DIS CHEVALIERS DE LETEIGNOIR
BihtJiXGER. 4> (le comte de) Teltes étaient lés dîspositiont de ce conseiller d'élat, pour marcher dans l'ombre que ses premiers pas ont été fermes daus une carrière oii^ tant d'autres n'avancent qu'en tâtonnant.
Oiî n'oubliera pas, nous l'espérons du moins , le courage qu'il déploya contre M. Benjamin Constant , dans, la question du tribunat , qu'il parvint à i«iire supprimer
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«n {>roayant que cette institution ^tait pour le gou^ vernement un dangereux foyer de lumière» , qu'il fallait ft*empresser de mettre sous iVteignoîr,
CouLTfr= ( M. de, apcien militaire } Ah ! le beau g^ni« ! le grand génie ! i*étonnant génie !••... Phidias tremblait en portant le ciseau sur le bloc destiné au Jupiter Olim*pien , et le pinceau hésite h l'aspect du mérite énorme de M. de Couet ; semblable à Salomon , il oonnait tout depuis riiysope jusqu'au cèdre du Liban ^ cependant il n'a point écrit ; sa bouillante éloquence a besoin d'un moyen plus prompt pour s* épancher ; il parle, il parle , il parle sans fin , sans cesse , de tout , partout et toujours bien. Voyez-le commencer un «discours, quel air d'inspiration !...«. Il s'assied gravement, pose les mains sur ses genoux , ferme les yeux ,. comme .s'il redoutait qu'un rayon de lumière ne pénétrât dans, son cerveau, et le voilà lancé..... dans les ténèbres*. ^.. Que ceux qui n'ont pas le bonheur de l'entendre en société courent au café r^rortoni , où ce grand philosophe professe trois ou quatre heures par jour •, ils nous trouveront sans doute bien avares d'éloges , mais l'expression a des bornes que le sentiment ne connaît pas.
Lamota ( Picot comtesse àe ) patriote intrépide en 1789 : c'est elle qui disait en pariant de l'assemblée constituante : tt Si le côté, droit l'emporte , je suis rasée. » Entraînée depuis par sa légèreté connue , nous l'avons vu solliciter l'honnei^r d'être présentée h Bonaparte 9 comme la plus aimable lie ses sujettes. Maintenant rendue à des sentimens plus légitimes elle promet d'y rester fidèle , et nous ne pouvons en douter , car elle l'a juré par sa barbe.
' MoNTESQuiotj ( l'abbé de ). L'abbé Suger gouverna fort sagement la France pendant la longue absence de son maître.
Ces deux prélats sont les seuls à qui le gouvernement de l'état n'ait pas valu la première dignité de l'église , du moins sans qu'il y eût d'empêchement canonique à cette promotion ^ mais la pourpre sénatoriale a fait
-^m&«n à M« l'ahbé de MoiitSk[uioa des. lenteurs de fci «our de)(ome«
Nous tenotiis de )>odii« )pàrt qtie té ^vtî a ntii à soÀ «hapeaa , c*est l^oppositioD coDstanteHjoMl a mtiQifestée contre le rétablissement delà coitapajËnft^'de lésus* Ea effet comment les gens qui lûènent les états, souffiri-r Iraient -ils ^u*ott ëïevàt autel contre autel? est'-^ que la doctrine de ce bon père n'est pas passée toute entière dans les façons de faire de tous tes "cabinets de TEuropef %st-ce que le cabinet d^ Angleterre ne disente pas tous tes ans avec toute la gravité et là subtilité d'Escobar ou du père Banni , les distinctions , les directions d'm«« tentiôn et les cas de conscience ministâieb it i
PsLLEirc ( ^ } a eu le maHieur dans sa jeunesse d^étré le secrétaire d'un homnle céiH»re par ses folies , par • ses talens et par son éloquence. On pouvait craindra "que le frottement n'aimantât raiguille, et qu^une étincelle de 'cet esprit de lumière dont Mirabeau était eil quelque sorte le foyer , ne se fût attachée à son séc|:^ taire : heureusement celtti*ci sortit intact d'une pareille épreuve , et pour n'être pas méitie soupçonné d'avoil^ attaché un sens à ces mots de patrie et de liberté qu'il avait entendu répéter tant de fois , il se réfugia en Alle^ magne ^ mi il mit ce qu'on appelait son esprit dana ce pays -là aux gages des ennemis de la France^ Bona* parte qui s'imaginait que tout ce qui était à vendra était bon K acheter , fit l'acquisition de M. Pellenc peur Une trentaine de mille francs.
De retour en France , M. Pellenc fut tiU ééà instru* mens les plus acti^ de la tyk*annie de Bonaparte qui remployait dans la profondeur de ses Ynines; il eut soidi desy ménager une galerie de commanication , par oii te pied plat j est arrivé de plein pied de l'antichambre de la tyrannie impérîale à l'antichambre de la tyrannia royale.
RoTER-CoiXAkiD* b II serait h. coup sur bien impossible de prouver à M. Royer-Collard. qu'il ait jamais écrit une seule ligne contre les idées libérales f mais ce qu'il T. 4« 6*
• empêche dVcrire pour elles est infini : aussi a-t~i1 !*«« faatage d^êXrt ^ntrë dais Tordre de l'.ëteignoir sans se c^nprometU^.