‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 24 sur 122 · LA BOTANIQUE DU CANADA · texte numérisé non relu

LA BOTANIQUE DU CANADA

à la «' Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen "

Rouen, le 24 juin 1897.

Monsieur Tabbé,

Dans une de nos dernières séances, j'ai signalé à la Société la note très intéressante publiée par M. J. Fletcher dans le Natv/raliste canadien au sujet d'une herborisation faite à Rimouski.

A lire ce travail, on se figurerait avoir sous les yeux le compte rendu d'une excur^ioa bota liquu faite non seulement en Normandie, mais encore à Testuaire de la Seine dans notre département.

Sur les 82 plantes signalées, 76 appartiennent à notre flore. Voilà ce qui n'est pas b mal. Parmi celles-ci, une seule * nous vient du Canada, c'est VErigeron.

Noub en avons une autre, non signalé ; à Rimouski par M. Fletcher, originaire également du Canada, et qui a envahi tous nos cours d'eau, YElodea canadensis. ^

Il y a,à mon avis,tout lieu de croire que ce sont vos bons aïeux de la côte normande qui ont apporté avec eux,involontairement sans doute, des quantités de graines qui n'auront pas demandé mieux que de s'acclimater, le climat, le terrain et l'emplacement étant sensiblement pareils.

Il est cependant une plante dont la présence m'intrigue au

1— Nous avons bien cette plante dans la province Québec. Réd.

102 LB NATURALISTE CAKADIEM

Canack, c'est le Merknsia inariiima, car la plupart de . noa auteurs indiqueut rAtii^riquc auatral« comme Thabitat exclusif do cetfce planta. '

Si j'avais connu IVidresye - de Tauteur de la note je me serais ponuis de lui écrire pour lui demander quelques reubei- ^emeuta à ce sujet

A, Poussier.

SUR L'KTUOE DES SCIENCES NATURELLES

[Coatinaâ du la page 92]

Ainsi !ef>ère de l'antronomie moderne, Copernic, était cliauoine de la cathédrale de Frauenbarg, et il partageait ^on tt.^mpfi entre la prière, les œuvres de charité et lea recherches scientifiques. Un autre ciianoine, Gasaeudij fut l'un des plus grands ît^tronoiues et luatliématiciens du xviie siècle. Il semble que rastronomie ait exercé sur les clercs une sorte d'attrait naturel ; et l'on peut remarquer que, depuis Copernic jusqu'au célèbre P. S«cchi, le jésuite bien connu de nos jours » pour ses travaux sur l'astronomie, cette science si noble et si élevée a toujours eu dans les rangs du clergé d eminents ad< ptes. Le premier président de l'Académie des sciences à Paris, l'abbé Picard, enseignait l'astronomie au Collège de France ; il exerça pendant de longues années une influence pi'épondérantesur les travaux pratiques relatifs à sa science lavorite, et l'on sait combien Newton fut redevable à ce savant pour ses propres découvertes. On trouve ensuite, parmi 1*3 plus célèbres représentants de l'astronomie en France,

1— Il est pourtant bien certain que cette plante, de la famille des Bor- . ginées, se trouve sur la rive sud du Saint-Laurent. Réd.

2 — Notre ami de Rouen peut écrire à M. Fletcher à la Ferme expérimentale^ Ottawa* Le savant M. Fletcher est le botaniste et l'entomologiste d'État, au Canada, Réd.

SUE L'ÉTUDI DX9 SCIENCES HàTURlLLES 108

rabb4 Lacaille, dont les cartes et cata]of;ue« rien deux hémisphères célestes forent regardés comme innlft^ pUis ri'insirqua- ' blés travaux astro ooiDiquen du X ville siècle. A ta même époque, le professeur de physique le pUis cormu était encore un ecclésiastique, Tabbé Mollet. Il faut en dire autant plue tard d'Hally, le plus grand minéralofriHte de son temps ; le i créateur, on peut le «lire, d'une nouvelle science, la criatallo- j graphie, sur laquelle depuis lors ia niinéraîojrit! y est constam- j ment appuyée, L'Italie, à sou tour, ^st redevable au cîcr^é de Fun de ses plus grands natural i^toj^. Spallanzani : taudis que I» France, à la meuie époque, se ^lorîtiait à bon droit du célèbre inventeur et phy^iicien labbé Mu riot te.

Cène sont là que des exemples individuels. Pour se faire une idée complète de ïap.irt importante p^is^:îpa^ le clergé dans l'avancement des sciences a!i coura do ce^î troip derniers siècles, il faudrait entrepren^^re l'histoire détaillée dû chacune d'elles, A peirre pourrait-on en citer une qui n ait été cultivée partie nombreux Tm^mbres "lu elerc^'é, et qui ne doive à quelqu'un d'entre eux un notai >lo progrès.

C'est ce qui se vérifiy en partie ni i</r j>oiir la iijéographie, ,

Tethnolog-ie et les diverses branches de Thistoins naturel Ir. A I

ces sciences, qui ilépendeîit e.sstMïtiL' 11 ornent des ol*sorv,itjons |

directes faîtes dans ch^ique pays du monde, 1l*s rnissiontuiires tiesXViie et XV II le siècles ont rendu irinajifiréciables services. C'étïiient tjusdes hommes instruits,, plusieurs l'i'taltM^t rnc'[ne dans une mesui-c exceptit>niiclle, Si oecopês qnNiH fussi-nt du K.dut des âmes, kur attention était tnujonrs en éveil pour ubt^i^rver les ch<ïses de la nature et ses phénomt'nes curieux dans I

les pays ineornius auxquels ils venaient ïip porter VKvantfile. De tot ï tes les parties du monde encoj'c înexpUîrée^, ils en- '

voyaient aux différents centres civilisés dos observations soigneusement établies, des cartes^ des descriptioJis^ des éclian- i tî lions de la faune et de la Ûnre. Ils étaient Uh correH|>ondants attitrés et les plus i^récieux des sociétés savantes de l'Europe. Parmi ces dernières, VAcadéniie françtise des ^qienoes Lour 4*it souvent plus tjuil ne lui plaisait de le rc-

104 LE I9AIURÂX1STS: OA.ÎÏAI>tEN

connaître. Cette compagnie, le premier des corpi savants de Cette époque, compta topjourn des eccMst^iatiqaea au nombre de ses membres le? pluacélebrfts. Son premier pre^îdent^ Picard, était prêtre ; son premier secrétaire perpétafîl, le ** modeste et savant " abbé Dnbamel, comme lappelle le récent historien de l'Académie, était ausni homme d'Eglise. On rencontre des prêtres dans chaciine de? expéditions scientifiques (lu siècle, tout comme, de noa jours, le P. Perry jésuite, a reçu plus d'une mission du gouvernement britannique. On peut faire la infinie remarcjuo pour ley corps savants des autres pays cathaliquef? d Europe, qui ont toujoui*a recruté quelquesuns de leurs membres les plus distingués parmi les religieux ou les membres moins occupés du clergé séculier.

Lo vif intérêt, la part active prise par le clergé sébulier et régulier à lavaneement des sciences ont été récemment mis en lumière d'une façon inattendue par la publication de la correspondance des grandis savant? de cette période : Galilée, Descartes, Leibnitz et d'autres encore. Il en résulte que les flmia qu*ils avaient dans le clergé ont suivi avec plus d'mtéret que personne les utilt.'s travaux de ces grands hommes, et qu'ils se montraienitoujonrH disposés à leur venir en aide. Ojililée, par cxeiiiple, demeura en relations suivies avec les jéî^uitefl qui dirigeaient l'observatoire de Rome. Entre DescartLis tit le P. Mersenne, son condisciple et fidèle ami (que, bit: au CO up regardent comun^ le fondateur de T acoustique), se poursuivait un écliange inint^^^r rompu d'observations et de réfl'!xions qui indiquent cl i e^; ct^n deux savants la plu*^ sincère confraternité d'ewprît Quant à Li^ibnitz, on sait depuis longtemps qut3 la partira la pîuf^ cooï?idérable de sa Correspondance scientifique était adressée à d^^s religieux on à des prêtres séculiax

L'histoire des on 1res religieux confirme puissamment la moi lie conclusion. Ils so sont fait toujours remarquer par leur 7Â'Uj pour le dévolQpf>ement du savoir, et chacun d'eux a eu sa part dans les conquêtes de la science moderne. La Compagnie de Jésus, en particulier, a de ce chef les plus ma-

FAUNE OOLÉOFrtSHOLOCIQim DU MANITOBA lOB

flfDifi:fUe8 titrea de gloire, Quand même rEi{hse catholique n'aurait à faire valoir, au coiira des troi^» ileniieni siècljs, que lea travaux dus à c^^ttt; illustre Société dand l'ordre des inyeatigationa scientifiques, elie pourrait encore être fière de soo œuvre. Taudis que les? dominicaine^, \rn béiié'îictins, les oratoriei:s et d'aatrea congrégations religieuses faisaient revivre lô pasaé dans des ouvrages dont la ^ aste érudition, le merveilleux Heutr critiqua, reçoivent den générations ^ucce.saive3 de aavauts du* nouveaux éloges, la Compagnie de JéyuH se dé- Touait d*une manière spécial tt à la cul tun; du Bavoir scientifique, qui devait exercer un si grand prestige sur lea espritâ et absorber bientôt une part ai considérable de Tactivîté humaine.

J(£rt dn an prochiln nmnerft)

J- HOfîAN',

Pr^^trade Saint-Sidpie^

Faune coleopterologique du Manitoba

Si aujourd'hui je puis donner aux lecteurs du Naturaliste linéiques additions k îii liste eulunr-k'rulo^iquu du Manitoba, publiée Tannée dernière, Il nn^ faut rf ?ufrciei' jiiu^ieurs amf,^ oorre s pondants pour la valeur du uiaiiitM ren>ei^t2[iiements, et iurtout M, H. F. WLckham qui a bien voulu ^ avec sa bouté ordinaire, ïna donner Taiile do ut j^av[tis giwnd besoin dans Tetuded^uu bon nombre de pL'tîtes et diîUiîiltR e.ipèces*

Croyant d'abord ces additions iusulVisiauLea pour prendre place dans une revue wciuntilique, je laL^siiis 8e cotivrîrde poussière mes vieux cidiiers de notes, e.^jtéiMut meiiieure matiàre pour plus tard. Ce nVst qu\ipi;èd avoiv cnima i*intérêt que portent [du sieurs entotnologiste-ï pour ce coin aouveau de notre pays, que je vvns no devoir pas nian<iuer d'être utile à lascijnee* Poussé j^at cette idée et par la nombreuse correspondance que je teaais avec le moutie entomolo^iique, je ma

LB ftATURALISTE CiKADïEK

mis à TcBtîvte, et enfin, aujourd'hui » après beaucoup de recheiches, d'études et de vieux souvenirg invoqués, j'apporte ce que ma collection et mes nui moi res de isgr^ peuvent fournir d© nouveau à ma première listiB (1),

Je dois ajouter quL j'ai laisaé à Winnipeg mon vieil ami M, A. W. Hanham qui, encore i!vfatigal>le dans m noble poursuite, fera bientôt participer la science d*un plus vif rayon de lumière sur Tentomologie a:i Manitoba*

Parmi les lecteurs du Naturalisée, il pourrait fort bien 8"en trouver quclques-uus qui seraient hostiles à ces ligtos dVspèces comme, par exe[uplt% eelle qui va suivre, et leur en vouloir pour Vespace enlevé à d'autres matières plus iutiSreseantesp J'avouerai que pour celui qui u'uât pas essentiellement naturaliste, la chose n'offiv rien dé bien déduisant ; mais on commettrait décidt^meiit une profonde erreur eu histoire naturelle que de croire qu'elle e&t inutile. Ces listes d'espèces locales sont d*un grand secours dans les cla^aificatious, et sont. presque indispensables iiux antt:uTd ; ensuite elles montrent évidents les phénomènes de la ^^éographie zoologîqne, qu'il fallait attribuer à des loi^ inc^uiuues il y a peu lonLj; temps encore. Les être;? vivants ne &ùnL paa place^s au ba^^ard dans le sein des eaux et sur la terre, mais chaque espèce occupe uu espace déterminé et par conséquent une distVibution gc^ogmphiqne di&tincLe, En recheichant k^s causes do cette loi, on a invoqué la différence de milieu, le clim.it, la latitude ; mais ces explications semblent être insuÛiianteH eu bien des a\^. Si une étude sur ce stiji^t peut inti' rosser les lecteurs du Nalu* raliUe^ je tacherai, du mieux (ju'il me isera possible, de le^jr faire connaître les recherches des naturalistes qui s'en sont occupés spécialement,

CICINljELIDiE

Ciciudela hirticollis, Say.

CAllABlDiE Elaphrus ruscariuS, Say.

tl) Voir iM Nua da Naitir^Hsh, ID, II, 12, do WM, el ^i^a 1 ot 2 de lf^97.

LE rLÉAXJ DES CTIEKILLES aV SAGUES^AT 107

Elethîsa quadricolli?, Hald.

iN'ebria pallipfîs, Say.

Dyschiriua ^phi^iicolli^^^y ay.

" Dejeaïiii, Piitz, BenibidjimicLilc(*iim, Uej, Taehys namts, ttyjl,

'* flavîcaiidiip Suy.

Pterostichus coracinua, NtJwmaD, AiUAia obti'ïa, Say.

îkJister obtiisus, Lee.

Platynuft viridia, Lt^c,

" octopniictatiiâ, Fab.

*' obâoltitus, Say,

{A sudvre)

GusràVï Châgnôn.

Le fléau des chenilles au Saguenay

Lea journaux du pay s ont parlé, au coimnencemeDt du mois, du nombre extraordinaire de chenilles qui menaçaient de dévorer presque Iqb forôta du Safjuenay. Forcément retenu k notre bureau de traviiil par une beio^ae eicesaive, nouH avony vivement regretté de n'avoir pu aller étudier sur place les dégiUa cxu^:^?? par ces insectes. Du reste, de Chicoutni même, on distiiifruait fort bien, sur la rive opposée de la rivière So^ruenay, c'est-à-dire à unôdisitance d'un demi-mille, certaines parties de forêts dont les arbres ava.iejit été dépouillés de leurs feuillus par ces innombrables rongeuses.

Et pu is, nous n'avona pas manqué d'entendre parler beaucoup des faits et gestes de ces chenillea*

Il est tris vrai, comme on l'a vu sur les journaux,que les trains du chemin de fer ont été grandement gênés par les troupes de chenilles qui reeouvraient la voie ferrée, et qui, écrasés sur les rails, formaient autour défi roues une ma^se gluante qui rendaient difficile le jeu des freins, dont l'emploi est si nécessaire dans le voisinage de Ghicoutimi à cause d«

108 LE NATURALISTE CàKADlEN

la forte différence de niveau que l'on y remarque.

Sur certaines roafcths, hs voitures no pouvaient avancer qu'en écrasant des bat/iiilons de chenillep.

On cite desi maison'^ où il fall ni t presque hc barricacler pour n'êti-e pas envahi. Quand on manquait à la précaution de tenir bien fermées leB portos et les fenf*tres, les chenilloa en profitaient pour enti-er dans la plaoe, et pénétrer partout, dans les lit-^, d^iîi^ les nnnuii lh, oie.

On nous a même rapporté qu'un canot, vis-à-vis Saint- Ful^ence, s'est trouvé à naviouer au milieu d'une masse de chenilles riottantes à la surface de l'eau. Evidemment, ces chenilles avaient été surprises par la marée sur les herbes du rivage et le flot les avait entraînées.

Ces insectes no sont pas nouveaux. Le Naturaliste canadien en a parlé lonoruenient dans sou volume VI, livraison de mai 1874 (pai,^^ 138 et suivantes). Ce qui est inaccoutumé, c'est lu nombre ])ro«li^ieux «ie leurs représentants, cette année. Au rapport di.' l'abbé Provincher, en 1856 et en 1860, elles furent aussi tellLincnt nombreuses qu'en bien des endroits elles firent périr des vergt-rs en entier.

Elles ont coutume, en vffA>. de s'attaquer de préférence au pommier. Mais comme ici, dans le Saguenay, il n'y a point de vergers, elles ont ravagé Us forêts, et c'est le peuplier baumier et le tremble (qui est aussi une espèce du genre peW' })iier) dont ellus ont surtout détruit le feuillage.

Le nom de ces insectes est " Clisiocampe " d'Amérique" (Ciisiocampa xAiu,e ricana, Hai-ris), ou Chenille à tente. On leur a doiujé ce dernier nom de UhenUle à tente parce que, ordinairement, elles réunissent plusieurs faisceaux de branches par des fils de soie et forment ainsi des espèces d'abris ou tentes où elles se tiennent en grand nombre, dévorant les feuilles qui s'y trouvent. L'abbé Provancher dit que dans les étés de 1856 et de 1S60, déjà mentionnés, *' la plupart, dans les environs de Québec, ne se mirent pas en frais de se filer une tente." Il s:^mble qu'il en a été de même au Saguenay, cette année. Du moins, d'après les informations que nous avons reçues, les tentes de ce genre, qui ont souvent 16 pou-

LE FLË.\U DES r iiEVlt-LES kU SAOriCXAV

^sde JoBgueur sur () à 7 de diHrn«'^tr#^(iloiit la nrravure i peut o^ûer une idév) n o:^ tH*^ viien qïh' rurvïnent.

c^ Fig, 4*"Lji *' dieuille k teate/'

^"^^ nous a apporté quatm de ce^^ ciieiiilios vîvîmtcs, tout

^^\J semblables à tîi/llesi représentées en a et 6, danB la graj^ ei'j ointe. FJ les étaivrjt à leur grosseur, ayant change jg peaux quatre fois, àmesun i|u\'ll'^s ne développaient Noua ]ee plaçâmes ^ous verre, et le ^juillet troin d'oiitre elles fabriquaient leur eocoii de scie ; deux des cl iry .-valides out écloa h 26 jaillet

Nous avons auFîRÎ, danw notre bureau, un rameau d'arbre don t tou tes 1 e.^ f en i l i e :J He r v i mi t d ' e n v it kï p p i s k *] e s co eo n a < ) c cea chenilles ; nous avoua compté 16 de ces cocons sur un espace de deux pieds de loii^Tjueur

Fig. 4. — Noua repitKÎuia(»ii« daiiH rei ariîik^ lu» gn*\ mets, rulatlvcH tiu H\ijet que nous traitons, (lu " Naturaliste " (le KS74, où elles venaient aussicurieuse coincidence — sous les in'"'nH;s nuimros 4 et 5. — a et 6, deux chenilles parvenues à maturité ; c, œufs <lispo.s.'s en anneau ; d, cooou de la chrynlide.

110 r.E KAH'ii.iLl!;3T£ CANADIEN

En d, fig, 4, on vuit rtin.j{rB d'un coet^n da ces iaaectes. Ces eucons Kunt de fornve nLlui>^nic, dp couleur jauae et m composent tlo liin de hole a^'^'^iutLue^ tin une tispL^ce de papier par 11 ue ï^om me* jau natta

Lïcliî.sion ik-^ elirytiivlides, reofermétiH diinB les cocons, se f;;it ccH jours-ci — ^noua t^'^crivonH le 27 juîllut ;-*-et noud voici aux prisijÈ*. à pivdeiit., iivei: un nuuv.jau Ûàim : cl^Iui d^e^ papillons. L'un le ct3^' d'-i'.ïiérri soirs, IÎÙU3 avioiia toutea les peines du inonde à émlrc, Uwit N étiiit vuivè, daoa notre app^irti ment, du ctTH ïusuTtja attirés par la Uimii^redeîH lampes; nous avions souvtûjt à h-s écartur vlu bout de la plumt^ sur le pa* pier 01^ no lit, t envious. En nor te qti'i] faut défiorniaia bù garder, la njit, d^ouvdr le& fi'Ui' très, pour ne pas être envahi. Pourtant, apr^^^ l^s cliaud^ib jonnwuij de ce tonips-ci, on aitnej îvit à proliler ih la lprii?e du soir pour rafraîchir un peu l'IntùriLur des uiainons.

L'entrée priucijàUi du Séiuiuaire de Chicoutimi (où réside le Â'atitridi^ffj utwahcn) ulTre, durant la nuit le spectacle le pluy curitux. La lampe élactrîque, placée au-desbus de cette entree, cî^t cun,stannnejit entoaréo d'une multitude de c^spapiMoUH nouvnllenient étjlo?, qui volti^reut tout alentour si rapidenient ijti^ rinipressi jh de leur course eu persiste un inoinent .sur ia i ^-tiae de Vœil ; et Ton voit un grand nombre de cenyl'.^n jituoes qiii ye déèrîvent sans cea^e et dans tous les seuH autour de la lampe. En lïivnie teiiïpH, les portes, h ë vjtntuîw, le 3 pilastres du portique et les degrés du aeuii hOhi nlHoiuMHnl r^eouvortêi de ceutaincB et de centaines de pu[3Îiloiis. Pour rtur, oucqueH, nous ne vhnes pareide chose. Et le lïuurdoiiiieujent «jue produisent touii ceis insectes en agitant leurs Mites est fort extraordinaire.

Le papillon du CHsiocampe (Fig. 5) est d'un brun rougeiUre ; sea ailes antérieures .sont traversées par une baïide tran^vei'sale lie couleur uu peu plus clai-

hv^. 'K — \Ji |i;i|nUi4> feiadlc, île gÈLill- /> - ■

dLur aaturdi*^. TG. Oet maccte ^6 tient cac-

ché tout le jour.

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