CHAPITRE XIII. iSI
aMWiMt y et que, s'il s'agît de savoir qui sera le preauer à la éoniier, nous pouvons facileaient gagner quelques heures sur lui.
— Vous auriez dû dire moi et non pas nous^ lorsqw vous pariez de priorité dans une pareille trahison ; quant à moi , je ne ferai pas enr^istrer mon cheval pour ebei^^r à gagner le prix , ^^ dit Maresebal ; puis il ajouta entre ses dents : « Un joli coupte d'wiis , vrameiit , pour lui donner sa tète à garder I
^- CNa ne m*intiHiidera jamais au point de m'empèeher d'agir aelon que je le jugerai convenable, dit sir Frédéric I^ngley, et la prefluàre chose que ^ fersû sera de quitter EUieslaw. le n'ai pas :d& motif , » qouta4-il en regardant M. Yère , *< qui m'engage i tenir ma parole envers celui qui ne m'a pas tenu la sienne.
-^Ea q^MÀ, » dit EUieriaw, en imposant silence par un geste i son impétuettx cousin , « en quoi vous ai-je iaMiqué4e parole^ sir Frédéric?
— En ee quej'avaisde plus cher et de plusteadce, répondit «r Frédéric You» m'avez joué pour cette alliance projetée qui , comme vous le savez fort bien , était le gage de notre liaison politiqne. Cet enlèvement 9 et ce retour de buss Yôre ; l'accueil glacé qu'elle m'a dit, et les excuses dont voua avez voniu le coOfvrir , tout cela n'est que pure évasion , un pr^exte peur eonaerver vous-même; la possession des biens qui lui appartiennent de droit , et pendant ce tempfr-là , fiûre de moi un instrumast pour votre enlrepri3B sans ressources , en me donnant des espérances que vous êtes bien résolu à ne jamais réaliser*
— jSir Frédéric , ilit Ellieslaw , je vous proteste par tout ce qu'il y a de plus sacré. . . . •
— Je n'écoute plus de protestations ; j'en ai été trop longtemps la dupe.
^ Si vous nous abandonnez^ dit £IUe6law, vous savez fort bien que votre ruine est aussi sûre que la nôtre ; l'union fait notre
force.
— Laissez-moi le soin de pourvoir à ma propre sûreté , ré-* pondit sir Frédéric ; mais quand même ce que vous dites serait vrai, j'aimerais mieux périr que d'être votre jouet phis long-temps.
— N'y a-t-il rien... n'y a-t*il aucune sûreté que je puisse vous donner pour vous convaincre de ma sincérité ? » dit Ellieslaw d'un air inquiet. « Ce matin j'aurais repoussé vos injustes soupçons comme une insulte ; mais dans la positiOD où nous nous trouvais à préswt
— Vous sentez la nécessité d'être sincère , répliqua sir Frédéric. Si vous voulez que je croie que vous l'êtes , il n'est qu'un moyen de m'en convaincre ; que votre fille m'accorde sa main dès ce soir.
— Si promptement... impossible , repondit Vère ; songez à l'alarme qu'elle vient d'éprouver, songez à notre entreprise actuelle.
-— Je ne veux rien écouter , rien que son consentement donné à Tautel, dit sir Frédéric. Vous avez une chapelle dans le château; le docteur Hobbler est au nombre de vos hôtes ; donnez-moî cette preuve de votre bonne foi , ce soir même , et nous voilà de nou^ veau liés, cœurs et bras. Si vous me refusez aujourd'hui que vous avez le plus grand intérêt à consentir , comment pourrai-je me fier à vous demain , lorsque je serai compromis dans votre entreprise, et par conséquent dans l'impossibilité de reculer ?
— Et puis-je compter que, si je vous fais mon gendre ce soir, notre amitié sera solidenfient renouée ? demanda EUiesIaw.
. •«- Sans aucun doute, et de la manière la plus inviolable, ré* pondit sir Frédéric.
—Eh bien, quoique ce que vous demandez soit prématuré, pes délicat, et injurieux à mon caractère^ sir Frédéric, donnez-moi la main ; ma fille sera votre épouse.
— Ce soir ?
— Ce soir même, avant minuit sonné.
— De son propre consentement, j'espère, dit Mareschal ; car je puis vous assurer, messieurs, que je ne resterai pas paisible spec tateur de la violence que Ton exerçait sur la volonté de ma jolie parente.
*'^' Autre peste que cette tête chaude ! » dit tout bas EUiesIaw. Puis, élevant la voix : « De son propre consentemCTt ? Pour qui me prenez-vous, Mareschal, pour penser que votre intervention soit nécessaire pour protéger ma fille contre son père ? Soyez sûr qu'elle n'a aucune répugnance à épouser sir Frédéric Langley.
— Ou plutôt à être appelée lady Langley , dit Mareschal ; ma foi, c'est assez probable. Il y a bien des femmes qui penseraient comme elle, et je vous demande pardon ; mais ces demandes et ces concessions précipitées m'avaient un peu alarmé sur son compte.
^11 n'y a qu'une seule chose qui m'embarrasse, dit EUiesIaw? c'est d'avoir à lui faire une proposition qui demande un assenti-
GHAPITRE XIV. I3S
ment aussi prompt; mais peut-être que, si elle se montre intraitable, sir Frédéric aura égard. . .
-^ Je n'aurai égard à rien, monsieur Yère ; ou la main de votre fille ce soir, ou je pars, quand ce serait à minuit ; voilà mon ultimatum.
— Je Taccepte, répliqua EUieslaw, et je vous laisse tous deux causer de nos dispositions militaires, tandis que je vais préparer ma fille à un chaugement aussi subit. »
En disant ces mots, il quitta la compagnie.