‹ LE NAIN NOIRChapitre 29 sur 99 · CHAPITRE vm. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE vm. m

toame-t'en deux fois aussi riche que tu l'étais avanirhier, et ne me tourmente plus de questions, de plaintes, ou de remerciments, car tout cela m'est également odieux.

«* De par le ciel, tout cela est de l'or ! » dit Hobbie après avoir jeté un coup d'œil sur le contenu du sac. Puis s'adressant de nouveau à l'ermite : «< Je vous remercie beaucoup de votre bonne volonté , et je vous donnerais même . une obligation pour une partie de cet argent, ou une hypothèque sur les terres de Wide- Open ; mais je ne sais, Eishie ; à vous parler franchement, je n'aimerais pas à faire usage de cet argent à moins de savoir s'il est légalement acquis. Il pourrait arriver que quelques-unes de ces pièces se tournassent en ardoises, et que je fisse tort à quelque pauvre honmie.

— Ignorant idiot! répliqua le Nain; cette vilaine ordure que je te donne est un poison aussi vrai et aussi naturel que jamais on en ait extrait des entrailles de la terre. Prends-le , fais-en . usage ^ et puisse-t-il prospérer entre tes mains comme entre les miennes!

— Mais je vous dis, reprit EUiot! que ce n'était pas pour des richesses que je venais vous consulter. J'avais une belle grange, sans doute, et trente têtes de superbe bétail, comme on n'en voit pas de pareil de ce côté-ci du Cat-Rail ; mais je me soucie fort peu de tout cela*, si vous pouviez me donner quelques renseignements sur la pauvre Grflce , je consentirais à être votre esclave pour la vie, en tout ce qui ne compromettrait pes mon salut. O Eishie! parlez, je vous en prie, parlez !

— Eh bien donc ! » répondit le Nain comme fatigué par l'im* portunité d'Ëlliot! « puisque tu n'as pas assez de tes propres chagrins, et que tu veux absolument te charger de ceux d'une compagne, cherche à ¥ ouest celle que tu as perdue.

— A Vouest l répéta Hobbie ; c'est un mot bien vague.

-^ C'est le dernier que je me résous à prononcer, >» dit le Nain, et il tira les contrevents de sa fenêtre , laissant à Hobbie le soia de peser ce qu'il lui avait donné à entendre.

« V ouest , Y ouest l pensa EUiot; le pays est assez tranquille de ce côté-là, à moins que ce ne lui Jack des Tod-Holes; mais il est trop, vieux pour de pareilles expéditions. Ouest ! sur ma vie, ce doit être Westburnflat? si je me trompe, dites-le moi. Je ne voudrais pas me rendre coupable de violence envers un voisin innocent. Point de réponse? ce doit être le brigand Rony. Je n'aurais

m LE kâik iirotn.

fÊA cru cépmdMt nn*\l se mt at^ué à inoi , qui ai un si ^mià Bombre de parents. Je crois qu'il est appayé par d'autres personnes que ses amis du Cumberland. Adieu , Etshie , et bien des ranerctments. Je ne me charge pas de l'argent pour le tnoment, Car il ftiut que j'aille trouver mes amis au Trysfting-Pool. Ainsi, A vous ne tous souciez pas d'ouvrir la fenê^e, vous pouvez venir le cTiercher quand je serai parti. »

ïje Nain ne répondit encore rien.

« 11 est sourd ou ft)u , ou l'un et l'autre; mais je n*aî pas le temps de disputer avec lui. «

Et il partit pour te lieu du rendez-vous qu'il avait indiqué à 1^ amis.

Quatre ou cinq cavaliers étaient déjà réunis au Trysting-Pool. fls étaient en consultation sérieuse , pendant qu'ils laissaient paître leurs chevaux sur les bords de l'étang entouré de peupliers. On vit bientôt arriver une troupe plus nombreuse venant du côté du sud. C'était Earnscliff avec ses compagnons ; ils avaient suivi la trace du bétail jusqu'à la frontière d'Angleterre; mais îb avaient fiiit halte sur la nouvelle qu'on leur avatt donnée d*un rassemblement considérable sous tes ordres de quelques jacobites de ce district , à quoi on ajoutait qu'il se préparait des insurrections dans diverses parties de l'Ecosse.

Ceci était à l'acte de violence qui avait été cômnâis toute idée d'animosité particulière, ou de soif du pillage, ^t Earnscliff était maintenant disposé à le regarder comme un symptôme de guerre civile. Le jeune homme embrassa Hobbie avec les témoignages dn plus tendre intérêt , et l'informa des nouvelles qu'il avait reçues.

« Eh bien ! dît Elliot, je veux ne jamais bottger de cette place, si le vieux EUieslaw^ ne fait pas partie de ce complot infernal*, il est lié , voyez-vous , avec les catholiques du Gumbertand, et cela s*accorde fort bien avec ce qu'Elshfe m*a donné à entendre au sujet de Westburnflat ; car Ellieslaw Ta toujours protégé , et il voudra harasser et désarmer le pays, et s'emparer des armes avant de se déclarer. »

Quelqueift cavaliers se rappelèrent alors qu'on avait entendu dire  ces brigands qu'ils agissatent an nom de Jacques "VIII , et qu'ils étaient chargés de désarmer tous les rebelles. WestbumSal smiit dit, dans des parties de déhanche, qu'EQieslaw^erait biéntSC à la tête des troupes du parti jacobite ; il s'était aussi vanté qii9

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