‹ LE NAIN NOIRChapitre 35 sur 99 · CHAPITRE s:. tê · texte numérisé non relu

CHAPITRE s:. tê

fiN^ttentée qm ccmdutt à BeQgtv4?>X)t ; «t ifa'A la nuit ton^tite , ii l'avait tait descendre , fatiguée «t torrifiée , à environ un quart demîHe de la demMre de «es parents. Ce récit fut suivi de mifte fWdtaiionsde part ^ d'autro.

A ces iTîves et tendres éa«)tions succédèrent bientM des réflexicDS bien moins agréables.

« C'est un triste endroit que celui-ei , pour vous toutes , » dit Hobbie en jetant ses yeux autour de lui. « Je pourrai fort bien dormir dehors, à côté de mon cheval , OHnine cela m'est arrivé , plus d'rjoae lol^gue nuit, dans les montagnes ; mais vous, comment allez-vous faire ? c'est ce que je ne vois pas , et demain et après , vous serez probablement encore dans la même position sans que je puisse y apporter de remède .

— C'est une action lâche et cruelle , » dit une des sœurs , que de chasser ainsi une pauvre famille au milieu des champs, où Ton ne trouve rien.

— Et de tie nous laisser ni taureau ni bœuf, » dit le plus jeune frèie , Kjm entrait en ce moment ; « ni brebis , ni agneau , ni ri&a qui mange de l'herbe ou du grain.

— S'ils avaient quelque vieille rancune contre nous , » dit Henri , le second frère , u n'étions-nous pas là pour la vider ? Et il a Mu que nous fussions tous hors de la maison , tous sur laTnontsigne ! Parbleu ! si nous eussions étéau logis, l'estomac de Grœme n'aurait pas eu besoin de son déjeuner ; mais il tf y perdra rien pour attendre , n'est-ce pas, Hobbie?

— N03 voisins ont Gxé un jour pour se rendre à Castleton , et s'airanger avec lai , en présence de tout le monde , » dit trîstemmt Hobbie ; « il a fallu faire comme ils ont voulu , sans quoi on ne devait s'attendre à aucun secours de leur part ?

— Pour s^arranger avec lui ! ^> s'écrièrent à la fois les deux frères, « après un acte de scflératesse comme on n'en a jamais va dans le pays , depuis les temps de maraude !

— Cela est vrai , mes enftnts , dit Hobbie -, mon sang bouillait dans mes veines lorsque f entendis faire une pareille proposition , mais. . . la vue de Grâce m'a bien calmé.

— Et les instruments aratoires et autres, Hobbie, dit John Elliot Nous sommes complètement minés. Henri et moi , nous avons été voir si on pouvait trouver quoique chose dans les décombres q)ars dans les champs , laaîs on a laissé à peine un clou. Je ne sais que flaire. Il nous faudra , je crois , aller tous à la guerre.

Westburnflat n'a pas les moyens , quand même il le voudrait » de nous indemniser de notre perte. Il n'y a rien à tirer de lui qu'à nous venger sur sa peau. Il n'a pas un seul quadrupède, excepté le cheval mauvais qu'il monte , et encore est-il très-harassé par ses courses nocturnes. Nous sommes totalement ruinés. »

Hobbie jeta un regard de tristesse sur Grâce Amstrong , qui ne lui répondit qu'en baissant les yeux et en poussant un léger soupir.

« Ne vous découragez pas, mes enfants, dit la grand'mère, nous avons de bons parents, qui ne nous abandonneront pas dans l'adversité. Sir Thomas Kittlehôof , qui est mon cousin au troisième degré du côté maternel ; il a reçu une bonne somme d'ar^gent, et a même été créé chevalier comme un des commissaires de l'Union.

— Il ne donnerait pas une épingle pour nous empêcher de mourir de faim, dit Hobbie ; et . quand il le ferait , je ne pourrais digérer le pain que j'achèterais avec son argent, en songeant qu'il fait partie du prix auquel on a vendu la couronne et l'indépendance de la pauvre vieille Ecosse.

— Et le laird de Dunder, une des plus anciennes familles de Teviotdale, continua la grand'mère.

— Il est dans la Tolbooth % ma mère, répliqua Hobbie; il est dans leHeart of MidrLothiany pour mille marcs qu'il a empruntés de Saunders Wyliecoat , le procureur.

— Le pauvre homme! s'écria mistress EUiot; ne pourrionsnous lui envoyer quelque chose, Hobbie?

— Tous oubliez , grand'mère , vous oubliez que nous avons nous-mêmes besoin de secours, » dit Hobbie avec un peu d'humeur.

« Ce n'est que trop vrai, mon enfant , dit la bonne dame ; jus^ tement dans ces moments-là il est si naturel de songer à ses parents plutôt qu'à soi-même! Mais le jeune Earnscliff?

— Il n'a que peu de chose à lui, dit Hobbie, et il a un nom si onéreux à soutenir , que ce serait une honte d'avoir recours à lui dans notre détresse. Mais je vous dirai, grand'mère, qu'il est inutile de tant nous occuper de nos parents , de nos proches, et de nos alliés, comme s'il y avait un charme attaché à leurs noms qui pût nous procurer quelque avantage \ ceux qui sont devenus

1 Nom de la prison d^^dimboorg, comme aossi le Heart ofaid-Lothian, c^eèt-àdire le ccpwr, le centre du comté ppelé Mid-iotkian^ le nUliw du Lothian, a. m.

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