‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 45 sur 122 · U TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

U TUBERCULOSE

la maladie peut se transïïiettre par le lait, le beurre, le fromage, la viande I Une personne préilîsposée par rhoréclité, par Ifi. faiblesse (le Ba yanté, par son jc-utie ai^e ou son âge av^incé, court évkleinment plus rie risquer en faisant u^ng^ d aliments aîn.si infectés.

Les bétes à cornes, le^ codions, ky voïaillcs, lei^ chèvres et k-a lièvres sont parti ciiliereinenfc susceptibles de contrac* ter et do transmettre la tuberculose.

Chez l*hoiuuie comme chez ratiiiiial, i^ette maladie est duc k la prési.^iice, dam Torganismu, du metue germe, lo Bacillm tuhercxdosis. Voici quelqm'S détailî^ sur les ravages de ce germe, que nous reproduisons! d'nn bulletin publie^ Tannée dernière par le ministère de TAi^ricultui'ej et préparé par M, D. SlcEachran, inspecteur vétérinaire eu chef du Canada,

" Les germes (bacilli) qui sont des organismes vivante d'une grosseur très microscopique, lorsqu'ils attf'ignent et s'attachent à un tissu, produisent une irritation locale et la formation de petits points rougeâtres infiltrés de fluide et de ceîlulefl. Ce sont là les tubercules. A mesure qu'ils vieillifiet grossissent, Lur couleur devient grinfitre ou jauiiv- suivant les charïgeinents qui s'opèrent à T intérieur, causant éventuellement là la destrueiion tk'S tissus centrais. Eu apparence et consistance ils ress<jm blent au fromage*

*' Ces notluks peuvent varier en grosseur de la tête d'une épingle à une noix de cueao et souvent elles deviennent aussi dures que la pierre due aux sels de chaux qu'elles contiennent. Ct^s tubercules peuvent se trouver renfermés que dans un organe ou tissu du corps, dans la glande lyiftphatique, par exemple* du mésentère, du thorax ou de la gorge, etc, ou ils peuvent être répandus généralement dans tout le système, les germes suivant le courant de la circulation art^^rielle. . . L'entrée du bacillus vivant dans le système d'un animal s'effectue ordinairement par les organes digestives (ingestion), par les organes respiratoires(inhalation.). . .Sans l'entrée d'un bacillus vivant dans le système, la tuberculose ne peut pas s'y développer. Le tubercule bacillus est la semence d'où elle croît, et il est aussi essentiel à son développement que l'avoine, 2— Janvier 1898.

10 M KATUHAiaSTE CANADIEN

lea poîa ou les poiiimea de terre le sont à reproduire leurs ea pèctis îndividuelleB. ''

(Remarquons, en passant, que du style et de l'orthographe comme il y en a dans cette citation, c'est propre à rendra malade toute une population ! Le gouvernement fédéral du Canada devrait avoir honte de faire imprimer et de lancer dans le public un charabia, qui est d'une illégalité flagrante ; en effet, nous avons droit à Tusage officiel de la langue frauçaide. Mais cela n'est pas du français î)

U y a quelques années, uïi Allemand, le Dr Koch, fit une préparation qu'un moment, tlana le monde civilisé, on espéra être enfin le remède ai longtemps cherché pour la guérison de la tuberculose. Ces belles espérances ne &e réalisèrent paSj malheureusement

Cependant la découverte du Prof, Koch ne laisse pas d'être d'une importancti très considérable. Car la tuberculine— c'est le nom du produit qu'il a inventé, — permet de reconnaître d'une façon à peu près infaillible la présence de la tuberculose chez Thomme ou chez les animaux. En efiet, des injections de cette substance chez des sujets même légèrement tuberculeux produisent touj-^urii une élévation do température. Il y a eu desc^is où, sur cette sl-u le indication, on a abattu fies animaux qui parai^^^aient en excellente santé] mangeant bien et engraissant même : et Texamen des viscères démontrait la présence de la tuberculose.

Nous avons lu quelque part, nous ne savons plus où,qu*en Angleterre les trois -quarts des bestiaux sont tuberculeux. En de telles conditions, il n'y a plus rien à faire, évidemment. Nous avons lu aussi, (|Ue, dans las Etats-Unis, CLsr tains Etats offrent une large diffuRion de la maladie, tandis que certains autres en sont â peu près indemnes.

Pour ce qui est du Canada, il nous semble avoir vu dernièrsmenti dans quelque publit^ation officielle d'Ottawa, que durant Tune des dernières années on n'avait eu connaissance que d'une quinzaine de cas dans tout le Do:nîniou. Nous avons lieu de croire, cependant, que la tuberculoee des animaux est bien autrement répandue en Canada,

LA TOBEBCULOSE 11

Et ce qui vient Je se passer sur la ferme du sommaire de diicoutimi iadiqae bien qiit^ la mal doit ëlre beaucoup plus grand que Ton nimagine.

La lecture du bulletin sur la TtiberouXose, dont nousa- VOI13 parlé plus haut, commença par donner Té veil. Divers symptômes indiquaient que plusieurs bêt^s à comes de cette ferme étaient probablement attaquées de la tuberculose. Ou abattit l'un dea animaux qui paraissaient les plus malades ; et à la seule inspection des poumoua, il fut aisé de voir que c*était un cas avancé de tuberculose. Le ministère de l'Agriculture d'Ottawa fut alors prévenu, et envoya nu inspecteur vétérinaire qui soumit tout le trou]>eau de la ferme à Tépreuve de la tuberculinc. Eh bien^ tout le troupeau, qui se compose d'une quarantaine de têtes du bétail,a été recouuu atteint de la maladie^que Ton a ausëi constatée chez les cochousjes moutons et les volai Ilea» Il va falloir abattre tout ce troupeau qui:î Ton avait composé à ^ands frais, et ce sera une perte conddérable pour le séminaire de Ohicoutimi. En attendant, les é tables de la ferme ont été mises en quarantaine par autorité du gouvernement fédéral.

Eh bien, nous dirons ceci. Puisque tout d*uu coup Ton trouve dans la province de Québrc tout un troupeau infecté de tuberculose, cela veut dire que la maladif) doit être fort ré pandue au moins dans cette partie du Canada. £t il eât du devoir de nos gouvernants de prcudre sans retard touted lea mesures pos^'^ibles pour constater rétendue du fléau, et surtout pour TenTayer, s'il en est encore i^mpa. Il y va dea intérêts les plus graves : celui, d'abord, de la santé publique, qui est le premier des biens temporels d^une nation. Il suMt d'indiquer, en second lieu, les risques qu'une épidémie un peu généralisée de tuberculose ferait courir à l'industrie laitière et à notre commerce d'exportation des viaudes-

Noua soubai^jous que la grande presse du pays^ac rendant bien compte de la situation, jette le cri d'alarme et force la main aux autorités gouvernementaleâ. L^époque de k session

LE ÎTATURÂLISTE CANAOrEN

des Chambras fi^^Lîrales est tout indiqatie [lour qu'on a'occnpe attenLivemeut trtine question de telle importance.

Page 1