‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 47 sur 122 · KONTPETIT, LES POKSOKS D'EAU DOUCE DU CANADA · texte numérisé non relu

KONTPETIT, LES POKSOKS D'EAU DOUCE DU CANADA

riontpetit. LE5 POISSONS D'EAU DOUCE DU CANADA

Noua nous félicitons «ranrk ment, aiijo.inrh.ii d'avoir et^ forcé de remettre <lc mois en nioin, depuis WuiUnnn^ |e compte rendu déballé que iimis voulions fair- d>i liviv ,le' M ^oatpetit, >i»rLt^pois8o,i8d mil. doiu'e du Canada Car nen ne nous ennuierait à présent comme de songer que du moins pour une partie notable du volume, nous aurions ' ap precié et louange un autre ouvrng., le dictionnaire intitulé ja pèche et les poissons, par H. de la Blanchère, ouvracre en faveur duquel nous n'avons aucun sujet de nous mettre en frais d écriture.

C'est la FVri;<f, de Qudbec, qui a découvert le pot aux roses. Ce n'est pas la première fois que notre confrère o.i'découvre, des pots aux roses !

Donc, dans ses numéros du 22 et du 29 janvier, la Vérité affirme que beaucoup de pages du livre de M. Montpetit ont été copiées textuellement du dictionnaire de .Vf. de îa Blanchère, Elle indique un passage de 75 pages qui en a été extrait tout rond ; elle dénonce le « copiage '' dès la page 2 du volume, et dit qu'il y en a de même à perte de vue.

Nous n'avons pas à Chicoutimi le dictionnaire qui a rendu tant de services à M. Montpetit et ne pouvons juger par nousmême de l'accusation portée par la Vérité. Mais nous n'avons pas à le regretter, puisque, connaissant bien M Tar.livel pour un homme qui n'affirme rien à la légère, nous sommes aussi certain de ce qu'il dit avoir constaté que si nous l'avions constaté nous-mêrae.

^11 n'y a pas beaucoup de choses qui nous révoltent autant que le plagiat. Aussi, nous protestons avec la plus grande énergie contre l'action de M. Montpetit.

Nous étions si contant de voir notre littérature scientifi que, encore bien pauvre dans la province de Québec, s'enrichir d'un «beau volume sur les poissons du Canada! Nous avions appris avec tant de satisfaction que le gouvernement

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provincial, qui n'est jamais auimé d'un zèle dévorant pour aider eaux qui m dévouent k la seiëuce, -^^'etiUt cette foi^ montré trèa empressé de Técompenser notre compatriote ile aea tra* vaux 1

Et aujourd'hui nous avons même honte de dire, dans les pagea de notre revue, ce qui en est de cet ouvrage, parce qu'on lira à Ttîtranger ce que nous eu écrivoua, et que Tim pression qui restera de cette affaire ne aeia guère houorable pour la science canadienne. Kous nous abstiendrons, en conséquence, d'appuyer davantage sur cet incident,

Maia, avant de laisser là cet ouvrage your n'y plus revenir, nous ferons d% brèves remarques sur deux passages du livre,

Dana lea pages 501 et 502, Tau te ur remercie les anglaîd des Etats-Unis et du Canada d'avoir " été excessivement gâtants à l'endroit des Canadiens- Français en les gratifiant de leur orthogmphb dans l'épellation du nom ** ouanatiiche/' Les Canadiens' Français donnaient au poisson dont il s'agît le nom de Wananwh : c'était l'orthographe usitée daua le Saguenaj depuis longtemps, et TabW Provancher s'en servit dans le Nati^raiisie de l'année 1876 (Vol. VIII, p, 69), Kt nous som* mea d'avis qu'on aurait dû conserver cette fa<}on, d'une allure ai sauvage, d'écrire ie nom français du Salvio ojïiethiëtws, Q u a n t à 1 *or thographe kuan aniclie que propose et q u ' em ploin M» Montpetit, nous croyons qu'elle ne sortira pas de son livre. " Ouananiohe ** est déjà trop entré dans l'usage courant pour être remplacé par une autre manière de dire,

A la page 500, M. Montre tit racc-nte ce qui ^e passait en fait de pêche, an Saguenay, avant l'ouverture du chemin de fer du lac S t- Jean. Et il dit^ au milieu de son récit ; '^,p.„M< le curé Au clair se plaisait, lui^ à pâcher le magnifique éperlan du lac Kinogami tout en courtisant le huananiche du lac Saint- Jean, " Si le vénérable M. Auclair, curé de Québec, était eoeore de ce moude, il ne ferait pas bon de l'accuser ainsi de s'être amusé à pécher T éperlan 1 II lui aurait âui£ d'un mot, original et énergique, pour fermer la bouche à Timpru-

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dent ooDtêtir qui aurait entamé de la sorte sa réputation de âporBtinan. Ce u*était paa Teperlaiij imus la truite, de si grandie renommée, du lac KiDogami que le vieux pêcheur venait poursuivre de sou art aavant» un mois eutier de chaque automne, El nous qui, durant ces périoileâ de vit égiature au Saguenay, **vons vécu dans aon intimité, ïiou^ avoua l'obligation de vengtr sa mrimou-e d*utitj inculpation si iujurieu:3e !

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