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CHAPITRE XII

tioDS, Ellieslaw s'avança, et remettant son épée dans le fourreau,' mit fin à la conférence.

« Lorsque je saurai exactement , dit- il, jusqu'où peuvent s'étendre mes obligations envers M. Earnscliff, il peut compter sur une reconnaissance proportionnée de ma part; en attendant, n ajouta-t-il, en prenant la bride du cheval de miss Vère, « je le remer • cie d'avoir remis ma fille entre les mains de son protecteur naturel. »•

Earnscliff répondit avec une égale hauteur, par une légère inclination de tête ; et Ellieslaw, reprenant avec sa fille le chemin du château , parut engagé avec elle dans une conférence si sérieuse, que le reste de la compagnie jugea qu'il serait inconvenant de les gêner en s'approchant d'eux. Pendant ce temps-là, Earnscliff, en prenant congé des autres personnes qui composaient la troupe d'EUieslaw , dit à haute voix : « Quoique je sois intimement convaincu qu'il n'y a rien dans ma conduite qui puisse autoriser ce soupçon , je ne puis m'empêcher de remarquer que M. Yère parait croire que j'ai eu quelque part à la violence atroce qui a été faite à sa fille. Je vous prie, messieurs, de prendre note de la dén^ation formelle que je fais d'une accusati(ni aussi déshonorante, et que, bien que je puisse pardonner l'égarement d'un père dans un tel moment, néanmoins, si quelque autre d'entre vous, messieurs ( il fixa vivement les yeux sur sir Frédéric Langley), pense que ma parole et celle de miss Yère, avec le témoignage des amis qui m'accompagnent , ne suflSsent pas pour ma justification , je serai charmé, trè»-charmé, de repousser l'accusation , comme il convient à un homme à qui l'honneur est plus cher que la vie.

— Et je lui servirai de second , dit Simon de Hackbum , et je me battrai contre deux d'entre vous, quels qu'ils soient , nobles ou roturiers, lairdsou paysans, c'est tout un pour Simon. •

— Quel est ce bourru ? dit sir Frédéric Langley , et qu'a*t-il à voir aux querelles des gentilshommes ?

— Je suis un garçon du haut Teviot , dit Simon ^ et je me querelle avec qui il me plaît, hors le roi et le laird sous lequel je vis.

^ Allons, dit Mareschal , n'ayons pas de disputes. Monsieur Earnscliff, quoique nous ne pensions pas de la même manière sur quelques points, je me flatte néanmoins que nous pouvons être antagonistes, ou même ennemis, si la fortune le veut ainsi , sans perdre néanmoins les égards que noub devons à la naissance, à l'égalité d'avantages, et i nous-mêmes ^u^ wyers l'autre. Je

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