SCÈNE II
GEORGE D'ASPEN, revenant de la poursiiileé GEORGE) t'avançant lentement.
Que de malheureux sont aujourd'hui tombés sous mes coups , auxquels la vie pouvait être chère, quoique misérables serfs du comte Roderic ! Et moi , moi qui ai cherché la mort en présentant ma tête à toutes les haches, ma poitrine à tous les traits, suis-je assez malheureux pour n'avoir pu trouver que la victoire. C'est ici que j'ai laissé ce miséraUe Martin! Martin! holà, Martin! Mère de Dieu ! il est parti ! S'il répétait à quelque autre l'affreux récit qu'il m'a fait ! Martin ! Il ne répond point. Peut-être s'est-il enfoncé dans le taillis et y est-il mort. S'il en était ainsi , je sois seul dépositaire de cet horrible secret.
(Henri d'Aspen entre avec Wickerd, Rejnold ei d'antres.) HENRI.
Je te félicite , mon frère , quoique , de par saint François , je ne voudrais pas remporter une autre victoire s'il fallait encore te voir combattre avec tant de désespoir et de mépris pour la vie. Ton salut est presque un miracle.
REYNOLD
Be par Notre-Dame ! quand le baron George frappait, on aurait dit qu'il avait ouUié que ses ennemis étaient des créatures de Dieu. Je n'avais jamais vu porter des coups si furieux, et il y aura pourtant quarante-deux ans à la Saint-Baniabé que je suis soldat.
GEORGE
Paix ! Quelqu'un de vous a-t-il vu Martin ?
WICKERD.
Noble sire , il n'y a pas l(»ig-temps que je le laissai ici.
GEORGE
Mort, ou vivant ?
WICKERD.
Vivant , noble sire , mais cruellement blessé. Je présume qu*it est prisonnier ; car il lui aurait été impossible de brager d'ici tout seul.
GEORGE
Serviteur imprévoyant ! Et pourquoi Tas-tu quitté ?
HENRI
Mon cher Arère , Wickerd a fait pour le mieux ; il est venu â notre secours , et à l'aide de ses compagnons,. •
le te dis , Henri , que la sûreté de Martin était bten plus importante que la vie de dix de ceux qui sont ici.
WIGKERD, marmottant.
Voilà bien du bruit pour un vieux domestique à moitié fou;
GEORGE
Que murmures-tu là?
WIGKERD.
Rien , sire chevalier^ si ce n'est que Martin paraissait avoir la Idte égarée lorsque je le quittai , et que peut-dtre il s*est enfoncé dans le marais et y a péri.
GEORGE
Gomment ! la tête égarée? (arec inqùi^ade.) TVt^il parlé?
WICKERD.
Oui , noble sire.
GEORGE
Cher Henri , avance-toi un peu sous ces arbre^^ et de là tu pourras voir si Teimemi se rallie sur le Wolfshill. (Uenri s'eioisne.)
Et vous, retirez-vous ! (Aux soldats.) CIl am^ne Wickerd sur le devant du tliéâ tre.)
Que t'a dit Martin, Wickerd, disrle-moi, au nom de l'obéissance que tu me dois !
WICKERD.
U m'a parlé comme un bomme complètement en délire, sire chevalier ; U m'a présenté son épée pour vous tuer.
GEORGE
N'a-t-il pas parlé de tuer quelque autre?
WIGKERD.
Non ; mais la douleur de sa blessure lui avait donné la fièvre et le transport.
GEORGE, joignant les mains.
(A part.) Je respire ! J'entrevois une consolation. Pourquoi ne penserais-je pas comme cet homme, que le malheureux blessé pouvait être en délire ? cherchons à le croire du moins jusqu'à ce que j'aie la preuve du contraire. (Haut.) Wickerd,^ne songe pas à ce que je t'ai dit ; l'emportement de la bataille avait échauffé mon sang. Tu as désiré la ferme située au bas d'Ébersdorf ; elle t'appartient.
WIGKERD.
Grand merci ! mon noble seigneur !
(H««n rentre.)
%m«tilsiQ«fe3»tteatfM, asiHiidiit«tfmftc0oiiiaie«dii; mais Wickerd et Gooiad ooÉMsmdL wmsm ^ôigt «dUftts et jktMt d'archers, pour battre les hois de Onefèdiaus , afln d'empêcher les fuitir<ié»#a J Mpyrfit m'et ^ VowiMMuifen-
drons avec le reste à Ébersdoif ; tfafmi dis-tu , mon frère?
GEORGE
C'est bien pensé. Wickerd, «joaoîn^e chercher Martin partout et (te »>e l'mmwrittcrti» fifc Mélaiisefasiiiieoiliéciboisiiiis
WICKERD.
Je vous réponds, noble sire, foa je le trouyerai, dût-il être enseveli sm# tenre wmum w^ jnarjnoitta.
Je pense qu'il doit être prisonnier.
GJSOROK.
Que le €iel mm m priéisâr ve i <à «m des hoiM9w.«'«iNne>.) S^imec itte trojaipette^ Jlustajd»»* # galopez Mi.ebèteao «ée Haltifigea I mu ^emanderc? à {):arkunenter4 offrez i(|u.el!i]ve caoço» que G«Mt; oSto 4i;x9 vjQft;4>ffirQ2 niNàpô,.s!4 le ftiii|,lousM0 prisoDfii»» en échange.
ypu^ppuvesE ooowtor isiir w)i, w^^ehraaKcr.
Auparavant, sonnez, troniftette ^ ^et entonnez le chant delà victoire.
GHANf GO&nafER.
#tfie tiux Tditiquêtfrâ ! aux fils du vieil Â.spea , Dans les combats la race sans rivale !
Elle a conquis la palmjs trionn^Uftle Que la iui:toire o0re au guerrier j^our {g^ip^ 'On'ies a vas ces enfants intrépides, - D^«iEq^fadliMAaa»eiiux<l»^l^lfiS'en.pIiMMtid««,
Et pottrsuivantHode/ieje4.ses armes, <6«met^ paitoutles sanglantes alarmes, 1S|L,de'jKknri«r8^MM:rai|»aUk« p«i( f
Joie aux vainqueurs, qui dans cette journée De gloire ont vu leur marche couronnée.
Cure aux blessés palpitants de i^fiieiK* Et paix À ceux que la hache ^kf^aéf A dévorés daj;yi sa juste fureur l
Là sif soif vémm:
Ûpt/BSJWdi» v^naAéUwr vaillance ; Et tous encore à leur deroler moment, y^'^kMmu/tm'pûi {m 'v4»r4a Aè'rovte ;
Mêlé sou baume à leur souffle expirant.
Heureux vainqueurs, nous rep^rim^Jla 'w .
Vers le séjour du belliqueux Asipea.
Jeune guerrier, ta présence imprévue D'une beauté, damoiselle ingéime. Saura c<«4Anr jke ^l^npé i4i»li«.
Elle essuira ton front parc de gloire,; De la tourelle elle te tend la main :
Goûte en »ea bras le bonbeur souverain^ Lonque la coupe, en signal de làniqwn, .Aura galment animé de iestip, 'Et que ta voix aura d'un doux refrain Fait résc
HENRI, aj[»rès le cbaul.
Maintenant déployons nos bannières^ et rendons-nous eo triomphe à Ébersdorf , nous allons y calmer bien des inquiétudes 6t 7 porter la joie dans le cœur de notre vieux père, frère George.
GEORGE, à part.
Ou peut-êlrela douleur et la mort.
(Ils s'éloignent ; les trompettes sonnent, et les soldats de la mabon d'Âspen défilent sur le
tbéatre. LaiOile «onfte.)
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