JOURNAUX ET REVUES 14I
Rappelons en deux mots un grand principe, le seul principe essentiel, dont il ne faut pas s'écarter dans la culture de la plupart des bulbes d'hiver. Pour assurer îe succès en cette culture, Hfaui que !e& racines p&ussenf if abord, UsfeHiiiesethi iiife florak ensuite. Tout est là î Si l'on veut faire trousser tout t;ela ensemble— et ces plantes ne demanderaient pas mieux—, on compromettra fort la floraison. Pour empêcher la végétation des parties vertes, il faut avoir l'énergie de reléguer dans un endroit />7n> li obscurXç.^ vases où l'on aura planté ces bulbes ; on les y laissera au moins un mois, et même davantage, si c*est possible. Dans ces conditions, les racines seulement se développent, et sont en état de suffire à la croissance des feuilles, sans miner la vigueur des bulbes, quand ensuite on .met ces derniers à la chaleur et à la lumière.
Où se procurer de ces bulbes à fleurs ? Pour le savoir, demandez les catalogues illustrés de bulbes à Tune ou à Tau tre des maisons suivantes : Tke SieeU, Brings Se^d Co., Toronto ^ Ont, ^ James Vkks Sons, Rochester, N. V.^JoMn L^'wù Chi/ds, Ftorai Park^ A^. V.
Nous enregistrons avec beaucoup de regret la mort de M. E.-A, Barnard, directeur du Journal tVAgrkidture et d^ Horticulture.
M. Barnard a été véritablement Tapôtre de tous les progrès agricoles qui se sont opères, depuis vingt-cînq ans^ dans la province de Québec. Son Mau mi d' Agriculture^ publié en 1895, est une œuvre vraiment remarquable ; il y avait consigné, pour ainsi dire, tous les résultats de ses études et de sa longue pxpérîencc des choses agricoles*
La mort de pareils hommes est pour un pays un véritable deuil national.
Jotiri^aUx et reViies
— Le l^ùgrts du Saguenm\ de Chicoutimi, vient d'entrer dans sa 12c année, et^ à cette occasion, nous le prions d'agréer nos félicitations et nos bons souhaits. Tout Téloge que nous lui voulons adresser, c'est qu'il justifie parfaitement son titre, lequel était tout un programme. Ce programme s'accomplit visiblement de jour en jour, dans notre région du Saguenay, et il n'est que juste de reconnaître le rôle très important que notre confrère a su tenir en ces développements.
— ha, Sefname religieuse de Québec commençait dernière-
in en t sa ne année, et nous lui adressons avec plaisir nos complinrents de cet heureux anniversaire^. Cette r^v^'ue se distingue par la variété des sujets qu'elle traite, et surtout — comme il convient — par la sagesse de ses apprécisi-tîons. Nous lui souhaitons longue vie et prospérité suffisante.
— \^^ Journal of Applied Microscopy paraît depuis 1^ mois de janvier 1898. Belle revue mensuelle illustrée, qui j>ossède une véritable armée de collaborateurs. ($1.00 par si.nnée. Adresse : Publication Department, Bausch & Lomb Optical Co., Rochester, N. Y.)
— Nous attirons Tattention de nos lecteurs sur Tain nonce du Prœco Latinus que nous publions sur la couvert^Ji^^ ^" journal. Cette revue, qui achève sa quatrième année, •t:«"3.jvaille à populariser la langue et la littérature latine. Mai^ ^ "^ semble pas que le Canada ait beaucoup de part dans 1^ ^"*^" ces qu*a rencontré cette publication. Car, nous écrivr^i^ "^^ Directeur le 15 août dernier, ** jam vix est in Canada, s^cerdos reverendus catholicus cui specimina missa norm ^^"^ » hactenus tamen ne unicum quîdem nomen nobis datiJ.*"** ^^J» îta ut lingua latina apud vos plane dépérisse videatur. ^^ lusneapud vos latino callet ? Quo devenistis ?" Il y ^ P^^^". tant parmi nous bien des gens qui savent le latin, ^^ ^^ auraient beaucoup de plaisir à suivre cette fort inters ^^^ revue.
Publications reçnes
— Bulletin of the Geological Institution of the Univer^-^^ -^ "' Upsala, Vol III, p. 2, No. 6.
— Ma?iuel de prières et de cantiques à û usage de ^^^^^^^^-^^ se, par un prêtre de la congrégation des Frères de Sain ^^ ^L-e cent de Paul. Québec, 1897. Se vend 25cts, au Patir^^^^^^ St-V. de P., à Québec. Petit volume cartonné de 300 f^^^^J. qui contient une quantité de prières, exercices pieux, ^-^ tions pratiques, et 119 cantiques.
— LArt de dire, par Adj. Rivard, avocat, profe^-^^ agrégé d'élocution à l'université Laval. Québec, Ï898.
On dit que les Canadiens-Français ont peu de rivaux, dans l*univers, pour Tiacroyable facilité avec laquelle ils font partout des discours, à temps et à contretemps. Si le propos est vrai, Touvrage de notre ami M. Ri\ ard est assuré de beaucoup d'éditions rapidement enlevées, — à moins que nos compatriotes ne jugctit quails n*out aucunemerlt besoin de règles pour guider leur irrépressible faconde. Pourtant, il suffit de feuilleter le manuel nouvellement publié pour constater combien l'art de dire est difficile, et combien il y a de gens qui trouveraient profit, surtout pour leurs auditeurs, à étudier ce volume.
La publication de cet ouvrage a ceci de particulier, que le nom de l'auteur est tout d'abord une forte recommandation de Tœuvre. On sait en effet que M, Rivard est l'un de nos écrivains les plus délicats, les plus élégants, les plus artistes enfin. Et surtout il est connu, d'un bout à l'autre de la Province, pour Tun de nos diseurs les plus parfaits, si même il n'est pas le plus parfait de tous. Cela suffit pour que Ton attende beaucoup d'un tel auteur discourant sur son art favori. Or, bien que nous ne soyons guère du métier, il nous paraît que personne ne sera déçu dans son attente.
Il aurait été facile à l'auteur de développer beaucoup sa matière, et de céder au charme d'écrire tout ce qu'il sait de son art. Il a préféré ne dire partout que ce qu'il fallait pour instruire ceux qui voudront apprendre de lui la pratique de rélocution. Cette sobriété voulue, jointe à une langue très claire et d'une parfaite correction, fait du volume dont nous parlons un manuel de grand mérite. C'est une oeuvre qui tiendra bon rang dans notre littérature didactique.
Ce traité se divise en trois parties principales : Diction, Mimique, et Morceaux choisis.
Nous ajouterons que VArt de dire est d'une lecture très intéressante même pour les gens qui ne font pas profession, à un titre quelconque, de la parole publique.
La typographie de cet in douze, qui compte près de 300 pages, est excellente, et recommande beaucoup l'imprimerie H. Chassé, de Québec, qui l'a exécutée.
Le livre se vend, broché, 50cts, et, en jolie reliure toile, 75cts, che;< l'Auteur (7, rue Hamel, Québec) et chez les libraires.
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NiïTOtrME GMWlîN
VOL XXV
i\i}U V 1)K LA OErXltMK si^:rie)
No 10
Gtïicotitîiïîî, 0<-'tobrc 1808
Directeur-Propriétaire: Tabbe V.-A. Huard
i?'- Xùus avons reçu, le lî octobre, une hlitc ronUnani cleux hillets d'une pias l re ï à. VûtUif iise du -A '^^//^ rti/is^t^^ m n î ^ sa ns u n m o l ( | u i pût n 1 1 u s i ndU [ uçr la provenance dt cet argent. Nous pni>n?^ Talnfruic f[ai Titnis a fait dcrnièiemtnr un j>îiit;nit:m de $2»orj et f^ui tîi; trouvera i>:is .^yn nr/r fians cette livraisoTi du journal, de vouloir bien nous tii. informer. — ^Nous voyons, par Ji5s timbres de la jjoste, que cette itttre a passe pn.r Montreal If 8 oclobrc.