PETITE REVUE
DES PBINCIPALES QUILLES DE LA IBI^GIQUE* (l)
Xa Gazette Officielle^ Jusqu'à présent plus libérale eft plus variée que sa sœur la Gazette Offieieite de France \ mais , en bonne parente , elle se propose , dit-on , d'abandonner cette double prérogative et de maroker d'un pas égal , si marcher est le mot.
VOracle* Il a gagné \ c'est la Quotidienne aflra»chie de toute censure.
La Gazette Je Lejrde* Bien servie en correspondances; excellente ou détestable suivant qu'elle est soufflée.
Le F'igilant, Libéral par accès ^ ministériel par goût et par habitude.
Journal de Gand. Bien fourni en annonces. Plein de nerf et de choses quand il s^agit de la politique anglaise : du reste variable plutôt que varié.
ajournai de ta Flandre. Nouvelles fraîches et abondantes : sorties courageuses; à-propos bien saisis, tin pevt ^de tout , et rien de trop , les articles spectacles exceptés.
L'Observateur. Noble patriotisme : fermeté inébranlable : logique serrée. Il est toujours à la brèche ok il oppose à des attaques multipliées une résistance opiniâtre et toujours égale : peut-être devrait- il faire plus souvent usage de Tartillerie légère.
Le Moniteur Belge. Il a été bien rédigé pendant trois mois. 11 oll're aujourd'hui un avantage que n*ont pas les autres feuilles , celui de rafraîchir la mémoire
(i) Yoy. la chroniqae littcntirt du i.**^ n.^ du iVài/t /«lôic ^ubU<S à Parii.
«ur les nouvelles oubliées depuis quinze jours^ : un genre de surprise ou de mystification qui lui est encore particulier , c'est de donner ciclusivement sous la nibrî- Îftie de Bruxelles des détails sur la Chine , le Japon , 'Amérique , et autres contrées voisines.
Journal de la Belgique. C'est l*Oracle , sauf la méchanceté.
"Les 'Éphémerides. Feuille ministérieile. Il y. a deux mois , nous lui aurions donné des éloges.
Mercure~Sun»e niant. Il vs^ par sauts et par bonds* Sublime hier , insignifiant aujourd'hui. Il est travaillé depuis, sa naissance d'une fièvre intermittente que le» voya*^3 n'ont pu guérir , ' et qui semble dégénérer en fièvre de langueur. Des deux médecins qni s'étaient chargés de lui rendre la santé , un seul lui reste au- )onrd'hûi. On ne sait si Vob «doit attribuer son état actuel de léthargie à l'absence de l'un ou seulement ^ la présence de l'autre. Le 'bulletin daté de Bruxelles annonce qu'il est au plus bas.
— Baour-Lormian se vante par* tout d'être cause de la dissolution de la chambre. C'est mon épître , dit- il , mon épître seule , qui a déterminé le retour du rqi à la charte constitutionnelle. — Mais croyez-vous ce retour sincère , lui demandait un de ses amis-, croyezvous que S. M. soit maintenant pour les idées libérâtes? — - Les idées ! s'écria le poëte toulousain , mieux que cela , mon ami ; le roi est ^omt les actions libérales , car il m'a payé mon épître quinze mille francs.
— Un grand .nombre de députés de la chambre dissoute ont été nommés une seconde fois par les collèges d'arrondissement. Il est bien extraordinaire, disait à' ce sujet M. de Tajleyrând , que parmi tant de gens renommés^ on ne trouve pas un homme célèbre.
— On s'occupe de réparer au Louvre , sous la galerie d'Apollon , la fenêtre d'où l'on prétend que Charles IX tira sur le peuple avec une carabine lors de la St.îaithélémî. S'il faut en croire le bruit public , ces réparations ont été ordonnées p'ar une princesse qui ne se pique pas moins d'imiter que d'honorer* ses ayeux»
—-Le théâtre en plein vent de Bobèche n été fermé par. ordre supérieu^. Grand deuil parmi les habitués du Boulcvart du Temple, L'un d'eux rencontrant l'autre jour Galiniafré lui demanda la cause d-une mesure si
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rigoureuse. Que voulez- vous , répondit celui-cî • jdan« un siècle oli les lumières sont proscrites on n'a pas besoin d^ Bobèches*