‹ Le Nain jaune réfugiéChapitre 8 sur 88 · LB PREMIER ARRIVÉ · texte numérisé non relu

LB PREMIER ARRIVÉ

C*OVTE* {Extrait d'un volume inédit des Mille et une T^ait. f

' Dorm<?z-rou8 , ma sœur ? *-^ Pas encore. — En ce t9is , tâches donc de vous rappeler nn de ces joïU contes que vous contez si bien. — Volontiers \ en voici' un justement qui pourra vous faire 'plaisir ; écoutçz^ 2noi avec attention. — ^ Je vous écoute. ^

Il était une fois un roi trhh^puissiint ; Jes uns Fap^ peDaient Pkiladelphe , les autres Tliélémos ; car oa parlait d^os le pays deux langues trèa^dîatincte» et qai n^avaient entre elles aucune espèce de ressemblance^ Ce monarque avait pour marraine une fée nommée Neptunie qui le protégeait dans toutes ses entreprises) c*est à elle qu'il devait le rang suprême auquel il avait été porté par un des miracles les plus extraordinaires qu'on ait jîtmais vuS. Un jour que les habitants dis^ putaient entre eux sur le choix d'un souverain , la fée , Vfui était très-adroite transporte soudainement son fil-* t^'iil au milieu des airs et le place dans une gloire ma* V>)i j jiîf* au-dessus d'un groupe de farfadets. Tout le j.N' IVappe de terreur se prosterne ou prend la fuite ; .lit i.'ti\ Phiiadelphe descend et s'assied sans didicultd sur If» trône qu'il trouve vacant ; la glofi'C disparaît aussitô! , et le nouveau monarque entouré de ses farfa- •dets reçoit les hommages et les respects des habitants épouvantés.

• Meptunie aimait tant son cher Philadelphe qu'elle avait daigné lui confier la baguette magique ; attribut de sa.dirine puissance. Mais le > monarque, au lieu de s'en servir pour faire des prodiges , ne l'employa constamment que pour frapper ses sujets.* Il ne se passait pas de jour qu'il n'en blessât quelques-uns,- un n'en- ~ tendait de tous côtés que des cris et des' lamentations / et le prince renfermé dans ifon palais .paraissait être Mord ît toutes les plaintes* A la fin ^ le peuple indigna

( ÏOI )

le souleva 9 niais comme il redoutait le pouvoir delà tée , il appella à son secours un grand enchanteur qui avait toujours montré beaucoup d'intc^rêt aux habitauts quoiqu'il leur eût déjà fait payer ses ser-» vices uo peu cher. L'encbanteur n'eut qu'à se montrer ; Philadelphe qui n'avait aucun courage chercha son salut dans la fuite , et courût en hâte ches fta marraine qui après quelques tendre» reproches lui promit de * nouveau toute sa faveur et tout son appui. L'enchanteur ne tint pas tout ce qu'il avait pro^ ^ JQLS ; la plupart des charmes qu'il mit en usage manquèrent leur effet* La rusée Neptunie fît un pacte avec tous les magiciens de sa connaissance , et grâce à leurs efforts réunis , Philadelphe et les farfadets parvinrent ^ ressaisir le pouvoir qui leur avait été enlevé. Ccttç fois , au lieu de lui confier sa baguette, la fée remit Il son filleul une massue de fer d'une dimension si pro-> digieuse qu'elle atteignait aux extrémités les plus éloignées du royaume. Philadelphe ne manquait pas de bonne volonté ^ mais il ignorait l'art de manier cette arme terrible qui avait déjà écrasé plusieurs mortels inhabiles à en faire usage : la prévoyante fée le pour-' Tut d'une demi-douzaine de petits génies qui la dirigèrent sinon avec habileté , du moins avec force. Les malheureux habitauts tombaient çà et là , aucun abri ne pouvait les soustraire aux coup^ qu'on leur portait de toutes parts , et plusieurs d'entre eux tentèrent inû-» tifement de se cacher dans une épaisse forêt de lauriers* La désolation était à son comble et la eontrée toute entière n'eut été bientôt qu'un vaste désert , lorsque ceux qui par la petitesse de leur taille étaient moins à portée de la redoutable massue prirent la résolution généreuse de mettre enfin un terme à tant de malbeurs4 La plupart d'entre eux s'étant un jour réunis ^ convinrent de s'adresser à une fée renommée par sa bienfaisance pour la prier de les aider de son appui. Une députation lui fut envoyée. La bonne fée les comblm de marques dUatérét , mm eU« répondit que L$

^esftn ne. lai permettait pas encore d'engager une lafHi contre Neptnnie, qae ce tems viendrait et qu'elle {es servirait aloi*» de tout son pouvoir; que tout ce qu'elle cuvait faire aujourd'hui c'était de frapper d'aveugle-, ment et de surdité le roi Pbiladelphe ainai que sea farfadets et tous les ministres de ses fureurs. Les dé*^ pûtes après l'avoir beaucoup remercié retournèrent ché» fax et se disposèrent k tirer tout le parti possible de l'avantage qui venait de leur être accoi'dc*

On arrêta sur l'avis des plus S9^9 vieillards qu'on proclamerait à la face de tout l'uuivers la déchéance de Pbiladelphe et qu'on célébrerait des jeux sotenneia oîi la couronne serait décernée an vainqueur. Cette déclaration fut publiée dans tout le royaume \ des cour-^ tiers h portèrent rapidement auprès des cours étran*». gères y tX les mille troïnpettes de la renommée la répandirent à Tenvi. La bonne fée auprès de laquelle s'étaient pendus de nouveaux dépotés , avait féponda que le jour fixé pour oette fête nationale était le même fui devait éclairer la délivrance de tai^ -de malheureux habitants» Tous les préparatifs nécessaires furent ordonnés avec nne incrojable célérké* Le mandais roi ne voyait plus , n'entendait plus rien ; les injures , les i^ris d'indignation , les prédictions sinistres étaient per^^ <tu.4 dsain les airs; il continnait tOQ|onr9 d'assbmmei* quelques-uns- de ses su}ets , mais il ^ppait sans discernement , et les victimes de sa fureur n'étaient plu» désignées que par l'aveugie hasard. Le jour heureux où devait apparaître un libérateur arriva enfin ; des transports an animes de joie saluèrent son anriMre ; les au- ^Is chargés d'offrandes portaient jusqu'aux cîeox le l^unée des sacrifices, et des vierges couronnées de fleui*» ijivaquaient dans une attitude suppliante h faveur de tons les dieux.

A l'une des extrémités de la ^îlle s'étendait tme plaitie

immense consacrée par le souvenir d'une fédératioili

antique oii la nation assemblée avait posé les jire-

' D^èi^ l>ases 4e ses droita et de sa liberté» Un ira«(#

rfrque construit à grands frais s'ouvrait aux concar^ rcnts qui allaient disputer le prix de là course. Une couronne de feuilles de peuplier placée aux Jimites dé la carrière ^tait le but marqué pour ta victoire; derrière cette enceinte sVlevait un long amphithéâtre où tout le peuple était placé sans aucune distlnctida de classe et de rang.

Tfois rivaux se présentent tout-à-coup et font'battre tous les cœurs d'allégresse et d'espoir. Le premier csl revêtu d'une armure oh les yeux étonnés croient trou* ver quelque ressemblance avec celle que porte habi<« tuellement Philadelphe : mais la douceur répandue dans ses traits , la noblesse et la franchise de son maintien rassurent bientôt tous les spectateurs ; il s^en« tretient avec de vieux guerriers qui l'ont reconnu d'abord y et qui l'environnent de témoignages d'amour e% de respect. Les regtârds s'arrêtent long*temps sur uue jeune femme vêtue en amazone et montée sur un beaa cheval hongrois ,• ses chev eux noués avec élégance sont entrelacés de mille fleurs parmi lesquelles il eàest une que Ton semble distinguer particulièrement ; sa figure remplie de grâce paraît s'embellir encore pas un mélange de tristesse qui attache sur elle beaucoup d'intérêt. Le troisième concurrent se fait remarquer par une majes^ tueuse dignité qui atteste la plus noble origine : la fierté du dieu Mars et le calme imposant de Minerve semblent se confondije dans sa physionomie : son front est couronné d'une branche de laurier verd mêlée aux festons de l'hyraenée : les mots honneur et liberté tracées sur sa bannière sont lus et répétés avec acclamation par la foule enthousiasmée.

Déjà les hérauts ont proclamé solennellement im. volonté du peuple ; le trône national sera le prix de

Tagilité La carrière est ouverte Les coursiers

impatients frappent du pied la terre....* Les rivaux s'élancent.. •••

— Eh ! bien , iha sœur , lequel des trois {[agne le prix ? jesiûs^ curieuse de le iavoir. -^ Eu yttivl^ tta s^W»

(io4)

imft mémoire me trahît aujourd'hui d'une manière bien. cruelle : j'ai beau faire , il m'est impossible de me rappeler quel est celui qui remporta la victoire.... Je erois cependant. ••• mais non.... Attendez à la nuit pro- •haine , peut-être m'en souviendrai- je.

CORRESPONDANCE

JLettre confidentiette du i^icomte Donnadieu au marr/uiê

de Jumillac.

JV. B. Les plus grands hommes na sont pas toujours grands \ les plus rusés politiques se laissent parfois pénétrer, La vérité perce tôt ou tard. Le plus discret est indiscret au moins une fois : l'ivresse et l'amour arrachent bien des secrets \ et tel leur résiste qui na rédiste pas à Tamour-propre. M. le vicomte Donnadieu dont la franchise n'est pas le défaut , a payé son tri«> but à rhumanité en cédant à an mouvement bien naturel d'orgueil. C'est à ce moment de faiblesse que nous devons la lettre qu'on va lire. Il serait trop long d'ex- • pliquer comment elle est tombée entre nos mains. Le lecteur croira sans peine à son authenticité.

Qu^en dis-tu ? Tout part de Ih. L'esprit sait tirer

parti des évènemens , le génie les crée. Saisir l'occasion est quelque chose : la fair^ naître à propos , est tout. Je m'explique : tu es instruit par les journaux de la conspiration de Grenoble y et je parie que malgré ta sagacité , tu n'es pas moins dupe que le vulgaire. Je< n'ai rien de secret pour toi , et puisque tu n'as vu la tragédie que de ta loge , je vais t'introduire dans les coulisses.

Tout languissait: point de services h rendre point 4c récompenses à espérer. Je mourais d'ennui : ne pas s'élever c'est descendre, me disais- je ; qui n'est qu'utile devient bientôt inutile «ux yeux des purs : rendons-nous nécessaire : intriguons , mais noblement « et ne servons nos intérêts qu'en servant ceux du prince» Je commande uae yillç qui a jnérité toute la haine

• *<de toon sotrvM^m. Ses hûbitân», qtiotqitle paisîUf^^à^

îo«urd*hui , sont, ou fond du eosur , dis{M>sés è M- ré-»

▼oiie : ceux., dû d^^partemeut tout entier ne le sont pas

aoins : c^est un vôlcAn mat éteint < ft*ir allait se roti*

mir an momest du passage de 4a jettde d^niïliesse > qttéb

' veproches n*auraîs^é pas 'à me AKpe ? Provenir le tflal

est un devoir en mppàl comme en politique : tië habile

, médechi provoque la crise pour la maS^iset'^' mîMift

• «et esempie z excitons une feinte sédition pour «n -evîter

«•«ne r^lJe : }e le dpisoomaie bottoftôyea ^ c«msie«er^

*Yitcur fidèle d'un-Miaître liégitinttf« ** «*- - >

Un pen d^vt^.qxKiques agents 4e fetiftses- noiiv^lles «nrent bientôt entraîné ces éternels p&rlisaDsd^ tic^ ti^ns , .de r^v^iilatiocis et d'idée» Ubétmtes.fjes mots d'in«« dépendance , (et de ^.on&titlitioa , iet^couieurs nationales . produisirent un tel^lÇet que )e craignis d'avoir été tro{^ loin. Je ne m'étais point troipp^^ il n*y avtiit yar-^tioiut ^ue matières combustibles qui; n^aittendaient qae l'étiii-* . ^Ie« Tu penses combien je ôe B«f gvié} d'un strtfta-^ gême qui dcn)«Bait un ciTnp . d'état indispensable àa aalnC de la patrie que j'aime «vani); touK Eti- peu de loues la trame est ourdie v )'^n tenais tous^ les fils. I^s brigands sont rassemblés; je savais 'leur nombre 4tile lieu du va^fij^n^l^ment i\ Pinfame Bidierest nommé clu^f de la révolte ;^ des gens surs ne le perdaient pas de vue et m'en répondaient ; Theurje de Pattaque est fixée ; |e .Pavais iodiquée^ Tu sais le .reste. Vois mainteivant les conséquences admirables de cet évènemeiit«

Une révolte est étouffée sans secours étrangers : quelle ibrce dans le' gouvètrietneritl liès'tôyâlistés Uni mis en liiite leurs ennemis : x^nel-cou^agç .chez les par* tisans da lat^légiitinMtél Un eomplot dont les rami-« Scations s'^endaient au loin a été dc^oué : qnelte adresse, qneUe activité de la part de la police ! Combien de malveidants V}M 4^^n ne connaissait -pa» , découverte et -pu^is i Combîf n d^ennemis. que PiOpi^ioB défendait i«nrétà jtti.fasdl^! ..Com^bien d^: méci^tei»»<^tupdfaîU et déconcertés! Quel silence, quelle stupeur, *>^iM)ie

Digiti

^anquiUité par-tout,! En vérité le^ lienreQx^ eflf^ts'*de

. tfitke révolte sont incalcalables. Ils se commuai^ uf nt à la France entièrew Mais rien: n'égale le tien (^ni/en résulte p6qr;le d^{>arteinent de l'Isète en partiouli^r. Il a été mis en é%%t de aîège^ ôéiÀmé^ dësaritf<^^

, T\xïné , €on8tern<$ , en un mot totalement pacifié ?^r sorte jqiie la jeune duchfisse pour ' Jaqoello on agirait de* si

' |;randes appréhensions a été acdueiilie avec transpot*t^ et que tous les citoyens éleetrisës^ par -qa prë^e»ce n'ont cçssf ;de fiBhij^.éiciater les: plui vifs témoignage de reconnaissance et. d-amour. L^tan!, ai redoutable

i Uft mois aupfiravant, est aufourd^hu» une ^es Villes

- le plus^ dévouées! à: sa majesté. .;9

J'ose k peine pailler de moi au n»[teu de si ^i^iîds

intérêts* ^fais notre excellent et sublii^e raoharqtie^ a

daigné prévenir et combler tous mes vœux. J'ambi^

. tionni^s les honneurs , ]& l'avoue ; je ne demandais

pas les richesses, et je ne les ai acceptées qu'à reg)*et

- et par respect pour la main qui me lesr prodigutfit* Enfin, mon cher marquis, je suis le pkis fortuné 4es mortels puisque f^airpu être utile à nion payiç et', *n

' considérant La source de mes tiu^égy je ne signe pas ' aans une aorte id'orgueiK . *

Le' vicomte' Donnadiéu , Lieutenant général ^ conimandànt *rfe la ^e. dii^ision fnilitaîre ; com^ ^ mandeur de tordre Vojfal et 'miii^

taire de Saint- Louis.

. Substance des Feuilles, .parisiennes* .

3 — ï\ nVst pà.< tin individu qui n« i««sè les «rœiix^tes . filas ardents pour la stabilité du ! (Ottval'ném J&t ié|i'

— , Une coolpiradQD où se tfôuvient Jmpliqà^a pltH sieurs milliers . d*indiyidu9 vient d'être heureusement ' découverte à JParis. . . <-;

— La paix,. la concorde, Tunipi^ régnent sur tous lés points de la France.

— De nombreux attroupemens ont été dissipas dans lés Vosges. Des malveillants sont tpus les jours arrêtés à Lyon , à Toulouse. , à Troyes . . à Cordeaux , à Marseille , à Nantes, à Orléans , à Aouen , au Mans, à J^Qiîcy. « .

. '• — On ne voit parmi les eitpyens que bonheur , joie ,^ dévouement, enthousiasme , ivi^essè , délire.

— La clémence est enfin épuisée ; 'les prisons ou Téchafaud font promptement justice des factieux. Chacun' «st suisi d'un saint tremblement. .

— Le département de Fis ère jouit du cialme le jAvté profond ; il n'y reste pas un sep^ ennemi du roi.

— Des risites domiciliaires ont lieu, journellement dans le département de Tlsère, pour enlever aux ha-» bitans les armes de toute espèce ^ y <;ompris les fusils 4e chasse. Le général Dopnadieu .est investi de pleins pouvoirs pour exécuter sans dél^et sans jugement tous ceux qui ont troublé, troublent, et troublerait la tEaan i|uillité publique.

— Quel serait Je cœur assez dénaturé pour ne pas benlr la main paternelle qui a cicatrisé .Les plaies* de iii France?

— Les massacres de Nîmes se renouvellent a^^ plus de fureur que jamais. Les assassins jouissent d^ lîm-^ punité* ''

—L'esprit de la capitale est excellent. ~ Tous les matms les murs sont couverts de placai'ds séditieux. La voiture de S. M« a traversé le faubourg St^-Antoio* sans qu« l'ordr^ ait été troublée

— Les dons volontaires se multiplient. *— C>rdon<«* naiice comminatoire pour la rentrée des contributions»

— Le duc de Berri après avoir bu , d'un seul trait, on verre ée vin ^ s*est écrié avee une sorte de fierté guerrière : P^entre saint gris ! c^est du nectar l

— I^ dne de Richelieu vient d*aeheter une chaise de poste toute neuve et garnie de fourrures»

— Madanie s'est promenée elle-même , pendaat dût miautes d4iorloge , s^ le quai des Ltti^ettejU

.f-i-'S. M.* • înili^la' tôte à la ftnètre Ai* chftfean tt t^tépétéi de sa propre bouehe , à deux ou trois rejiri-i'' Bes difTërentes : Je suis content* ' '

' ui^' Une défîutà'iidn ayant rappelle à Monsieitr les ser- , vices d'une ^e sçs bonnes villes , S. A. K. a répondu avec cette vivacité cRëvaleresque qûî caractijrîse les descendants dn Béarnais : parbleu! je le sais bien.

— M. Charles IVf^â a été admis à pre'sentçr à la dtiichesse d^Ahgbnlême un almanach de son invention*

-^ Avant domoifrîr.Didier a récité ion rosaire. — Deux beures après sa mprt un conspirateur a crié vive le roi! — Les militaires à demi-^olde sont réduits, vu Tépuisement de& finances , au quait de solde. — Lea fêtes pour le mariage du duc de Berrt. coûteront trois cillions. • 'i

—-Danses, joôtes , festhis, réjouissances.*— Arrcs— tïitions , cours prévotales , condamnations , exécutions. —'Concerts, cris séditieux , plaisirs , attentats, rire ^ larme» , flots de *vln , flots de sang , 'espoir , ci^aintes ^ jeux , combats , cloches ^ ta^nbours , abandons , allar* jues , flambeaux , torckes , illumination , incendie , amoUK, «engeance , tranquillité , révolte , farces , processions, autels, échafauds, prêtres , bourreaux , hymen , tombeaux*, tel est le spectacle que Paris ofire' depuis quelques jours.

^ — ^^ La gazette, qui est en train de rire, nous assure que les vœux et tes espérances des Parisiens appellent la.{n:inccfse dé N^ples €Upuis long-^tenis. Pourquoi pas ^ejpuis vijigt- deux ans comme son auguste époux ?

^ n— ; Karaour et 4a valeur ont inspiré de beaux vers 9ussf bien qu*Apollon ; la peur n*a pas le même prijvilè]g;e* Cela explique pourquoi le Racinien Baour-Lorxnian a composé une ode si pito)''able sur le mariage iiu duc de Beriy.

— 11 faut voir comme les ^onrnanx de France sont dans la fubilation à propos du Nain Tricolore , et comme Hi^ nous invitent gracieusement h faire un petit voyage \ Paris : patience \ nos bons amis, nous y serons plu- ,t$t . que vous ne penses ; mais soyez sans inquiétude \ "bs flèches du I^ain Jaune seront nos seules ormes»

Qoo^^

C ïP9h

\«T Ces.ptuvri^ journaux! ils sont piquas* ^h ^/^rd, piqués au vif du jugement rendu par le tribunal de Liège. Le dépit et la fureur percent d'une manière tout-à-fait pls^isante. Et l'on sait de qui ces journaux sont les dociles organes. Comment! un roi daigne se plaindre , et ia partie adverse n'est pas condamnée , déportée , pendue à Tinstant même ! un simple citoyen peut avoir drbit et raison ! c'est une atrocité. Tout esf perdu si l'Europe ne s'arme pas encore une fois.

Elle s'armera : car la France , si Ton en croit la chronique-, a donné le signal: le gant est jette- que

la iibej-té de la presse soit supprimée ou....»^uo5 ego

a dit un puissant monarque / je me mets a la lete de cinq cents hommes peuples , tremblez !

— Ce qui prouverait que les cartes se brouillent ^ c'est la mission d'un littérateur diplomate que persopne n'entend et qui ne s'entend pas lui-même: le gouvernement , en faisant choix d'un pareil homme , dé* eèle évidenuaeat l'intention de troubler toute bonne intelligence.

, ~ — Le' jugement prononcé contre les auteurs du Nain tricolore a trahi le secret de la police. Nos lecteurs .étaient déjà prévenus (voyez page i38) qu<^ c'était un de &es iimocens artifices' qu'elle emploie pour effrayer et pour compromettre. Il est heureux qu'elle n'ait pas poussé plus loin la- mystification .contre le« braves gens qu'elle avait trompés. Au reste , il paraît que tous les Nains sont propres ii mettre en gaieté : M. l'avocat général Hua s*est prêté de la meilleure grâce .du monde il cette comédie; il a semé son discours de pointes « de plaisanteries, de jolis petits mots h la rose qui l'ont fait surnommer le magistrat Goguenard.

— Le journal des Pébats affirme qu'il ne faut point attribuer k la crainte ni k une basse adulation les pibcesy les vers, les chansons de toute espèce dont les fcuifles publique» retentissent en l'honneur du Titus « du Henri IV et de l'Achille de la France. Nous qui sommes initiés aux mystères des journaux , nous n'en doutons pas ; mais le gouvernement aurait dû , pour lever tous les doutes des étrangers , abolir avant les fétes', la censure y la toi des prés^enus et les cours préyôiales^

— i Ifamn» il aV a ^it en France d^ékii pins vi^rrtable-^ ment populaire : la Quotidienne TaUeste iùr son hon-, neiir. .

— Jamais les Français n*ont été pénétra d'un plu» grand i^espect pour la religion / jamaid les ministres du seigneur n'ont vu un plus grand nombre de bre-^ bis t^^rtrées Centrer dans le bercail; M* Gallais, prêtre marié, le jure sur Tévangile.

— Jamais les. spectacles n'ont été pins suivis, les bals plus nombreux, la toilette plus brillante et la joie plus nniyante : M. Martainville le répète dans tous ses feuilletons.

— Enfin jamais le . peuple n'a été plus heurettx , plus riche , plus dévoué à son roi; M* de Caze le Iak imprimer , et le peuple qui ne peut rien faire imprimer sans l'autorisation de M. de Caze , €onQi*rae rassertion de M. de Gaze.

— Panni les emblèmes ingénicnx que Pallégresse piv?bliquc de Ja bonne ville de Pains a imaginés on remarquait : le champ de baiaille de TVatcrloo jonché de eadai^res Jranqais ; et en pendant : rintcrieur des Tiii^ kries , les tablex , les danses et la foie expanui^ de la famille royale^

On remarquait aussi : nn magnînque portrait du meilleur dii^ rois , et , via- à -'vis , les massacres de dilues ; '

Un f^roiqje représentant Ney et BoiDrmont; madame Lavalclte et Madame , ducbessfe d'AngouIcme / Monsieur et le général Pire; Travot et Canuel; le duc deBerry et une Anglaise ;

Une pyramide dans le goût le plus bîsarre : quatre /chafauiis en forment la base ; aux angles on voit un grand prévôl , un gendarme, un geôlier, np bourveap- La colonne" est ornée d'une foule de tetca de morts ,

^Qoo^^

de chapelets ,.^ flen^s,d€; hs.,. <F4;f«i|i[DOÎrB renversé^ -,

en un mot de tous les tropnées qui rappellent les ^* ptoiU par lesquels a été signalé le retour de nos princes légitimes. La pyramide est couronnée par une espèce de trône jonché de fieurs ,' sur lequel un prinro, le ' fiourire à la bouche , est soutenu par des militaires i^a uniforme rouge.

— On cite plusieurs mots fort heureux de^ la jeune duchesse. ^omm,e on exaltait, en sa présence, Tes prit et les vertus, des Bourbons; voas oublici, dit-elle,

'^^u rougissant, que je àuis dqla lamilie.

— M-aimerez-TOus , lui; , dlemandait pateri^Uement . sa majesté? Je siûs Fran^fiise ^ répondit ia princesse.

— Quielle fraîcheur et quel éclatî hii disait avec sincérfté la duchesse d'Anfçouleme : on nous prendrait i)Our fe;» deux soeurs, répliqua sur i^ même ton, la duchesse

. de Berri«

. — Combien coropticz-vous d*ad orateurs? lui demandait en badinant , le comte d'Artois : autant que vous '.t comptes de "riCtdfiteSi répartit modestement la princesse.

^ — Comme un saint, prélat lui* recommandait la .'douceur, 'l'union, la charité,- n'aurai-je pas «ous ^ les veux ^ lui dit-elle , l'exemple de ma nouvelle faf Baille? ' ' ■ ,

— Quel séjour voulez - vous embellir, lui disait tendrement son époux ? Une maison de canmaghe , . répondit la princesse qui a les {^oûts de son âge et ceux de la nature : mais parmi tant de châteaux^ ajouta le duc, en lui montrant les environs de Paris, quel sera Theureux objet de voti:e préférence ? N'est-ce pas^

' là Bagatelle ', intçrrorapit çn souriant la naïve audiesse ?

REPONSp

ji la question proposée dans notre aie. H\frai$on**

Que) est le plus méchant journal de la Quotidienne •u de l'Oracle ?

Si Ton entend par méchant , pauvre de style et d*îdées , rOracUi^ ce servi le copiste de toutes les pau- >rett^ et de toutes ï^ méchancetés d'autrui, n'étant

Qoo^^

qu^lnjè maiirraîse épreuue des pins m&nVais journatrr, m sur la Quotidienne une incontestable supériorité.

Si mâchant est ici le syooniixie de mal^intentiounéy la question semble moins facile h résoudre.

Le mot seul de Quotidienne^ considéré comme sub-» stantif, est une injure : qui dit Quotidienne dit na purnal absurde dans ses id^es , sanguinaire dans sa dfôctrine , atroce dans sei dënonciationj^ , ingnoble dans sa yénalitë : Qitotidienne est une txT)reésion reléguée au nombre de ces termes abjects qu on ne prononce pas en bonne compagnie*

On peut dire cependant en sa faveur ' qu'elle «"*îid- Brime à Paris oîi Tautorité de l'exemple et l'exemple de l'autorité, est. une sorte d'eicuse; tandisque TOra-* cle s'imprime dans une ville où il est obligé de lutter contre l'exemple génépi* > .

La Quotidienne est ce qn^elle est presque par nécessité *,. /'Ortfc/é se (dÀX Quotidienne de gaieté de cœur. . )

L'une.obtient les. éloges de 901) gouviMroemlBnt , l'aittrf a besoin de toute l'indulgence du sien* »

Comme journal écrit en France , la Qitotidienne ne peut tromper personne; comme journal écrit en ^Belgique r Oracle trompe encore la cré4"lit^ de quelques -étrangers. Nous ne taxons point celui-ci de vénahti{ ; ce serait plutôt une excuse à nos yeux : car alors il a %\ït' la Quotidienne l'avantage d'élre Quotidienne par choix, par goût, par délectation; il se fait es^laye au milieu d*hommes libres , inhospitalier sur le sol de rhospitalité- : il fait le mal pour le mal : il est m^* . cfUini par excellenoe.

Cependant comme il n'est rien de si mauvais qui -B'aitquelqhe chose de bon; (* Oracle sert à 'çaon^trer jusqu'où peut s'étendre la liberté de la presse.

^i ma réponse ol^tient Je prix, je vous demande, pour toute récompense, de ne pas me l'accorder, (i)

QUESTION

Quels doivent être les résultats poétiques du mariage de Monseigneur le duc de Berri ?

mm "^ ..« M I* I I , -I ■ ■ . - ,.».

(i) Le pri:( propotv est ua , abQnuomcat lU trois moié k ^0^

ïlÈiFtJGIÊ

pli T II it 1 >' 1 ^T ■•tfTi- nriiw-wtgri.aaé»*^» Le petit.bôDhoinDie vit encore! .••.•»^

^fUippàA sur là sitttàiUfn de 'là Ftàriâe. -^ ÈofifuH àë ^nuU. — Shakespear'des Bou(éi^àrts. — Màrtin-^Bdtoiu ^— Ze MathHsaiefn de Tacàdt'rHit. — Viiéfc^nt de Bar^ *dèàuà>. — 4se spectacle de la cour* — Trdit de Iti^ fmiète\ — La {fowïe ffiëce\ ■^- // s* est -trahi. — xviiiv — Lits Jlagùrneurs* — ^ Là/pri^è de tabac. — Pom^ màd^ à 4a -rose. -^ Suum taitftte. -^ *PabU 'kism^.

tÀBMl'rt^S HISTOÏlIQtJÉdv

X àtiènné époque de son Wtoirè , fc ^ràbcè n*a ai |Aù5 cfuenètnèh^ victime dès réactions , j^lus lâchetaieÀ|b ^însullée dans ses di*oits , plus Voisine cte tous lès deiôfdtes et àé lôus tes nkàlkèurs qu^entàntent là tyrannie ^i le désespoir.

Lé second rà]pport du cluè d'Otrântè tï ceiiiî <^u'on à ftttribxié à M. Pôzzo dî Bôrgd , peuvent donner unifi idié 'Ù^ la âi^ûatiôn des choses et dé là ^disposition des esprîtsi Eilcore est-il )[>ermi8 de dire qùè ces deux hommes dVtàl iife se soùt àrlrètés Qu'aux surfaces* lis ônk hiontr^ U Iplaie saignante ^ Mais ils W'eà ont (i^s fait voir la ptQ-^ fondeurw

'•I^t est tÎTfrf «ttt passions An moment et^ un serf* liment pins redoutable encore; la peur.... Il n*y a pas de système , ou plutôt on change de systéme'tous les jours. Le geuvernemcint passe rapidement de la douceur dont il sait avoir besoin pour Calmer Tirritation générale , à la cruauté doot il croit pouvoir se servir pour arrêter le cours de la colère du peuple. La douceur ou plutôt les protestations pacifiques sont le résultat d^une politique incertaine et variable ; la cruauté #9t VefeC d*utie propension constante et pour ainsi dire naturelle.

A Tappui de quelques-unes des formes constitutionnelles , que Ton conserve -encore pour masquer le mouvement rétrograde , on rétablit l'édifice de la vieille* jDonarcbîe , de cette monarchie fondée sans institutioTI^ par le cardinal de Richelieu , déshonorée par te oardiutl Dubois , et qui en 1^89 s*écroula sous son propre {loids, comme un édifice qui n'a pas de foudcmens.

En i8i4 ^^ agissait dans le m^me esprit, mais avec plus de contrainte. On minait alors , on travaille à découvert aujourd'hui. On entraîne ceux des mitii.4tres qui pourraient avoir encore une idée de justice ,• en exagérant à leurs yeux la nécessité d'Jlouffcr tous les élénicns de résistance. Sous le prétexte que le danger commande des mesures provisoires , on porte des coups jJXoitcls. Quaud on aura renversé successivement toutes tes garanties, on se débarrassera de tous ceux dont eu a fait les aveugles instrnmcns d*unc odieuse combinaison, et le grand-œuvre de la contre - révolution sera accompli.

En attendant , la France trompée par de misérables mtrigans sous la république , opprimée et corrompue par Napoléon , est aujourd'hui avilie , divisée sous les Bourbons ; elle perd tout, jusqu'aux souvenirs de sa gloire* Comme puissance, elle est annulée; cornue masse de population , elle se déchire elle-même.

Ou a abusé de la victoire , poui; la livrer à uné/aT»

niBe , qni ne peut s« soutenir sur 1« trAné que par les supplices et k terreur. Elle semble avoir été char^^eo J*exercer les vejigeances de l'Europe , en assonyissanl ses propres ressentimens.

- Cependant l'Europe assiste k ce spectaele; elle j applaudit par son inaction. £lle permet que Ton menace ^ ëe sa colère » tous eci»x qui entreprendraient de secouer le ioug.

. Les puissances ignoreraient-elles la véritable situation die la France ?

Gela est impossible. Les observations faites par les alli^^s pendant leur séjour en France, les rapports des^ agens diplomatiques ^ les écrits publiés à Londres et dans les Pays-Bas , le cris des victimes , le nombre des pros*crits , les lois de sang, les révoltes partielles, les massacres du midi , l'exportation du numéraire , l'anéantissement du commerce et de Tindustrie , sont autant de preuves manifestes du despotisme afireux sons lequel la France gémit.

L'Angleterre ( seule intéressée à cômpletter la ruint de la France 1 a tenté , par la bouche.dc^ ses ministre^, d'obscuixir cette triste vérité. Mais leurs dénégations ne peuvent eu imposer à personne. Eux-mêmes ont laisse tout récemment échapper un aveu que P£urop# doit recueillir. Dans la discussion sur Palren-^fili qui vient d'avoir lieu à la chambre des pairs , ils .ont dit qu'en i8o4 le gouvernement français é^it hostile , et la population pacifique , et qu'aujourd'hui le gouvernement est pacifique et la population hostile^ Ainsi ils séparent la nation du gouvernement. Ils reconnaissent qu'il y a opposition entr'eux , c'est-à-dire que l'effet de la restauration a été de donner à la France y^n chef qu'elle désavoue.

Oïl peut conduire un tel état de choses ? et vouluton &ire abstraction de la France , que doit attendre TEiirope des résultats actuels de la coalition ? s'il faut 5|tt'ui^ peuple périsse ^ ou soit subjugué pour le ialut

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^ h. repo» des autres , tout en (t^phnrantoettefiuiêst# ^ i^ëcessité c^ui attaquerait la tête de la civilisation eui'Or«> ^eenne ^ Ofï sei^ obligé d'y souacrii'e.. Mais p^.. la d«stFac-« ^Qn de la France n'importe à personne , et TAngletepr^b eUe^ipémf ,. cm Uk prQvpquant ^ ëqQ.ujte-t-^Ue bien, st^ véritables i^tërêt^ ?

. Une. ppissaojce est d^trui^v bqq seuloment^tersqH-eH» yasse ouvertement sous le joug des vainqueurs , lors-^ au'elle perd' #op ind^penclapce , ses. Iqà^ et son nom ». i^ais encore lorsqu'elle dëc4ieoit de son rang dans Té^ chelle politiqjLie , lorsqu'elle est asservie à une; iiiflluence étrangère ^ forsque la souyerainct<; apparente qu'on lui hisse n'est plus qu'upa ombre propre à déguiser, le pou^ "toir rëel dp ceux, qui. en régissent les destinées.. EUo^ est alors réduite à une condition passive ^ et , dans. <^t état de dégradation , elle ne peut pas. même de^ ■venir l'auxiliaire de ses maîtres. Il qu serait autremeat d un petit, état , réduit par, sa propre çature à s'appnyer sur un autre , et h payer de ses services les scieurs qu'il en reçoit. Celui- là sait qu'il n'existe qu'à, ^ettc condition et, il s'y soumet sans effort, Miiis ua. état comme la France ^ ip^e au sein de la plus profonde humiliation , trouverait encore ,,daps.ie souvenir l'-éoentdesa prépondérance, une répugnance invincible i pafiser sous les bannières d'ïiutrui. Elle est faible ,maia. elle sait qu'elle a été forte. Elte néglige en frémissant sa propre querelle , mais elte n'embrasser^ jainais une querelle étrangère.. Son roi peut prodiguer des trésc^ pour prix du trône qui hii* a étd vendu , mais il ne pourra trafiquer de ses sujets : il en ferait des. esclaves , jnais jajnais des soldats ^ parce que beui* courage est mort* avec lu patrie»

• Ainst , oeux qui' ont spébulé' sur tes malBeursde la^ France , n'en retireront d'autre fruit , que celui d'avoir £iit disparaître n ne ancienne rivalité, oe qui«, dans la, combinaison actuelle des intérêts de l'Europe^ n'est pas. ]Lin avantage , car la rivalité ne peut que changer d^ place. Oii.i^!apu abaisser la France^ sans (;Iev<|- laj^s^ifs^

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tt PAngkterre s'abnse , si elle ne voû pas qu'on antre rixal se revêt aussitôt de la force et des armes de.celui qui ^ent d'être abattu. Il n'y a que raccompKssemcnt ^ rêve de la monarchie universelle , qui puisse effacer les rivalités politiques. Si {lome ne fût devenue la maîtresse du inonde , la ruine de Carthage i^e lui aurait ]Ris profité.

L'Angleterre n'est venue à bout de Napol<fon , que par les &utes multipliées de cet ennemi , qui a foi^ les puissances à s'unir à elle et à choisir entre deux ambi^ 'tions , celle qui menaçait de plus loin. ' a^« La conservation de la France dans le ranf^ que lui assignent l'étendue de son territoire , sa population et le caractère de àes habitans , importe en général à L'équilibre dj» l'Europe , et en particulier à l'intérêt dé la AuAsie.

Lrf première partie de cette propositron e9t démontrée par le fait* Quel autre motifaur^iit pu désai*mer les vainqueurs de i8i4 et iBi^i, commander h la vengeance ,, enK)rtir les passions et préserver de Ta destruction ce ^ui naguère menaçait de tout envahir ?

JjSL seconde partie est tout aussi facile à établir,

^ La Russie est de toutes les puissances de l'Europe , eelle qui peut le moins ^ dans l'état présent, exercer une influence immédiate en France. Il a fallu de$ circons* tances extraordinaires , pour que ces deu^i^ cations se soient heurtées. Napoléon n'a vu les flammes de Moscow , que parce qu'il traînait alors à sa suite l'Autriche et la Prusse et qu'il s'était ajrrogé le protectorat de le Pologne. Alexandre n'a vu Pqris , que parce que la coalition dont il était le chefj touchait aux frontières de la France^ Aujourd'hui qne chacun est rentré dans ses limites , si la France est assu}ettie , elle le sera nécessairement à ceux qui sont te plus ^ portée d'agir contre elle. La poKtique d^ son cabinet sera soumise h celle des puissances , de laquelle il pourra recevoir dct se- .eou(« {du« promfktsy ou des attaques plus vi?cKLouii

XV ru rîîgfie par la gracè dé dieu ^ mhfs pli« fiéiblemenM J>ai' la grâce de VA ngifi ferre. H doit dooc régner ponr elle, cur il lui appartient par les èewx liens les' plus- 1 fui ts qu*ou puisse iinaj^mer , la reconnaissance et ]|^ crainte.

^. La question est do savoir si ctiXe suBordinntion sie<t anx intcrcts de la Russie. Quelque nuHe que soit lïi France sous la domination des Bourbons y eile ^st de guelque poids dans les mains de TAi^leteTre* Celle-ct se renforce de cela seul qu'elle n*a plus ib s'oeewper dîe l'autre. Elle peut dès-lors , sans diversion , porter tonl« ja sollicitude vers le nord , où elle sVst d^fh nwfnagcfe des points d'appui foimidables -, et comme depuis plus d'un siècle , sa poliliqiie consista à af£aublir le continent par àes guerres qu'elle snscite et auxquelles cHe ae par-i ticipe qu'avec mesure; on doit craindre qu*elle ne prenne }a Russie poi^r le pivot de ses combinaisons future , et que si elle ne parvient à l'entamer^ pai'ce qu'elle est invuln(5rable , elle ne nuise du moins à »ts prajek» et pe lui prcTsente en tous lieux des obstacles.

La cartç politique de l'Europe n'^^ffre en ce moment que. deux grands oor^js ; la Russie et rAuglclerre ^^ il ne s'agit pas de les comparer , il suffit de dire que la liussie ne peut se mouvoir , sans qu'il y ait une soi-tç cl*»'î)ranlemcnt autour d'elle , et que des intérêts con-» fraircs ne soient tout-h-coup éveillés ; tandis que l'An- 'fçl( terre a le champ libre et j^ut diriger ses coups au gî«î de son ambition.

Cela n'est ainsi que parce qu*elle est tk-baniisscre de ta France , qui seule l'a contenue et souvent allarmee*

Pour rendre égale sous ce rapport la condition des deux

frandes puissantes, il faut donc rétablir la France et i'manciper. Tout ce que l'Angleterre perdra de son jiiduiMice snr la Finance , augmentera la force de la iUi.ssie. Tout re que la Russie acquiert d'inlluenci* sur la France, contribuera k rétablir l'équilibre européen» A UaU combieo TuBe de ces inli aex^es difieit d4ri'aaii« 5

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Vfiri^tttrre nt ilé«t dîrigei ta Fi'afice cpi'enla lîvranC ^ mu despotisme et aux fureurs intestines ,, et c^cst en quoi les Bourbons lui sont agréables. Alexandre ne peut s^assurer de la France que par des bienfaits* (Test en lui rendant sa liberté, c'csten ta consolant , c'est en payant ses sacrifices du même prix dont i\ a irayé ceux de la Pologne , qu'il jettera les fondements d'une alliance éternelle*

La Russie n'est inférieure à FAngleterre que soni les rapports de. la civilisation et de l'industrie. £ile peut lui donner dans la Frahcé une rivale^ Le foyer u^e^t pas encore ëteint.

Cfe n'est pas seulement sous le rapport de l'iritt^rêt cpe la question doit être envisagée^ Il y va de l'honiieur , et c'est ce qu'ail y a de plus propre k toucher la l^ande âme d'Alexandre*

LTETnrope entière sait que se& desseins généreux ont été scandaleusement dt^joués , et qu'il a cru faire ce <|u^il n'a pas fait. Deux foi§ il a quitté la France emportant Tespoir de lui laisser le bonheur et la paix, Deu* fois il y a laissé la honte , la misère , la discorde et l'esclavage. 11 voulait donner à la France un souverain de .^on choix ; celui qui règne est , de l'aveu de ses 'protecteurs , en état d'hostilité avec son peuple. Il avait senti la nécessité de maintenir des institutions conformes aux mœurs du siècle ; on les détruit insolemment, ^t Tarbitraire est aujourd'hui la seule loi que Ton observe. Les Bourbons , en remontant sur le trône , ont voulu être maîtres des conditions ; ils en ont fait et ils les violent. Comment pourrait-on croire h leur parole , quand on les a vus trahir leurs sermens ?

En attachant leur système aut anneaux rompus de Tancienne monarchie , ôls semblent méconnaître que la^ couronne leur a été rendue , et se montrent indignes du bienfait.

Cependant que vent la France? quel est le crj

fénéi'dk qui s'échappe de sou sein d<khiré ? • • . • • "Eli^

t^clanve iPaccompUasement des promesses qui lui ful^iiât faites par les puissances en i8i4^qui furent solemnel-% iement renouvellëes en i8ï5%

Elle veut un gouvek*nement constitutionnel fondé sut cette immortelle dëolaration quii ses représentans ( et non ceux de Napoléon ) proclamèrent à Taspect de 3o# inille bayonnettes étrangères»

Elle veut que la dynastie appellée h régner sur elle vienne se placer à l'ombre de ci^tte loi fondamentale ^ et réunisse enfin les affections et les intérêts qui ^ aprèi tant d*orages ^ demandent à se fixer»

BIOGRAPHIE GENERALE

tiZS cafeVALIfcRS me L'£tEIGllOtfe»

AtrtvssoH b (le comte d' ) , réclamé au même titiMç pat sa famille et par la manufacture de son nom, car à force de chercher à faire figure dans ce inonde ^ il est parvenu k y fahre tapisserie pendant rinterrègne» M» •• d^Anbusson » s*est justement fait i*emarquer par sa pro-» fonde politique comme chambellan , et par Une assi^ duité et Une prévenance exemplaire comme ambassa-^ deur. Il a repris son rang à la cour du roi^ oîi par Une grâce dVtat très-remarquable les grands seigneurs d*autfefoîs qui avaient fait iWnement des salons ne $e trouvent pas déplacés dans Tantichambre»

Bo!C!ict ^.(M. )♦ avocat* Un seul portrait suffit pour tous ces marchands de paroles qui n^ont d*autre es<» pèce d^aBaires , que l'avis qu^on leur achète et Topijiiionqu^on leurpaycé LVloquencc du parquet ou de la tri-«. bune n'est pour eux qu^une tnafchandise ^ et M. Bon« ttet îi cet égard est Uii des premiers négoclans de Pa-« fis. Nous Pavons vu k deux époques diff'érentes, quoU qu*as$e£ rapprochées, Soutenir avec un égal talent et un égal succès » que des enfuus devaient être enlevés % k leur 9ière et qu'aucune considération ne pouvait « les soustraire ^ la protection paternelle; ».

IfûU éiistiite » qo^ane mère ^it par le tcra 6» h \ nature et de la loi, la seule gardienne de sM en*^ « fans et que rien ne pouvait lui feire perdre ^ titi% « sacr^% n et semprys bênèy

Dans la carrière .pdlitiq[ue oti il ne ftVtait jusquHoi iDontré que de profil > M. .Boukiet forme en ce m^ ment avec ses deux cpnfrères MM* Perignon e^ Belfard nn triumvirat de Bonnets -^ carrés qui parait avoir pour but de s^emparer dt l^administratibn municipale* Réjouissons-^oue : les avocats se mettent encore une fois en avant ^ fiant Tenebrœ ^ on n'y voit pas trop clair y bientôt on vfj verra |>lus goutte»

GviLiEET Fixericourt. h Le &hakespear 4!res Bou-^ levarts , un de ces rares génies que la nature sème çà et là dans Tespace pour Torgueil et Thonneur de Thumanité. Gomme la routine et l'entêtement sont les d^ faats du caractère français ^ il y a encore des gens qqi préfèrent Phèdre au Chien de Montargis ; mais à mesure que les principes littéraires de madame de Staël et de M. SeUegel seront mieut appréciés » le prodigieux mérite de M» Pixericourt sera mieux senti , et l'on se défera de ces préjugés d'admiration qui nous montrent toujours les colonnes d^Hereule au-point oh quelques personnes se sont arrêtées»

Au demeuiant^ les mélodrames de. M. Pixaricourt ne sont pas les seuls titres qu'il ait aux honneurs que nous lui décernons*

MARTjLiirviLL£ b k b vSurnommé te paUlasse de la iùurature par quelques personnes qui. veulent absolu-» ment en faire un homme de lettres y tandis qu'il est un des agens accréditéis 9 QU si l'on aime mieux ^ discrète dites de l'ordre de l'éteignoir»

On a reproché à M» Martainviile d'entretenir sau cesse le public de sa personne , de se croire obligé, d'itfstruire ses lecteurs du jour où il va en prison» du jour oii il en sort ; des visites qu'on lui fait avec un sabre oa avec une canne; des outrages. qu'il essuyé et aufre# particularités semblables* On a tort ^ertiEunemeut y M* V. 4* i^*

JUai^tainvifle est tin homme qui appartient àtoutle moade^ qui travaille pour tout le monde , qui se bat |>our tout le]monde , et qui doit cônsëquemments a tout le monde , compte de tout ce qui lui arrivi^. Nous le prions donc eii grâce de continuer à nous tenir atu courant doses querelles , de ses procës , et en cas d'insulte un peu grave 9 de nous donner exactement le bulletin de sa eantë.

Raovsz ^ ( le duc de )• Dans les réunions importantes de Tordre , et loi'sque les affaires en valent la peine , c*est M. le duc de Raguse qui fait les fonctions de rapporteuf\ on lui reconnaît généralement une grande facilité pour les transitions. Ceux des chevaliers qui n'ont pas le don de laparole, ont très > souvent recours h lui pour composer les rappoits dont ils sont chargés *, mais personne ne s'y trompe , M* le duc est toujours trakî par son talent , qui a été formé h. bonne école.

SuAAi) 9 kbk académicien. Ce n'est certainement pas son gros bagage qui l'empéchèra d*nller a la postérité , oh l'on serait tenté de croire qu'il veut arriver tout vivant. Ses variétés littéraires , voilà son titre près de nous. Une des choses qui lui font le plus d'honneur dans notre esprit , c'est l'opinion qu'il cherche à faire prévaloir , d'exiger des lettres de noblesse de Ceux qui prétendent à l'académie. En donnant k cette mesure •un/e£fet rétroactif de 5o ans au plus , M. Suar4 a trouva DTn moyen de ne pas vieillir il nt veut compter pour rien tout ce qui 8*est dit , tout ce qui s'est fait, depuis un demi-siècle : c'est en vain qu'on lui parle des hommes et des ouvrages qui ont paru depuis cette époque t c'est une superfétation monstrueuse qu'il n'admet pas dans la chaîne des êtres : il se regarde , lui , et la traduction de l'histoire de Gharles^Quint , comme le but et le tefme de la création : il est né , Robertson est tra^ duit , la nature et le génie n^ont plus rien à faire qu'à se reposer. Madame Suard n'a pas toujours été du même «vis '; mais son opiaioa n'a pas eu de résultat , ce qui «eviént au mêjac.

REVUE UTTEKAIRE.

Mxpo&e/usitfioatîfde la conduite politique de M. le lieu^ tenant gène'/ al comte Clauzely etc.; par lui-même*

Tont le monde connaît Thistoire de ce particulier contre lequel sa femme obtenait t^ divorce , pour cause d'impuissance , auprès du tribunal de Paris , le même jour où il était condamné par les jug«s d'Orléans pour avoir séduit une fille et lui avoir fait un enfant. C'est à- peu-près le cas dçs généraux français Clawvl et Decaen; le premier chargé en i8i5 de faire recon?u^ître Tautorité impériale à Bordeaux, pénètre dans cette ville après quelques jours de résistance et force l'Auguste fille de Louis XVI à fuir devant le drapeau tricolore \ le second , gouverneur au nom du roi , défend son poste jusqu'à la dernière extrémité , protège le dé-» part de la duchesse d'Angouléme/ et se dévoue sans réserve à une cause abandonnée de la nation. La restaui*atiou aiTive..«... Clauzel inscrit sur les tables du 34 juillet i^e se soustrait h la clémence du roi que par la fuite , et Decaen, chargé des fers de l'amnistie, gémit encore aujourd'hui dans les cachots. Voilà sans doute de quoi embarrasser pour l'avenir les défenseurs les plus fanatiques de la royauté ; M. de Châteaubriant prétend que le zèle d'un vrai royaliste doit s'élever au-dessos de ces frivoles considérations « et que la fidéhté ne peut jamais être déliée par l'ingratitude. Je voudrais bien voir M. de iCHâteaubrtand à la vieille d'être pendu pour la légitimité *, je serais curieux de aavoir s'il relâcherait quelque chose de la sévérité àe ses principes ou s'il nous donnerait une r^préjdentàtiou Je Su Polyeucte en place de Grève*

Plus heureux que s'il eût exposé sies jours poor l'héroïne de Bordeaux, le général Claudel qui défendit la eause de Bonaparte et les couleurs delà pairie » trouve aujourd'hui sur la tene hospitalière d«i WasijightOR l'asyle inviolable que la liberté y garantit au malheur.. Il ne jouit pas , il est vrai ^ de la satûfacUoi^ ^^^

rléure que U g^n^ral de Caen est libre de goflter en l^isoû; Toute la considération dont il est -environna dans, r Amérique ne le sauvera pas , je le sai^ , de rhumiliatïOQ d'être exécuté ea efUgie. Mai» outre que 4iela ne fait absolument aucun mal , on assure que ce n'est point un obstacle ii ce qu'on puisse un peu pins tard rentrer en France avec honneur. La clémence 4hx roi est si vaste ^ si infinie, qu'il est trës-possibie ^ne y par suite' de Tusage qu'il en fait journellement» les exilés français se trouvent tous rendus à kur pa* trié avant peu de temps.

Le nom du général Cfauzel n*a pas été lu avec ^tonnemeni sur les listes fatales et glorieuses qui ont designé aux nations l'élite de la France. Sa valeur » ses longs services^ ses tàlens militaires et civils Tappellaient h l'éclat d'une proscription , seiil genre d*hon-* lieur qui puisse* émaner du gouvernement actuel des Tuileries. Quel est donc , se demande-t-on , l'obfct de cet exposé justificatif^ à qui le général Clauzel penset-^il ' avoir besoin de prouver que sa. conduit«j fut constamment dirigée par le patriotisme le plus pur ? A quel Français prétend-il apprendre que le défenseur de Bordeaux n'a trahi ni la gloire ni ses seriïiens ! •^. Si j'ai bien lu le mémoire du général, sa prétendue justifia cation n'est qu'un prétexte habilement choisi pour tnettre au jour quelques vérités ignorées , c'est nn pas«« 8epoi*t que M. de Gaze a vî&é sans le lire ou sans le comprendre aprës Pavoîr Iu«

La campagne de la duchesse d*Angoulême était trop' peu connue. Le général Clausel publie sur ce sujet les renseignemens les plus précieux. Nous savons, grâce à lui , tout ce que cette princesse a tenté pour armer une partie de la France contre l'autre. Efibrt êublime et déjou^ indignement par des traîtres! pro« jet hardi qui répond victorieusement au reproche banal' fait aux Bourbons de n'appelicr à Tappui de leur cause que les lances de nos ennemis, puisqu'il est ;prouVé aujottrd'hai qu'ik *ont épuisé cûnsclencieutie-'

f Ia5 )

vi«iit tous lés morens capables d^exciter Ija guerre ci-' vîle avant de recourir au flëau de la guerre étran«> gère. Lisons la note du mémoire oii sont renfermée ces détails précieux.

« A deux heures Madame monte en %>iture décou- « verte ; une escorte nombreuse d'officiers généraux «c raccompagne à chevaL On arrive à la caserne St.- « Raphaël) un profond silence y régnait. Madame met « pied à terre, passe deux fois dans les rangs, vient se « placer dans le centre du carré et adresse aux officiera « cette courte harangue. » Messieurs, un étranger vient 1» de s'emparer du trône de votre roi légitime ; B.or- « deaux est menacé par des révoltés} voilà le moment « de montrer qu'on est fidëlé à ses sermens. Je vien$ « ici vous les rappeler et juger par moi-même dessen* « timens de chacun pour son roi légitime. Etes-vous dis- « posés à seconder la garde-nationale dans les efforts c, qu'elle peut faire pour défendre Bordeaux contre « ceux qui viennent l'attaquer. Répondez franchement. » Aucune voix ne se fait entendre, « Vous né voua te souvenez donc pas, reprend madame, des sermens qu0 « vous avez faits? Que ceux qui restent fidèles à la cause du «c roi sortent des rangs et qu'ils s^expriment hautement. i> Alors on vit quelques épées en l'air. » Vous êtes u en petit nombre, dit madame, mais n'importe; on « connaît au moins ceux sur qui on peut compter, « Là ne se borne point pour madame la Juchesisi « l'amertume de cette journée, etc. etiï.

Le général Clausel ne nous laisse pas non plus ignorer tout <ie que M, Lynch maire de Bordeaux a montré de dévoûment dans cette circonstance funestes On sait que M. Lynch est Irlandais , comme M. Clarke» comme le maréchal Macdonald. Quelle humiliation pour le peuple français de se voir donner ainsi par

Sixelques étrangers des leçons d'attachement et de fidé'^ té à la caiise de son souverain ! ! • •

Ççt exposé f rempli to^t entier de detaik pl^eiuiB d'i

Qoo^^

l^rli-y fthondt aussi an sentîmcns nobles naUemcnt fx^*

primas. Le style #e fait sur-tout remarquer par une grande

propriété ae termes» La réaction sanglante de Nîmes es^

appellée massacre , et le meurtre de Brune est qualifié

iassassinaU y

( Cet ouvrage go vend chez Le Cbarlier. ]

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