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NOS FRUITS II

Une graine qui germe, une fleur qui s'évanouit, dégagent de la chaleur. C'est le sucre végétal qui sert de combustible. Le sucre est le vrai charbon de la machine humaine. L'alimentation sucrée naturelle est l'alimentation dynamique par excellence, c'est-à-dire celle qui engendre le travail et la résistance à la fatigue.

La construction de l'édifice végétal exige un certain travail; une certaine énergie. La lumière et la chaleur du soleil fournissent ces apports d'énergie.

On sait par exemple que le dattier a besoin d'une chaleur totale d'environ 5000 degrés avant de mûrir ses fruits ; il faut à la vigne 2900 degrés ; le froment reçoit environ 2000 degrés jusqu'à lépoque de la moisson; l'orge, 1000 degrés.

Mais cette énergie calorifique ou lumineuse, une fois le travail accompli, n'a pu disparaître, car rien ne se perd. Aussi la reirouve-t-on intégralement dans la plante, dans le fruit. L'énergie calorique ou lumineuse du soleil s'est transformée en énergie vitale à sa source.

Le sucre aliment devrait tuer l'alcool poison. Les mangeurs de fruits tCont jamais soif. Voilà encore une vérité méconnue et mise en évidence par tous les cyclotouristes.

Dans les fruits frais, les frugivores trouvent à la fois boisson et nourriture solide, satisfaisant ainsi les deux principaux besoins de l'organisme. Alors que les alcooliques ont toujours soif en raison directe du nombre de verres absorbés, les frugivores n'éprouvent pas la sensation pénible de la soif.

Les fruits alcalinisent le sang; à ce titre ils sont précieux à tous les arthritiques, aux goutteux, aux dyspeptiques qui vont à Vichy suivre des traitements coûteux et parfois dangereux.

(V Elevage^ Bruxelles.)

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