‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 11 sur 122 · LA VALLÉE DU LAC ST JEAN · texte numérisé non relu

LA VALLÉE DU LAC ST JEAN

ble de hv crevasso du Sa^iioiiay, i^tie nonn avons nieutiontiee en première ligne, prend niihinuce entre lesi deux caps à VE<t et à rOiieat, promontoireis de plusioui'H Cf^ntaines de piedfl de haiteur, qui, comme ties geritint^lloa en factîod sur ley liordi* de l'abîine, en indiquent l'entrée. Il a tracé son Rillon dans Tas^iette même du gnmd Uihairi, dana e^tte croûte raboteusti et replié*^ des premiers figes que nous avons mentionnée, et aussi dans les dépôts mi lie foin séculaires de glaise bleue et d*argïle de 300 à 400 pieds de profondeur, que fe lavafje des 50 millions d'acres de terre qu'il cotitient lui fonrnissiLÎt sans cessée dopais cett« époque reculée. La rive ouest est formée irimmenses blocs de rochei*?* reliés entre eux par ces énorme-^ dépôts d argile qui en reinpliasi^nt lys intervalles jusqu'aux commets et lui fa^-onnent un tJilus înfrauciiismtbïe, bastion rié à chaque angle, à chaque détour, comme une vraie muraille de Chine, bordant cet abîme iii^^ondable du cap à l'Oue^ît au cap S;unt-Martin,et dont on ne «auraît mç<^onnaître W furuMlîon accidentelle, tant il y a de contre-sens, d'îïnprévu, de brouillamini dans sou ensemble, dans ses détails,

I>u cap Haînt- Martin et des I>attures,ce taîui s affaisse graduellement jnstju'à Cliicoubimi, ^n espaçant davantage [l^s bloc" granitiques, qui cantânf maintenant leur^i face» iissiis et polies en les plongeant doiicen^ent itaiia la fiasui^e submergée- Ce qui permit anx ternisses de glaise aux couchos infinité* si maie» que cep mui^ailles reten^ieut en place <Ie giî.sëer sau^ obstacle jusqu'au fond de rabî^iic. On en ^ oit de ces glisr«a' des, en larges et profonde.^ coulisses, qui partent de la Grande- Ligne Sydenham, à plusienra mille.'* au sudonesl, et qui toutes viennent aboutir au Bras deCliicoutimî : donnant une idi*e du vide qu'elles ont comblé dans la fi:*sure par c^jIui qu'elles i>ut eréé dan* le plateau supérieur.

Des ruîs-seau.K coulant leurs eaux boueuses et blan* ches serpentent au fond de c^i^ vastes ondulations verdoyaute< où les grain» et les foins, mêlés aux gras pâturages, produisent partout d'abondantes moisirons : fruit du tnvvnil persévérant des braves et couraigtjux pionniers de cet iutére;^ftaat pays.

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DncapàTEst en remontant à tîroite lé Bras de Chîcoutiniî jusqua la Poiniç- aux -Pins, raspeet Jes riv^agea élevés n'cxhaus^nt en amphithéâtre à plus de 3000 pieJi d'altUu* de vers le nord e«t, explique pour aîn.^i dire la cause d% cette bifurcation à Vendroit précis où nous sommes.

La force incalculable inîae en œuvre pour soulever les montagnes du Sa^funnay au point de les faire 3e fendre en deux dans IcR parties les plus résistantes et les plus épaisses de leur masse ; rencontrait beaucoup moin» de rétîs tance dans les parties le» plus faibles et les plus minces de la croûte fju'yile soulevait ainsi.CVat pour cela que le Bra^ de Cïiicoutjmi(si je pni« m'exprimer ainsi) sj'est ouvf^rt. L'effort extraiHÂi/ant déployé pour ouvrir lt*fi montjigneSj du moment qu'il s'exerça sou» le fond mince du baasin/leux craqaeê se firent an Heu d'une.

Cette dernière, que nous suivons, se tît par ricochet», par zîf^zag^, tant la force la commandait, jusqu'au lac Sotoganm à 50 milles plus au nord, et de là. sortant malfjre elle du bassin, elU entra de nouveau dans les monta|^nea ou son énergie éprouvant plus de résistance s'équilibra, et puis diminua, si bien quelle reste confondue aujourd'hui à 150 milles de son point initial avec le travail lent et patient dm la natut^e " dont le» agents physiques ordinaires traduisent leur action d*une manière tout à fait ré^lière *'.

L'ansa à Pelletier est le seul endi-oit où le bord du basi^îîi se soit lavé jusqu'au fond. Il n'y avait pas d'autre issue aux eaux qui arrivaient des hauteurs en avalanches, en tor* rents de montagnes, aussi tous les députd d'arcfïle, de saV>le et de gravier Hccuinnlés dans les coupes, dans les ravins et aux Hancs de cette falaise ^gantesque se sont- ils lavés jusqu'au roc tolide a/ant d'atteindre Tabîme qui s'ouvraitàmîlle verges à l'oueist, où en tournoyant, toutes ces matières mélangées disparurent sans retour.

La Pointe-auX'Pîns qui sépare l'anse k Pelletier de l'ange au Foin est un des écueils qui couvaient insouciants sous lei couches profondes de sédiments dépotées ilans ce coin du bassin.

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