraille perdrait^ ïi \ s*appeler quai de Èerri , et celui de la uolatUe!, quai d^Angoutêm^ 1 La place de fé^phant a déjà racu un nom auguste *, qu'elle le garde , mais ne puis- je sans Irop de vanité , Sire , demander qu'en mémoire de mon ministère là place aux veaux prenne le nom de place Veauhlanc ? Que votre règne unique dans l'histoire deâ^ Êommeà , occupe de toute part la plume , le pinçeaa et le ciseau ! Que tan% de faits imprévus , incroyables ^ inouïs , transmis à la postérité^ éternisent votre mémoire et celle. Aes poètes , des peintres et des sculpteurs qui jusqu'à présent ne les ont retracés qu*en chansons et en caricatures ; en les immortalisant et les fixant sur le papier , la toile et le marbre \ Sire , sovez à-la-fois le bienfaiteur de l'âge présent et de Tâge futur ; reproduisez de belles actions par de beaux ouvrages ; laissez des exemples pour les politiques et des modèles pour l^s artistes. Ainsi vous relèverez la gloire des lettrés «le. V. 4* 5ô

Qoo^^

. fflft-^ «jne pôUr U consolatîoD ée M« Saard^ tip irâitÊ m n génëreusement sacrifia fon ami Gamt. Ainsi voua leleverez la gloire des arts peur la satisfaction de Vie 4? Quatremère <pi s^ct si biep coodiiil dans le procèé ^ Vafras ; ainsi voiis réparerez au grand applaudisse^ soient de tous les artistes , les pertes €|ue le muséum m taiiés par IVnl^irement des ehefs-d'œuvre de toutes les ëcoles ; prix auquel il a fkttti acheter Tinapprëciable bienietit de votre dernier retour ^ ainsi vous vous assiu'cz k •e titré encore te surnom de restaurateur /

Si ces idées ^ient adoptées par votre Inajest^ , \e ^pumettrais à, siki approbatiiom h. pvQ'pt d'ordonnance llliivant ; ^

Louis , dic.,.*. par 1» grâce*.... Tan de grâce..... de; SQOtre règne le viogt-deumme , avons ordcmoé e^ ordonnons :

ARTICLE PREMIZl(«

Tous les ^ènemens qui signalent notre règne depni# Botre )oveux avènement [usqn'à ce joirr , les dix>neuf premièreV années exceptées, seront chantés par les poëtes» X^contés par les bistorien^ , célébrés par les orateurs « iK^ulft^jS p^T les sculpteurs , peints par les peintres. Âet^ ai

Il sera fondé ii ce sujet des prix de différentes va-» Seurs proportionnés aux différcns genres ^ lesquels prix aeront distribués solemnellement d'après le |:ugemenf des académies eompétentes.

MMT. S*

Notre secrétaire, d^état ministre de l'intérieur tsf <;^argé àfi Texécution de la présente ordonnance.

A ce projet était johit le programme suivant 9 oh le% aujets , les conditions et le prix du concours sont déterminés*

GRjklfD PAIX DE POESIE.

Laquelle de ces trois vertus , la loyauté , la sobriété ou la clémence se fait le plus éminemment admirer dana^ •a majesté?

Second Prix»

DiBs bieiifoits de TamBistie*

Troisième Prix* Le roi n'est pas moins bon père que bon. £rère#

GJIA5D PRIX d'histoire.

^Campagnes de Louis it désirt contre Buonapartt^

Goo^e

• Second prix%

Conquêtes cU Mgr. le duc d'Angimlétte;

TyoMème prix. #

ComparafeûB xntte )a retraite de la itfaisôii lia vol | •t la retraite des dix mille. ^

Traft de clémence de sa majesté* ]

Le roi recevant AL De Labédqyhre , apr^ Pexécutiom de son frère , lui adresse ces paroles pleines de bontë, Sf* De Labedoyère ^ jé suis content^ tris^content ^ onn» peut pas plus contint de vous /voir^ La physionomie <le sa majesté doit porter Tempreinte de ce contentement et ressembler autant que possible à celle ^ LouU <iohze. I Ce tableau doit être fait dans les mêmes proportions que celui qui présentait Buonaparte brûlaift à Berlin , en présence de la princesse ^HasJ^iltd , lés pièces qui serwiiept de preuves aux accu;^ations pof-* tées contre son mari^ Il doit le reisiplacer au LouVre et être m» dans le même cadre. ) ^

Second prix.

Trait de loyauté de sa majesté*. Dans la séance royale du i5 mars i8i5 , le roi environné de sa fa^ mille prête sei*ment 4e fidélité* & la charte en présence des législateurs, f Peindre la sincérité sur la ngUre de ea majesté , le faire ressembler à H^mi qumlre / maie ti'y pas mettre d'exagération.)

Troisième prix.

Trait de pîélé de sa majestés

Le roi fesant chanter dans 4a cathédrale de Gind uii ^e Deum en action de grâces pour son heut'éuse ^sortie de France ; bel exemple que la France ^ur^it dû suir- ▼re ! ( Tâcher que la pfaysionomre de sa majeété ait un peu du caractère de celle de Su Louis , exprimer la piété et non l'hypocrisie ^ il y a Xk de quoi exercer lé (énie*

OEAnn pmn de sculi^tube*

Statue équestre de sa majesté. (Il faut tâcher de con-^'

4;îlier ici la yérité avec la vraisemblance , et ne pas

faire le cheval beaucoup moins gros que le cavalier^

Je servirai de i^annequin , et poserai s'il est nécessaire.)

Second prix.

Vange tutélairt des Français ^ sous les formes d*QQ

Qoo^^

nnge répandant d'ufiê iDain lacotipe dea TengeancM et tenant de^ raotre Vépée flainboyaivte«.

. Troisième prix.

; Mgr. le duc tt^ Berri en 5t. Georges , ea Bacchas oa Vn Ctipidon , ad iibilitm. ,

A ces prix on pourrait ajouter un prix de roasique« 11 serait donné au compositeur qui ti^ouverait le moyea df remettre, en faveur Tair : vit^c Henri quatre^ ^ La valeur des prix sera réglée ulténeuremeat.

BOUOHÈ DE FER.

— Les bruits d^une amnistie générale et d*uii retour sîncbre au régime constitutionnel circulaient presqu*of-« £ciéllement dépuis plusieurs semaines : la clémence du 'liioharque ,\n'oins encore que les insinuations ministé- 'a'ieHes , accréditait cette nouvelle : TEprope attentive Commençait h espérer eette conversion tajit de fois pro* mise : c'était le aS àoAt , jour anniversaire de ta fête du roi de France , que sa majesté devait donner sa offrande parotel..,.^ *Lc Moniteur paraît , et ses immea* •»ei8 colonnes ne cotatiepnent en fait A^'amnistie que lanouvelle officielle de TarrestatioEi de tous les Français réfugiés en Belgique.

' • — Nous avoits extrait Tarticfe suivant d'Un jouriuil intitulé le Spliinx , qui ci»'cule en France à Tiusçu de M. de Case , et qui malgré la miraculeuse activité des agens de ce ministre , y compte un g^nuid nonxbre d'à-» tioi^nés. . . "

«t II se manifb^e depuis quelaue tems dan3 l|i SoJgiqqe une nouvelle espèce de fièvre jaune qui , entre ,au très singularités , offre cela de remarquable, que loin de travailler h s'en garantir , on semble la re- .chercher avec une sorte de fureur , et qu'elle n'est réellement funeste qu'aux imprudens qui entreprenoent de s'opposer à ses progrès. La description qu'on nous ea i( Qonnée mérite toute l'attentioo des. observateurs.

* Ses accès n'ont point *dc périodicité déterminée ; ils reviennent à - peu * près tous les cinq jours , mais

Îruoique le principe en soit constamment le mém^e , les ormes soa» lesquêlle» la maladie se manifeste sont tellement variées , que le malade offre chaque {0x9 ui^ tiouveau spectacle.

« Le premier symptôme est vn rire Itfger qui dqre au

ÎIus quelques secondes , et qui sert comme de prê-* ude. s « Survient ensuite une crise grave et sérieuse qui sVm^ par-e de toutes les facultés du malade , et leur donn« 'un degré d'énergie extraordinaire. Il semble doué dans cet état du don merveilleux de pi-édire l'avenir , et sans

{>arler comme un Oracle , il raisonne comme si tou^ es secrets de la politique Européène se dévoilaient il ses yeux *, on croirait que tous les cabinets de TEurrope lui sont ouverts , et qu'il a obtenu sur les desseiqg de toutes les puissances des révélation^ particulières. , « Il n'affecte point de déclamer contre les rois , commis l'ont fait d'autres malades , qui ont fait encore pis , et qui ne s'en sont pas mieux trouvés , mais il soutient ,que les peuples ne doivent pas non plus être comptés poqr rien *, il annonce les plus funestes catastrophes aux souverains qui s'obstineront h les regarder commV de vils troupeaux, et, présage les destinées les plus glo*- ^rieuses à ceux qui seront assez forts pour se mettre en harmonie avec l'état actuel, de leur civilij^ation.

«( Dans cette espèce d'extase qui n'a cependant aucun jrapport avec le somnambulisme de M« de Puysegur, Je malade disserte , raisonne aussi bien au moins que l'abbé de Pradt,

; «c II ne refette point le dogme de la légitimité ; H j'explique. La légitimité dérive selon lui d'un contrat .«xprès ou tacite entre le prince et le peuple. Le peuple ^chez lequel l'état des lumières a fait naître un contrat ;formeI , ne peut plus retourner au. pacte tacite. Qui- .conque prétendra régner sur un tel peuple à ce dernier ^ titre , fut-il descendant de Charlemagne ou de Hugues Capet , ne sera qu*un usurpateur précaire , et sa situation sera d*autant p|us critique que ppur l'affermir il •se croira obligé de recourir à la violence ^ telle est , par .exemple , la situation des Bourbons partout oh ils se trouvent , mais surtout en France*

« Au surplus , comme nous l'avons déjà dit, chaqpe accès donne de nouveaux développements aux idées du malade , et sans s'écarter de son but , on remarque qu'on ne le rencontre jamais dans les mêmes voies.

« Quand la crise grave est passée , sa gaieté renaît peu-à>p«u ) elle est intarissable. Elle se communiqutt

}n tant cf qaî l'approche \ m^IBeor (Kitirtaifrt à ceux qa*ïk jpoursait de ses sarcasiries saaglans ; il ne les laisse plaa respirer^ mais il sait disoerûer les victimes « et c*est au bon sens , c*est ^ i» raisoo , c*est î^ bt vérité qulV les tmrnole^

« Soft rlu'ïl fwrie s^netwement , soit (m'A plaisanteir il est tCttîfours Français par exceneticc. Aussi (a police a-t-c!le ^abli cordous sur cordons pour ei^^cher cette singiiiière maladie de pénétrer en France^ Itfais lapo* Bce a Kean faire , les préea^ttions ont )\é]k été fléjoué^

Élds (Fnne fbis i le ^ol ga^aera ^ soh ifivasito serk ieulôT iintverselle , et afors il n v a,ura plus dVnigme. W — IJOvBcle si "habile ei\ fait ae dcnoncia'tîdja est nô-^ ▼teï» eiïcoi'^e rfar>s |*art de Tespionage. Il req^porte^ e» oJ>$ervateur înBdèle les ^èiie^ dont il «ïroît avoir été témoin. M tient poui' rendu ce qui n*a été que donnée 1/habitude de se prendre tou joors pour ter-lae de compact raison fait tomber dans d*étraï^ges méprises.,

GUlIVA ATTEKTAt COfilXEB LK P£XIT KXIS SkWE^

Deux des rédacteurs^ s'enttrefenarent gaietnent âèm mc^yens viotens dont leurs «nnemis voulaient user aontr» eux, après avoir vainement employé tant de propositîona et dfe menaces.^*^ ToUt-à-coop im orand omît se fait entendre , la porte est enfoncée plutôt qu'ouverte r uhi bomme , aucune dame accompËigoe » se présente , et d'un air lurieux : 9Iessieurs ^ (Ut-il ^ a^*est m6i que veus avea •dés%n^ «huis ni», dea artictes dq Yfitre 34*, livraison^ — Un de» tidacieurs at^ec cmùne^ t^ti^exH- êtes- vous nommé ? — Non ; maîs je me re» connais* — Vos initiales s*y tirouvent-^es ? — Non*^ mais c^est mou — Sottgez-jr y taiootiieup ^ Tt^licatiot^ aeute 4^it rcn}Ure, et c^est tous qixi la iktte^ — D'tàtk ion plus ^fbitfkt et en /happant snr ia »iWe .* N'Iinportei^ )(én veux eotthattre Tauteur , et fe tti^ téh^ettli « otessé^ |e être pris ertsteite et condamné e» Bel^giqcte à h^ peine capitale* — Le rédacteur Ai^cr fe«! kre^me sanff 'JTroùl. — £lM?eMre iit>e -fois , vol* ïi*étes |>©llxt uommé^ vous prenez gratuitement poiir Votre cMtpftb ttti articfe dans -lequei Voos n'auriez pas même dû avoir ia pen*-t sée de vous reconoattre. -^ X^uoiqu'il en soit j'exigO' que vous m'en nommiee Tantcwr c*est k kn jeUi que je venx ^voir affaire. — - La délicatesse noiis défend cfe donner son noTn avant d'y être autorisé : dans toua, les cas lui ou mpi nous vous dooaicrons satiafafilion^

La " dessus gi^andes exciaraationfi y [ustiiîcatiaaa 4

^tfn p)vis finir , et sortie dignié die TentriJ^e. î^ous |f»ass* )K>ns sous silence toutes les scènea ^e . café dopt nvp^ ti^avons pôs élè tt^mojns ^ nous dirons seufemeot, da~ près les r^its de personnes dignes de foi, que la provocation con^#, f^i^^, d^ Tartide et la Inenace et assassinat sur la personne de^ rédacteurs a i^lëbiea positivement réit<^rée. (^J

Le lendemain scène d^nne antre espèce : hi dame que nous «vions vue, laVeiMe^ pour la première fois^ revient seule : elle nou< présente le modèle d^une nAiraciation et à Tappui , ui>e fo»lr de papiers tjue nous ti'avions ni le droit ni b^ vokmté n'examiner* Noua faisons entendre avec tons les. ^ai^ds dus à une femme, qu'une pareille retractation outre iju'^lie serait une inpire pour le réclamant , «le pent en aucun cas être jpubliée par nous» On t^ecevra demain ^latin^ ajoute Tun deiB rédacteurs, de faftiteuir de Tarticlc ou de moi la réparation que peni demander un militaire.

Deux heui^s api*ès nouveau message : la ro^me dame remet au. rédacteur qui avait jusqu'alors le moin^ figuré dans cette qberellè une lettre où on lui déclare ique c*est sitr lui sur lui seul qu'on veut $<; venger de ^ al prétendue insolte«

Cependant le ^r tautfiut » fait connaître ; W plaignant qui avait demandé à gi^ands cris t auteur déolii^e alors la compétence de celui-ci, et répondant tout haut à une invitation faite à Poix basse cause dans un endroit public , nn scandale qu'il aurait dû être le premier i évî4er.

Depuis , la mêm« invitaéwn ks mêmes refus se sont renouvelles , et le plaignant à répété qu'il ne vo.ulait Avoir affaire qu'à la personne qni di^vait le moins avoir affaire à lui. Cette détermination tardive fait naître plus d'une- reflexion.

Pourquoi , se disaient entre eux les redacteui-s , cet ^icharnement personnel contre celui qui n'est pas Toffenseur , si ofifenseur il y a £ Pourquoi attendre enfin que l'auteur se «oft norpiQé pour s en prendre à celui ^ui n'avait pas été provoqué d'abord r

Sur ce, les rédacteurs reprirent leur premier entretien dont le sujet ne laisse pas d'être iufiqiment prp^ pre à les mettre en gàiété«

(i) Gomme, par exemple , de Doufi ittUndre au coin d'une ru« arec un lo^ii à deux, coups ^ et autre» bagaieilefi dt ce |{«iire.

(4oo)

CHANSON. ' |Uft : d'unt rondt de Désangiers ; d^ la patience tt twtu v)trTQHê^u^

, MoHTEz dans VOS chaii^f^

Moines élOquens \ Rentrez dans tos terres ^ Nobles du vieux tems 1 L*oisive opulence Pour vous renaîtra* De la patience , Et nous verrons ça«

Devenus esclaves Par les droits divins , Nous avions des braves ^ Nous aurons des saints.

Honneur et vaillance , On vous proscrira , De la patience »

Et nous verrons ça*

Chefs-d^deuvres antiques | Vous disparaissez !

Mais par des reliques Soyez remplaces.

Agnus , indulgence ^ Bulle et cotera , De la patience ^ Et nous verront ça*

Mais ceux qui ramènent De si doux bienfaits , Croit-on qn^ils enchaînint Long-tems les Français ?

Moi j'ai Tesp^^rance Qu'on les chassera j '

De la patîeilce , Et nous verrons ça*

IVmt VOLUME. — Aimis i8i(îé LE

RÉFUGIÉ

Le petit bonhomme yit encore! 4

Avi3.

ffotre intention ëtaît de terminer , ainsi que nous' TavioDS ♦annoncé , la publication du Nain Jaune réfugié mTec la trente-sixième livraison ^ mais les menaces de toute espèce qui se renouvellent depuis peu et la joie

Erématurée de certaines gens , nous décident à pu-* lier encore six livraisons : ainsi le second volume da Nain Jaune réfugié et le quatrième de la coljecton complelte contiendra vingt-quatre livraisons* La dernière renfermera la fin des Mémoires du Nain Jaune , une carricature et la table*

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