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DE LA COHÉSION

Les propriétés dépendantes de la cohésion donnent lieu aux distinctions suivantes : la dureté, la ténacité et la fragilité ; la flexibilité, la malléabilité et la ductilité.

Les trois premières de ces propriétés sont quelquefois confondues dans le langage vulgaire, # sous le nom de dureté. Comme la dureté relative est un caractère fort utile pour faire reconnaître les substances minérales, et surtout pour faire distinguer les pierres fines des pierres fausses, nous allons présenter un certain nombre de minéraux dans l'ordre qu'ils occupent, en. commençant par les plus durs.

Substances rayant le verre. Diamant, Saphir, Oymophane ou Aluminate de glucine, Eubis, Topaze, Bméraude, Tircon, Bssonite, Grenat, Oordiérite, Euclase, Agate, Jaspe, Quartz, Idocrase, Péridot, Tourmaline, Bpidote, Disthène, Prehnite, Feldspath, Eléolithe, Hypersthène, Lapis.

160 Ll NATUBALBKM OANÀDIÏN.

Substances rayées par time pointe d'acier. Fer, Platine, Cuivre, Argent, Or, Etain, Plomb.

Bayes par le verre. Fluorine, Oéleatine, Sulfate de Strontiane, Aragonite, Calcaire spathique, Calcite.

Bayes par V ongle. Gypse, Talc laminaire.

Le professeur Mohs, qui a beaucoup étudié les degrés de dureté des minéraux, les exprime ainsi :

1° Exprime celle du talc.

2° Gypse, sulfate de chaux.

3° Spath calcaire.

4° : Spath fluoré.

5°, Apatite.

6° Feldspath.

7 ° Quartz.

t° Topaze.

9° Corindon.

10° Diamant.

Les minéraux peuvent aussi se diviser en durs, demidurs et tendres.

1° Les durs ne s# laissent pas entamer par le couteau, et font feu avec le briquet ou l'acier trempé. On appelle extrêmement durs ceux qui ne se laissent pas entamer par la lime ; très durs ceux qui lui cèdent un peu, et durs ceux qu'elle est susceptible de rayer.

2° Les demi-durs ne font pas feu au briquet, et se laissent difficilement entamer par le couteau.

3° Les tendres sont coupés aisémen^ par le couteau, mais non entamés par l'ongle.

La dureté a beaucoup de rapport avec la forme et l'arrangement des molécules. Dans un même cristal, elle n'est pas exactement la même dans tous les sens. Certaines faces se rayent plus facilement que d'autres, et certains angles solides possèdent à un plus haut degré la propriété de rayer tel ou tel corps. Des variétés cristallisées d'un corps ne sont pas comparables à celles qui

sont formées par agrégation confuse. La dureté n'est pas comparable non plus dans les cas de dimorphisme, ainsi l'aragonite raye fortement le carbonate de chaux ordinaire et n'en est pas rayée; de même l'acier trempé raye l'acier recuit et offre une résistance beaucoup plus considérable à tous les corps par lesquels on cherche à Fuser.

La ténacité et la fragilité sont deux propriétés opposées dont jouissent les minéraux à des degrés très différents, et qui sont tout-à-fait indépendantes de la dureté ; car, les minéraux tenaces ne sont pas durs, et des substances fort dures sont très fragiles. La ténacité n'est pas d'une grande utilité en minéralogie, par la raison surtout qu'il est difficile d'évaluer la force du choc que l'on emploie en frappant sur une substance tenace. Elle consiste dans la résistance qu'une substance oppose au choc qui tend à la briser. La fragilité, au contraire, consiste dans la facilité avec laquelle un minéral cède à la percussion.

Caaure. La structure intérieure des minéraux ne se reconnaît pas toujours à la surface ; il faut avoir recours à la cassure pour l'étudier. Lorsqu'on ne veut pas recourir à des essais chimiques, la cassure, la dureté et la pesanteur spécifiques sont les guides les plus sûrs qu'on puisse employer pour distinguer un corps inorganique.

La cassure peut être : lamelleuse, lamellaire, laminaire, grenue, saccharoïde, fibreuse, fibro-rayonnée, schisteuse, compacte, conoïde ou conchoïde.

1° La cassure lamelleuse présente des feuillets d'une certaine épaisseur. Cette expression ne s'emploie que pour les minéraux cristallisés qui se divisent par lames et produisent des clivages ; en outre, les lames sont toujours d'un certain volume» Lorsque les lames sont petites, on dit que la substance est lamellaire ; et lorsqu'enfin elles sont à peine discernables, elles prennent le nom de cassure où fracture laminaire.

Les substances lamelleuses présentent trois classes : ou elles sont solubles dans l'eau, ou elles ont 1 éclat

fe>*— LE NATURALISTE CANADIEN*.

métallique, ou lenr éclat n'est que demi-métallique, ou enfin il est pierreux ou vitreux.

Substances laméUeuses solubles.

Acide borique, Glaubérite, Sel gemme.

Substances lamelleuses à éclat Métallique.

Antimoine natif, Ohrictonite lamellaire.

Sulfure d'antimoine, Oxyde de cuivre.

Sulfure d'argent, Fer oligiste,

Bismuth natif, Graphite,

Sulfure de bismuth, Séléniure de plomb,

Bomine, Séléniure de mercure,

Haidingérite, Tungstate de fer,

Hansmanite, Tellure rial if,

Sulfure de molybdène, Tellure de plomb aurifère,

Séléniure de plomb, Tellure d'or argentifère,

Sulfure de plomb, Tellurureauro-plombifère,

Pyrite magnétique, Tellurure de bismuth,

Pyrolusite, Cobalt gris

Sulfure de cobalt,

Minéraux Immdleux à éclat demi-métallique.

Bronzite, Pennine,

Oxidule de cuivre, Pyrophyllite,

Hypersthène, Talc,

Sulfure de mercure, Titane rutile,

Mica, Sulfure de zinc,

Oxide rouge de zinc.

(A continuer.)

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