‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 61 sur 88 · I .^ it.,.ii · texte numérisé non relu

I .^ it.,.ii

LE

RÉFUGIÉ

Le petit bonliomiue vit encore! .•

(Ms)emeido.

toi VONDAIIËNTALB , ARTICLE IV. SXXftABlTIOlff PM

SIMON* AETICLI CCZXTII. — LOI OSS 5oO FLORIlfi» *

« fl n^est pas même de P honneur tt de la dignité d'an prince tt éclairé de s'allier aree an tyran. Oki dit qu'un roi d'Egypte fit

* avertir le roi de Samos de ta, cruauté et de sa tyrannie. IX Im

* âomma de se corriger. Cmntme Une te fit pas ^ il lui envoya dir« Ir qu'il renonçait it ton amitié et à son alliance. »

MoNTBSQUtBV.

( Lïïttres pertwmes. ]t

tÈS ELÈcnONSi

, Sans vertu , ifu'csince quêtai sénat ? Rkn

^u*un,sinmiacre de rtpres€nXaiî0n ou la foiJS

et les cœurs sont à rencanh Qi/estrç^ quc^

(cette liberté vantée P Hien 4/u*un nQm.sonare.

Qu^est^ce que les élections ? Bien qi^f/^

marché d^esclcMes quise vendent eux-^n^s.

TnoM^oN 9 poëme de la liberté*

tiSADOVKAtrcfe hv 5 SEPTEMBRE , soit qn^elIe fut Toffet

d'une invitation diplomatique , soit qu^elle fût l'ouvrage

du ministère justement allarmé, soit qu'on la data la

haute prudence du monarque , avait pour objet d'offrir

à la France et à l*£urope la seule garantie véritable

de leur repos , la constitution raffermie pour jamais sur

€st bases trop loDf-tems ibrwtdiu* Cette ÎDtention n'est

^as rfq\iîvoquc ; et les commeataires officiels de Vordon^ nanôe ne permettent pas d'ëlever le moindre doute sur le but de eet acte selenn^l* La dignité ^on moins que la sûreté du trônQ exigeaient donc que Ton marchât fran* chement vers ce but si franchement avoué: les Cabinets attentifs, l'honneur, le salut même du ministère co*m- -mandaient l'exécution loyafe d'une mesure dont la loyauté fait toute la force^ Plus cette mesure a coûté d'efforts , plus on y attache d'importance , plus le nombre et le rang des intéressés est considérable , plus l'injure et les conséquences seraient graves si elle devenait illu« loïre dans fexécution.

Vordonnance annonçait le retour à la constitution: la route était ti'acée par cela même : on devait procéder constitutionnellement à la réédification de l'édifice constitutionneK

V oMonnance congédiait la chambre parce que les }nernbi*es q^i la composaient n'offraient ni dans leur conduite , ni dans leur caractère , les garantie^ néces*saires au maintien de la charte: la chambre nouvelle devait donc offrir dans la cdnduite et le caractère de ses membres les garanties doift l'absence avait rendu indispensable la dissolution de la dernière chambre.

U ordonnance voulait que les députés fussent les vrais

'teprésbntans du peuple : les représentes devaient donc

jouir d« leurs véritables droits • Elle voulait une sage

• liberté : les' défenseurs de cette liberté devaient donc être élus librement. Elle voulait prouver à l'Europe

^ t]ue le vœu des Français est pour la dynastie régnante*, on devait donc bien se garder de fermer la bouche à ceux que l'on interrogeait, et de comprimer de fait

, félaniuatiopal que l'on invoquait à haute voix.f ' ..La chambre dissoute avait laissé dans les institutions

• qui lui survivent bien des obstacles au retour projette; mais ces obstacles n'étaient point insurmontables* Qn pouvait se relâcher de la rigueur dés lois en attendant

1 qu'elles fussent rapportées. La liberté' de la presse était ^«n fage obligé de Ul frcmchise du gouvernement , qui

devait sôtihditêF même que ses démarches fussent ^claii^.^es puisque toutes étaient fditek dans Tintërêt de la constitution; Là libetté indOKduelle ne pouvait demeurer compromise saus compromettre la liberté des votés, f^oyr assurer cette liberté il fallait suspendre l'effet de ia foi des prévenus , et Surtout remplacer les préfets qui n'étaient que les agtns de la 'faction des u/^AZ-royalistes ^ il plus forte raison fallait-il leur retirer les pouvoirs discrétionnaires dont ils sont investis. Cependant la liberté de la presse et la liberté individuelle n'ont pas cessé un seul instant d'être cruellement enchaînées ^ 4'émission des votes a eu lieu sous l'influence active de ces 'mêmes préfets.

Le ministre de l'intérieur a tout emfiloyé , dit-^on , pour obtenir leur destitution. On assure aussi que M« de Cazcs a mis en mouvement toute la police du royaume pour protéger la liberté des citoyens : enfin , leurs agens secrets et avoués n'ont omis ni conseils ni insinuations pour contrebalailccr l'infatigable activité des ultra* royalistes. Nous aimons à rendre justice aux intentions du ministère ^ mais comment se fait-il qu'après avoir eu le crédit d'obtenir un coup d'état aussi éclatant que la dissolution de la chambre introux^^ble ^ ils n'aient pas pris les, mesures sans lesquelles ce coup d'état est nn acte sans effet ? Comment se fait-il qu'ils aient recours à des intrigues plus ou moins bieu dissimulées , lorsqu'un petit nombre de mesures franches et publiques^ appianissaient tous les obstacles? Comment se fait-ik qu'ils exposent le roi lui-même aux soupçons de la malveillance et aux reproches des alliés , et eux - mêmes aux ressenti mens de leurs ennemis lorsque l'exécution pure et simple de l'ordonnance leur assurait ainsi qu'à la constitution un triomphe glorieux ?

De ces questions naissent une foule de conjectures et de doutes dont la solution demande un esprit plus pénétrant que le nôtre. Nous les exposerons avec naïveté" en laissant au lecteur le soin de les résoudre.

Si les ministres ont en cunscieuce fait tout ce qui^

Qoo^^

f 5oo}

iiiit w^ eia pour^jn^reffet répondit aux «pronMsiMi de l'ordoiinance , sUk ont demande la destitution des préfets 9 s'ils ont yquIu <{ue la liberté individuelle fut le garant de la liberté des élections « s'ils ont provoque la Tibre publication des opinions de chaque citoyen ^ qui donc s'est opposé à des mesures si conformes à Tes^ prit de l'ordonnance ? La lovauté du monarque et s% constante volonté le mettent à l'abri de tout soupçon ^ mais alors quelle volonté supérieure déjoue les nobles combinaisons de la volonté souveraine P Que devons « nous penser d'un gouvernement avoué qui succombe aous un pouvoir invisible?

Les ministres qui n'ont vu de salut pour le trône ' que dans la liU^e formation d'une chambre nouvelle , connaissaient assurément l'opinion générale , et ne dou-^ taient point qu'elle ne fût favorable aux Bourbons de« venus constitutionnels^ Pourquoi donc se sont- ils arretéa tout-à-coup , comme effrayés de leur propre entreprise? Cette crainte ne fait-elle pas in|ttre à l'auguste jamîlla ]!appeUée , par les voeus de toute la France , an trône oUk l'a replacée le concours de toute l'Europe ? GeUe crainte ne fait-relle pas injure à la natioii' elle*m£me dont e)le calomnie les sentiraens?

Il est fôcheux que le ministère donne lieu par sa po* Utique en apparence incertaine «t timide, à des indue-tions dont il serait facile li^abuaer auprès des alliés ppuv les tromper sur la- véritable situation des hpmmes et des choses en France. Ne pourrait-on pas, en effet, in-i> terpréter 1^ continuation du régime de terreur pendant l*e}(écution même d'une mesure constitutionnelle en fa* veur des déclams^tions d'une foule de patriotes ? Que serait-ce si l'on rappellait à Tappei de ces maligne^ assertions le rapport attribué ^ M* Pozzo di Borgo , les rapport^ et les lettres du duo d*Otrante f IÇncore "" une foi^ il est inconcevable que le ministère donne contre le gouvernement de pareilles afmes, lorsqu'il' lui était si facile de prouver c|ue l'immeçise ma jcHÎ^ df 1^ m\4m n? trQHVe dp çar^ntie , ip sûreté j do

[^tized by VjOOQ IC

( 5oi ).

Tihtné véritable <}ue dans l'auguste mabon sans làqualië alie n^eut jamais connu les douceurs d^une sag« indé^ pendance , et le règne des idëes libérales*

Et à quelles contradictions 8*est exposé le ministère en s'ëcartant de la route tracée par l'ordonnance ! Dams ses nombreux articles , dans ses ciroulaires , dans les discours de ses présidens il ne cessait de répéter: aUez aux élections ; mais il n'ouvrait pas les cachot» max électeurs détenus , à leurs parens , à leurs aniis : aucune loi ne levr garantissait une indépendance dont ils n*avaient pas joui aux dernières assemblées où ila retrouvaient les mêmes meneurs. îP0(ft% aucune crainte z mais une semblable recommandation est dérisoire quand le péril subsiste, f^otez /Â^/vncenl^ mais faites aupara^ vànt ^ue la personne soit libre : et l'est -* elle em pré** aence de ses persécuteurs et sous le couteau de la loî des prévenus ? U reste donc démontré que Tunique gajDantie de la liberté des électeurs , était la libellé de la presse , la liberté individuelle , la destitution d^ préfets : c*est ce qu'on ne saurait trop se rappeller ; c'est ce qui explique les nominations iiouvelles» La plù-^ part des députés de rapcienoe chambre figurent de noi»* veau parmi les candidats , une foule de Qobks remplacent leurs amis auxquels leur âge ou des titres trop fameux n'ont pas permis de rentrer dans l'arène : la vue jie repose à peine suï* quelques noms estimables qui se perdent dans la foule de ceux des Bellart , des Héron de Ville-Fosse , des Corbières , des Castel-Bajac ^ dea Marcellus , des Roux*^ I^borie , des Kergoriai , etc, etc. etc. ! ! !

Le ministère pense-t-il qu'une chambre formée des mêmes élémens que la chambre dissoute, suivra nné marche contraire ? Ne court-il lui-même aucun dan-* ger ? Peut-on soutenir de bonne foi que l'ordonnance «^tété et doive être exécutée avec franchise?

La chambre étant composée des mêmes élémens que la dernière , pourquoi celle-ci a-t-elle été dissoute ? VpUt'-Pilf^c eutcudre. qu'un appel nouveau aux libres

rfuHx de la naiidn a prooT^ que la demî^re chambre' ^tait nationale ? Mais n'avoDs-oous pas dëmontré que ioate espèce de liberté demeurait suspendue , si ce n'est ik regard de cette faction tant poursuivie dans les jour^ ttaux , et si active dans les assemblées électorales , et qu'en conséquence les choix n'étaient pas libres? : Si la Tëunion d'une chambre proroge plutôt que remplacée est sans inconvénient, à quoi servait l'or-* donnance f .si elle. entraîne les inconvéniens qui l'ont fait dissoudre , que devient l'ordonnance ? si les aliiés Font crue dangereuse , que diront les alliés ? si le mt^ nistëre a pensé qu'elle compromettait le salut du trône et le sien en particulier , que deviendra le trône et le ministère ? si le ministère pouvait et n'a pas voulu obtenir d'antres élection» , que penser de sa bonne foi ? fi le pouvoir seulement lui a manqué, comment réaistera-t-il à la faction victorieuse et réunie dont il n'a pu comprimer les lyiembres isolés ? s'il a compris de quelle importance il était ponr l'honneur et la sûreté du monarque , pour la satisfaction dés alliés , pour son intérêt propre , de changer' les élémens d'une chambre proscrite par l'opinion générale et de composer ainsi une chambre véritablement constitutionnelle ; s'il a corn* pris l'urgence , la nécessité d'une mesure semblable \ et si pourtant il n'a pas osé soulever un seul instant le joug qui comprime l'expression du vœu populaire , quel est donc ce vœu si formidable ? quiîl secret révèle-t-on au monarque et à ses alliés ? Quoi ! vous tenez dans les fers ce peuple que l'ordonnance appelle 2i la liberté 1 vos discours le supplient de parler librement; vos actes loi .commandent de se taire 1 vous étouIFéz la pensée dont la bonté royale provoque la libre manifestation! Quelle est donc cette pensée nationale objet de tant d'allarmes et de tant de précautions ?..••••

Telles sont les conséquences qu'autorisent malheureusement la marche si peu sîire et si peu franche du ministère; l'ambiguïté de ses expressions et de sa conduite ; l'arbitraire de ses mesures dans l'exécution d'nao

mesure qdi proscrit Tarbitraire : c'est ainsi qu'on laisse sans réponse les citoyens bien intentionnés contre- les tarcasmes de la malveillance qui oppose les paroles aux actions , les promesses aux effets , et va jusqu'à de^ mander qui Ton a prétendu jouer dans cette comédie? Mais, dira-t-on , si les lois subsistantes ont enchaîna la masse des Français ; du moins le ministère a-t^il aa l'adresse d'écarter quelques-uns des plus mutins de.U dernière chambre. Ne peut-il donc à toute force gagner et conduire, la majorité i Soit : oublions l'inimitié personnelle des députés et des ministres , oublions les menaces de la faction humiliée » oublions et leur caractère et leurs projets et leurs intérêts- et les révélations de M. de Châteaubriant , et sur-tout croyons qu'ils les ont oubliés aussi bien que nous \ l'ordonnance et le motif qui l'a dictée subsistent* L'ordonnance veut Yliitegrite de la charte -, elle veut donc l'abolition des mesures qui compromettent non-seulement l'intégrité , mais Texistence même de la charte. Peiiset-on que la chambre se prête à cette abolition , et s* érige à l'égard de la chambre dernière en tribunal de cassation F Pense-t-on que le ministère qui , malgré l'ordonnance , n'a pas osé accorder la liberté néces* saire aux élections , accorde une liberté qui tiahirait et mettrait au grand jour des mystères que Ton a voilés avec tant de soin ? Nous aurons une chambre muette ^ d'accor,d ; mais alors pourquoi cette ordonnance dont le f onsidérant est si clair , si libéral ? Ce coup d'état n^a point été porté sans motif. Il y avait urgence , péril pour la charte et pour le trône ? Rien n'est eneora changé. Les alliés ont exige le retour à la constitution ? Le premier pas n'est point encore fait. La nation ^up^ portait impatiemment la chambre ? Mais on ne se plaial pas seulement des hommes : ce sont les choses qui la$^ sent ou indignent. On se plaint de la mort , de texil^ des emprisonnemens ; on déplore Vabsen^e de la liberté de la presse , la ruine des institutions ^ la résurrection, des prîyiièges , la iui^ersion des formes de la justice*.*.

Qoo^^

Voill oe qu'ienrôiiak enfin tûrdénnmtee dtS* Ht. t rcrilft Its abns-qu'elk voulait facriÉer à tùuégrM à^ la charte : ^là ce que la France et l'Europe attendaient de cet «cte éclatant et ce qui seul peut assurer leur repos : qua diront la France et l'Europe de la manière dont onl «lécate une ordonnance à la franche exécution de la- IpeUe se rattachaient tant et dé si grands intérêts ?

CORRESPONDANCE

Tout le monde connaît M. de Marcellus ^ membre de feue la chambre des députés , lequel ne descend ni du guerrier romain qui triompha de Syracuse et b»lan^a la fortune d'Annîbal , ni de ce fib de l'impéra^ trice Livie que les beaux vers de Virgile ont rendu immortel. M. de Marcellus est, comme on sait , un boa gentilhomme , natif de Bordeaux , écuyer de la duchesse d'Angouléme , chevalier des ordres du lys et de la fidélité ; brave homme qui n'a jamais fait la guerre de sa vie , et dont le talent modeste n*a été célébré jusqu'à ce jour que par la Quotidienne et le journal des curés. Ce qu'on sait moins , c'est qu'il est étroitement liéavecM.Hyde-de-Neuville, autre membre de la chambre des députés , ancien fabricant de boutons , et présentement ambassadeur de sa majesté très-chrétienne auprès des Etats-Unis d'Amérique. Leur intimité date dix 3 nivôse an 8 de la république , jour oïli ils se ren** €x>ntrèrent pour la première fois chez un ami commun rue Saint Nicaise à Paris \ et la conformité de mœurs , de goût et d'opinion n'a fait que resserrer depuis cette tfpoque les nœuds d'une liaison fondée sur une estime réciproque : c'eist ce que démontre d'une manière aussi touchante que sublime la lettre suivante qui nous est tombée entre les mains par une singularité dont il est inutile de rendre compte ; elle prouve clairement que la tendre amitié ne connaît pas les distances , puisque M» de Marcellus l'a écrite de Bordeaux à M« llyde qui

Qoo^^

(flerail là recevoir à Philadelphie : elle prouve encore ^ {plusieurs autres chgses, ainsi qu'on ie verra facilemeiit i|uand on en aura pris lecture.

Mon cher Hyde ,

JFe vous envoie ci- joint une copie de Pordonnanc^ tojale qui dissout la chambre des députés dont vous et moi faisions partie. Vous frémirez^ en la lisant ^ de douleur et d'indif nation ^ Tous nos amis sont ici dans Un ëtat de stupeur que je ne sautais décrire^ et qui tie peut se comparer qu'aux sentiments dont Vous vous souvenet que la chambre fut agitée lors de la malheureuse évasion du bonapartiste Lavallette* Quelle ingratitude ^ mon cher Hyde î On nous con-gédie indignement , on nous signale comme les ennemis de la France , nous qui avons secondé avec tant de kële tous les voâuk de sa majesté ^ nous qui ménagions sa pudeur avec tant de délicatesse, quand nous soU iicitions comme autant de sacrifices les mesures qui

flattaient le plus en aecret son cœur paternel! En

vérité mon cher Hyde, si j'étais moins bon royaliste^ |e crois , dieu me pardonne , que je regretterais au* jonrd'hui les boules blanches que j'ai données avec tant de bonne foi pour la loi des suspects , celle des cours prévôtales et tant d'autres ; et je vous jure ma parole d'honneur qu'il y a des moments où je suis tenté de m'en vouloir pour la facilité avec laquelle j'ai voté le bannissement des trente-huit et des ré* gicides» Je ne prétends pas vous dire par là qu'il faut qu^ou les rappelle ; à dieu ne*plaise! Je sais maîtriser mes premières impressions \ je sais appeler ma raisoa «LU secours de ma sensibilité ; mais convene2t qu'il est bien cruel d'être ainsi la dupe de sa confiance et de son dévoûment^ avouez avec moi qu'après avoir ét^ complimenté comme membre d'une chambre introuvable ^ il est pénible d'être remercié comme membre d'une^ assemblée de factieux.

Que n'êtes-vous au milieu de nous , mon cher Hyde^

«u lieu de représenter le roi de France auprès de cea républicains de Fauti-e monde qai ne noas aiment guëre , k ce que je me suis laissé dire ? ^os talents et votre eipérience seraient pour nous d'un grand prix dans urr« conjoncture aussi difficile ; les expédients se présente-» raient en foule à votre génie inventif; le trait distinctif de votre caractère politique est de ne s^eflrajer d'aucun obstacle , de ne s'arrêter devant aucune conaidé-* ' ration ; je ne vous fais point de compliment , |e voua dis nettement ce que je pense. Malbeureusement ceux qui partagent le plus vos sentiments sont loin d'avoir cette résolution , cette force d'esprit nécessaire dans de pareils dangers. On ne suit aucune roarcke Bte ^ aucun plan déterminé. Chaque jour voit éclore ui^projet qui est abando/tiné presque aussitôt.*..... On convient de publier un manifeste en réponse à l'ordonnance royale, une dame charitable , un ange descendu sur la terre pour nous prodiguer des consolations et des secours , fournit tous les fonds nécessaires pour payer et l'auteur ^ et l'imprimeur , et les colporteurs , et tout ce qui s'ensuit Savez- vous , mon cher Hjde , sur qui l'on s'avise de jetter les yeux pour la rédaction de ce factura F Devinez^ je vous le donne en cent, je vous le donne

en mille Ce n'est ni Feuillant quoique les différents

écrits qu'il a publiés en 98 démontrent assez toute l'é* tendue de son talent dans ce genre de composition , ni Roux-Laborie dont la réputation établie dès i8fO par l'éloquente adresse du sénat de Hambourg h Bonaparte le fit unanimement choisir en i8i4 pour rédiger la proclamation dû gouvernement provisoire. Vous croyes peut-cti-e q!ie c'est le colonel Michaud de Villette , qui manie la plume avec autant de courage que de facilité , et qui s'est élevé si haut /lans le genre polémique. Puisque ce ne peut être le petit Villemain , attendu qu'il écrit aujourd' hui dans des principes diamétralement opposés à ceux qu'il professait, il y a six mois avec, tant de -succès ; ce doit être du moins Tabbé Gallais dooft les sentiments li'ont pas varié uu instant depuis qu'il

a'cst mariV avec une des plus chaudes rojalrstes qui soient en France*. •«• fiien de tout cala , mon bon ami* Voici en deux jnots Tëtrange raisonnement sur lequel on s'est fonde pour le choix de l'écrivain chargé de répondre au ministère : notre cause, a-t-on dit, est la plus sainte de toutes Içs causes , nos droits sont les plus sacrés dé tous les di-oits ; nous devons par conséquent être défendus par le plus religieux de tousies auteurs. Et on est parti de là pour remettre nos destinées et les fonds de la dame charitable entre les mains du pair Chateaubriant. Le pair Chateaubriant se met donc à l'œuvre* Autre bizarrerie : v©us vous imaginez qu'il va répandre outre mesure dans son ouvrage cette richesse de style , ce luxe de figures et d'images , ces beautés poétiques et abstraites qui distinguent tous ses écrits et les rendent inintelligibles pour le commun des lecteurs. Tout le contraire: cette nouvelle composition est d'une clarté détestable ^ il n'y a pas deux manière^ de l'interpréter. Nos vœux , nos espérances , nos intentions les plus secrètes y paraissent à découvert et au grand jour. La gaucherie et la maladresse ne vont pas plus loin. £n un mot , l'effet infaillible de cette indiscrette sortie est de nous aliéner sans retour les dix - neuf vingtièmes de la France avec lesquels nous n'étions pas déjà trop bien, ^omme vous savez. Un seul trait vous fera juger du reste de l'ouvrage : l'auteur en parcou-rant les divef'ses accusations répandues contre nous par la maUeillanoe , a la simplicité de combattre le pré-» )ugé populaire par lequel les royalistes purs sont représentés comme un troupeau de niais et d'imbéciUes^ Ab uno dis ce omnes. t

Je ne sais ce que tout ' ceci deviendra » mon chen Hy de. Plusieurs personnes de ma connaissance sont dans l'opinion que l'on joue, la comédie , et que ceux qui paraissent aujourd'hui les plus déchaînés contre nous , sont loin de nous vouloir aucun mal. Je ne suis pas de cet avif , et s\ vous voulez que je vous parle aveo franchise , je crains que cela ne tourne mal pour tout

Digiti

le ikioBcte^ Lts coB^^es tfle^oraux se r^miasent ; toi|$ les int^r^U Yont ae trouver en présence *, le résaltat de |a lutte est prochain. Vous pouvez compter sur moi^ empressement à vous teuir informé. J'avais envie de pe prendre aucune paît aux débats des élections , et dt Vît bornera opérer secrètement^ mais tous mes ami^ |>rétendent que ye n*ai riei\ de mieux à faire que d*allef ^ |iu collège* .^

Adieu , mon cher liyde , fe vous embrasse cordi%-i lement et politiquement.

Jacques ClemerU ^ vicomte ife Marçkllvs*

Bordeanx , a6 septembre de Tan de grâce 1816.

P» S* Donnez>moi donc des nouvelles de Lefèvre-r DesDouettes , de Clausel et de Grouchy qui ont été exé* çutés en effigie comme vous savez. On dit qu'ils se pojc^ ^eut à merveille ? Cela serait-il possible ?

Monsieur le Nain ,

Je m'occupe depuis long-tèms d*nne histoire générale des deux Amériques , ouvrage utile et absolument neuf auquel je donne tous les soias et toute l'attention dont je suis capable. Mais voici la loi sur la liberté de U presse qui m^^embarrasse prodigieusement. Vous saves qu'il n'est plus permis de révoquer en doute la legi^ ttmité d'aucun gouvernement existant , même en tem|>t. de guerre. Or , faites-moi Tamitié 4e me dire, vojus qni avez tant de sagacité , comment il me sora possible de parler des indépendans dli Mexique , 9ffns m*exposer. aux peines prononcées par la nouvelle loi. Si je peins, les Américains comme des rebelles , feur gouvernement ne manquera pas de s^n plaindre aussitôt , et ft sera^ infailliblement condamné : si je tiens leur cause pour. légitime , l'ambassadeur de hi cour d'Espagne me fere, traîner en prison pour venger les droits du roi aoa maître. Comment donc faire , monsieur le Nain f c«c je ne me soucie pas d'être incarcéré ; mais je ne veu\ pourtant pas renoncer à mon histoire d'Amérique*

J'^i l'honneur d'être , etc. Jacques Dveau d ,

Membre 4^ piusi§ur$ académies^

M. Jacques Duraiid est invité à relire rhîstourû ^^ •et honnête bourgeois qui fut condamné par le tribut pal de Bordeaux pour avoir f^it un enfant à une fille, tandis que sa femme obten^^it r.ontre liii le divorce pou» çaus.e 4*À^puiâsance auprès des juges de Toulouse*

Monsieur le Nain ,

Ce qui fait le mal des uns produit souvent le l>ien des autres. Je ne veuxspour preuve de cette vieille vé- |*itë , que Ja loi nouvelle sur ou plutôt contre ia li* berté de la presse* Depuis long-tems j'avais formée sans pouvoir Texëcuter ja^1ais , le plan d*un journal -verhui qui devait contenir toutes les nouvelles anti-ministé-' riclles. Mais pendant les dernières années du règne de Na* poléon l'introduction des journaux étrangers était si sévèrement interdite qu'on ne pouvait que répéter les journaux de la police française, et pendant les premières années du règne de Guillaume , la liberté de la presse était tellemeut illimitée que la lecture des journaux était préférable ^ la trac(îtiQn orale des nouvelles nationales ou etian- Çères.

Heureusement tout a changé de face, et comme la loi qui ne permet plus d'écrire librement , ne détend, point de parler tout à loisir , je vais enfin pouvoir réa-liser mon projet d'établissement*

Je vous prie donc , monsieur le Nain , d'annoncer \ Tos souscripteurs que j'ouvrirai incessament une vaste salle où chaque JEnatin je redirai toutes les nouvelles parvenues à ma connaissance , et où je traduirai verbalement les passages les plus piquants et les plussatiriques des gazettes anglaises de l'opposition telles que le Morning^Chronicle ^ \e Slatesman ^ VExcunincr^ le Globe y le journal de Cobelt , etc.

Pour faciliter la circulation des articles que contiendra^ |non Journal F'erbal ^ je me suis adjoint douze damea dont la mémoire est sure et l'élocution facile. Elles se-« ipont chargées de parcourir la ville et d'aller répète^ ^ ceux de nos abonpés qui ae voudront point se reiàd^'4

Qoo^^

I Si* I

& mtm rabmet ^aiiditioo , la fotatttë dés QooircBes m^ «elles qui pourront les rntëresser davantage. -

Si y comn»e j'ai tcmt Heu de le presamer , mon élu-' Blissemeot prospère , je compte furmer dans chaque ▼iJle à^^ Pays-Bas et mên^e de FrsriJce , des 90cciii>* «aies avec lesqoelies \t correspom'rai , noD par écrit, pour ne pas eucourir Tamende de 5oo Oorios , Biaîs par la voie du telcc^raphe. Ainsi toutes les noavelles parviendront sur tous les poicts du royaume et même au-delà àe9> frontières , en même te m s at beaaeoup plus rapîJeiiieut c[ue par la voie ordinaire àc^ iournaux.

Pattends de votre obligeance^ monsieur le Nain, de ^ire c^ianaître mon établissement qui ne peut être que bien accueiiit des particuliers et du gonveruement » puisqu^ii satisfera les uns sans se trouver eu contra-^ Tention avec les mesures de l'autre.

J'iii l'honneur d'être votre très^humble et très-obéi»^ âmntiP servante»

Femme Loquipkiix»

NOTICE Swr la ifie ei Us ouvrages de Marie^ Joseph de Chemer.

Maric' Joseph de Chênier\ qui Ton ne conteste pla3 %e% talents supérieurs , est plus que jamais en butte ^ la caforanie sous le rapport de ses qnalités morale^w No»:s iïii^'rsons avec plaisir le moment oîi la pubiî-^ cation de quelques-uns de ses ouvrages iucdits*, ap~ pelle pins particulièrement l'attention siur lai , pour faire connaître le cœur de cet homme dont tout le notide connaît Te-îprit; il n'était pas moins recommart— dable par d'excellentes qualités que par des qualité» brillantes.

D'après les règlements de Tinstitat auquel il eûtThoifr .

* La Butaviadc suivie de plasieurs piéton inédît^^ thea Woiit •èmbffueb , ua vol. ia-^. Prix. , 6 fr.

( 5ii )

tieur d*aj)partcnir »<>ti qui e«t rbottaeur dt le compter parmi ses inenfibres , c'eût été au secrétaire pe«*p^tiiél de la classe de la langue et de la littérature française , €*eut ^te à M» Sutird a remplir les fonctions dont nous nous chargeons ici. Son silence est l'excuse de notre tdm^ritë. Au surplus, nous remplirons noti^ tàclieou la sienne en conscience* Nous dirons de Chenler tout le bieu que M* Suard en pense , eu cela non moius justes envers Ckénier ^ qu'il ne Tétait lui-même envei'ji M- Suard ^ envers ce patriarclie littéraire^ ce MalJM-^ 9cUem académique dont il ne pensait pas de bien et du^ quel il disait franchement ce qu'il pensait*

Chêniér naquit à Constantinople au mois d'août t^GiJ* Son père qui a rempli avec lionneur les fonctions de consul en plusieurs résidences, était Français \ sa mère ëtait Grecque* Il avait trois fr-ères recommandables à des titres divers , et enti^e lesquels l'estime publique a distingue André Chénicr si tôt et si cruellement moissonné par la faux révolutionnaire -, homme de beau-<coup d'esprit et de beaucoup de courage ; homm« apprécie surtout par son frère pour qui cette perle fut un sujet de douleurs de plus d'une nature.

Cliénier Ht ses études à Paris au collège Mazarin« H y eût pour professeur l'abbé Gcojfroi qui ne régentait alors que des enfants. Il paraît qiw; Clienier ne fut pat le plus docile et le plus révérentienx de* ses disciples* Quelques reproches jettes par le pédant dans ses. feuilletons , et plus d'un passage des satu*es du p<jfctc » prouvent que dès lors ils préludaient a cette guerre où la ferrule passa bientôt des mains du maître dans celles de l'écolier.

Chcnier âhs l'âge de vingt -un ans avait fait TessaC de ses forces. Sa tragédie A^ Azemire prouve qu'il ne les possédait pas toutes encore h cet âge. Ce sujet qui avait trop de rapport avec celui de iBérénice et (TAde^ laide Dug;uescUn ^ par cela même n'éfait pas heureux^ il établissait entre un débutant et les maîtres de la scène , une concurrence qui ne pouvait qu'être défa-

Qoo^^

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^lorable an premier* Lès geDs impartiaux . lui surent (Cependant quelque gre de cette audace. Quelques scèo^ et phisieurs passages leur firet^t présumer que ce d^ birfantpouiTatt bien quelque jour s'approcher des maîtret *|n^il n'a d'abord suivis que de loin.

La tragédie de Charles ix représentée cinq ans fliprès Azémire prouva qu*on ne s'était pas trompe. Cet «tivra^^e «f^alement hardi sous les rapports philosophiques et sous les rapports politiques y ne fut pas sans inffuence dans la révolution ^ qui influa de son côte sur reflet prodigieux qu'il produisit. Avouons cependant que^ j^ar sa proprç valeur ^ Charges ix aurait en tout temt i;ibtenu un grand succèsi Les beautés y sont en bien plus grand nombre que les défauts , et dans les éditions successives que C/ie/t/>ra données de ce drame qu*il »(Iéctionnaît , il s'est appliqué à diminuer le nombre des défauts et il a augmenté celui des beauTés4

Cet ouvrage dirigé contre l'intolérance et le despotisme fut attaqué comme attentatoire h la monai*chie et à la re-^ Kgion» Cela devait être dans un pays asservi au papisme et au pouvoii^ arbitraire.

C^est dans Charles ix que Talma condamné jusqu'il-^ tors à ne jouer que des rôles subalternes , eût occasion de développer tout son talent et de se montrer le premier ac* teur du théâtre français , place que personne ne lui a disputée depuis.

La tragédie dW-'/irtviii suivit celle de Cîiaries it4 C'est la première tragédie nouvelle qui ait été repré-*sentée sur le théâtre du palais royal par une troupe française composée de dissidents de celle du faubourg St4 Germain. Cette société h la tête delaquelle étaient Jéiiimij mademoiselle Desgarcins , madame F'esiris et Monvel ^ se saisît dès-lors , pour ne plus la perdre , de la su-* {lériorité dans la tragédie. La supériorité dans la comédie resta toujours du côté des Mole\ des Fleuri et surtout , de l'incomparable mademoiselle ContaU

Le succès de Henri viii fut moins grand que celui de Charles ix. Cette tragédie plus pathétique que

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poiitlqué , citait moins propre que la première ki^emàc» les passions révolutionnaires ^ nous la lui croyons ndan-^ Imoins supérieure ^ elle abonde en scènes et en situa-* lions touchantes. Je ne doute pas que si elle est jamais rappelée au théâtre d'où je ne sais quelles eonsidératton^ l'ont écartée , elle n'y produise plus d'effet encore que dans sa nouveauté.

Pendant que ces ouvrages se sudcédaîent , la révolution poursuivait sa marche. Chénîet qui l'avait em-» brassée avec toute la chaleur et l'impétuosité de soâ Caractère, marchait avec elle et écrivait dans' son ^influence. De royaliste constitutionnel qu*il avait d'aboi^d été , devenu républicain , il fit paraître soh Caius CfOrchus. Cet ouvragé conçu dans les intérêts de la démo^ cratie , fut accusé par lés aristocrates de ne favoriser que l'anarchie. Un tems vint oiï les démagogues lui re-*> . prochèrent de ne prêcher que la modération. On âe rappelle qu'une voix , et c'était celle d'un représentant'^ s'éleva contre cet hémistiche :

Dtas lois «t non da sang \ ^- ' ' A cette voix le sanglant comité dont cette maxime cen-<^ aurait le gouvernement ordonna la suppression de l'ou* vrage qui la consacrait « et justifia an moins par là l'auteur d'avoir jamais été apologiste ou complice des innombrables cruautés d'une politique si atroce.

C'est à l'époque où l'on interdit les représentations de Calus Grachus que le frère de CAé/tiVr tomba tous la bâche.

Unis d'affection mais divisés- d'opinions ^ ces deux * frères avaient adopté d'abord les principes sur lesquels la révolution était originairement fondée , ceux d'une monarchie constitutionnelle ^ mais tous deux ne s'étaient pas arrêtés dans les limites de la constitution de 1791 lorsque la révolution les dépassa.. André Chénier dé-* fendit la monarchie contre le parti de son frère"îivcc au- . tant de courage et peut-être autant de talent que ^ariie- Joseph en mit dépuis à défendre la république cdntre les attaques de Maral et de Robespierre qui voulaient y substituer l'un l'anarchie , l'autre la dictature.

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C^€%% sont la dictature de Robespierre qui voulait &9pper Châtier dans son frère avant que de le frapptr lui-ro^n^ ^ qui youlait faire deux fois tomber s^ t^te , ou plu^tqt ue faire tomber sa tête qu'après Ta^ ¥<Hr frappé ai^ ccei^r ; c'est sous Robespierre €^ André C^t copduit à l^^chafipiud , moins en punition de ses opinions que de celles de Joseph , au supplice daquel le ^JW^ Pfé)q4^^t* Qp uVpas eu hoi^te d'accuser Chénier 4'étre qoDppli^fe de cet assassinat ! lui qui sans songer \ ses^ propres dangers sollicita jusqu'au dernier jour bii gface de son. frèrp auprès des proscript^urs dans la pfps^e desq.uels il ^e savait proscrit lui-aiéme,

Cduî qui çend ici cç tën^ignage à Çhe/iier , ne l'ai^ «tait pas a^Qrf. Il atteste que le désespoir de ce mallieur^ia. fr^re fut ëgal à Te^tpès. dfi son ipalheur* En eertiCant ca fait , trop long-temps révoqué en doute , il oertifiet ce dont I^ hasard Fa rendis téipoin. En dé^ fendMt 1^ m^énf^oire de Çhénier coutre les attaques de la plus infôme des calomnies , il est certain de bien mériter de la. nature et de l'honneur et des hommes qat ont cru eet atcoce mensonge comme de ceux qui n^ont pas pà y croire.

Au surplus , que eeux qui veulent savoir de quelle fiàbrique ce mensonge est parti , s'adressent à la vieille boutique de la Quotidienne. L'honnête M. Hichaud aujourd'hui lecteur du roi , peut leur donner à ce sujet de précieux renseignements , s'ik le surprenaient ^ans un moipent de franchise. Inventer et aoréditer les plus odieuses calomnies y n'est qu'un jeu pour la polî^ne de certaine» gens. Ils appellent cela plaisanteries , et dans leur atroce gatté , ils s'embarrassent peu tlTontrager l'humanité entière , s'ils sont parvenus à diffamer un homme.

Chénier ne fut que trop sensible aux effets de l'horrible accusation qui a trop long-tems retenti contre lui. Il est plus facile au crime de braver l'accusation qu'à l'innocence de supporter la calomnie. Après un l.ong silence Chénier répondit à %t% accusateurs par un des

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pins hëh\ït mùtcHnx qnHl ait éeriU Lès Teriqw'il j ttéàtêsé aux mânes de son malheureux fr^re ont été dtctés h ub grand talent par la sensibilité la plus 'profonde. Mal^ heur à ceux à qui il reste des doutés apr^s les avoir Jus 1 S'ils ont des oreilles , ils ne les ont pas au cœur* ( La suite à la prochaine Iwraison^ )

BOUCHE DE FER

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