‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 10 sur 122 · notata · texte numérisé non relu

notata

Dischiritis UejeAiiii 1

ArJalia 2-punctûtii 1

Bembidiuiu ? CC

? ca

Cbltenius sericeus 1

1 ee^pèce Sttiphilinitlœ

4 espèces CC,

CucvjiiJœ très l'ara

1 espèce Plusieurs diptèreH jirtpor'ans sont venuH IwurJonner uo? orailles, oftena4s, sang doute, du peu <Ie anA que nous faîî^io»3 de ces seigneuries bourdon nantea ; pluîiieur'i larves aussi lie coléoptères, d'iiyuiénoji teres et de lépido[) teres ont été précieuseu iï^ iiipciées datjs qos boîtea, beureuaes de les recevoir.

Voilà donc notre première cliaase. Et ce beau feu, j'en **ni« sûr, ne saura que î^Wcroître avec les rayons du soleil, J'ai cru vous iuterej^aer par ce bout de cause tte«»

LA VALLêE DU LAC SI' JEAN 5l

l.e Nord de la vallée du lac St-Jçan

Le Bru'i deOhicoiUimi (1), cette fissure profonde, extraordinaire, créée le même j ou réouverte à la même heure que la rivière Saaueaay dans ce massif des Lauren titles qui nous entoure de toutes parts, doit «on origine, sa formation son existence au fameux cataclysme que voies connaissez, qui & fait subir à cette importante région de la Province de Quebec, renfermant les comtés de Chicoutimi et de Lac St-Jean, une transformation telle que, sans cet accident, sans ce ''hoquet", ce mouvement convulsif imprimé à la croûte terrestre, ces cîeus Taïites circonscriptioua territoriales seraient encore noyées au fond du grantl biissin, submergées, englouties sans retour depuis l'époque archéenne qui se perd dans la nuit des diècleî^.

Dans ces temps*là, lorsque Dieu sépara la terre des eaur, le travail ne se fit par le moyen de macliinea hydrauliques ou frengins quelconques. Non» tout« l'affaire se réduisait siinplement à faire agir la croûte terrestre, alors mince et flexible, comme une vessie gonflée et séchée qui se l>osseJle en dedans comme eu dehort : les convexités formèrent ces éniersîoDs représentant la terre ferme, les coteaux, les montagnes ; et les concavités, ces immersions créant les 'm ers, les lacs et les âeu ves.

C'est cette évolution, ce travail merveilleux qui fait que, aujourd'hui et depuis la création de Thomme^on cultive à la sueur de notre front, il est vrai, cotte terre sortie des eaux, mai* qui n'aurait été qu'une roche ingrate et stérile sans ce procédé ingénieux, cette bienveillance du Créateur, qui avait bien doutance alors que nous aurions faim un jour.

Cette séparation se fit lentement par le refroidissement graduel de la croûte fraîchement figée qui enveloppait encore

(1) On «pptile '*Braa de nhicoiUimr'lfl continuation de \m rivière Sa^qenaj «□ amont de la b&îd des H& 1 Hft ! De fkit^ quand en Tient dn Aeuf^â S t- Laurent. OD dirait que wUo baio n'wt qu» le prolonge ment da Sap^ucnny, dunt U CO un sDpéfieur [ou Bims de Cbicoutimi] paraît ^^tre uei4 rivière di<tiu<:tfl. Bed

5f LE NATURALISTE CANADIEN

tous les Tïiétûux et autres matières en fusion bouillonnant mm cesse jusqu'au centre de la terre, et dont le^ g*z, les vapeui-s et toutes les forces concentrées ilont la Mature dispose^ye condenijant comme dans une chau-lièresans ii^rtue, firent éruption et se rfpandii-ent en couches épaiïmes pour bosaeler davantage, exhausser de plu« en plus lea chaînes de inontagnetJ, te^ arêtes de la terre qui *>DHdifi^int les continents et leur donnent cette physiononûe que présentent tous les astres refroidis.

C'est bien cette séparation de la terre des eaux qui constitua le grand lac mguenayen, cotte immersion de la surface ridée et basseléedont les vestiges se voient partout dans le fond du bassin aujourlhui asséché ; avec cette diffi^rence, qu'ici la croûte primitive î^est pliasée, repliée pour ainsi dite sur eUe-nieme Siins se fendre, retenant en réserve, soua 2G& re* plia désordonnés, les riches métiiux que des éruptions lanniient ain'.^urs en é1>ullition, en jets puissants dans le^i fissures, dans les antres profonds en mélangeant ^toutes ces matières'aux nouvelles formations qui se sont superposées depuis cette époque. CVst grâce à ce dernier prœétlé m les mon tannics de la Colombie, de l'Mgoma. etc., se sont incrustées dcf^ paillettes précieuses que Ton y découvre à chaque instant et qui a exploitent maintenant en grand dam ces diverses parties de la Puissance.

Sans ces cotnmotions périodiques et irrégulières que la nature et son œuvre devaient subir infailliblement pour en arriver là, jamais Tor ni l'argent n'aurai 3nt brillé sous les rayons du soleil. La croûte primitive laissée à elle-même, inerte, sans ressorts puissants, sans issue possible, aurait scellé à jamais dans les entraill«^s de la terre, au fond de ce vaste coffre-fort^sans clef ni combinaison— -un des secrets de Dieu—, toutes ces richesses Incalculables que Thomme s'efforce aujourd'hui de lui arracher grain à grain, parcelle par parcelle, mais que les terrains laurentiens du Saguenay s'obstinent toujours à reléguer dans lombre pour ne jamais le tenter. Le Bras de Chicoutirai, cette bifurcation plus que proba-

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