BROCHURES DIVERSES
'Au Roij parL. R. S. A« D. S. P« E. D. S. R« Ghe:&Seberflr, rue du Caire , n^, a2«
C'est le titre d'une très-bumble et ti'ès-<f ouce supplique, dans laquelle on demande au roi le supplice, l'exil, la proscription de quelques centaines de milliers d'individus tout au plus. Ministres , géqérau]i^ , prélats , pairs » électeurs , veprésentans , préfets , magistrats , citoyeq^ , soldats, journalistes , personne n'est qubUé dans cette œuvre pie , tout le monde s'y trouve compris et classé avec un . art qui fait un honneur infini au zèle , ^ l'humanité > aux bonnes intentions des auteurs * de la supplique,. «.« Iljaut , disent^ ils , qu^ il rC échappe aucun coupa^lç auglaii^e cU (a justice ^ , ' çue depuis le chef de cette race impie jusque au dernier d^ ses suppôts , tQui soient punis sans exception , à raison de "l^i ÇFzyïté à^ leurs crimes ou de leurs FAUTES* Sinn|imary» Botaiiy-Bay, la Sii>érie, sont réservés pour ces derniers \ c'e^t vraiment trop d*indulgence* Il suffit d'avoir acoepté une fonction quelconque pour être proscrit par ces xnessieurs.Se fÛt-*on montré constamment ami de l'ordre ^ de la patrie et même du roi ,n*imnorte ; on tenait ses pou-> ^Voirs de l'usurpateur : nous ne savons même pas si la i;arde nationale de Paris , instituée pour le maintien de la' tranquillité publique et la conservation des propriétés ti'est pa$ aussi comprise dans Tanathèmepar le paragraphe
^ Nous Pavona entenda atiriboer aux boarreaàz des grandM ;siiU«8 d« France, ^oi UouT^at ^ k m^licr w t9 pat.
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Buî vaut : // ne peut y avt>ir de miséricorde pour cette poi-^ gnee de soldats qui etc. etc. , ni pour ceux qui ontfaitde leurs baïonnettes un rempart aux factieux ( les chambres ) dans la capitale^ pendant que ceux-ci travaillaient à cou^ ronner Pœuure d'iniquité'. Or on sait que les postes des deux chambres iftaient fournis par la garde nationale.
Il serait trop' long, trop dégoûtant de transcrire toutes les absurdités , toutes les atrocités entassées dans ce code Néronien; il su£Bra de savoir que ces messieurs proposent tout simplement de mettre la charte de côté, de rétablir la confiscation , d'abolir la légion d'honneur et la nouvelle noblesse , de supprimer les pensions des militaires blessés en retraite) la France , disent-ils, était heureuse avant tQu es les constitutions données depuis vingt - cinq ans j pariant » plus de constitution : il faut tout remettre sur Tancien pied , la potence et la roue surtout* Enfin ils terminent'aipsi , en parlant de {'armée ;
A Texceptiondes soldats quiont abandonné les drapeaux du t ranpour se ranger sous rétendard de votre Ma/esté ^ TOUS doivent être considére's comme rebelles^ et punis jcomme tels. Ces messieurs ayant établi à peu près laméme jègl i pour les autres classes de citoyens il en résulte qu'ils n'extepten^des châtiipens que ceux qui ont suivi le roi à Gand*
On a peine à concevoir un tel excès de rage et de démence ; mais on cesse de s-étonner quand on connaît les autorités respectables sur lesquelles Içs auteurs s'appuient»
Un homme ( disent-ils, et ils le qualifient suivant ses mérites) a /'ait connaître le moyen le plus efficace pour réduire ses ennemis a r impossibilité de nuire, lorsquUl prot^nça à la . tribune de la Convention ces paroles terribles mais véritables ;ll ny a que les morts qui ne reviennent pas L.^'Et voi- .la le langage que tiennent, les principes horribles que pro-^ fesseqt des hommes qui osent se dire les amis du roi !...Nous n'ajouterons rien à cette citation ; nous laissons au publio ifi)pHrlial le soip deles jugerd'après leurspropres paroles ) que le ciel et U Roi nous prçserveat de leurs œuvres I
Un mot sur ta clémence du Roi. A Paris , cfaei les marchands de DOuveaut^a*
> Apr^ ce qu'on rient de lire , deci est tout miel et tout sucre. V^uieuv ^extrêmement modère., conseille seulement de faire quelques exemples , et renvoie le lecteur au chap» I7cfe Machiavel :Z>e//a crudelta e cUmenzia ^ o se egii è meglio essere amato clie tcmuto. On divine aisément qi»c Fauteur penche beaucoup per la crudelta.
Réflexions tMologiques sur la conduite des prêtres' dans Us • gouvememens» A Poitiers , chez Catineau, imprimeur.
Pour être exact, il fallait dire , sur la conduite que doi^ vent tenir» QueTauteur nous pardonne cette légère chicane , qui ne nous empêche pas de partager entièrement sa doctrine et ses opinions f tous nos lecteurs , sans dofllte , les approuveront comme nous. Pour les mettre à portée de les juger , nous ne pouvons mieux faire que de trans* crire un paragraphe oh Tauteur résume son ouvrage. Après avoir établi quels sont les devoirs des ministres de l*£vaDgiIe , et cité Texemple de quelques pasteurs y véritables successeurs des apôtres , il ajoute :
De ces faits et de ces s^rités incontestables , il faut con* dure que les prêtres doix^ent faire abstraction des événe^ mens et de leurs causes ; qu*il ne leur appartient pas de ttiscuteretde juger les droits ele V autorité temporelle ; que leur indispensable obligation est d*obéir et de prier , sans se laisser subjuguer par les présentions discordantes des ^ hommes du monde ; qiiils ne doii^ent s*occuper que de pri" cher la foi aux peuples cohfiés à leurs soins , tPentreterir funion et la concorde entre les fidèles ; tempérer , au non» du Dieu de paix , la fureur des esprits exaspérés de iotsf les partis ^ etc^ etc.
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Rten de plus eonforme , sans cloute , ii la justice , h lâ raisoD y à la morale éTangéiique ; voilà bien ce qa'ôik doit faire : mais le supplice des Templiers , la croisade contre les Albigeois , les d^larations de la Sorbonne , les fureurs de la lieue , Tassassinat du meilleur des rois , l'histoire des papes , les horreui^s de Tinquisition , les massacres du Nouveau-Monde , les jdragonnades , la r<^voeation de T^it de Nantes ,etc , etc ] voilà ce qt«'oM a fait \ cependant les devpirs des prêtres sont rigou* reuscment tracés par la religion mémt qu'ils enseignent , il ne i*este plus qu'à trouver le moyen de le^ leur faire observer* L'auteur , s'il le sait y rendra un bien {rand service à Phumanité en le faisant coonaître*
Un fhincais aux Français. Par M. Alex. Duvoîsio-Calas»
liCs ëvënemens se pressent avec une telle rapidité, que des brochures de. la veille ne sont plus de saison le lendemain: on y doune des conseils qui ne se trouvent plus praticables ; on y réclame contre des abus qui n'existent plus. La plupart des auteurs perdent leur temps et leurs peines, en traitant des sujets qui n*ont qu'un objet particulieret l'intérêt de vingt-quatre heures ( voilà ce qui arrive à M. Duvoisiu'^Calas. Pour snrna^ ger au milieu du déluge des brochures^ dont nous sommes inondés , il faut savoir s'élever aux questions d'un intérêt général et dui'ablc \ il faut offi'ir des iQoyens assurés et praticables de concilier tous les partis , dt ramener Ta confiance , de créei: un esprit pybHc véri* tablcment national , c'est-à-dire dégagé de l'influenct de toute faction , et constamment dirigé vers la plus grande prospérité de ta patrie. Nous ne partageons nullement 1 opinion snr la composition de la garde royale , et nous pensons que les étrangers en doivent être formellement exclus. Nous rendons toute justice à la bra-» voure , à la fidélité des Suisses ; mais nous sommes çon- Taincus que U Aoi n'aura pas de peine à trouver dané
ttLttnëe tmnqkiàe tréntd mille hommeis qui ne le c^dfercm! \ personne en bravoure et en fidélité*
Le cri de la natutv, bu le vœu de /. /. ^RàUsf^U renoui^efe'j par D. Duteil. Chez les libraires du Palais-Royal^
]>Tœa de Jeap-- Jacques renouvelé pat Pâiitetir , est ce* lui d^unepàix unwerselle et perpétuelle 4 Tout le monde )é partage bien sincèrement ^ maiscomment le réaliser ? Lais-^ éons parler Tàuteur : Que les rois ^ dit-*il , prennent là sage resoûuion de s*unirétroUement ^ déformer entre eux une association ^ ou pacte fédéral qui garantisse , en même temps , leurs droits respectifs et ceux de leurs sujets , sou-* mette leurs passions h Vempire de la raison , et tarisse enfin les sources de sang dont C Europe est depuis si long^ temps inondée.
Ce pi^ojet est louable sans dputé ; maïs nous prions l'auteur, d'indiquer les moyens de l'exécuter , car nous ne l'a* vous pas trouvé dans sa brochure , quoique nous Payons lue avec beaucoup d'attention. Il traite , en 4o pages , de l'organisation physique et morale de Thomme , de l'hom-^ me isolé , de Tbomme en Société , des peuples , des rois f des gouverpemens , et décide , en quelques mots , des questions que tous les in folio dés Inôralistes et des publicistes anciens et modernes n'ont pas encore éclaircies ; ïl noyé quelques idées vraies , quelques vues .utiles dans des abstractions métaphysiques tout-i-fait impraticables , «t invoque à tout moment la nature , gfâncf mot vide de sen^^ force d'être étendu, grand mot qui à fait dire cft commettre tant de sottises.
L'auteur affirme que , pour être bem*e^x ^ il faut que rhomme s'abandonne toujours a l'impulsion de ta ilature et réprime ses passions ^ ma\s la nature ne npus a-t«elte pas donné les passions ?
Il prétend que les liontmes nausent égaux: de telles généralités manquent à la foi# de jc^tesse et de seus \ U vftudrart
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autant dire que les hommes sont io^^â dou^s, en natt« sant , de la force du génie , de la beauté' , etc. ^ etc.
Malgré quelques erreurs et quelques contradictions, l'ou- "Vrage de M. Duteil fournit matière h méditer \ de plus il es( écrit dans les meilleures intentions , comme oa peut en juger par le paragraphe cité. Nous désirons vivement, sans Téspérer cependant , que son projet puisse recevoir son exécution dans le congrus solennel qui va l'ouvrir , n'en doutons pas , pour mettre fin aux mal-^ heurs de l'Europe et assurer le repos du monde.
Les chants des Bardes ou le retour du Roi 9 Poème par M. Talandier Firmin, avocat. A Paris, chez Cellot^. imprimeur, rue des Grands- Augustins , n^. g.
Que ne devons-nous point h. M. Talandier! il noua épargne tout a-la- fois et la peine de faire nous-méfnea l'analyse de sa brochure, et l'ennui de la lire: il noua envoie tout fait l'article suivant dont nous nous empressons de faire usage.
Aux yeux de ceux pour qui tout est bien
dans tout ce qui se rattache au parti qu'ils embrassent^ le titre de cet ouvrage sera un sujet de laveur indépendamment de son mérite. Il en est pour qui le temps ne fait rien à l'affaire, qui ne tiennent aucun compte d'une bonne intention sans effet; il en est dont le goût délicat et sûr n'a besoin que de quelques vers pour juger d'une composition; nous citerons pour ces personnes lea vers suivans sur les victoires de Buonaparte%
L« doux bruit des hymBîM d« gloire ."
Réjouissait cncor le p&le conquénudt ,
Et dans.^vwi âoMr aUière ub décîr de tîctoira - .
Ren^} comme un fou dë^rorant . . «
Il t^élaoee tel qv'uB miRge i
. Qui Tomit de tes flancs la foudre et Ut ^cUôre
Les guerriers à sa course opposent leur courage »
£t leur dernier soupir sVxhale dans les aijrs \
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I^ tooroim* des roî» tomba» oônnie u £miUIa|« Qui meurt et st dissipe au souffla des hitcn ,
Et son nom, porté sur l'orage «
Fait trembler le vaste univers.
Ces Ters sur la mort du jeune dac dCEnghien ^ ne sont pêê dépourvus de seo^bUité:
O toi dont les vertus ont causé les malheurs ! Jeune d'Eugbln, Tamour , Porgueil de la patrie » Toujours tu revivras dans notre ame attendrie » Toujours ton souvenir fera couler nos pleurs. De quel sommeil tu dors dans ta couche d'argile ! Sur la terre déjà renaissent les beaux jours : Ils dorent le gaaon de la tombe tranquille : . ï^*entends-tu pas du tond de ton ëtrcît asile liCs hymnes de la gloire et k chant des amours ?
L^auteur termine heureusement ^ar ces vers sur la per* sonne de notre auguste Monarcj^ue :
Français , consolez-vous ; le Dieu qui le renvoie L^ Dieu vengeur enfin va terminer vos maux. • O monarque chéri I nous serons dans la joie» Quand tes jours coulerout dans le sein des travaax/ Hais entouré d^amour et porté par la gloire , Ton nom , dont les Français béniront la mémoire , Ira long-temps redire à nos derniers neveux Que le plus doux bonheur est celui que Ton donna p TEX que de tous les biens offerts par la couronne , ' ' - Xe plus grand fut pour toi de faire des heureux.
TTous n'ayons rien ctiangë k cet article : nous nous eommes contentés de Pabréger. Nous ignorons jusqu'à 'quel point l^aùteur de l'analyse est de la connaissance de Tauteur de la l^robhure ; mais i^ous présumons qu'il a eu pour s'y complaire des motifs que nos lecteurs ne partageraient peut-é<^ pas.