‹ LE NAIN NOIRChapitre 43 sur 99 · LE NA1K 90IB · texte numérisé non relu

LE NA1K 90IB

iiè LE NAIN NOIR.

yons crois totrt aussi innocent dans cette affaire que je le suis moimême, et je vous garaintis que mon cousin EUîeslaw, aussitôt que l'état d'inquiétude qui accompagne ces événements inattendus lui eura laissé sa liberté d'esprit et dé réflexion , saura reconnaître fligneraent llmportant service que vous hii avez rendu aujourd'hui.

— Le plaisir d'avoir été utile à votre cousin est par lui-même une récompense suffisante. Bonsoir, messieurs, continua Eamseliff; je v(Ms que la majeure partie de votre troupe est déjà en Hiarche pour Elliesfaw. »

' Alors, saluant Mâreschal avec polîtôsse, et les autres avec indifférence , Eamscliff tourna la bride de son cheval, et se mît en route pour Heugh-Foot, afin de concerter avec Bobbie les mesu- Tes à prendre pour cmitinuer les recherches de sa fiancée , dont il ignorait encore le retour dans sa famille.

« Le voilà ! dit Mareschal ; sur mon ftme, c'est un brave et aimable gafçon;et néannK>ins, j'aimerais à échanger une botte ou deux avec lui sur le vert gazon. J'étais r^ardé au collège comme ^à peu pfès de sa force au fleuret , et je serais bien aise de m*essay er avec lui à l'épée.

— Suivant moi, répondit sir Frédéric Langley, lîtmsntdns mal fait de le laisser passer, lui et les hommes qui raccompagnaient sans nous emparer de leur» armes; caries Whigs pourrafent bien former un parti, sous la conduite d'un Jeune homme pteîn d'atdeur comme celni*là.

— Fî donc, sir Frédéric I s'écria Mareschal ; pensez-vùus qtf Ellieslaw aurait pu , en honneur, souffrir qu'il fût fait aucune violence à EamscHtf, lorèqtf il n'était entré sur ses terres que pour tamener ba Me ? Et , en siIppoiMmf qu'il eût été de votre opinion, pensez-vous que le reste de ces messieurs et moi nous nous fassions déshonorés en nous prêtant .à une pareille action ! Non , non ; égalité d'avantages et la vieille Ecosse pour toujours ! Lorsque l'épée sera tirée, je serai aussi disposé à m^ett servir que qui que ce soit ; fnàis tsmt qu'elle est dans le fourreau , conduisonsnous en gentilshommes et en bons voisins. »

Peu ap^és cfe colloque ils amt^èrent au cbflteau f où EHieslaw était entré depuis quelques minutes , et les attendait dans la salle.

<K Comment se trouve miss Vère ? Avez-voos appris la cause de soii enlèvement ? ^ demanda vivem^t Marescbaj.

« SSie 1^^ Mir6e dm» t^m ap^temeot ^ extrdmemetit faff-

CHAPiTil]^ XII. lia

guée, répondit EUÀsâiaw, et je ae pm m'atteadre à avoir d'elle l»aiiGQ«|> ée re»8ei^;Aemeiits sw mm^ s^vwtare » jusqu'à oe que flone^tt flrà m P^ I^s ealme. INotus a'e& s(HDn(ies pas moins ne^iiiiskaai^efiy^m^ voosk et mes «utrea amis» mQo^iiMr ii$af^ dNd, de Fmiérèt q»e Y^a voide? bien doos téœoj^ner. Mais je dois &tFe taire, pCMur quelque» m&mmis I^ seAtiipeAto di^ père pour ne livrer à ceux dtt pabricto. Yoiss save% que c'est aujew-^ ^uÉçwoeuadewiisiiiettAie ujMdéebioftdéfi&iiiYe... Is teiBj»s piesacL... Toilà 90» a^ijb <iiM arriiiNftt, «tj'aîi^U maisâa ouverte, non-seulement pour k nebl^se et k bourgeoisfte, ieaais eoeore pour les gens ùr la Qtedse ioEâiriefve que neus devons néce^isaice' me»teB^io7«r. Kom n'avcms qiie fcMrt pm ^ iefa]p$ pour loûus pnéptrer à les reesevcif : }«tez irn ««tip d'oeil saut ces Uejtea, Alaf^ eh» ( QQtt: alutégikymm lequel JMbr^iaMVella étaU ^qaq ]^r^ mi 9ea«ni& ), ^ Tttos, sir FrédMe , lises ees^ lettre» que î'aî fer S«8 dÉ liOlbîin et des orateM^e rO«^t ^ tous les»bléa sienaH 0^vs, etifattettde»t qm ta fm^Ster; il »e) i^ste plu» qii^'à réuaîr des

-- De tout mon cœur, dit Mareschal ; plus il y awa.demal, plu9 BousiMKBi «nuaeraoa. »

âr Ffédéric prit us w gt»^ et âéeowerté.

* Yeoesi awe mok^mm Ima ami » » dit Ellieslaw au sombre buMiiet-, » j'ai i Tauftawffeeaf^w p^ticulier quelque ebosequi VQtts toa piaiaar, i'eu suis ^r. >»

ibentrèreot àms lamaiiXMP^, iaiss«at eusemUe^SîaâGi^e etlVfo-

reschaldans^JaceWi

« Ainsi donc, dit Ratcliffe, ceux qui partagent vos opinions politiques regardent la chute du gouvernement comme tellement certaine, qu'ils dédaignent mdiu& de jeter le vdte du mystère sur les machinations de leur parti.

-- Ma foi, monsieur Ratcliffe, répondit Mareschal, il est possi- U«quelesaetii»Aetl0a9ôntiQi€»t»de vos ainisaieiitbeaoiii d'être voilés ; moi, j'aime mieux que les nôtres se montrent à découvert.

^Mais se peut^il, eesitiaua BatcUQe, que voua, qniii » malgré voire éfaoïHxil^ie et Vardeur de vutre^ eametère. . >ie vous demacHle Pttdou, monaieur ]Vfave8e]Md,mais}esai^ un homme fraae... que ^ous, qui, malgré ces défauts qui tiennejat à votre cpnstitutioo, possédea oéasMBCuina un bon seus naturel et dea cmuaissances ^^^uisea, tQUft^]tua Uinsm mfintaer au fmtX de vous mètor a des ^otoej^i^ea aurai âéMâf>éré«a7 Cpiofoeiftt se troi^ v^ votre tôto iQrg -

que vous êtes engagé dans ces conférences dang^euses ?

— Pas aussi assurée sur mes épaulés, répondit Mareschal, que si je' parlais de chasse. Je ne suis pas d'un naturel aussi indifférent que mon cousin EUieslaw , qui parle de trahison comme ua bambin deses contes de nourrice, et qui perd et retrouve sa douce et charmante Glle avec beaucoup moins d'émotion , dans Tun et dans l'autre cas , que je n'en éprouverais si j'avais perdu et retrouvé un de mes jeunes lévriers. Mon caractère n'est pas assez roide, et ma haine pour le gouvernement n'est pas assez invétérée pour m'aveugler sur le danger de l'entreprise.

— Alors, pourquoi vous y exposer 7 dit Ratcliffe.

— Que voulez-vous que je vous dise ? J'aime de tout mon cœur ce roi exilé, dit Mareschal ; mon père était un des vieux guerriers de Killiecrankie, et il me tarde de voir quelque vengeance exercée contre ces courtisans de TUnion , qui ont acheté et vendu la vieille Ecosse dont la couronne a été si long-temps indépendante.

— Et c'est pour courir après de telles chimères, dit Ratcliffe , que vous allez plonger votre pays dans la guerre , et vousHoaéme dans l'embarras ?

— Moi dit Mareschal; pas du tout; mais embarras pour em* barras, j'aime autant que ce soit demain que dans un mois que le moment arrive, puisqu'il doit arriver ; comme disent nos gens de la campagne, il vaut mieux plus tôt que plus tard ; je ne serai jamais plus jeune ; et quant à être pendu , comme dit sir John Falstaff , je figurerai à la potence tout aussi bien qu'un autre. Tous connaissez la dernière strophe de la vieille ballade :

I^otre homme s^en fat si gaiement, En répétant .une cadence, Qu'il fit encore arec aisance Ua entrechat en arrivant Au pied de la potence.

— Monsieur Mareschal, j'en suis f&ché pour vous, dit son grave conseiller.

— Je vous en suis reconnaissant , monsieur Ratcliffe ; mais je ne voudrais pas vous voir juger de notre entreprise parla manière dont je cherche à la justifier; il y a des têtes plus sages que la mienne qui s'en occupent.

— - Des têtes plus sages que la vôtre peuvent descendre aussi

bas ? » reprit Ratcliffe d'un ton qui semblait dire : Prenez garde !

fc C'est possible, dit Mareschal \ mais non avec une plus grande

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