DE MARSEILLE A ALEXANDRIE
Noua quittons Mamuillele on/.e mars piir un très beau tempa, noutï pii^tioas près des Iles Je Punicryima et de Batonettu, puis nous aptircevons la petittï villu du OiA^h, dont les environs fournissent de très bons vinsbUiiies ; et un peu plu3 loin Eà Ciotat, oit sont les chuntiers de construction des paquebots de.s niessiinrenay luaritimes ; le Palii» sur lequel nous nous trou V on a ^ sort de ces ateliera. Après la Ciotat, noue avons aperçu la rade de Saint-Nazaire ; doublé le cap Sicié et vu un peu plus loin Tentrée de la rade de Toulon ; avec une lunette nous distiiïguions très-bien les forts qui la dominent. Nous longeons de très près les îles d'Hyères, PorqueroUeia et Port-Cros. La nuit est venue peu après, uiids il faisait un si beau clair- de- lune que nous distinguions encore de temps en temps les côtes de France, et, à dix heures, quand nous avons quitté le pont, nous voyions très distinetement le feu du fort de Saint-Tropez,
Le 12 mars, le matin dè^ sis heure.Sj nous nous sommes bâtés de monter siïr le pont, le navire doublait le eap Corse, et pendant deux heures nous voyons les eûtes de Tlle de Corse, et dans le lointain la ville de Biisfcia. Au même moment, nous passons auprès de Tlle de Capraja ; puis rite d'Elbe nous apparaît, nous ne voyons que les hautes montagnes qui la dominent, formées priuei paiement de granit et de serpentine. Elle est partif'ulièrement importante sous le rapport de ses richesses minéralogique, dont la principale consiste dans Texcellent f er oligisto qu'elle produit et qui était déjà utilisé par les Romains.
(A suwre)