‹ LE NAIN NOIRChapitre 70 sur 99 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Celte ébauche dramatique fut composée 'époque où I«8 œuvres sublimes de Goclbe et de Scbiller parurent pour la premièra f<HB «b Angleterre , et y furent reçues , comme on peut se le rappeler , avec un enthousiasme universel. On cherche généralement àimi» ter re qu'on admire , et Tauteur , ne te fiant pas à HjHb yra^ritfB eSorta , a emprunté le fotid de rhistoire et une partie de la diction 4 un raMMi «dvÉOMliqUb, intitulé : i>ie Heilige vehme , c'f st-^à-dire , U trilmuU tecrei , ^ ui r«mpUl le sixième volume dt:* sa^uâtn n/oîteityoa Contes dé l' antiquité y àe Beit Weber-. Oe drame peut être vegptrdé plutôt eomme une imitation ée Totiffiinl que eomme ume traduction , pmst|ti'il n^en «st , poAr ainsi dire , que l'extrait , et que les incidents elle dialogue en différent souvent beaucou'J». L'imitateur ignore le véritable nom de son ingénieux auteur , nymi .aiipris que celui ide Beit Weber esi fictif.

Feu M. John Kemble avait en le désir de faire ^représenter cette pièce à "DtVLïj-îLatné t , qui devait alors tout son éclat à ses talents et à ceux de son incomparable ««ur, et c'étaient eux qui auraient rempli les rôles de la mère et dufîls infortuné : mais die grands obsUdes s'opposèrent à la représentation de cette pièce. Il y avait « craiadi-e que le sort priacipal de l'action , les engagements obligatoires formés par le» «MmbrM da 4ribu«iA «e«»etvtie fussent pas suffisamment compris par un auditoire anglais ^ qui n'avait pas été familiarisé de b^nne heure avec la nature de cette iMtildttoti singulière et mystérieuse: il y avait aussi, d'après l'expérience de M. Kemble , trop de sang répandu, et quelque chose de trop semblable à In «atitlMphie 4>e Ton Thumb où tout le monde OMurt sur U ^ène. On regardait d'ailleurs comme dangereux de mettte le tinqnicmtd ïcte et l'apparat solennel ûw conclave secret k la merci des décorateurs et des figurants , qni par un mouvement , un geste ou un accent ridicule auraient pu faire perdre à cette scène de ta gravité.

L'auteur ou plutôt le traducteur se rendit « ce raisonnement , et n'essaya jamais , depuis y de briguer les honneurs du cothurne. Le genre allemand aussi défiguré par un nombre d'imitateurs qui , incapables de s' élever à la sublimité des grands maîtres de l'école , y suppléèrent par des extravagances et des déclamations ampoulées , tomba bientôt en défaveur et reçut le coup de grâce des efforts réunis de feu M. Ganning et de M. Frère. L'effet «de cette spirituelle et piquante satire , appelée les Rôdeurs (parodie qui parut dans l' Anti-Jacobin), fut que l'école avec ves beautés et ses défauts passa complètement de mode, et que la pièce suivante fut condamnée à l'obscurité et à l'oubli. Dernièrement, cependant , l'auteur la vit avec des sentiments bien différents de ceux qui appartenaient à l'époque aventureuse de sa vie littéraire où elle fut écrite , mais arec des sensations assex semblables peut-être à celles que pourrait éprouver un libertin ccnTerli, en regardant le fruit illégitime d'un premier amour. Il y a sans doute en lui quelque chose qui lui inspire de la honte , mais après tout la vanité paternelle lui dit tout bas que l'enfant ressemble à son père.

Nous ajouterons seulement ici qu'il existe un si grand nombre de copies manuscrites du drame suivant , que si l'auteur n'avait pas livré lui-même cette pièce au public , •lie ne pouvait manquer de paraître lorsqu'il n'aurait plus été là pour corriger les épreuves , et par conséquent se serait montrée d*une manière plus désavantageuse qu'en ce moment.

Abbotsford , l*>^ avril i83o.

1 Un des grands théâtres d« Londres. ▲. x.

PEaSONNAGES.

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