IB L£ KAIN NOIR
H MMMml patron^ « si vous yomlei savoir 40^4» cboee de pta» sur les brebis longues^ courtes, je r^iendnii ici manger »& soupe aux choux vers une heure ; et si vous êtes ciiriend*«Bh IsnAre de vieilles hisloires^sar le Nain Noir et autres 4e eette mpèce^ payez une demî-fmte i Baaldie que voiei, il caaaem volontiers avec voua comme un fosit de plume ^, et moi je mms régalerai d'une phite si je termine bien avee Gtaristy Wilsen. »
Le fermier revint à rtieure dite , accompagné de Qiristy Witson, leur diffi&iend ayant été «ran^ à l'amiable^ etaansaimr eu recours aux gens à longue robe. Mon savant et Xgne pttbam ne mmqua p» au rendez^vous, à cause du négalqoi avait -été promis , tant pour Fesprit que poor le oorps , punqine^ é figmà ê» dernier^ il êoithienrcimfiu peur nim «^asr ^'m^chttammf de m/eééreMony ^ la compagnie^ lafpietle «on liâte s'était joint pocK longea sa séance assez avant dans la soirée, aasaisonnant la liqnenr '4'un grand nombre de contes et de dumsons dwieies. Le dconier incident que je me rappelle est la cbote de vam swomU et ^gm patron , qui glissa de sa cbaise précisément au mcane^t où il teiv minuit une longue dissertation eur la tempérence, et répétait demi: vers du Gentk Mej^rd (Gentil Berger) qu'il appliqua fort heureusement à l'ivrognerie au lieu de l'avarice :
L'homme content de peu sait dormir sans faiblesse, Le superflu n« sert qu^à hâter la yieillesse.
Dans le cours de la soirée , le Kain Noir ^ ne fut pas oublié^ et
f Like a pen-gun, dit le texte^ vomme vn canon de plume , par allusion auK boulettes de pommes de terre quHl lauce à la figure dans les jeux ear^otios. à. h.
2 Le Nain Noir, presque oublié maintenant, était autrefois regardé comme un personnage formidable par les Dalesmen ( les habitants des vallées) du Border (de la frontière), qui Paocusaient de tout le mal qui ar rirait à leurs moutons et à leur bétail, achetait,» dit le docteur Leyden, qui lui fait jouer un très-grand rôle dans la ballade intitulée le Cowt cf^ c&eZcfaf, « un démon ou esprit-fée de la race lapins malfaisante, un vrai Duergard dp Nord.» Ce que Ton raconte de mieux et de plqs authentique au sujet de cet être dangereux et mystérieux se trouve dans une historiette comoiuniquée à Pauteur par cet émincnt antiquaire, Richard Surtees, écuyer, demeurant à Mainsfort, auteur de Phistoire de Pévéché de Durbam.
Selon cette légende très-bien attestée, deux jeunes gens du NorthumberluBd, étant à faire une partie de chasse, s^enfoncèrent fort avant au milieu des montagnes el des marécages qui longent la frontière du Cumberland. Ils s^arrétèrent, pour prendre quelques rairaîehissements, dans uo vallon «oUtaire, an bord d^un petit ruisseau. Apres avoir satisfait leur appétit en mangeant ce quMls avaient apporté, l'un d^eux s^endormii ; Tautre , ne voulant pas troubler le repos de son ami, «^éloigna sans faire de bruit, dans le dessein, d^observer les objets qui étaient aux environs. Tout à coup, à son grand étonnement, il se trouva tout près d^un êtçe .fui paraissait ne pas appartenir à notre monde, le nain le plus hideux que le soleil tût Jamaiâ éclairé. Sa tête était aussi grosse que celle d^un homme fait, ce qui fomitil
lo vieiix l»g« BuiUîe ccMsto {dnaî^^ sujet , qui
excitèrent beaucoup d'intérêt. Il parut aussi , après que nous eûmes yidé le troisième bol de punch , que le scepticisme du fermier, à cet égard, n'était en gwide partie qu'une affectation , parce qu'il voulait passer pour un homme à idées libérales , et w w B ipt des antiques préjugés , ainsi qu'il convenait à celui qui paymt uj9e rcp[U(e jannrâUe de trois cents livres , tandis que , dans le fait , il ajoutait secrètement foi aux traditions de ses ancêtres. Saloa«N» usage , je pris de Mvvean rennigiiei^ p«M»iiM4]ui étiÂe«t M rapport avec les habitants du eantM a si g r ag e et pastotÉl dans ieqcwl se «wt passés tes éyéaeme^ oiivm«»âreMaipte,<et]'ea8tefaoiilieiirde?)^i>ouver plusieurs élmfcKais qui n'étaient pas géoératement comas, et qui ^pli^ qoeiit, da «oins jusqu'à un c«rtaiB point, certaines cireMstani)es que l'exagénftîsn «usait paraître merveHleases ^ et que la super»tUipD apr«iti«ndiargées d'ornements dans les traditions vn^iaires.
on contraste effrayant ayec sa taille^ ctui éiait de beaocoap au-dessous de i|uatre pieds. EHe n'ayak d'antre eonTerture que de longs chereux nattés, ressemblant $omt 1fég^i$$mr ftan soin ûa liltirewi, et p«iir lij^onlear, qjat^tiU d*«ai hnn fo»gefttre^ à la fleur de la bruyère. Ses membres .semblaient extrêmement forts; et w n'apercevait en lui aucune difformité, excepté celle qui prorenalt de la disproportlon extraordinaire entre leur grosseur et la petitesse du corps. Le chaiseur épeii» vanté tint ses regards fixés sur cette horrible apparition, jusqu'à ce que cet être horrible lui demandât d'une Toix courroucée de quel droit il venait parmi ces montagnes, et en détruisait les paisibles habitants. L'étranger tout déeoneerté chercha à apaiser la colère da nain en offlrant de Jni livrer son gibier» comme il le lerast a» seigneur terrestre du manoir. Cette proposition ne fit qu'ajouter à l'offense commise envers le nain, qui déclara qu'il était le lord de ces montagnes et le protecteur des animaitt %;» trenvaient une retraite dans ces soHtndes, et qu'il avait souverainement en horreur toutes les dépouilles qui provenaient de leur mort ou de leurs souffrances. Le chasseur s'humilia devant l'esprit irrité, protestant de son ignorance, et l'assurant qu'il était bien résolu de s'abstenir dorénavant d'une semblable intrusion, et parvint ainsi à l'apaiser. Le gnome devint alors communicatif, etparla de lui-même comme appartenant h une race d'êtres qui tenait en quelque sorte le milieu entre celle des anges et celle des hommes. Il ajouta en ontre, ce à quoi on n'aurait guère pu s'attendre^ qu'il avait l'espoir de participer à la rédemption de la race d'Adam. 11 invita instamment le chasseur à venir visiter sa demeure, qui était, ^t>il, tout prés de là, lui donnant sa parole qu'il en reviendrait sain et sauf. Mais dans ce moment la voix de l'autre chasseur- se fit entendre, appelant son ami ; et le nain, comme s'il eût désiré n'être vu que par une seule personne, disparut & Tinstant où le jeune homme sortit du vallon pour rejoindre son camarade.
Ceux qui avaient le plus d'expérience dans ces matières étaient généralement d'opinion que, si le chasseur eût accompagné Pesprit, il aurait, malgré toutes les belles paroles du nain, été mis en pièces, ou enfermé pendant plusieurs années dans quelque montagne enchantée.
Tel est le récit le plus authentique et le plus récent de f apparilios du Ifain Noir,
n LE NAIN NOIR.