REPLIQUE
Une inentpation bien singulière est dirige contra Dons par le Journal de Gond* A l'en croire , les libertés de certaines leuilles et celles du Nain Jaune sartout taraient déterminé la proposition du nouveau projet de censure. Que le journal de Gand soit l'auteur oa la dupe d'un prétexte aussi ridicule, nous avons éga* lement droit dé nous étonner qu'il n'ait pas la vue plus longue en politique.
' Cette tendre sollicitude pour des intérêts étrangers è^^^tte abnégation de soi-même auraient dû cependant lui ouvrir les yeux et Tem pécher de présenter un détoer ingénieux comme une excuse valable. Que nous importent nos voisins , direz-vous , quand nos libertés sont maintenues? Soit; mais le principe est violé. Une attaque ouverte serait moins dangereuse qu'une surprise. Il serait donc beaucoup plus noble et sni*tout beaucoup plus utile de se réunir en faisceau pour soutenir nos droks communs que de recourir à des récriminations ifoi nous affaiblissent en nous divisant. La garantie de toutes les libertés , la liberté d*; la presse est en péril. S'il e«t vrai que toute l'Europe se ligue contre l'hidépendance morale des Pays-Bas , c'est que cette indé-
f tendance est d'un intérêt européen. Nouveau motifde utttr. Le feu sacré brûle encore sur cette terre pri^ vilégiée : il peut éclairer le continent. S'il est éteint , te continent retombera dans les ténèbres. De tous tem$ les écrivains sincères se aoat réfugiés dans ces contréei pour combattre par les armes de la vérité , les tyrans ÙQ la pensée* Jamais on ne brisa leur plume. Une mesure semblable serart-elle réservée au siècle des idées libérales , et à un t^uvernement qui se fait gloire de ne régner que par la constitution t iSe^es , la loi que j^ovoqMent I dit«-oo , les étrangers , vous est moins étra»*
g^re qu'on ne pcnje. Une ruse de guerre ae saurait TOUS abuser, et une tactique plus ou moins adroite ne vous donnera pas le cnange.
Pour ce qui nous concerne personnellement , noug prions messieurs du Journal de Gand de se reporter a notre article des Modérés et de se rappeller la marche que nous avons suivie. Notre couleur comme celle des journaux les plus estimés de la Belgique, a toujourf éié en harmonie avee le tableau de la France., Tout reoeiiiment , à peine les auteurs des mau!l de notre patrie ont-ils paru changer de langage , que nous avoua adouci le nôtre.xIJn pas rétrograde noas a presque désarmés. Puissent -ils désarmer aussi facilement la hation î
— Aimez-vous le roi, di^t du tems d« Louis « une bonne de Paris ^ seii enfant? — Oh.fSji^emeat* — Et pourquoi? — Farce que j'aime le hop diaa*-^' jEt pourquoi aimer, vous le bop dieu.? -:- Parce que j'eç ai peur. — E* pourquoi en avez^Tous peur ? — Parca f^un c'est lui qui fait mourir. ^
-^ Le journal d'Arras donne les détails suivants sur la ftHe du 23 août: à trois heures, un superoe char de triomphe , portant le buste de S. M. est parti de Thôtel de ville et a parcouru les principales rues d'Arras : une Vingtaine de jeûnes demoisetles tenant en main les attri« buts de la royauté étaient montées aur ce char. L'une d'elles représentait la France. Le char était tiré par les chevaux de Franconi et escorté par sa troupe et par la garde nationale à cheval. Telle est la maladtresse du. journaliste que les détails qu'il donne resseih-'* blent au récit des honneurs rendus au biiste de Maraf j par xxne étrange fatalité la jeune personne ^i représentait la France dans cette cérémonie , était fille de celle- <j[ui i*eprésentait la Raison dsins les fêtes de 1793 , et pour comble de malheur le lieu de la scène ae trou-«. .ve être précisément la ville qui a vu naître Robespierre.
— Parmi les pièces de circonstance composées pcfuir les dernières fêtes , celle qui nous semble mériter la préférence est sans contredit un petit vaudeville donné à Lille sous le titre du Rojraliste tout stul oU It Bour- ^uét de la France.
J^rm^ h Londres et tpu sera mise iMessammtrU f«| uente à^ Bnureltes*
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Pnistent mes Tcn redite par Téclào. da PeniueK* Sur les ailes da tems Toler à leur adresse !. Que dis-je ? La peosëe a ses mquisitems ^ l^ Paroasse Qpprimé gëmit sous, des censeurs^ pans leurs bureaux, d'Argus ,. viagL cuistres à fî^iralM Par la gract, de dieu,^ font la guerre, aux. virgules ^ Ugu^ contre le ^ât , par un arrêt nouTeau lie ' pootstÛTCDt broché f roppriment ifi-quartoy Xt Teolent qu'Apollon sans ajjdace et sans lyre Scrtre satt* penser oa pense satie écrire*.
Alors sous les guichets , dans la nuit qu'il éâlgir» Instruit qu'un peuple libre, est libre de s^ taire , l'honneur, loin du Parnasse où languit son Ipurîer^ Voit s)i mnse à BicéU'e et sa. gloire an. mortier.
Le préjugé stupide en. vain cherche un asyle. On flagorna il la cour , on raisonne à la. ville* Les vois sont , à leur tour , jugés par leurs sujets t Le trône est itans grandeur quand tl est sans bienfiuts* I# peuple se connaît , et fier de se connaître Veut vivre sous u|i chef s^^tï^ tamper sons un n^ntre. «.•••« « • .••.•••*
Ce Roi qui sut régner en. pardonnant l'injure; Qui trahi, délaissé par de lâches flatteurs, Expia dans les fers leucs coupables erreurs ;. Fut de la liberté le martyr et le père , Asses grand pour Taiiner, trop: faible pour lui piaille; (^ui sut mourir saris crainte et non pas sans regret, Xx dont le dernier voçu. fut un dernier bienfait.
Ah ! du sein des débris dont la France est couverte , entends gronder ces mots sur sa tombe entr'ou verte ;^
Qoo^^
O Yotis ^ qu^app^s vmgt ans ma mort a cquronn^ |)e ffuel droit frappez-vous, lorsque j>'tii pardon ni? |)e8 formes de rexil pourquoi tremper ma' cendre ? VoBS^ oscB raé venger , osiez^ vous me défendre f
La clémence du ciel fut mon dernier adieu! Frapper est d'un tyran , pardonne^ est d'un dieu !
Oui tandis que St.-Pierre avec humilité
S'instale au Vatican , près de la Trinité ;
Que inquisition , lorgnant de loin la Franc« ,
Par des Auto-da-fés réchauffe la croyance;
Qu'un prince légitime , avec componction ^
A ses sujets charmés promet la question ,
Reçoit ta discipline, et par reconnaissance^
Fait rôtir son bon peuple , armé pour sa défense.
Qu'un sceptre d'or séduit, sur le trône des mers »
L'univers aveuglé, pour dompter Tunivers^
^ur les bords de la Seine , où For^ieil déraisonna ,
L'estrapade en ^baillant , réclame Iti Sorbonne \
Pour les vivants te cloître a r'ouvert ses tombeaux;
Les moine» fainéans, sous leurs frocs en lambeaux ,
Vont arracher la dixme aux campagnes en larmes ,
La dévote de cour soupire après les carmes ;
Et l'acquéreur nanti d'un décret bien loyal
Par la grâce de dieu va vivre à ^hôpital.
Bientôjt nos saints pécheurs , vers les saintes balanee»^
Iront , au poids de l'or , payer des indulgences.
Péjk les fils d'Igpace , une férule en main ,
l^eviennçnt^ en son nom régir le genre humain^
Cependant vers le Tibre oil la pourpre et l'étole Ont donné, tou.r-h-tour , des lois au Capîtolc^ Où les apôtres rois détrônant les faux dieux Essayaient d'usurper la terre a,u nom des cieuK^ D'un pontife éclairé la vertu noble et rare Au genre humain plaintif fait chérir la Thiare«. Les bûchers dévorants s'éteignent sous sa loi^ Xe sonibrt fanatisme est proscrit par la wi i
jlit sem du VaticsD la douce tolérance
i^t résister saos haine , et régner sans Tengeance*
IlnfiQ Rome est sans foudre , et Tautei sans abus.
Près du trône avili , Mars portant la livrée , Traîoe avee les laquais sa honte charaarëe \ CuriUant les fiuits tardi& de vipgt an? de frayeur p L» bassesse titrëe , aux cris du déshonneur y Promène , en vieux pourpoints, dans sa marche caduque Son ^pée eiicore vierge et sa gloire en perruque» Le fanatisme aveugle agite ses brandons , La fe'odalité rugit sur ses donjons.
La gioii*e , en Texilant , brise nos étendards p La victoire et les ai*ts , fiers enfans du génie , S'éloignent en pleurant du soi de la patrie* L^'empire est expirant ^ et Tonivei-s surpris De son vaste naufiage accueille les débris.
Rois qui voulez régner , régnez par la justice ; La raison à. nos yeux fait briller son flambeau ; Un sceptre n^est plus fait pour conduire un troupeau* Homme avant d*étre roi , qu\in roi s*exerce à Tétre \ Que chef de ses égaux , il n'en soit pas le maître ; ^ Que le trône anoobli fasse aimer à Tétat Sof> premier citoyen dans son premier soldat. Menacé qti'il combatte , et vainqueur qu'il pardonne } Que le nvatltettr se presse autour de sa couronne , Qu*au char de la slémence il enchaîne la paix* Çn, résiste à la force , et Ton cède aux bienfait#«
— L'ambassadeur du schab ^e Perse dont le costume a produit dernièren^nt une vive sensation à St. Pé-^^ tersbourg , vient d'établir avec le Nain Jaune une corresj>oiidauGe très-active. En conséquence ^ ami lecteur , ▼otis ^cs piévenu qu*on vous donnera souvent des nouvelles de la cour de Perse ; mais point de malignes interprétations : notre réponse est faite d^avance : s'il s'atig , par exemple , d'un prince aussi clément que sin*cère : c'c^t «fdirea-'iûas^ le ineiU«u,r de» r^is ^ ^on ^ €*tstlc tciiah^
Qoo^^
Xes gens ^î vendraient passer sans aucune tnni-« action , de la maladie li ia sontc connaissent bi<'n ^evt le cœur de l'homme , et apprécient tri^s-mal la n.arclic lente et mesurée d'une sage et rentable politique. Ces gcos-là se récrient c'pntre les trois dernières condafïinatioos à mort, et trouvent fort mauvais que V-oR annonce des condamnations nouvelles: ignorent- ils 4onc que pour empêcher le parti vaincu -de mordre les vainqueurs, il faut bien lui <lonner quelques os à .ronger? lieurcux le gouvernement qui, h Texeniple de Dieu, fait naiti^e le bfen du mal niéaic !
— Viv^ la justice et la démence î S^'mon est acquitté. Peu nous importe de savoir pourquoi Ton a réclamé li^vec tant d'acharnemeiit, un prévenu qui n'était pas coupable ; pourquoi Ton a violé ouvertement la loi ' fondamentale tout exprès pour livrer un homme si dangereux que son gouvernement s'est <*m pressé de lui rendre la liberté? Ce sont àea niyslèiH:s de haute politique qu'il ne nou.^ appartient pas de sonder. Seulement, il serait à désirer que le- principe n'eût pas plus souffert que la personne.
— On annonce qu'un grand nombre de cîtovens viennent de former une souscription pour imprimer et distribuer à cent mille exemplaires une brochure où seront réunis les meilleurs articles publiés dans les louroaux à l'occasion du projet de loi contre la liberté de la presse.
LES VlÉBlTÉS NOUVELLES.
Un fait est vrai ou faux : un principe est bon ou mauvais ; une assertion est juste ou ne l'est |tas. N« pas admeUi-e , c'est rejetter. Condamner un axiome c'est approuver faxiôme contraire. Nier <ju'il fait |our, c'est dire qu'il fait miit: Point de milieu.
Nous avons rapporté ( page 877 ) le projet d'adresse de M. d'Otrenge relatif h Simon. Ce projet ayant ét« rejette par les états-généraux ; il faudrait en bonne logique et par un argument contradictoire , adjnettre W faits et les principes «uivans :
La liberté individuelle de quiconque se trouve srarle teritroîre des Pays-Bas ne lui est pas garantie par l'article 4 ^^ ia loi fondamentale.
Les membres des états- généraux ne jurent p€U ^ 4
Digiti
leur enti^^e en fonctîoD , d'observer et cte niaiûteiitr ta loi fondamentale du royaume et de ne consentir à ce ^u'on s^'en écarte en aucune occasion et sous «ueuià prétexte quelconcfue .
Les ^tats - généraux peuvent demeuref indifféi^ens k une plainte en violation de ]a loi fondamentale.
Une représentatioà nationale , tombée dans ia dé->> considération peut encore cti'e utile au peuple qui s'en défie.
Si quelque infraction h la loi fopjamentale n ét^ commise , si la liberté individuelle a ^t^ violée oit ne s'empressera pas de faire tout rentrer dans Tordra #onstitutionneK
La loi fondamentale sera chez nous un vain formulaircb Me préserve le ciel d'en auoir ia pensée !
— La veille d*one grande bataille qui devait décider de Tindépendance des citoyens, les avis se pai*tagèrent entre les défenseurs de la patrie. Les uns voulaient abandonner la îactùjwe • i\\n jusqu*alors avait assuré le saint et la gloire de Tétat : les autres soutenaient au*une route nouvelle était périlleuse et bazardait le salut et rindépeodance de tous. Ils citaient mille exemples voî* tins et récens à l'appui de leur opinion: mais voyant qu*on ne les écoutait pas , ils se retirèrent , et ne vou* lurent point combattre. Qu^en arriva-t>il ? La bataille fut perdue , et la liberté publique vit entamer sob plus ferme rempart*
— Le projet de loi qui restreint la liberté de la presse en tant que cette liberté pourrait déplaire à tout antre souverain qu^ celui des Pays-Bas, vient d*^trc adopté^ il une gfande majorité par la seconde chambre qui « juré de maintenir la constitution dans toute son intrégrité»
LOI FONDAMEVrALE*
Art* ^27» La presse e'tant le moyen le plus propre à répandre les lumières , chacun peut s*en servir pour €ommuniquer ses pensées , sans avoir besoin dune per^ mUssion préalable*
Aar. a^g. Si V expérience faisait connaître que det €kangemens ou des additions à la loi fondamentale sont nécessaires , une loi les désignera avec précision , €B mtéme tems qu'klls dkcujiera ccttk hkcessit^*
Qoo^^
IVhm VOtUStfii — Aimit i8t0.