LAI D'AMOUR
Sur ï« lac âe Toro le doux soleil a lui ;
La forêt sombre k peine élevait son murmure ;
Une beauté, d*amour éprouvant la blessure,
Aux flots mêlait ses pleurs, aux vents son doux enoui.
« O vont qui souries dans la paix éternelle.
Vierge sainte, écoutes les vœux d'une mortelle : Exauces ma prière, aoeueilles mon désir ; ^Rendes-moi Frédéric, ou laisses-moi mourir.»
'Le bruit de la bataille était lointain eucore, \Dans le souffle des vents tout le bruit s'évapore. Il revient plus terrible, et de vastes clameurs Annoncent du combat les dernières fureurs .
I<a jeune fille attende inraiobile, en silence ; Elle aperçoit enfin un guerrier qui t'avance*
WÊ xkVânam ttAMWL
La sourM de tes jours a'épntse àMl H H HfH ;
Ton Frédéric ji*eatpbi3,; i»0 farouche finaonu 'S'approclie et renouvelle une arfit-euse mêlëe ; Tu périras toi-même ; AoigneHoi 8*101 1 '»
(La Yoiz de Gertrude s'aiïâibKt par degréi jnsqifau moment où elle fond en larmes*)
RUDIGER
Eh bien ! qu'est-ce donc Gertrude?
GERTRUDE
Hélas! le sort de la pauvre Élécmore ne peut-il pas en ce mo-
RtJIHGER.
Jamais ) ma fille! jamais, con eorend une musique miiitair«.) Ecoùtc,
ces sons te le confirment. (Tous scièrent et se aillent vers lacrdbêeoO
bonheur! ils reviennent et ils^enft «rictorieux. (Le refrain du cbamse fait entendre.) bienheureosL fl^eetadel mesfttuiiTes yenc onl-Aenc pu voir encore une fois la baftulère âe la maison de Maltingen traînée 'dans la pmssi^. IsaftieRe, fais percer mof "ptns vielRes barriciues, le vin paraît bon après ^ combat.
fXSnui «tttre »a«Hi kle Re^iMU ft dm mA90Êsi}
Je te félicite , mon fils , que ton fioangÈit te ^mm^aotn^m cœur.
Je te Jbéotf,4 mon JBisi((£Uer«mi»««4e..)0hi ^mbiea .d%eaM passées 4aas l'amertume soat payées parx^et âmbrasasmeni; ! «fe le bénis, mon Henri. Où as- tu laissé ton frère ?
HENRI
Tout près d'ici , en ce moment il doit traverser le pont-levis. N'as-tu pas de félicitations à m'adresser , Gertrude ?
GERTRUDE
Les combats ne me causant aucune joie.
RUIHOBU.
Mais elle avait des larmes pour tes dangers.
HENmi.
Grand merci, ma douce Gertrude : vois, fal rapporté bon écharpe d'un combat qui n'a pas été âans gloire.
GERTRUDE, épouvantée.
Elle est ensanglantée.
UL MittON VàSSmL
Sst'^e «ne tainn foor 411e ^oria ée fiWB IramiHîr ^ sa flli ^ Quand ce serait son propre «nngae lioajde celui de ses ennemis, tu devrais t'en glorifier. Va , Reynold , va A»9daannD ctièfe «»c ces hommes.
^IV^ttoW mA IM9C im ••UbuO (Georg* entre d'»un air jpensif.)
fiBOROE» «U^ptdcpUAJLaaiger.
Mon père, ta bénédiction.
auJ»»ER.
Je te la donne , mon fils.
JBAWUJE^ •'^Unce^AoriVnlirasaiarj il se délonroe.
Gomment ! es-ta blessé ?
Site.
Tu es pftle comme la mort.
<GE09Kfi£.
Ce n'est rien.
istonmaR.
Que la bénédiction du ciel se réfnndesiir m» fartff «Geoi^ î
GEOttBBé.p«rt.
Elle ose me donner une bénéifietign? Oh t te i^éoit de HarAÎB ne pouvait être que l'effet du déike.
Daigne donc nous sourire une im^ mon fils ; que ton front ne s'obscurcisse pas dans ce jour de léjooisaaQOO : oes mommfniie joie sont jQURes4 met fils ne doiventHUs pas Jias partager 7
Elle a des moments de joie, c'était donc l'effet du délire ?
Gertrude, mon amour, viens m'aider à4é9amMr le ebMralîier.
QËUe déta^hv son casque.) GERTRUDE.
Il y a jusqu'à trois entailles sur le casque , sans que l'acier en ait été percé.
RUPIGER.
Voyons, voyonss, voilà un bon casque !
GERTRUDE
Sans cela tu étais perdu.
LA MAISON D'ASFEN.
ISABELLE
i le récompenserai rarmarier en lui en donnant le poids en or.
GEOtlGB à part.
Elle doit être innoeente.
GERTRUDE
Et le bouclier d'Hmri est entamé aussi. Laissez-moi yoos le montrer , mon oncle .
(Elle porte le bouclier d'Henri à Rudiger.) RUDIGER.
Montre , mon amour ; et toi , viens ici, Henri ; tu me raconteras les détails de la journée.
(Henri et Gertmde causent k part avec Radiger ; George s'arance , Isabelle s'approche de
lui.)
ISABELLE
Il faut assurément qu'il soit arrivé quelque malheur , George ? Tu es ordinairement grave ; mais cette sombre tristesse. . .
GEORGE
Un malheur , en ^fèt. (a part.) Maintenant venons-en à répreuve.
. Votre perte a-t-elle été grande ?
GEORGE
Non. . . Oui. (A part.) Je ne saurais.
ISABELLE
Peut-être as-tu à déplorer la perte de quelque ami ?
' GEORGE à part.
Il le faut. (Bant.) Martin est mort.
(Il la regarde avec iiiiiuiétnd&, mais fixement, en prononçant ces mots.) ISABELLE} tressaillant et montrant une expression de joie effirajante.
MortI
GEORGE k part et accablé par la force de ses sensation».
Elle est coupable ! coupable !
ISABELLE 9 sans remarquer son émotion.
As-tu dit qu'il était mort ?
GEORGE
Moi, non ; f ai dit seulement qu'il était blessé à mort.
ISABELLE
Blessé, seidement blessé 7 Où est-il, que je vole vers lui 7
(Elle Ta pour sortir.)
LA MAISON D'ASPEK. »l
GfiOROB, a'un air sëT^re.
Arrêtez, maAime, ne fMirlezpas si haut ; voiis ne poofez le vdr ; est prisonnier.
Prisonnier et blessé , voilà de quoi le délivrer! Offre de For , des terres^ deschftteanx, tons nos biens pour sa rançon. Jamais je ne saurais trouva de repos que ces murs cm le cercueil ne le renferment.
GECHUSE à part.
Coupable! coupable!
(Peter aolra.) PETER.
Hugo, l'écuyer du comte de Maitingen , yirat d'arriver ; il est porteur d'un message.
budiger; Je le recevrai dans la grande salle.
(Il 8ort« appâté mr Gertrnde et sur Henri.) ISABELLE.
Ya, George, va cbercber Martin.
GEOBGE arre fermettf.
Non, j'ai avant une tftcbe à^ remplir ; et quand môme la terre s'ouvrirait pour me dévorer vivant , il faut que je l'accomplisse. Mais d'abord, d'abord... O nature! prends ton tribut.
(n loonbe aor le lein de sa mère, el pleure amèrement.} ISABELLE.
George, mon fils, pour Famour du ciel, que signifie cette bcnrible frénésie ?
GEORGE traverse deux fois le théâtre et reprend un air calme.
Écoutez, ma mère. J'ai connu un chevalier en Hongrie, brave dans les combats, hospitalier et généreux pendant la paix. Le roi lui avait donné son amitié et l'administration d'une province ; cette province était ravagée par des brigands et des meurtriers. Tous m'écoutez , n'eât«<;e pas ?
ISABELLE
Avec la plus grande attention.
GEORGE
Ce chevalier s'était lié, lié par le serment le plus terrible qu'un homme puisse faire, d'agir à l'égard de tous les malfaiteurs avec la j ustice la plus impartiale et la plus sévère en même temps. N'était-^ce pas un vœu terrible ?
ISABBLfcBr ■'**' "<*■ afli*WlM>4a calme.
4iiagi8trat.
GEORGB.
Eh bien ! il arriva que,, tout «D.]msuiTaDt les brigands, il fit un piiaonnier. Et qui pensez-vous que fmÊtrit étfmm^fVM' nier 7
ISABBLLE9 tffètruiie terreur eroimale GBORGE9 tremblant, maU eoDlinunit ra^ettirot;
Son propre frère jumeau, celtri* qui^avait sueé le môme lait que lui et reposé sur le sein de la même* mëie y tm ttèfé fp/9 elkérissait autant que son Sme... Comment devait agir ce chevaUer à l'égard de son frère 7
ISABELLE) éperdue.
Hélas ! que St-îl 7
GEORGE9 défoomant la télé les mains, serves.
n fil ce à q]iior je ne pourrai jamais me déterminer : il fit son devoir* .
Moa fils l vaea fils I miséricorde Imiaéfieoide l
(Elle s'attache à lui.) GEORGE.
Gela est donc vrai?
ISABELLE
Quoi7
GEORGE
Ce que Martin m'a dit (isabeiie se cache la figure.) serait donc vrai?
ISABELLE , relevant la t^te avec un air de dignité.
Écoute : ô toi qui instituas les lois de la nature ! vois la mère jugée par son enfant (eiie se reioume vers lui.) Oui, ir Qsî vrai* que crai- {^ pour ma propre vie, je l'ai assurée par le meurtre de mon tyran. Fatale lâcheté ! funeste erreur Ijé ne savais guère à quelle terreur je m'exposais pour éviter Pagonie d'un moment. Tu as «ion secret.
M WÊàlBKm ^É»WaL
A mon fils!
Soit! ya proclamer mon crtee, cKI n'oubie pas mon châtiment ;
remords secrets pendant de longues années, pour ôtre enfin eMduite à réchabud parmi fis 91'eUe eképMait. Tu gardes le si- •kneei
Le langage^ la miture m'est interdit , et comment pourrai-je en «nployer un autre?
ISABELLE
negarde-moi, George. Le bourreau dbit-iï trembler derant le criminel ; regardé-moi ; mof, mon fils, je te porAmne dir fendf de mon âme^.
CEORGK.
Que me pardonnes-tu ?
ISABELLE
Le projet que tu médites : que la vengeance soit sévère , mais ^'elfe'soit secrète ; n'ajoute payïa mort d'un père à celte d'une femme ëoupabre. O Rudiger !.... Kudiger , cause innocente de mon ferfeft et de mes malheuris , quel serâ ton désespoir lorsque ta apprenéras'fe crhue de celle que tu as sr souvent pressée sur îem cœur, lorsque tu entendtay proclamer son infamîte parle fils sur qui tu fondais tes plus chères espérances:
(Elle pUare.)
La nature se fait entendre par force ; ma mère, ma mère hîm* aimée , je vous sauverai ou jie périi«îi. en se jette ^ans^es bras.) C'est
Redeviens homme, je ne te didmande point la vie. II ne sera jamais^ dit qu'Isabelle d'Aspen ait détourné son fils du sealter^ devoir, quoique pour leparcooriir il(Mt fouler aux pieds son corps saagiwrt. ItoterieishnMie..
9M LA MAISON ITA^IZr*
GEORGE
Non , noD , les liens de la nature tatetki f<Mi»és par IXeu même. Maudit soit l'orgueil stoïque^jui voudrait les briser, et appelle* rait cela une vertu !
ISAKLLB.
Mon fils ! mon fils ! cominent pourrai-je te regarder jamais !
(On entend troU coupe à la porte de rappartemeot.) GEORGE.
. Ecoute : un, deux, trois ; ( à pan. > Roderic, tu n'as, pas perda de temps.
ISABELLE 9 onTrant la |»ofte.
Un parchemin piqué à l'extrémité, avec un poignard! çESkwn le parchemin. ) Gicl ct tcrrc, unc citaticm des juges invisibles !
(Elle le laisse tomber,)
GEORGE , lisant avee émotion.
«t Isabelle d'Aspen, accusée de meurtre par le poison, nous Vsd- Cl jurons par la corde et par le fer à paraître cette nuit devanlles w vengeurs du sang, qui jugent et punissent en secret , comme la « Divinité. Selon que tu seras innocente ou coupable, tu seras ab^ « soute ou condamnée. » Martin , Martin, tu .noas a trahis !
ISABELLE
Hélas ! où fuirai^je ?
GEORGE
Tu ne peux pas fuir : une mort immédiate en suivrait la Iteota* tive ; cent mille bras seraient levés contre ta vie , chaque moFceau destiné à apaiser taiaim , chaque goutte d'eau dont tu you« drais désaltérer tes lèvres, la brise même du ciel, faite pour te rafraîchir, contribueraient à ta perte. Il ne te reste qu'une chance de salut, obéis à la sommation.
ISABELLE
Pour périr! Et cependant, pourquoi eraindrais-je la m<H*^.» Soit!
GEORGE
Non ; j'ai juré de vous sauver^ et je saurai accomplir mon serment. Quelqu'un, autre que Martin, connatt-il ce funeste secret ^^
ISABELLE
Persowe.
GEOJIGB.
Allez donc, aiBrmez que vous êtes innoceniei etabandmioff" Hioi le reste.
LA MAISON DASPEN: 5«»
ISABELLE
Malheureuse que je suis! comment pourrais-je soutenir la tâche que tu voudrais m'imposer ?
GEORGE
Songe à mon père : vis pour lui. Il anra besoin de toutes les consolations que tu pourras lui offrir. Que la pensée que sa ruine suivrait la tienne te soutienne pendant cette terrible épreuve.
ISABELLE
Soit! c'est pour Rudiger "que j'ai vécu... c'est pour lui que je continuerai à porter le fardeau de l'existenCe. Mais le moment où il viendrait à connaître mon crime serait le dernier de ma vie. Avant de recevoir de lui un seul regard de mépris ou de haine, ce poignard se sera abreuvé de mon sang.
(Elle met le poignard dans son seîo.) GEORGE.
Ne craignez pas... Il ne peut jamais le savoir... Aucun témoin ne peut déposer contre vous.
ISABELLE
Comment obéirai-je à cette citation? et où trouverai-je le siège de ce tribunal redoutable ?
Laissez cela aux juges, et songez seulement à obéir ; vous trouverez un guide. Allez à la chapelle -, allez y prier pour vos péchés et les miens ; (ii u conduit dehors et revient.) Oul , uies péchés. Je viole un serment terrible, mais je sauve la vie d'une mère , et la pénitence que je ferai pour mon parjure effrayera jusqu'à ces juges sanguinaires.
(Beynold «nlre,) REYNOLD.
Sire chevalier , le messager du comte Roderic désire vous parler.
GEORGE
Fais-le entrer.
(Hugo entre.) HUGO.
Le comte Roderic de Maltingen vous salue ; il vous fait dire qu'il écoutera cette nuit le vol de la chauve-souris et les cris du hibou , et demande s'il vous plaira aussi d'y assister.
GEORGE
Je comprends : je m'y trouverai.
LA MAISON d'aSPEN. 21
Et le coiote vow fait dir^ qu'il ne veut point de rançon pour votre écuyer blessé, quand you9 lui dimueriez le poids de aon meilleur cheval en or. Mais vo(i9 pouvez lui envoyer un confesseur, car il aasure qu*il en aura besoin.
Est-il si près de la niort ?
HUGO
Non pas, à ce qoUl me semble ; il est affaibli par la perte de son sang ; mais depuis que sa Messure a été pansée » il peut se tenir et marcher ; notre comte a un baïune biehfoiaant qui lui a fait grand bien.
aSORGE.
C'est assez ; j'enverrai un prêtre. (Hugo sort.) Je pénètre son dessein , il voudrait avoir un autre témoin de la déposition de Martin ; mais aucun prêtre ne l'approchera. Reynold , ne peases-tu pas que nous pourrions envoyer un de nos hommes d'armes pour protéger la fuite de Martin.
HEYNOLD.
Noble sire , les gens de votre maison sont si bien connus de ceux de Maltingen, que je crains que ce ne soit impossible.
GEORGE
Ne connai&*tu aucun étranger qu'on puisse employer? Il sera récompensé au delà de ses espérances.
REYNOLn.
Sauf votre bon plaisir, je pense que le ménestrel serait bien capable de se charger d'une telle mission. Il est fin et adroit, et il 5ait lire et écrire comme un prêtre.
GEORGE
Appelle-le. . . (Reynoid sorf.. ) Si ce moyen ne me réussit pas , il faudra que j'emploie la force ouverte. Martin une fois éloigné, aucune voix ne pourrait alBrmw cette vérité sanglante.
(Le mén9$lt9\ ealre.) GEORGE.
Approche, Minhold, as-tu le courage d'exéputer une entreprise dangereuse ?
BERTRAM
Ma vie , sir. chevalier , n'a été qu'une série de périls et de dangers. J'ai oublié comment on craint.
lA MAISON D*ASi>£N. 327
6S0RGE.
Ton langage est au-dessus de ta condition ! Qui es-tu ?
BÉRTKAM.
lîn ittâlheureux ehevalier obligé de se cacher sous ce déguiseû^ent.
GEORGE
Quelle est la cause de tes malheurs ?
fiERTRAM.
J'ai tué un prince dans un tournoi , et j'ai été mis au ban de rempire.
GEORGE
J'ai du crédit auprès de Temperear. Jure d'accomplir la tâche que je t*împoser&i, et j'obtiendrai pour toi la levée du ban.
BERTRAM
Je le jure!
GEORGE
Alors , prends le déguisement d'un moine » et accompagne l'écuyerdu comte Roderic, comme pour aller confesser Martin, mon écuyer blessé. Change avec lui de costume et reste en prison à sa place. Ta captivité sera courte y et je te donne ma parole de chevalier, que je travaillerai à exécuter ma promesse , quand tu te seras décidé à me confier ton histoire.
BERTRAM
Je suivrai vos ordres. La vie de votre éeuyer est-«lle en danger ? ^
GEORGE
Oui , à moins que tu ne puisses réussir à protégera fuite.
BERTRAM
Je vais le tenter.
(Il sort.) GEORGE.
Tels sont les vils expédients au:s:quels George d'Aspen doit maintenant avoir recours. Ce n'est plus sur le champ de bataille que je puis me mesurer avec Roderic. Un chevalier corrompu et parjure ne doit lutter avec lui que d'artifice, de dissimulation et de perfidie. Oh , ma mère , ma mère ! la plus amère conséquence de ton crime a été la naissance de ton premier enfant ! Mais il faut que J'avertisse mon frère de l'orage qui s'approche. Pauvre Henri , dans son humeur enjouée , combien il est loin de prévoir
tant de malheurs !... Holà, quelqu'un. (Un domestique entre.) Où est le baron Henri ?
LE DOJIfESTIQUE.
Noble sire , après avoir pris quelque rafratchissement , il est monté à cheval pour aller rejoindre le détachement resté sur le champ de bataille.
GEORGE
Selle mon coursier , je vais le suivre.