SOUVENUES ENTOMOLOGIQUES
La plupart de ces chants sont presque indistincts ou inséparables ; mais au-dessus du chœur, se détachent d'autres notes plus fortes, qui se font facilement distinguer. Parmi celiesci, nous remarquons les stridulations vibrantes de grillons cachés, les claquements sonores de sauterelles volantes, les zézaiements aigus de cigales stridentes, les bourdonnements lourds d'abeilles qui pillent les nectaires des trèfles, et les grondements irrités et irritants de guêpes be<liqueuses.
Regardez autour de vous comme les insectes sont nombreux. Les papillons féeriques voltigent au-dessus des fleurs qui ne sont pas si brillantes que leurs ailes. Chaque arbre, jusqu'à la plante la plus humble, a ses hôtes qui s'empressent à se nourrir dans les plats qui leur sont offerts. Sut les fleurs, les tiges, les feuilles et les racines, rampent les barbeaux, les punaises, les mouches, les larves de papillons et de mouches-à-scie. Quelques espèces rendent un peu service à la plante en lui apportant le pollen de fleurs éloignées ; quelques-unes sont indifférentes à ses intérêts ; beaucoup sont vraiment injurieuses, au point même de tuer souvent la plante attaquée. — Ce monticule sablonneux près du pied de l'arbre qui nous ab*ite, est une vraie ville entomologique, élevée lentement par les fourmis infatigables ; les pyramides d'Egyyte sont peu de chose, si nous comparons la stature des hommes qui les bâtirent à celle des architectes minuscules de cette habitation socialistique.
Mais des murmures m'annoncent que quelques-uns sont affamés. Très bien, mes amis, arrêtez-vous et mangez ce que vous trouverez dans vos paniers. Pour moi, je vais souvent toute la journée à la chasse aux insectes sans boire et sans mi-^nger, plutôt que de me chc.rger d'une collation. Néanmoins, si l'on m'en a pourvu, je ne manque pas d'en tirer profit. Après que nous aurons déjeuné, je tâcherai de vous donner quelques renseignements sur les insectes, spécialement les coléoptères, qui infestent les noyers durs {Carya amara)
dont il y a un bon nombre de beaux arbres dans le bosquet derrière nous.
W. Hague Harj^ington.
{A suivre,)
Ichtyologie, botanique, enîorRologie
Rigaud, 17 mai 1899, Monsieur le Directeur,
... .Je voulais vous faire parvenir plus tôt un fait propre à éclaircir un peu la question des anguilles.
Ce fait m'a été raconté par un ami, Tabbé L'Ecuyer, professeur de philosophie au collo^c Bourget.
*'J'ctais, dit-il, en compagnie d'un pêcheur de profession, sur la rive sud du lac Saint-François, à Tembouchurc d'un petit ruisseau où nous espérions trouver du ?;.v;/t' pour la pêche au brochet et au ma^kinongé. Dans cet endroit.profond d'une couple de pieds, nous aperçûmes une masse de petits poissons. Il y en avait des milliers, Teau en était épaisse. Nous examinons de près ce curieux phénomène», nous saisissons même quelques-uns de ces petits poi;?sons noirâtres. C'étaient de petites anguilles, tr'^'Sminces, mais très bien conformées, d'un pouce à un pouce et demi de longueur. Mon compagnon, M. Bélanger, me fit remarquer que c'était là un fait très rare ; qu'il avait entendu dire que d'antres en avaient déjà vu, mais que lui même en voyait pour la première fois."
Malheureusement, mon respectable ami, ne sachant pas que la question des petites anguilles était pendante d'îvant les savants, n'eut pas l'idée d'en capturer une certaine quantité pour les conserver et les montrer aux incrédules. De sorte que ce fait^ quoique très concluant en lui-mê ne, n'est pas encore la preuve tangible que les savants exigent.
ICHTYOLOGIE, BOTANIQUE, ïlNTGMOLOGÏE >1
Un entomologiste m'écrivait l'hiver dernier qu'il avait trouvé des insectes vivantes, et en quantité, au mois de février, sous les pierres. C'est sans doute un fait intéressant, mais qui n'*a rien de bien étonnant lorsque Ton sait que ^beaucoup de coléoptères et même d'hyménoptères passent l'hiver dans l'ingourdissement. il suffit q-u'un rayon de soleil fonde la neige et réchauffe un peu les pierres pour •qu'on y trouve des insectes vivants.
Ce qui -me paraît étrange, c'est de trouver des plantes en fleurs sur la glace ; et c'est littéralement ce qu'il m'a été •donné de \x)ir dans les derniers jours de mars. Un matin, en faisant une promenade sur la croûte^ je passais près d'un -marais lorsque j'aperçus de la verture. C'était une mousse, peut-être «ne espèce nouvelle ^ je me penche pour la voir de plus près. Quelle n'est pas ma surprise de voir à travers la mousse s'élever de petites tiges dicotylédones portant des fleurs, de véritables petites fleurs ayant au centre un double style vert, entouré d'une bande brune suivie de huit petites étamines d'un rouge brillant. Elles se portaient à merveille malgré leur extrême délicatesse et un froid considérable qu'elles venaient de supporter. Je voulus cueillir un de ces petits prodiges ; mais impossible de l'avoir en entier, le bas de la tige était emprisonné dans une épaisse couche de glace. J'emportai cependant la partie qui était libre pour l'étudier. Je vis dans Provancher que c'était la dorme. Le savant auteur l'avait trouvée lui-même, le 27 mars i860, dans une source. Les savants l'appellent Chrysosplenium Ameticattum^ Schw. Grand bien lui fasse, la pauvre petite, mais j'aime mieux son petit nom.
La Clisiocavîpa est ici à l'état de fléau. Les arbres,sans distinction d'espèce,voient leurs feuilles disparaître à mesure qu'elles poussent. Dès l'automne dernier, cette peste était facile à prévoir par le grand nombre d'anneaux que leurs
œufs formaient sur les rameaux des arbres. Nous en avions enlevé une grande quantité des pommiers de notre verger, Cependant,à Téclosion des petites chenilles, il nous fut facile de voir que beaucoup nous avaient échappé. Heureusement^ on s'en débarrasse à peu de frais.Le pétrole les tue instantanément. Lorsque le soir elles se réunissent en grandes plaques sur les branches, on leur applique sur le dos, à l'aide d'un grand bâton, un linge imbibé de pétrole, et c'est fini. En leur donnant ainsi la chasse une couple de fois à deux ou trois jours d'intervalle, on peut les détruire complètement.
En vous demandant pardon de vous écrire si longuement, je vous prie de me croire votre dévoué serviteur,
J.-E. Desrochers, C. S. V.
RéD. — Les Clisiocanipcs ont fait beaucoup de ravages dans notre région, les deux années dernières. Nous avons, dans le temps, consacré à ces lépidoptères plusieurs articles, comme on s'en souvient peut-être. Cette année, on nous a déjà signalé leur présence en nombre, à Chicoutimi ; nous espérons pourtant que leurs dévastations auront ici peu d'importance, cet été.Par contre, il paraît que ces insectes sont à l'état de fléau dans le district de Montréal. M. Fletcher, entomologiste d'Etat, a fait publier dans les journaux une lettre où il recommande l'application sur le feuillage des arbres, à l'aide d'une pompe-pulvérisateur, du mélange suivant : I once de vert de Paris, i once de chaux vive, lo gallons d'eau. On pourrait aussi recourir au procédé indiqué par le R. P. Desrochers.
La fin du XIXe siècle
Grande discussion partout, en Europe comme en Amérique, sur le moment précis où se terminera le présent siècle et où commencera le suivant. Pour nous, la question nous paraît si simple à réfoudre, que nous avions décidé de n'en pas dire un mot. Mais voici qu'un correspon-
rCHT\'OLOGIï:, BOTANlQUt:, ENTOMOLOGIE 73
dant nous envoie une communication sur le sujet, voulant ainsi nous jeter dans la mêlée.
Ce correspondant, qui signe : **2 x 2 = 4," nous fait lire d'abord un extrait du Courrier du Canada (26 déc. 1898) où Von démontre que le XXe siècle commencera seulement le ler janvier 1901, puis il s'efforce, mais en vain^ de détruire cette démonstration. Il nous pardonnera, vu le peu d'espace dont nous pouvons dîsposer,de ne pas insérer ici sa commu- Tiication,
Voici comment le Cosmos du 14 janvier répondait à lin correspondant qui l'avait consulté sur la fameuse question :
•*Cette question est absolument réglée, et il est difficile de comprendre qu'on y revienne encore. Un siècle se compose de cent^ans, la première année est Tan i (il ne saurait y avoir d'année o), la centième est Tan 100. Dans le XIXe siècle, la première année est Tan 1801, la dernière, l'année T900. Si on veut remonter à l'origine de notre ère, elle commence par l'an i et non par Tan o."
On ne saurait mieux résumer l'argumentation nécessaire. En efifet, le meilleur moyen de rendre la solution du prétendu problème lumineuse pour tous les esprits, c'est de remonter au 1er siècle, dont les suivants ne font que répéter les mêmes circonstances chronologiques. Voyons ! Vous voulez que l'année 1899 ou 1899e soit la dernière du XIXe siècle ? Vous êtes donc d'avis que l'année 99 ou 99e a été la dernière année du ler siècle ! En d'autres termes, c'est prétendre que le premier siècle n'a compté que 99 ans, ce qui est absurde.
Concluons donc comme suit : d* même que, le 3 1 décembre 99, il fallait encore une année pour compléter le 1er siècle, il faudra aussi, le 31 décembre 1899, une autre année (l'année 1900) pour compléter le XIXe siècle.
C'est là le dernier mot du Naturaliste^ qui ne veut «plus revenir sur une aussi futile discussion. 6— Mai 1S99.
74 1*2 KFATUKALrSTE CAHrADIEÎf
Pluralité des Mondes habités, considifleaupvint de vue négatif, par F abbé F.-X. Burque, cure de Fort Kent^ Maine, ofneien professeur de philosophie au samncàre de Saint- Hyacinthe, Montreal, Cadieux âr Derome, J8ç8. Un vol^ in-S" de 4,08 pages, PHx : $1,00.
''Homme doué d'une brillante imagination^ d'une paro* le facile et ardente» d'un caractère essentiellement enthousiaste, poète^ orateur, mathématicien, chimiste, botaniste, astronome, philosophe tout i la fois«. . ."
L'homnoe dont un correspondant du Courrier du Canada traçait,, le 16 septembre 1879^ le portrait qu'on rient de lire, c'était M. Tabbé Burque, alors collaborateur du Naturaliste cattadien, et Tauteur du livre FfuraUti des Mondes habites, dont, à notre grand regret, nous n'avons p*J avant aujourd'hui faire le compte rendu.
A ces titres mérités que l'on donnait i) y a vingt ans i M. Burque, il conviendrait, surtout à présent, d'ajouter ceux d'apôtre, de théologien, d'apologiste,dc géologue, de paléontologiste, de zoologiste. Eh bien, toutes ces qualités, notre ami les possède. Et il fallait aussi les avoir toutes, pour écrire le volume qu'il publiait l'automne dernier. On dirait que cet auteur était de longtemps ordonné à ce livre, ou que cet ouvrage attendait un ouvrier tel que lui.
L'hypothèse de la pluralité des mondes, c'est-à-dire de l'habitation des astres, sourit à beaucoup de gens qui n'ont guère réfléchi aux conditions du problèn^e. Nous avouerons nous-méme que nous avions beaucoup de penchant à croire à la probabilité de cette doctrine ; mais nous n'avions jamais eu l'occasion d'étudier la question. Aujourd'hui, après une étude attentive de l'argumentation de M. Burque, nous croyons plutôt à l'inhabîtabilité des mondes sidéraux, et l'on ne nous ferait plus revenir facilement de cette opinion.
Il importe, avant d'étudier l'ouvrage du curé de Fort Kent, de bien faire attention aux termes suivant lesquels il
TLURALITÈDES MONDES HABITÉS 7Î
pose le problème. En effet ce qu'il veut démontrer, t'est -qu'aucun astre ne possède d'habitants à peu prè<« semblables À ceux de la terre. Sans doute l'auteur n'apporte au soutien •de sa thèse que des arguments négatifs. Car il fie saurait être «question de preuves positives en une question K)lx la science -ne peut «encore rit-n affirmer de certain, et où la philosophie «et la foi ne se prononcent pas, mais où toutefois, comme le «montre M. Burque, elles s'«ccorderaient plutôt à repousser rhypothèse de la pluralité dss moi les habités.
C'est la science que notre auteur interroge d'abord, et •dont il appelle les diverses branches en témoignage. Toute ta première partie de son livre est une étude des différentes planètes de notre sy^ème solaire. 11 y est surabondamment •démontré que les conditfons requises pour la vie animale, telles que nous les connaissons, ne se trouvent aucunement réalisées dans aucun de ces -corps célestes. Quant aux astres des systèmes soîah-es différents du nôtre, ils échappent trop •complètement à nos investigations, pour que l'on puisse faire autre chose que Je l'imagination à leur sujet. Après avoir ainsi établi que la vraie science n'a pas de motifs d'affirmer l'habitabilité des astres, l'auteur appelle les matérialistes "au tribunal de la justice,'^ et leur demande ''compte de leurs aberrations, d<e leurs insolences et de leurs attaques stupides contre le vrai Dieu qui est le nôtre," C'est là que M. Flammarion, principalement, est pris à partie et jugé de main de maître. Il nous a fait plaisir de voir réduire à sa juste valeur, au point de vue de la doctrine, ce vulgarisateur scientifique pour qui, jusqu'à ces dernières années, trop de catholiques montraient un engouement très exagéré et fort étrange de leur paît.
Dans la seconde partie du volume, on voit que la philosophie chrétienne est inhabile *'à démontrer la réalité de la pluralité des m<»ndes." Il y est exposé que le témoignage de la Sainte Ecriture, de l'Eglise et de ses Docteurs, loin
jr6 LE NATURALISTE CANADIETT
d'être favofable à l'hypothèse de Thabitation des astres, lui est plutôt absoiufnent contraire. Le théologien et le philosophe apparaissent avec tous leurs moyens dans cette partie de l'ouvrage, qui est très puissamment char[>entée. Le poète lui-même et l'orateur' ajoutent te charme de leur langage aux arguments de ceux-)à : et le tableau qui sort ici des mains do savant et de Tartiste est de gjrande beauté. Il y a, par exemple, dans le chapitre VIII de cette seconde partie, un exposé du "plan de la création" qui nous a très vivement impressionné et que nous nTiésitons pas à déclarer magistral.
A la fin du livre, un Appendice est consacré à l'évolution, qui ne paraît pas précisément être l'une des thèses far vorites de M. Burque. Loin de là ; car on s'aperçoit facilement, en assistant à l'assaut énergique qu'il livre aux fameuses théories du Dr Zahm, que l'écrivain ne se possède pas de joie de pouvoir enfin se prendre corps à corps avec cette hypothèse de l'Evolution, contre laquelle s'élèvent à la fois et la vraie science et le bon sens.
On ne peut lire cet ouvrage sans admirer l'étonnante érudition de l'auteur, qui est au fait des découvertes scientifiques les plus récentes, et qui connaît également la Sainte Ecriture, les Pères de l'Eglise, les théologiens et les philosophes. A tout instant l'on est empoigné par la verve inépuisable de l'écrivain et l'éloquence de l'orateur fortement convaincu. — Certains trouveront diffus ce style coloré et vivant, d'une correction généralement parfaite ; d'autres nous feront remarquer des détails orthographiques qui diffèrent plus ou moins des règles adoptées aujourd'hui par les grandes imprimeries de France. Mais ces légères rugosités de l'écorce n'empêchent pas que le fruit est excellent et d'une saveur rare. Et, s'il faut dire toute notre pensée, nous estimons que ce livre de l'abbé Burque est un ouvrage d'un très grand mérite et l'un des plus remarquables, à tous les
titres, qui soient sortis d'une plume canadienne-française. Nous engageons fortement nos lecteurs à se le procurer, c^ les assurons que c'est un intéressant volume à mettre — après ravoir lu ! — dans leur bibliotlîèque.
Publications reçues
— Hoffmanns Catholic Directory^ April Number, 1899, Ouvrage trop connu pour que nous ayons à le décrire. Quatre livraisons par an, 75 cts ; M. H. Wîltzius & Co., Milwaukee, Wis., U. S.
— Jean Cabota par l'abbé J.-D. Beaudoin. C'est la onzième livraison de la Bibliothèque canadienne, P.-G. Roy, éditeur, Levis, P. Q. Quinze cents par livraison.
— Annual Report of the Smithsonian Institution^ i8ç6, U. S. National Museum, Ce gros volume, qui a plus de 1 100 pages, contient beaucoup de renseignements sur tes musées de la Smithsonian Inst., et plusieurs mémoires sur des sujets d'ethnologie et d'archéologie.
— Proceedings of the U, S National Museum. Vol. 18, 1895 ; Idem^ vol. 20, 1898. Composés de travaux d'histoire naturelle.
— Jordan & Evermann, The Fishes of North and Middle America, Part II ; Idem^ Part III. 1898. Ce grand ouvrage d'ichtyologie américaine est encore une publication de la Smithsonian Institution..
—L'université de Lawrence, Kansas, E.-U., a bien voulu nous envoyer la collection des sept années de son Quarterly, bulletin de haute valeur scientifique.
— Deux jolies plaquettes, 'publiées ce printemps par le ministère des Terres de la Couronne,Québec :
Lois de Pêche et de Chasse^ Province de Quebec, français et anglais en regard.
78 LE NATURALISPE CANADIEN
The Sportsmatis Companion (Showing the Haunts of Moose, Caribou and Deer, also of the Salmon, Ouanatiiche and Trout, în the Province of Québec, and how to reach, them.) B/ L. Z. Joncas & E. T. D. Chambers.
— A plea in favour of Higher Education^ Ottawa, i ^99. Ce plaidoyer en faveur de la haute éducation est adressé aux catholiques d'Ontario par l'université d'Ottawa.
— Prospects for Export of tender fruits. Bulletin puiblié par le ministère de l'Agriculture, Ottawa.
^-Souvenir of Rochester, Petit album, consacré à Rochester, la "Ville des Fleurs," composé de photogravure» d'une parfaite exécution. Publié par la maison J. yicWs Sons, en mémoire de son 50e anniversaire.
— *The Declaration against catholic doctrines which accompanies the Coronation Oath of the British Sovereign^ by Rev. M, /^ Fallon^ 0. M, /., Ottawa, Ce n'est pas ici le lieu de discourir sur ce sujet de la suppression des outrages contenus, à l'égard des catholiques, dans la formule du serment prononcé par les souverains de l'Empire britannique. Toutefois, on le croira sans peine, nous faisons des vœux pour que les promoteurs de ce mouvement réussissent à atteindre leur noble but.
— Discours sur la loi de t Instruction publique^ prononcé par l'honorable M. Chapais devant le Conseil législatif, mars 1899. L'éminent orateur, une fois de plus, a bien mérité de la littérature et des saines doctrines religieuses par ce discours remarquable.
— Divers imprimés (envoi de M. E. Van den Broeck, de Bruxelles) concernant un discours de M. Ed. Dupont, prononcé devant l'Académie des Sciences de Belgique, sur "l'évolution et le phénomène de la migration." Ces documents nous ont intéressé ; mais il nous faudrait encore d'autres données pour pouvoir nous prononcer sur l'objet de la discussion scientifique dont il s'agit.
PUBLICATIONS REÇUES 7g
— Les entais spéciaux et rationnels pour P hartictdture (G, Truffaut & Cie, 39, avenue de Picardie, Versailles, France.) Entre autres sujets intéressants, nous trouvons dans cette tirochure des renseignements très curieux sur un nouveau système d'engrais chimiques en cartouches, pour la culture des plantes cultivées en pots. Nous avons commandé de ces capsules, et nous en parlerons plus tard, si l'expérience nous réussit.
— Nous avons reçu en "hommage de l'auteur," de M. Chs Baltet, horticulteur à Troyes, France, deux brochures : Etude comparative des différents sujets propres au greffage des rosiers^ et Des arbres et arbrisseaux d'omenunt de plein air cul' tivés pouf leurs fleurs. Il y a là nombre de notions utiles pour l'amateur d'horticulture.
— Hardy Ornamentals^ 1899. (F- H. Horsford, Charlotte, Vt., U. S.) Ce coquet petit catalogue illustré contient une collection considérable de plantes, dont plusieurs se rencontrent rarement dans le commerce. Nous remarquons que toutes ces plantes sont désignées d'abord par leur nom botanique.
— Commission canadienne pour r Exposition universelle de Paris, Règlements et classification générale des exAibits.OttSiWZ, L'entomologie économique forme une classe du groupe Agriculture.
— Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, 1898. Part III.
— Graines, Extrait du Catalogue général, Cayeux & Le Clerc, 8, Quai de la Mégisserie, Paris. Jolie brochure, illustration bien réussie, grand choix de légumes et de plantes à fleurs.
— Proceedings of the Calif omia Academy of Sciences, San Francisco. (Zoology) Vol. I, Nos. 6, 7, 8, 9, 10. A part leur valeur scientifique, ces Proceedings sont de vrais bijous typographiques.
{A suivre,) •
"LABRADOR ET ANTICOSTP', par 1 abbé Muard Ikau volume illustré, de 520 p. in-So. En vente au bureau du Naturaîhte camniitH. $1.50 ;/;7;;/<i7), $1.60 ; E.-U. (;t U.l*. $1.70. — A \*^T\%^au prix de 10 J null s, chez A. Roger et F. Chernoviz, Editeurs, 7, rue des Grands- Augustins.
WEBSTER'S M
WEBSTER'S
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DICTIONARY
A Dldiooary of ENGLISH,
It excels in the ease with ^hirh the eye ftncîs the 'word sought; In accuracy of ikiînJtioii ■ i:i offecttivc methods of indicating pronunciation ; in torao and L comprehcnslvo statements of facts auil in pmcticaJ uae os \ a workingr dictionary.
Hon. D*J* Brewer, Jtotice of U. S. Supreme Cotirt« uyst |
"I commend It to c.!l ai the one crcat jFil.incla: cI autlioHi;-.
*^ It is the Standard Authority of th<! U*S. Supreme Court, I all the State Supremo Courts, the U. S. G<7vcrT]raeQt Print- I ingr OlBce, and of nearly, all the SirhfjiiJlhooks, Warmly | commended by State Superintendents of Schools, uud other ] Educators almost wit ■ K)ut number.
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